w m CHROMQUE LOCALE. Samedi 7 Décembre 1895 10 centimes Ie N°. 30 Année. N° 8104. La Ste Barbe. L'élection d'Ypres du 17 Novembre validee. Un mot encore a l'ami Platon. La tentative de la rue de Lille. Vainqueurs et pas contents. Le Banquet de l'Harmonie Communale. On s'abonne rue <iu Beurre, 36, a Ypres, et k tous les bureaux de poste du royaume. Le JOURNAL D'YPRKS parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de 1'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'ótranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent tin Décembre. Les articles et communications doiveut êtr3 adrosses franc de port a 1'adresse ci-dessus. Les annonces coütent 15 centimesla ligne. Les réclames dans !e corps du jourua pour 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligne Les auméros suppló- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique exceptó les 2 Flandres) s'adresser l'Agence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. Nous apprenons que Dimanche prochain, k la messe de 11 heures et demie, l'Harmonie communale cxécutera, a l'occasion de la StB Barbe, fête du corps des Sapeurs- Pompiers, les morceaux suivants, sousla direction de son chef, M. Wittebroodt 1° Fest-ouverture, par Alb. Lartzing, 2" Fantaisie sur l'opéra I Mas- nadieri, par Verdi. Dans sa reunion de Mercredi der nier, ia Deputation permanente,s isie de la réclamation de M. Tremery, do la Lune, et consorts, contre ('election du 17 Novembre,a approuvé cello ci. Tout le monde s'atlendait a cette decision, les libéraux sérieux aussi bien que les catholiques. Le moyen dureste d'invalider une élection oü il n'y a eu des fraudes, de la pression et de la corruption que de la part du parti de ceux qui ré- clament contre el le Les rcclamants avaient articulé des faits qui se seraient passés dans les bureaux. Or,ces bureaux présidés par des magistrats intègres ont été dé- pouillés par des magistrals auxquels on n'a rien a reprocher. Ah si toutes les élections avaient toujours été faites dans les mémes conditions! II n'aurait pas fallu un PFévrier.... Si nos renseigncmcnts sont exacts, la Députation base sa décision, pour ce qui concerne les opérations élec- torales proprement dites, sur l'avis de deux magistrate qui ont déclaré que les faits, sur lesquels se basait la réclamation, étaient absolument er- ronés. Quant aux autres faits, ils n'avaient, pas les caractères de pertinence et de relevance nécessaires pour ordonner une enquête. Nous attendons avec confiance la décision du gouvernement, qui no peut que confirmer celle de la Dépu tation permanente,en cas derecours. Espérons qu'elle interviendrait avant la date du 16 Décembre, fixée, par arrêté royal, pour la convocation des nouveaux conseils eommunaux. Le Progrès est devenu plus calme, beau- coup plus calme, nous le reconnaissons sans peine, et nous saisissons volontiers l'occasion de son accalmie pour répondre encore quelques mots son dernier article. 1° Jamais nous n'avons songa nous ren- dre les socialistes favorables, avons nous dit. Nous avons en effet rappelé ce qui s'était passé l'élection provinciale de 1891, mais uniquement cela est absolument licite et hormêie pour peindre nos adversaires par eux mémes. Nous avons ajouté nous, Journal d' Ypres'que le langage tenu par le Weekblad était exagéré; maïs qu'il ne résultail pas moins, de ses articles extrava gants, certaines vérités bonnes rappeler, la veille d'une élection oü les socialistes donnaient la main aux doctrinaires et aux radicaux. )u i ste, es s, cialistes nors ont répondu pa un rtici iriseré dans LLatte du 26 Octobre; et leur 1 ngage prouva k l'évidence que si nous avions eu l'espoir de nous les rallier, nous nous serions considérablement trompés. Le Progrès ajoute la phrase que nous venons de souligner, ces mots tous autres moyens h part. Lesquels, s'il vous plait Nous altendons une réponse de la Lutte l'insitiuation que renferment ces mots. 2° Nous avons dit que les gros bonnets libéraux avaient jelé les socialistes nar dessus bord Non pas nous avons prétendu que les libéraux et les radicaux, conirairement aux promesses de ces derniers, n'avaient pas voulu réserver quelques places aux socia listes sur la liste doctrino-progressiste. C'est la vérité mais ils ont accepté le concours des socialistes, en vue de la lutte électorale, et ceux-ci l'ont déclaré formellement dans le numéro, cité plus haut, de La Lutte. Voici du reste comment s'exprimait La Lutte Nous, socialistes, et en parti culier nous membres du ci-devant club de St Pierre, par conséquent les plus rouges de la ville d'Ypres nous voulons assurer le triomphe des libé raux, quoique quelques-uns de ceux-ci nous méconnaissent encore.... Et ce qui est plus significaiif et plus sug- gestif encore ce qui prouve k toute évt- dence que les libéraux ont accepté non seu- lement le concours,mais encore le programme des plus rouges, c'est que La Lutte en core dans le même numéro a pu écrire sans protestations ni réserves de la part du Progrès, les lignes suivantes Les libéraux cf Ypres adoptent notre programme et nous savons qiïils ac- compliront nos exigences, (....dat zij onze eischen zullen vervullen.) Après cela, la cause est entendue, comme on dit au Palais. 