J 897. msm1 o Merc red i 6 Janvier 1897. 10 centimes Ie N 32e Année. N° 3210. A^> Un Centenaire a Warnêton. té jê(js La propagande socialiste et 1'agriculture On s'abonne rue au Beurre, 38, k Ypres, et k tons les bureaux tie poste du ioj« Les annonces content 15 centimesla ligne. - Lesréolames dans le oocpj du joama pour 30 centimes la ligne. - Les insertions judiciairest franc la ligne - Losnumeros supple mentaire» coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces do France et deBelgique excopté less Vlandros) s'adresser a iA gence Hams Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Plana de la Bourse. Le JOURNAL. D'YPRES parait le Mercredi et lo Samedi. Lo prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 60 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Decembre. Los articles et communications doivent être adresses franc de oort k l'adressa ei-dessus. L'année 1896 qui vient de finir peut êfre comparée a;ces peuples dont on a dit qu'ils étaient heureux parcequ'ils n'avaient pas-eu d'histoire; C'est line de ces années tranquilles qui laissent pen de traces dans ie souvenir du Dans notre pays, nous avons eu les elections pour la Chambre qui ont donné uue majorité énorme aux Catholiques, une major! Ié comme jamais un parti n'en avait eu depuis 1830. C'est la le fait le plus saillant peut être de l'année 1896. En sera-t-il de même pour 1897 Que lécèle dans ses flancs myslé- rieux cettc suite de jours qui parait si longue quand on doit la parcourir et si courte quand on l'a parcourue C'est le secret de Dieu et de l'avenir. Espérons quelle ressemblera a celle que la précédce et qu'elle sera aussi une année de calme, de paix et de prospérité pour lepays. Nous taisons des pour nos lecteurs. Nous leur souliaitons la santé du corps et de Fame, biens précieux que tons les trésors du monde ne peuvent voeux analogues égaler. En un mot nous vous souhaitons, a tons, chers lecteurs, grands et petits, enfants encore ou jeunes geus hom mes faits on vieillards, tons les biens desirables sur cetteterre le bonheur et la joie dans vos families et le succes dans vos entreprises; et sur tout cette vie pacifique et vcrtueuse qui vous conduira a 1 eternelle félicité Nous leur souhaitons, dans leurs affaires, le succès le plus grand et une prospérité constante. Aux parents le bonheur de voir croitre leurs enfants, l'exemple du divin modèle, en verlus, en sagesse, eu science. Aux enfants celui de conserver en bonne santé leurs père, mère, frères, soeurs, en un mot toute leur familie. Sur le terrain religieux, nous leur souhaitons la paix avec le ciel et la terre. Sur le terrain politique, pour les chefs comme pour les soldats de la grande armée catholique,nous souhai tons de voir règnfp et se perpétuer l'entente la plus parfaite et la plus cordiale, gage assure du triomphe. A ceux qui ont charge d'arnes, nous souhaitons, outre la joie de voir leurs ouailles suivre, grace a leurs exhorta tions, le chemin du devoir, de l'hon- neur et de la vertil, celui de voir pros- pérermême matériellement lesparois- ses confiés a leurs soins, a l'instar de celles de notre ville qui ont pu enre- gistrer beaucoup plus de naissances que de décès. t? i&sfoCe i' La petite ville de Warnêton a lo bonheur de posséder un habitant qui, le 21 Janvier prochain, aura cent aos accomplis. M. Molhant c'est bien de lui qu'il s'agit le brave M. Molhant est né a Warnêton le 21 Janvier 1797. Mal- gré son grand age, il est vert comme s'il avait 70 ans. Comme les vieux de sa trempe, il fume tous les jours sa pipe, sans oublier son petit verre ce qui serait même permis a un membre d'une société de tempérance. Dans la bonne saison, on voit M. Molhant faire sa promenade habituelle, saus se soucier de son lourd fardeur de cent ans. Outre le poids de 1 age, M. Molhant porie celui plus pesant peut-êire du labeur. Toujours au travail et avec un courage digne de sa vaillantc race, il a élevé douze enfants, dont deux fils se sont consacrés a Dieu, dans l'ordre des Pères Je'suites. 