ete wmSm ««J®» iwMJtim Samedi 27 Mars 1807. 10 centimes Ie N°. 329 Année.— N° 3232. m^smoxi xm M&x. Mil M jMPWil _®DS suMfflnÉ^ y AU VOLKSHUIS Les événements d'Orient. L'école neutre et le Temps. Les catholiques 1 taliens et les électioDS. imm s® <Wf sipplpii mi m ^hEbIB 2ss=H iRH C/ On s'aboime rue du Beurre, 3fl, Le JOURNAL D'TPRES parait lo Mercredi et le Samedi Le prix de l'abonnementpayable par anticipation ast de 5 fr.'so c par an pour tout le pays; pour l'ótranger, lo port en sus. Les abonnements sont d'un an et so régalarisent fin Décembre _L8s_arhcles et oommnnications doivent étre adrasses frame de port A I'adrosse ai-dossrw. s, et k tons les bureaux de poste cb Dimanche 28 et Lundi 29 Mars, a 7 heures du soir, a royaume. Les annonces cotttent 15 centimes la Iigne. Les réclames dans ie corps du journal content 30 centime® la ligne. Les insertions judiciairest franc la Iigne Lesnuraéros supplé- mcntaires content 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique exceptó les 2 Flandres) s'adresser VAaence llavc.s Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. AU VOLKSHUIS. On jouera Vildac, drame, et De beer en de pacha, comédie. Les membres honoraires et protec- teurs de la Garde Catholique peuvent se procurer des places réservées, au prix de 50 cent, par place, chez M. Uallewaert-De Meulenaere, rue au Beurre, 36. Paris, 26 mars. L'incertitude qui existe sur les intentions des puissances et l'attitude de la Grèce continue régner. II semble véritablement qu'on se regarde et qu'on attende, laissantau temps plus qu'aux hom mes le soin d'aplanir les difficul'tés. Nous n'avons done que des nouvelles relativement peu importantes noter, d'au- tant plus que le blocus de la Gtète étant effectif, les télégrammes qui arrivent de Crète, par la voie d'Atuènes, doiveut être tort sujets ir caution. La situation en Crète Capture d'un steamer grec. Athènes, 26 mars. Le gouvernement grec a décidé d'adrssser aux puissances une note de protestation contre le blocus de la Crète, dans laquello elle dégagera sa respon- sabilité des suites que cetto mesure pour- rait avoir. Le steamer Hera, ayant bord Ie vice - président de la Chambre, M Roma, et M. Romano, député, ayant dépassé Ia ligne du blocus cause d'une tempête, a été capturé par un cuirassé autrichien et amené dans un petit port de Crète. MM. Roma et Romano ont été conduits Milo. Quant h la candidature du prince Georges au gouvernement de la Créte, elle semble être pas accueillie favorablement en Grèce. M. Croelman, correspondent du New- York Journal, a télégraphié au prince pour lui demander s'il accepterait cette fonction. Le prince Georges a répondu Je ferai ce quo la nation m'ordonnera de faire. La Proia, orgar-e ouveruernenta), dé- mentira aujourd'bui catégoriquement l'as- sertion que le gouvernement aura it proposé de négocier la candidature du prince Georges la principauté de l'ile de Crète. Li Proia afflrme que le gouvernement se j ïefiUrme toujours dans les propositions formulées par lui dans sa réponse la note identique des puissances. La Canée, 26 mars. On confirme que la can'ounière autrichienne Satellit a arrêté hier, prés de Ia eóte méridionale de la Crète, pour violation du. blocus et après notifica tion, le paquebot grec Héra, qui transpor- tait des vivres et des munitions et qui avait en outre bord M. Roma, vice-président de la Cbambregrecque M Romanos, député, et 60 volontaires. Dans la même journée le Satellit a trouvé, prés du cap Gravosa, ua voilier de cabotage grec, dorit l'équipagé, qui manquait de vivres et d'eau, était entièrement exténué. Les deux navires ont été conduits sous escorte tt la baie de la Sudo. Quant MM. Roma et Romanos, ils ont été traités avec une courtoisie toute particulière et ont été conduits èl l'ile grecque de Milo, après une déci ion piise en conférence des arniraux. Les massacres de Tohat. Constantinople, 26 mars. Après avoir révoques, le gouverneur, le chef de la gendarmerie et le chef de la police de Tokat ont éiarrêtés. Le gouverneur général, qui s'est rendu loket sur l'ordre du sultan, télégraphié que les autorités locales ont pris toutes les me- sures pour réprimer les désordres et qu'eiles opéré plusmurs arrestations. La tranquillité parait désormais rétablie. La commission chargée de faire une enquête sur les troubles de Tokat, sous la présideocede Hassan Ichmi-Pacha, est par- fee bier dans la soirée, se rendant Sassoun, d'oü elle gagaéra Tokat. En Grèce. Athènes, 26 Mars, Les journaux ouvrent do violentes polémiques contre le ministère et contre le roi lui-même tt propos des declarations de M. Hanotaux au sujet des propositions officieuses de la Grèce. L'Embros, au sujet de la nomination éven- tuello du prince Georges, a publié un ar ticle tullement violent que le parquet l'a fait sai sir, Les dépuiés de l'opposition viennent d'adopter une motion dans laquelle, prenant acte des déclarations de M. Hanotaux au sujet des démarches officieuses de la Grèce, ils déclarent que le gouvernement doit insis- ter pour une politique nationale, toute autre politiqu i étant contraire aux intéréts crétois. Les armements de la Turquie. Sur la fronlière de Thessalie, auoune nouvelle importante signaler. Un