4II du Journal d'Ypres. Samedi 7 Septembre 1895. 10 centimes le 30 Année. I\ 3078 7 &/QÜE La Grande Fanfare et le Prrrrogrès doctrinaire,, progressiste on caméléon? Correspondance. Loi sur l'enseignement primaire. On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et a tous les bureaux de poste du royaume. Le JOURNAL D'YPKES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnement, payable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour .out le pays; pour l'otranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adresses franc do porta 1'adresse ci-des us. 1 Les annonces coütent 15 centimes la ligne.Les réclames dans le corps du journa pour 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligne Lesnuméros supplé- imentaires coütent to francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandres) s'adresser k VAgence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8. Place de la Bourse. Notre excellent confrère le Progrès, devena depuis longtemps gateux, som mei lie les ncuf dixièmes de l'an nee et laisse tout le soin de la confec tion de son menu litiéraire a son ré dacteuren chefM. des Ciseaux. Seulcment, de femps en temps, il fait comme tous les vieux abrutis, ii sortun moment de sa torpeur, pour cracher tout son vcnin, et lancer ses insultes et ses calomnies seniles sur tout ce qui est noble, grand et gé- néreux. C'est a ces moments la qu'on peut remarquer de combien de fiel et de rancunes inassouviessont saturés les coeurs des vieux doctrinaires, qui ne peuvcnt encore oublier la per-te irre parable de leurs rëvcs ambitieux, et qui ne parviennent pas a se consoler d'avoir perdu leur puissance de jadis; ce pouvoir dont ils usaientsi géné- reusemcnt, pour persécuter les braves gens, reslés fidèles aux croyances de Icurs aïeux. Dans ces occasions il est évident que M. Iweins d'Ecckhoutte, noire si sympathique député et sa superbe phalange musicale La Grande Fanfare seront les premiers a subir l'elïet de ces fureurs rabiques. Ils ont travailié tous ensemble, pour pr ocurer a nos aimables gueux, les jouissances negatives dont nous parions, et n'ont nuilement été étran- gers a la journée historiqee du lr Févricr, qui a vu ia chute de nos gueux; ilssont done désignésd'avance aservirdc cible aux rages impuis- santes des vieux bonzes en question. En un motensemble ils ont été a ia peine et ensemble ilssont al'bonneur de cescolères; c'est ce qui a encore lieu dans ledernier numéro du Progrès. La Grande Fanfare est allé donner un concert a Courtrai, comme el!e endonnerauna Ostende Dirnancbc prochain et huit jours plus tard a Wervicq. File y a obtenu un succès éclatant etjustement mérité. Le témoignage des musiciens dignes de ce nom imparfiaux d'Vpres, comme de Cour trai en fait foi. Ce vrai triomphe de notre Fanfare aura proba'blement empêché nos gueux dedormir comme d'habitu le, car d'abord ils ont fait, insérer dans une feuille de chou de Courtrai, dont personne n'a. encore entendu parier jusqu'ici, toutc une série de diatribes contre notre excellente société, en- suite Le Progrès reproduit ces irabé- cilités avec délices, ne se doutant nuilement qu'il dorme ainsi la mesure de son ignorance radicale en fait d'art musical. Ce sont des vieilleries que la Fan fare a jou ces a Courtrai Voulez vous connaitre ces vieille ries, vieil idiot Ce sont: La Marche des Incas, oeuvre imposée au con cours de St Germain prés de Paris, La bénédielion des Poignards de Meyerbeer1 'Quvertare de Nabucho- donosor de Verdi, Terpsichore de L. Garme, qui existe depuis deux ans tout, au plus, et l'Eloile d'Angleterre, polka splendide pour piston, oeuvre qui restera toujours jeune et jolie et qui a étéapplaudie, comme tous les autres morceaux d'ailleurs, avec fié- nésic ct de plus bissée. Quant au Pol pourri populaire de M. Walpot, chef demusique des lan- cieis a Bruges, magnifique farce mu sicale, qui a eu et a encore tant de succes chaque fuis que les lanciers l'exéeutent a Bruges, Blankcnkergbe ou lievst, dont le Progrès d'Ypres et ÏAvenir de Courtrai disent que c'est une infamie, nous laisserons au public qui l'a tant applaudi a Ypres et x Courtrai, lesoin dejuger l'apprécia- tion de ces spiriluels organes, et a M. Walpot le soin de répondre s'il le croit nécessaire. Voici d'ailleurs ce qu'un journal impartial de Courtrai, organe de i'im- mei.se majorité de la populaiion courtraisienne et redigé très-sürement par des connaisseurs capables en fait de musique, de