N Mercredi 31 Mars 1897. 10 centimes Ia N° 32e Année.—N° 3233. O Les événements d'Örient. La néo-démocratie. La loi scolaire Anglaise. On s abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et k tous les bureaux de poste du royaume. Le JOURNAL D'YPRES parait le Mercrodi et la Samedi. Lg prix de 1'abonnemontpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an ponr tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adrosses franc de port a 1'adresse ei-dessus. Les annonces coütent 15 centimes la ligne. Les réclames dans la oorps dü jouraal coütent 30 centimes la ligne.— Les insertions judiciaires1 franc la ligne Lesuuméros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique exceptó les 2 Flandres) s'adresser A VA.gen.ce Eavo.s Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. Le due de Sparte, prince royal, de Grèce, vient de partir d'Athèues pour se rendre a la frontière thessalienne, a Volo, oü il remplira les f'onctions de généralissime de J'arraée grecque. Le depart du prince royal peut être considéré comme I indication d une decision definitive prise par la Grèce. Mais le gouvernement grec, qui s est montré jusqu'ici d'une ex tréme habileté et d'une grande pru dence, s'est bien gardé de faire la moindre communication relative au projet qu'il aurait arrêté. Aussi, 1'en voi du prince royal a ia frontière peut- il avoir deux significations. II pourrait indiquer que la Grèce, pourvue d'un plan de campagne labo- rieusement préparé a Athènes, n'at- tend qu'un incident pour faire fran- chir la frontière turque a son armée, dont l'enthousiasme patriotique serai t encore avivé par la présence du due de Sparte. Mais la présence de ce dernier h Volo, oü des troupes nombreuses sont concentrées, pourrait bien aussi avoir été rendue nécessaire par l'exaltation même d'une armée prête a tout, irritée peut-être de l'inaction qui se prolonge et dont l'élan ne saurait être réprimé que par un chet suprème de sang royal. Le due de Sparte est le fils ainé du roi Georges. II est né en 1868. II avait, avant sa nomination aux fonctions de généralissime, le grade de lieutenant général, et il commandait l'inspection générale d'Athènes. Deux bateaux grecs coulés deux captures. Londres, 29 Mars. On télégraphie de la Canée au Times, en date du 28 Hier, la cannonnière anglaise finyadeapercevait quatreembarcations qui débarquaient de la contrebande sur la cóte méridionale de la Crète. La Bryade coula deux de ces em- barcations et captura les deux autres, niais la presque totalité de la cargaison avait déja été débarquée. On télégraphie de la Sude au Daily Telegraph, en dale du 28 mars, que les iusurgés ont tiré la veille sur un torpilleur russe qui a riposlé aussitöt. L'occupation de la Canée. Domain matin les troupes interna- tionales occuperont le port qui protégé l'aqueduc de la Canée. o canons seront avec les troupes et les navires se tiendront prêts a pren dre part a Faction. Les troupes autrichienues et alle- mandessont attendueslundi oumardi. Une cargaison turque a la mer. Londres, 29 Mars. On télégraphie d'Athènes au Daily Mail Samedi le steamer turc Ilêracléon, venant de Constantinople, relacha comme d habitude au Pirée en allant en Crète. Comme il avait a bord des approvisionnements destines a l'armée turque et a la flotte européenne, il fut abordé par une centaine de crétois armés qui jetèrent presque toute la cargaison a la mer. Dans notre dernier numéro, nous avons blamé, autant que nous le pouvons, les attaques dirigées par Het Recht contre le Roi et contre les Catholiques. Le Journal d'Ypres n'est pas seul a jeter par dessus bord la feuille néo- démocratique, inspirée par un étu- diant de l'Université de Gand, M. Hector Planquaert, don I la preoccupa tion est toute autre que de défendre les intéréts de la Religion et de la démocratie bien entendus. Après le Bien Public, la Patrie et autres journaux catholiques unio- nistes, voici que le Bien du People blame a son tour l'attitude antipatrio- tique et séparatiste du Recht «La situation des démocrates des Flandres, écrit le Bien du Peuple, devienl singulière- ment difficile. II semble qu'en plus d'un en- droit souffle un mauvais vent. Nous ne som mes pas suffisamment bien informés pour porter un jugement définitif au sujet des affaires polmques de Flandre. Certains élé- ments d'appiéciation nous font défaut. Cependant.nous avouors ne pas compren- dre l'attitude de quelques démocrates de Gand notainment. Un accord loyal a étécon- c!u entre l'Association conservatrice et la Ligue antisocialiste, eet accord doit être res- pecté par tous les membres de la Ligu<: dé rnocratique beige. Si certains démocrates ont sur l'un ou l'autre point des idéés spé- ciales, c'est au sein méme de la Ligue démo- cratique qu'ils doivent les faire vouloir, sans rompre le pacte coriclu. Les polémiques prennent aussi une allure qui ne peut être admise entre cbrétiens.Sans