Samedi 27 Février 1897 10 centimes le N8. 82* Année. N° 8225. Les événements d'Orient. L'école laïque en Italië. 't En is ikke nie. 't Is gij wel. On s'abonne rue au Beurre, 36, a Ypres, et tous les bureaux de poste du royaume. Le JOURNAL D'YPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fln Décembre. Les articles et communications doivent être adrosses franc de port l'adressa ci-dessus. I Les annonces coütent 15 centimesla ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne.Les insertions judiciaires, 1 franc la ligne Les numéros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exsmplaires. Pour les annonces de France et de Belgique exceptó les 2 Flandres) s'adresser Ykgence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et k Paris, 8, Place de la Bourse. Le Journal d'Ypres ne paraitra pas Mercredi prochain, jour des cendres. Les préparatifs de l'invasion turque en Grèce. Le eonseil des ministres, tenu mardi, a, dit on, décidé que des préparatifs seraient fails en vue d'une marche sur Athènes. Pour cela les troupes seront divisées en trois colonnes comprenant en tout 6 divisions d'infanterie. Quand les préparatifs seront terminés une note sera envoyée k la Grèce lui demandant d'évacuer la Crète. Le ministre de la marine s'est engagé k avoir 13 navires de guerre disponibles dans la huitaine. Le directeur de chemins de fer d'Anatolie a l'ordre de faire en sorte que des trains soient prêts, jour et nuit, pour transporter des troupes et des munitions. L'occupation de la Crète. On mande de la Ganée, le 24,9 h. 15 soir Les consuls, après avoir délibéré avec les amiraux, ont décidé de placer sous la protection des puissances, la baie de la Sude et la vallée située entre Akrotiri, Halepa et la Canée. Les consuls ont signé une proclamation d'occupation qui sera destribuée demain. Les drapeaux des puissances n'ont été hissés qu'k la Sude. lis le seront ultérieure- ment sur les autres points. Les chrétiens du district de Selino ayant conssnti k laisser partir en toute liberté les Musulmans bloqués avec leurs femmes et leurs enfants, des navires italiens et russes sont partis pour recueillir les fugitifs. Le Daily Chronicle dit que les amiraux ont demands au colonel Vassos d'évacuer l'ile le menacant de le bombarder s'il atta- quait les positions occupées par les Turcs. Le colonel Vassos a répondu qu'il était forcé de suivre les instructions de son gou vernement. On télégraphie de Rome au Daily News Une bande de volontaires italiens a, parait- il, réussi k débarquer en Crète en trompant la surveillance des escadres. Bons amis. On mande de Constantinople au Times L'empereur d'Allemagne a de nouveau lélégraphié au Sultan l'assurance de son amitié et de son appui. L'autonomie de la Crète. Le Gorrespondant du Standard k Athènes, e dit informé de bonne source que le gou vernement grec rejetle la proposition d'auto- nomie de la Crète. II se propose de persé- vérer dans la politique inaugurée par le roi Georges. Le correspondant du Daily Chronicle k Vienne, est informé que le ministre des finances austro-hongrois est désigné pour le poste de gouverneur de la Crète autonome sous la souveraineté du Sultan. Le même correspondant dit que des fusils et des cartouches ont été distribués hier aux soldats turcs k Preveza. Les pertes turques. D'après les chiffres officiels, les pertes turques dans les combats récents de Crète, out été de 500 hlessés, tués ou disparus. Le colonel Vassos a été personnellement exposé au feu. L ecole laïque, comme partout, fait banqueroute en Italië. II est bon d'acter la chose, ne fut ce que pour enlever a jamais l'envie, au corps electoral, de donner sa confian- ce a des hommes qui, s'ils revenaient au pouvoir, se hateraieut de restaurer un regime condamné aujourd'hui par tous les esprits qui pensent. Et, chose remarqtiable, ce nest point un catliolique un évêque, le Pape, par exemple, qui constate la banqueroute de 1 ecole neutre italien- nec est un libe'ral, un ministre du Roi Humbert, le ministre de l'instruc- tion publique Son téinoignage ne paraitra done suspect a personne, pas même a nos doctrinaires qui firentjadis, a l'eiisei- gnement privé, cette guerre insensée qui les a chassés pour toujours du pouvoir. Mais, laissons la parole a M. Gian- turco qui vient d ecrire a un profes- seur la lettre suivante, dont la portee n'a pas besoin d'etre mise en relief. Monsieur le professeur, Savez-vous k quelles conclusions je suis arrivé? De revenir k un point cardinal de mes anciennes croyances. J'ai de la peine k me désavouer moi-même, mais j'éprouve de la joie k proclamer la vérité. A la Cham- bre, j si appelé les écoles fibres des sources d'iynorance, j'ai condamné acerbement l'en seignement pi ivé!Je m'étais fait Pécho des opinions, qui oat cours dans notre camp. Eh bien je reeonnais