Courtrai, écrita pro pos de l'exécution faite par la Grande Fanfare. Ce n'est pas long, mais c'est absolument juste Lesoir, ia Grarid'Place, brillamraent illu- rainée, était encombrée de monde avide d'enlendre la Grande Fanfare d' Ypres, dont les ailes de la renommee avaient ap- porté en notre vilie les glorieux fastes. L'excellente phalange artistique de M. Iweins d'Eeckhoutte, le sympathique député d'Ypres, a détaillé dans un style current et avec un magistral brio, quelques perles de son riche répertoire elle a été l'objet de cbaleureuses acclamations, et s'est prêtée gracieusetnenl aux bis répetés. Comme nous ledisions plus haut, la Grande Fanfare se rend a Ostende demain. Elle y donnera un magnifique concert. Elle part par le train de7 heures moins quart. Plusieurs centaines de membres de la familie ou d'amis des musiciens l'accompagnent. La rentrée en ville aura lieu vers 10 heures du soir. Notre excellente société retournera a son local en jouant les plus gais pas-redoublés de son répertoire. Avis aux amateurs Nous recevans la lettre suivante Monsieur VEditeur Tout Courtraisien a été on ne peut plus vexé du scandaleux article qui a paru dans YAvenir de Courtrai. a pro pos du Concert donné par la Grande Fanfare de notre ville. Cot article, émanant de I'un ou de 1'autre sectaire de Courtrai, ou méme peut-être de notre ville, ne mérite que le plus profond dédain. Les mi Uiers de personnes qui se trouvaient a la Grand'Place pendant le Concert, ont témoigné par leurs cbaleureux applaudissements et les bis réitérés que voire phalange avait largement répondu a leur attente. Si 1 epot-pourri Bruges PortdeMer, de M. Léon Walpot, le sympathique chef de musique du 3n,e lanciers, n'a pas été goüté par l'auteur del'arlicle, il l'a été en revanche par les milliers d'auditeui s, qui l'ont bissé avec fréné- sie. Ce témoignage a vengé d'avance votre Fanfare des vilénies d'un Avenir q u e 1 co n q u c, q u i so n t d'ai 11 e u rs ré p r o u - vées par tous les Courtraisiens libé- raux et catholiques. Veuillez agréer, etc, A. Venir. s j Nous commencons aujourd'hui la publication du discours prononcé au Sénat par M. le Baron Surmoot de Volsberghe, dans la discussion géné rale du projet de loi apportant des modifications a la loi organique de l'instruction primaire du 20 Sep tembre 1884. M. Ie Baron Surmont de Volsberghe, rap porteur. Messieurs, il n entre pas dans mon intention de faire une réfutation expres se du discours que vous venez d'entendre. Je ne crois même pas qu'il y ait lieu. Ce discours aura eet avantage de prouver tous que le Sénat a pu donner a la discussion de la loi toute l'ampleur et touts l'élendue qui lui conviennenttoutes les opinions se sont produitts. Mais ce discouis nous in- struit aussi sur les pretentions du parti socialiste. II renferme des choses étranges et se distingue par une hardiesse d'affirma- tions qui ne peut être égaiée que par inex actitude et l'insuffisance des renseigneraenis. Les faits cilés ne sont rien moins que prou- vés, les attaques produites ne sont pas justifiées, mais je m'arrête et veux me borner. L'honorable membre me permetlra cepen- dant de présenter sur certains points quel- quel courtes observations. II voudrait un enseignement qu'il appeJIe inlégral et, pour cela, il regrette que le pro- gramme de l'enseignement primaire con- tienne des lacunes absolument incompréhen- sibles, selon luices lacunes portent sur l'enseignement de la zoologie, de l'astrono- mie, de la botanique, de la geologie, que sais je encore Toutes ces matières sont indispensable? selon l'iionorobie membre. Mais, tous les hommes d'éducation trouverit unanimement que les programmes de l'en- seignement primaire comme les programmes de l'enseignement supérieur et tnoyeri sont déjh trop chargés et que le système de 1 écolage actuel est un véritable surmenage. Tres bien Je me demande ce qui arrive- rait si on devait ajouter aux matières déjh inscrites dans les programmes toutes ces aulies matièies scientifiques, absolument au dessus de l'intelligence des enfanls h qui on les destine. M. Picard. On devrait garder les en- fants en classe jusqu'h l'age de 15 ans au lieu de 12 M. de Burlet, ministre des affaires étran- gères. 11 y a une loi qui proiège l'enfance. M. le baron Surmont de Volsberghe, rap porteur. - Les enfants sont h l'école jusqu'h 14 ans, c'est la règle. L'honorable ministre ^ssHaas?

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1895 | | pagina 1