doute, des résistances obstinées et des inju stices peuvent surexciter les passions, elles ne devraient pas être l'occasion d'exagéra- lions manifestes ou d'injustices révolution- naires. Les démocrates chrétiens doivent accom- plir leur devoir malgré tout, sans que rien les en détourne, sans que rien leur fasse dépasser les limites du juste et du permis. A Gand raoins qu'ailieurs, on n'a sujet de se plairtdre de l'attitude des conservateurs, et si même, ce que nous ne pouvons ni ne voulons discuter.ces excès étaient provoqués par une indignation légitime, jamais un ehrétieri ne pourrait manifester cette indig nation d une fa co n aussi violente et aussi rnauvaise. Quant aux articles contre la royauté, ils sont absolument indigne d'un journal démo- cratique chrétien II n'y a pas en Belgique de question mo- rarchique et nous n'avons pas le droit de poser cette question. Le roi représente l'au- torité légitime et comme tel il a droit k notre respect et notre loyal attachement. Parler comme le fait en ce moment Het Recht, c'est prendre une lourde responsabi- lité devant Dieu et devant la Patrie. Le Bien Public ajoute quelques reflexions a i'article du Bien du Peuple. Nous les reproduisons volontiers. Le Bien du Peuple a grandement raison d'affirmer que, dans rarrondissement de Garid, la campagne mende par Het Recht n'a aucune raison d'être. 11 est possible que ce journal compte deux ou trois adhérents en ville. Nous l'ignorons. Mais ce que nous osons affirmer, c'est qu'il ri'a point, parmi ses adhérents, un seul ou- vrier catholique de Gand. La classe ouvrière catholique de Gand est affiliée k la Ligue antisocialiste. Or, la Ligue antisocialiste, de même que la Ligue démocratique beige, ont été atlaquées et injuriées violemment par les néo-démocrates. Het Recht, d'ailleurs, n'exprime les idéés d'aucun groupe. II est l'organe d'un jeune homme de Somergem, étudiant de l'Univer sité de Gand, M, Hector Piancquaert, frère d'un littérateur de mérite, prématurément décédé. Une observation analogue peut être faite k propos de tous les prétendues groupements néo démocratiques. La néo démocratie, dans les deux Flandres, est l'oeiivre d'une demi douzaine dilleuariti, tout au plus d'une dou- zaine, qui ne sont pas plus ouVrier que MM. Destrée, Vandervelde et Furnémont. Ils dis posent de trois ou quatre journaux c'est plus qu'il n'en faut pour faire du bruit. S'ils sont quantité négligeable, nous som mes loin de prétendre que leur action soit nulle. Ils font du mal k deux points de vue 1° Par leurs conférences, d'abord, ils éveillent dans les masses les moins instruites de la population rurale, un sentiment de ré volte et de convoitise. 2° Par les excès de leur langage, ils four- nissent auxennemis deloreanisationouvrière un prétexte pour discrédher le mouvement démocratique en général. Que de foi, ces jours ci, n'avons-nous pas lu des diatribes contre la Ligue démocratique beige, comme si cette dernière était respon- sable de toutes les folies qui se commettent sous le masque démocratique. Rien n'est plus injusteque cette confusion. Les néo-démocrates flamands ont été bla- més de la fagon la plus c Aégorique par NN. SS. les Evêques de Gand et de Bruges. Au contraire Ia Ligue démocratique beige s'ho- nore d'avoir obtenu l'approbation de l'épisco- pat beige tout entier. Mgr Stillemans présida la séance inaugurale du Congrès de 1895. Mgr Du Rousseaux, empêché de présider en personne le Congrès de 1896, y fit lire, par un de ses délégués.un discours aussi flatteur pour faction de la Ligue que pour les hom mes qui dirigent cette action. Mais, nous a-t-on dit, les néo-démocrates font partie de la Ligue démocratique. Tout d'abord, cela est inexact en ce qui touche les néo démocrates de Somergem. II en est d'autres, en effet.qui, après avoir combattu la Ligue avec acharnement, s'y sont ralliés il y a quelques mois. Piusieuis l'ont fait avec une sincérité dont rien, jus- qu'k ce jour, ne permet de douter. Nous aimons k croire qu'on ne fera pas un grief k la Ligue de les avoir accueillis. S'rl en est, par contre, dont l'adhésion a été dictée par la conscience de leur isolement, et qui n'ont pas dépouillé le vieil homme, tant pis pour eux!La Ligue n'a introduit k son programme aucune modification pour les attirer k elle. Or, ee programme est absolument unio- niste. S'il en est qui le violent, on peut être assuré que la Ligue interviendra prompte- ment et énergiquement. Mais la Ligue n'a pas qualité pour exercer la censure des journaux. De ce quelle n'intervient pas, chaque fois que lel ou tel journal, qui n'est pas l'organe de la Ligue,commet un méchant article, il serail odieux de conclure que la Ligue approuve eet article et déchire tout son passé. Le gouvernement a remporté une grande victoire au Parlement, jeudien effet, mal gré les efforts de l'opposition, la loi sur l'in- ft

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1