f^nSBÉyi J LiGMMMME. Mercredi 14 Avril 1897 10 centimes le N 32e Année. N° 3^37. C~vj I B/isifisS^^SiE^f Le (ram Ypres-Dixmude, A propos de Finances. K'/ On s'aboime rue du Beurre, 36, k Ypres, et k tons les bureaux de poste du royaurae. Le JOURNAL. .D'YPKES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix do l'abonneraentpayable par anticipation est do 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'uri an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent étre adrosses franc da port a Padrossa ei-dessus. Les annonces coütent 15 centimes la ligno. Les réclames dans ie corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligno Lesnuméros supplé- mentaires coütent, 10 francs les cent exempiaires. Pour les annonces de France et de Belgique excapté les a rfiandras) s'adresser k YAgence Eavas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et k Paris, 3, Place da la Bourse. Le Progrès continue sa campagne centre noire honorable Bourgmestre, qui est, tou- jours le Czar d'Ypres. Noire confrère avait déjii effirmé qu'un conseiller communal expliquait sop mu tisme ii propos ciu prejet de tram Ypres- Dixmude, en disant au Progrèsou a l'un de ses rédacteurs Oh cher ami, a quoi bon, M. Surmont dit celail n'en démortpas et il jaut s incline) Nous pourrions dernander au Progrès le nom de ce conseiller, Mais il va sans dire que nous resteriorjs sans réponse, Ie propos n'ayant été tenu par aucun conseiller. Dans son dernier numéro, propos du vote du projet Ypres-D.xmude par Elver- dinghe, le Progrès dit que les onze coriseil- lers qui ont volé pour sont des polichinelles et que ies trois qui se sont abstenus sont brides par le Czar. Ces accusations sont injustes et odieuses, et il faut toute l'audace du cercle commer cial pour oser les produire. 11 est certain que le chemin de fer Ypres- Dixmude ne se construira pas. Le Gouver nement n'en veut aucun prix et pour d'ex- cellentes raisons. D'abord, comme fa dit M. le Bourgmestre, le trafic serait nul ou peu prés ensuite, il ne peut être question de créer une ligne internationale entrc Nieuport et la France. Un chemin de fer vicinal rendra les rnêmes services qu'un chemin de fer grande section. La seule raison peur laquelle le cercle commercial peul préférer une grande voie un vicinal consiste dire que l'intérêt du commerce Yprois demande que nous puis- sions sortir de la ville et nous mettre en communication avec les villes de la pro vince. A quoi M. le Baron Surmont de Volsber- ghe répond aujourd'hui, comme nous le disions lors de la création de la ligne vici- nale Ypres-Furnes l'intérêt de notre ville est de faire arriver Ypres le plus de monde et de marchandises (notamment le beurre) possible. D'ailleurs combien d'yprois se rendront ils Dixoaude Un ou deux par jour On disait aussi autrefois qui! fallait per- mettre sux Yprois d'aller Furnes. Ne valait-il pas mieux attirer les habitants des communes desservies p; r le tram C'est ce qui se fait pour cette ligne c'est ce qui se fera pour Ypres-Dixmudeet c'est cause de cela que l'Ypres-Furnes prospère et fait prospérer notre marché au beurre, Voilé ce que M. le Bourgmestre reproche au Cercle commercial de it «avoir pas com pris autrefois et ae ne pas comprendre aujourd'hui. Dans la séance privée de Saaiedi dernier M, ie Bourgmestre a fait valoir d'autres moyens. Le Progrès lui reproche a'avoir traité huis clos un travail d'utilité pubiique. Nous ne connaissons pss aiosi les arguments, dit le Progrès, que Ton a fait valoir, arguments d'un caraclère politique histoire de conten- ter quelques charelains Nous ne nous arrêterons pas ces öalli- vernes. Le Progrès serait fort gêné de faire connaitre les noms des chatelains con- tenter. La vérité est que la ville d'Ypres a tout intérêt agir sans retard si elle veut être reliéa Dixmude par une ligne vicinale. 