journal grec dit que Ie prince hér-uier, en prévision de l'éventualité du blocus du golfe de Volo par les puissances, parlirait pour Larissa, dans le courant de la semaine prochaine. Après la F ra u c-ma co a n eric, voici que le libe'ralisme modéré de France, parlorgane du Temps, son principal journal, proclarne a son tour i'im- puissance de lecole neutre. Nos jeunes gens auraient besoin d'un frein et d un ressort; d'un frein pour brider la passion qui s'éveille, d'un ressort pour soutenir la volonsé et la raison hësitanles ou encore mal formées. Or, quand on examine u ces deux points de vue ce que peut dormer léducation civique de l'école, force est bien de reconnaitre que e'est trés peu de chose. On comptait a'abord, pour.moraliser l'en- fant, sur ^instruction proprement dite. II est surabondamment prouvé aujourd'hui que l'in- stiuction ne suffiit pas toute seule. Voici ce que 1 on constate dans les prisons des jeunes -"-nnus et dans les maisone no Lesenfants qui y entrent souvent trés igno rants. y deviennent, sous la discipline, des écoliers modèles. Plus de 70 p. e. arrivent it une instruction primaire compléte et la proportion des illettrés tombe au dessous de 6 p. c. Or, nous lisons les chiffres suivants dans le Bulletin de la sociéte des prisons en 1888, les récidivistes représentaient 11 p. c. dans les colonies de gat-pons, 13 p. c. en 1889, 14 p, c. en 1890, 19 p. c. en '1893. Tandis que ['instruction se montre presque sans fft t moral pour arrêter les enfants dans Ie progrès du vice, la corrélation est constante, au contraire, erdre eet accroisse- ment de la récidivs et l'absence de la vie de familie, ou la frequence plus grande de 1 immoralité chez les parents. La proposition des jeunes récidivistes, fils ou fill s de repris de justice, varia entre 40 et 51 p. e., de 1890 et 1893. L'école done n'accomplira pas sa mission éducatrice sans le concours d'an puissant élément de vie morale venant s'ajouter l'élémen.t de ^instruction pure.ment intelleetuelie. Gelle-ci n'est, après tout,qu'un stimulant de plus darts la lutte pour la vie, un apéritif mental qui ouvre l'ame en effet aux excitations malsaines et aux aliments corruptees, tout aussi bien qu'aux conseils de la raison et aux inspirations du devoir. II faudrait done une foi morale trés ferme pour soutenir faction scolaire. Mais, tiélas ici, nous sommes plus dénués de moyens et de forces que partout ailleurs. La crise de la moralité publique s'aggrave d'une crise de la morale elle même. Le positivisme, le darwi nisme lanatiquement interprêlés n'ont en- gendré que cette terrible doctrine du struggle for life qui, loin de pouvoir arrêter la cor ruption et la violence des mceurs, ruitte dans les antes la règle du devoir et légitime ce quil faudrait corriger. Et dire que le remède est la, tout pret. Le Ghristianisme seal peut lc fournir. Mais la haiae de la religion est telle chez les penseurs du Temps qu ils préfèreraient voir tomber tout I edifice social plutót que d aider a le restaurer. Mais l'opinion publique, m.oins sec- taire, fiuira par se désillus'ionner. II y a, eu France comme ailleurs, des symptömes de reviremcnt contre l'école neutre. Le jour n'est peut-être pas eioigné oü nous verrons les pou- voirs publics, entre les mains des Catholiques, revenir a 1'ancienne mo rale, qui a fait ses preuves de durée et d'efficacité, tandisque la morale moderne ou neutre a fait banqueroute, après quinze ans, a peine, d'existence Cela depend des Catholiques eux- France, vouloir, e'est simplement suivre les enseignements de Le'on XIII. Le correspondant romain.du Figaro en voie b ce journal la dépêche suivante Rome, 23 mars. Les élcctions italiennes du 21 mars auront eu, comme iésuitat des plus appfécia- bles, et non des moins curieux, de donner surtout satisfaction h ceux qui n'y ont point pi is part les catholiques qui, plus que ja mais, sont demeurés fn'èles au principe de non-intervention aux urnes strictement im- posé et maintenu par le Saint-Siége depuïs 1870 Loin d'ali-r déposer leurs bulletins, ils ou tenvoyé—les plus fervents du moins— leurs cartes d'électeurs au cardinal Ram- polla. Ge sont les catholiques, dis-je, qui ré* clament pour eux,et non sansquelque raison, le principal bénéfice mora! du dernier scru- tin. La campagne en faveur de l'abstention a été vigoureusement meriée par toute la presse catholique. Eile a porté ses fruits, et cette même presse peut aujourd'bui constater que les partis cumbattants ne sont guère qu'une minorité devant la grande masse des abstentionuistes par ordre pontifical. Qu'il nous suffise de dire qu'è Milan la proportion des volants sur les inscrits n'a été que de 45°/0, a Turin, do 50 °/0, it Florence d'un tiers settlement ei ainsi de sum Ge n'est done pas saus taisott qu'uu journal liiiérai dit qu'il eouvient de se préoccuper de l'attitude ferme et disciplinée des cléricaux, beaucoup plus que de la victoire des soctalislts, alten du que l'abstention systématiqus des pre miers peut donner, du jour au lendetnain, un gÉ|p\ #0§£ g^egfc /y3S^<af^giSaaM^ Mwp^w c« ffl s^^g^xléB^Sïl^ïs? -rsss mnrnno Tlo "j—'L x/u.lvli üij ciI

HISTORISCHE KRANTEN

Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1