11 demeure aujourd'hui chez un autre fils,. agé de 61 ans, qu'il appelle familièrement son petit A lelection communale du 17 No- vembre 1895, le père Molhant est allé voter et a contribué ainsi au succès de la liste catholique, en lui donnant la voix qui manquait pour obtenir la majerité. On peut dire de M. Molhant qu il a passé une longue et laborieuse car rière en faisant le bien. Sa familie, dispersée dans toute la Belgique, s'apprête a fêter dignement le centenaire de son digne chef. Nous sommes convaiucus que toute la ville de Warnêton, sans distinction d'opi- nion politique, sejoindra il elle pour don-ner a cette fete rare, presque unique dans ie pays, tout 1 eclat pos sible. Le Journal d'Ypres attend arec im patience le moment ou il pourra féli- citer le brave vieillard et, dès au jourd'hui, il forme les voeux les plus sincères pourque Dieu le conserve Jongs sours encore pendant de Nous devons a la familie de M. Molhant le plaisir de posséder le por trait du vénérable vieillard. Nous le donnons ci-dessus. dans l'arrondissement d'Ypres. Le Vooruit se déclare satisfa't du succès de la propagande socialiste dans !a West- Flandre, et spécialement dans l'arrondisse- ment d'Ypres. L'organe d'Anseele fait même des pronos- tics pour la future élection législative En 1896 nous avons obtenu, dit il4000 voix; en 1900 nous en aurons 8000 Nous ne sommes pas de ceux qui, ii l'in star des journaux radico -socialistes tels le Vooruit et la Luite se livrent ti des prophéties qui ne se réalisent jamais. Nous tenons h donner, en toutes choses, la note vraie, ne voulent pas nous exposer des mécomptes, dont le moindre inconvénicnt est de rendre les prophètes ridicules, Voici done notre sentiment au sujet de la prédiction du Vooruit Aux élections législatives de 1900, les socialistes obtiendront encore 4000 voix et même davantage, sans aller ii 8000 qui serait le quart des voix totales. Cela dépendra de l'attitude que prendront les libéraux et du plus ou moins d'union qui règnera alors dans les rangs du parti catho lique. Si tous les libéraux et tous les radieaux imitaienl l'exemple de leurs amis de Bruges, les candidats socialistes obtiendraient le chiffre de voix que MM. Brunfaut, Leleup et Vermeulen ont pu recueillir en 1894 9000 environ. Mais il est dès présent certain que la grande partie des voix liberates n'iront pas aux socialistes. Ceux-ci auront sans doule toutes les voix de leurs amis et alliés, les progressistes. En les comptant largeaent, on peut prédire que le chiffre des voix socia listes irait ainsi de 4000 6000 maximum. C'est que si les socialistes font des recrues, ce n'est point chez nous, mais chez nos ad- versaires. Nous constatons en eflfet qu'il n'y a pas de défaillances dans nos rangs, en faveur des socialistes. Bien au contrair?, nous pouvons noter, avec bonheur, qu'ii Ypres, comme dans tout l'arrondissement, le parti catholique fait des progrès incon testable s. S'il est dor.c vrai, comme Ie pretend lo Vooruit, qu'au dernier congrès d'arrondis- sement d'Ypres, les communes d'Ypres, de YVervieq, de Comines, de Voormezeele, de Neuve-Eglise et da Dranoutre étaient repré- sentées, les représentants de ces communes, tres pc-u nombreux du reste, appartenaient tous ou avaient appartenu h l'ancien par li libéral. 11 n'y a IN, du rc-ste, rien qui doive nous surprendre. Le parti libéral ne fait iieu, absolument rien, peur enrsyer le mouve ment socialiste. II n'a aucune oeuvre il ne fait aucune propagande il ne tient aucune reunion qui ait pour but de combatïre les hommes et les idéés du parti collectiviste. Oserait-on nous contredire sur ce point Le progrès de la propagande socialiste dans le camp libéral est done certain il est iné- vitable. Nous croyons du reste que,dans nos Flandres, il est géuéral. Bientöt le parti libéral n'existera plus et ses anciens parti sans, part ceux qui viennent tous les jours grossir les rangs de l'armée catholique, se confondront avec les progressistes et les socialistes. Est-ce a dire qu'en pays flamand le parti socialiste obtiendra jamais le succès qui ir couronné sa propagande en Wallonië Nuilcment. Grace ii Dieu, les sentiments chréiiens et conservateurs ont jeté des ra- cines trop profondes dans le coeur de nos populations flamandes, pour que l'ceuvte socialiste, essentiellement impie et révolu- lionnaire, puisse les en exiirper. Nous de vons ce bienfait nos oeuvres catholiques, h faction du elcigé, au bon sens flamand. Et c'est ce que les libéraux-conservateurs eux-mêmes constatent et escomptent, quel- que peu. C'est, dans tous les cas, leur bon heur autantque le nótre. L'exemple de la Wallonië et de quelqucs centres flamands est du reste ik et, il faut bien le reconnallre, ii est bien fait pour donner le dégout ceux qui voudraient met- JO

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1