que les écoles fibres donnent une meilleure éducuiion et une meil- leure instruction que les écoles de l'Etat. 11 est impossible que tu supposes que je parle par aigreur, passion, représailles. Je suis parvenu k cette persuasion non par les sifflets et les tumultes des étudiants de nos écoles je suis au-dessus; mais paree que les sifilets et les tumultes m'ont induit k examiner si par hasard ils n'avaient pas'leur origine dans l'enseignement de l'Etat. La vérité est que l'enseignement officiel est fondamentalement corrompu. Je prépare une loi qui donnera la liberté d'enseignement la plus large. L'Etat aura le seul role de pro- téger les maitres et les élèves l'Eglise aura la mission de fixer les limites au delk des- quelles il n'y a ni vrai ni juste la science pourra se développer dans l'immense champ de l'ordre matériel et moral. Ils m'appelle- ront réactionnaire, professeur l'Italie me bénira, paree que, par cette innovation, je la peuplerai d'hommes, tandis qu'actuellement l'Italie n'engendre que des... tels que tu les connais. Gianturco. Rome, 7 Février 1897. Nous avons reproduit, dans notre dernier numéro,les articles dans lesquels Le Progrès et La Lutte s'échangent quelques aménités sur la question de savoir qui du doctri- narisme ou du radicalisme a causé la perte du parti libéral k Ypres et dans l'arrondis- sement. Ce n'est pas moi, dit le Progrès, c'est vous. Et La Lutte k son tour s'écrie c'est vous et vous seul Et remarquez que ce n'est pas le Journal d'Ypres qui a soulevé l'orage, mais le Laatste nieuws un journal ami Le Progrès constate que c'est une querelle d'allemand que soulève le Laatste nieuws au sujet de laquelle la feuille radicale se fait, croyons nous, nous qui, mieux qu'elle, con- naissons l'arrondissement, de bien itranges illusions. Lk, le Progrès a cent fois raison. II par- tage, sous ce rapport, l'opinion que nous avons exprimée nous-mêmes en disant que nos Sér.ateurs resteraient ce qu'ils étaient, et que nos adversaires ne trouveraient pas même un candidat k opposer, en 1902, k M. le Baron Surmont de Volsberghe. Après cela, le Progrès fait en peu de mots l'histoire du parti libéral d'Ypres durant ces trente dernières années. L'avènement du parti clerical, dit il, après les triomphes aux elections le gislatives et provinciales, n était plus qu'une question de temps. La majorité libéraled'éleclion en élection, s'élait successivement rêduileun peu de patience encoreet les cléricaux allaient arriver tout naturellementpar la libre volonté des électeurs, effrayés, en grand nombre, des tendances des radi- caux. Voilk deux vérités que le Progrès n'a pas toujours reconnues II était dans la force des choses que les catholiques arrivassent k l'Hótel de ville d'Ypres, comme ils étaient entrés au Sénat, k la Chambre, k la Province. Sans doute aussi, les tendances des radi caux y étaient pour quelque chose, pour beaucoup même mais les idéés mesquines, tracassières, injustes des doctrinaires y étaient pour autant, pour plus même, étam donné, comme le dit justement La Lutte, que c'étaient les doctrinaires qui étaient k la tête de la ville, et non les progressistes. Le Progrès fait de larrivée des cléricaux k Ypres une question de temps. Un peu de patience seulenaent Cette patience, qui aurait vendu les fraudes et les corruptions inutiles, cer tains faiseurs ne Tont pas eueils n'ont pas su l'avoir, et eest ld ce qui aggrave encore la malhonnêteté de leurs procédés..., C'est toujours la même antienne.On dirait que le Progrès n'a de la rancune que paree qua lui-même a été dé$u dans ses espérances etses ambitions. Tombe le parti libéral, pourvuque moi-même je reste quelque temps encore A quoi La Lutte réplique Nous ne sachions pas d'ailleurs que ce soient les radicaux qui ont été pendant cinquante ans a l'Hótel de ville sans s'g signaler par des ceuvres assez marquanles pour que la corruption ne put rien contre elles. Très juste, en supposant gratuitement que les cléricaux aient eu recours k la corrup tion. Les doctrinaires nont rien fait pendant les 50 ans qu'ils ont occupé le pouvoir, si ce nest donner libre cours k leurs ambitions personnelles et k leur esprit d'exclusivisme. II n'y aurait eu k Ypres que des doctrinaires', qu'ils seraient tombés en 1S90 sous le poids énorme de leurs immenses fautes. Tous les abus de pouvoirs, toutes les fraudes, toutes les compromissions, toutes les alliances n'auraient pu les maintenir dans leur ancienne situation. Et de quoi done le Progrès peut-il se plaindre vis-k-vis des radicaux? Ceux-ci n'ont-ils pas été leurs alliés, en toutes cir- constances, etjusqu'aux élections commu- nales du 17 Novembre 1895, oü nous avons vu doctrinaires, progressistes, socialistes marcher comme un seul homme contre les cléricaux V

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1