3° Les clèricaux.qui avaient repro- ché aux libéraux de n'avoir pas de programme, ont, en plusieurs points, copié le programme de ces derniers paru avant le leur Erreur Le programme des catholiques a paru, dans notre Journal, le 9 Novembre celui des radicaux et des doctrinaires n'a paru que dans le numéro de La Lutte du 13 Novembre. Et, le Progrès ne l'a publiéque... après lélection. Dans le même numéro du Journal d'Ypres, nous constauons que les libéraux n'avaient pas de programme Pour être justes, nous devons ajouter que le programme de nos adversaires avait été affiché le 9, lorsque le programme catholique avait déjü été envoyé la plupart des élec- teurs et imprimé dans nos colonnes. Voilb la vérité Nous avons répondu pré- cédemment aux autres points de Partiele du Progrès. Encore une fois, pour ceux qui veulent raisonner.... sans se lacher, la cause est entendue. 11 parait que nous avons commis une étourderie en constatant que le Progrès rie disait rien de la tentative de la rue de Lille, alors que, dans le même article oü nous faisionscetteconstatation.nous avons déclaré que peu de chose transpire au sujet de eet attentat. Mais ce peu de chose, confrère, vous pouviez le taire connaitre k vos lecteurs II est vrai que la Lutte a répondu notre article; mais pour dire que la batte en question ne peut provenir que d'une arme déchargée a longue distance Allons Quel est l'habitant d'Ypres qui a imprudemment déchargé son arme? Qu'il le dise 11 n'a rien craindre un accident n'est qu'un accident.... La Lutte voudra bien aider la Justice k établii' l'accident. Elle expliquera sans doute aussi les mots suivants qui ont paru, dans son journal, deux jours avant le fait ....Les fêtes de St Pierre commenceront par des coups de revolver lires de la fenètre d'un agent electoral clerical Omniscience et mystère Le Progrès dit que nous assistons a une levée deboucliers dans la presse cagote et dans des chansons ordurières. Et pourtant, ajoute la feuille des grands cceurs, avant comme après les élections, les libéraux ont respecté la personne de leurs adversaires. Cela n'est pas tout b-fait exact. D'abord, le Journal d'Ypres a la conscience de ne s'être livré aucune personnalité. Nous avons combattu nos adversaires politiques et leurs idéés, mais nous avons respecté leur personne privée. Ensuite, le Progrès n'a pas le coeur aussi pur qu'il se plait le dire Faut-il lui rap peler certains articles récents, que la Lutte elle-même a désapprouvés S'il y a des chansons ordurières, il faut bien reconnaitre aussi que les libérauxen ont donné l'exemple. Mais, quoi qu'il en soit, nous sommes de ceux qui pensent et nous cotitinueroris le penser et le pratiquer qu'un parti ne peut rien gagner k se livrer k une polémique de personnalités. 11 peut être agréable cer taines personnes de regarder au-dessus du mur privé; cela n'est ni nécessaire, ni utile, ni juste, ni charitable, et cela ne nous con- vient pas. Nous ajoutons qu'une pareille polémique serait moins pardonnable encore chez des vainqueurs que chez des vaincus. La victoire doit rendre le vainqueur généreux vis-ü vis du vaincu. Nous disions cela depuis plus de vingt ans, quand nous étions traités si injuslement par nos adversaires; nous cus- sions eu le malheur de le constater encore aujourd'hui, si nous avions été battus. Vainqueurs, soyons contents Mais ce que nous venons de dire ne doit pas nous empêcher de constater que les libéraux battus sont moins contents que les catholiques vainqueurs. Ainsi, nous apprenons que des libéraux notables ont exécuté des fournisseurs, des ouvriers, des pauvres même, exclusivement raison de leurs opinions politiques, et sans pouvoir leur reprocher cequi serait une excuse que ceux-ci avaient travaillé ou- vertement contre eux. Cela est bien moins juste encore que des personnalités; cela est odieux. Etdesagis- sements pareils provoquent toujours, tort ou k raison, des représailles. Que dire, par exemple, du fait de certain libéral, qui affichait chez lui, le Samedi après l'élection, l'avis suivant Attendu que les cléricaux sont au pouvoir, et que nous ne devons plus compter sur des fournitures de la part de la ville, je suis obligé de vous ren- voyer, paree que l'ouvrage diminuera d l'atelier A Pol Demey, AlpH. Declercq, Pol Maeutens, Pol Nevejan. Si ce fait est exact et nous le croyons pour le savoir de source assez autorisée comment qualifier la conduite de M Lapiere C'est un acte analogue celui de Virginal- litre, que tout le monde qualifie de scan- dale. Aurons-nous des démentis Nous le souhaitoris dans l'intérêt et pour l'honneur de M. Georges Lapiere. Son échec même ne peut justifier de pareils procédés. Le Banquet annuel de l'Harmonie Commu nale, it l'occasion de la Ste Cécile, a eu lieu, Lundi dernier, ii la salte de spectacle, k deux heures. La salie, éclairée a giorno, était ornée avec le gout le plus parfait. Le Collége éehevinal, les élus du 17 Novembre, la commission de l'Harmonie, les officiers du corps des Sapeurs-Pompiers y assistaient au grand complet. m

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1895 | | pagina 1