11 n'est pas toujours bon de faire connaitre au public, et pa'rtant d'autres intéressés, les raisons que i'on peut faire valoir el c'est sans doute pour ce motif que la séance cü ces raisons ont été exposées a eu lieu buis clos. On connaitra ces raisons plus tard, et le public sera satisfait. Le Cercle commercial ne le seia sans doute pas. Mais qu'est-ce que cela fait Nous cor,slatons que le conseiller qui était le plus favorable la ligne, grande section Ypres-Dixmude l'bonorable M.Boone, s'est incliné devant les considérations de M. ie Bourgmestre. Les trois abstenants n'ont pas élé convaincus comme luic'est leur droit. Mais nous pensons que l'avenir donnera raison la majorité du conseil, qui s'est ralliée au projet du vicinal Ypres- Dixmude par Elverdinghe. Sans doute Ypres ne sera pas, dans ce projet,, lête de ligne. Mais rien n'empêchera que ia nouvelle société s'emende avec celle de l'Ypres Furnes pour éviter le transbor- dement a Elverdinghe. Neus reviendrons sur cette question. Le Progrès, a la suite d'autres jour- naux libéraux, critique souvent la gestion fiuancière du gouvernement actuel. M. Lorand avait prétendu l'autre jour, comme le Progrès, que les dé- peuses de I'Etat se sont accrues de 40 millions en quatre années, soit 10 millions par an, et que la dette pubiique a considérablement augmen- té. Voici la réponse de M. de Smet de Naeyer, d'après le compte-rendu ana- lytique elle est, croyons-nous, pe remptoire. 11 y a lieu, répond ('honorable ministre, d'eti déduire tout d'abord k-s dépenses qua j ai quahflé: s indust! iellt s. Dans lVxposé du budget des votes et moyens, j'avais fait rema:quer que cette augmentation de dé penses est heureuse, puisque celles ci se traduisent par des augmentations de recettes. Celles du chemin de fer, par exemple, ne correspondent elles pas un accroissement de trafic? II est, vraiment étrange d'entendre M. Lorand l'impnleré grief au gouvernement! A eötéde cela, il y a des dépenses nou velles incorporées au budget ordinaire, celles dont M. Lorand neus félicite. li est assez étonnant de le voir, aprés cela, rasser au balcon et s'écfier Voyez le chiffre de nos dépenses et me faire un grief de ce dont il me félicitait quelques minutes aupa- ravant La ChSmbre a eu se prononcer sur ces dépenses et personne n'y a trouvé matière critique. M. Lorand. On n'a pas eu Ie terops de discuter le budget des voies et moyens. M.de Smet de Naeyer,rainistre des finances. On ne les critiquera pas davantage l'avenir, car ces dépenses comprennent l'augmentation des perils traitements, non compris ceux des agents du chemin de fer, qui figurent ee dernier budget. 11 y a aussi les pensions la rémunération des miliciens, eet acte de justice et de répa- ration trop longtemps attendu la publica tion des documents officiels dans les deux langues, qui nous cr üte 200,000 trancs l'extension de la bienfaisance pubiique ainsi que le service des prisons et des cultesle service des consulats, qui co üte 230,000 frs de plus la garde civique l'enseignement supérieur, rnoyen et primaire les indem- nités pour bestiaux abaltus l'amélioration de nos races nationales la voirie vicinale, qui a été largement étendue les mesures qui ont été prises contra l'alcoolisme la création du ministère de l'industrie et du travailtout cela a coüté 19,500,000 francs. Qu'ori me dise sur laquelle de ces dépenses on peut ïéaliser des économies? Ce sera rendre service I'Etat. Mais nou au lieu d'indiquer des économies, la minoriié a approuvé toutcs les propositions de dépenses nouvelles. M. Lorand. Je n'ai pas approuvé les 6 millions de la rémunération des miliciens. M. de Smet de Naeyer. ministre des finances. Vous avezétéseul vous absie- nir. M. Vandervelde. Nous avons été d'ac- cord avec vous au vote, monsieur le ministre; mais nous n'avoris pas approuvé cette dépense sans réservesEt nous pourrions indiquer, au surplus, d'autres économies faire sur d'autres dépenses. M. de Smet de Naeyer, ministre des finances. J en serais charmé. M. Vandervelde. Par exstnple, sur le budget de la guerre et celui des dotations. (Exclumations a droitej. M. de Smet de Naeyer, ministre dts finances. Alions nous revenir sur ces dépenses, que le gouvernement estime né cessaires Tcutes ces questions ont été discutées. Pas brillante, on ievoit, la réplique des chefs des detix gauches. M. Lorand avait aussi reproche a l'houorable chef du cabinet l'augmen tation de la Dette pubiique. Sur ce point encore, la riposte a été décisive. Cilons la, d'après le compte rendu aiialytique Tandis que M. Graux avait emprunté 100 millions par art, de 1878 4 1884, et M. Beeruaert 40,500,000 francs, j'ai em prunté,-depuis le ler Janvier 1874, 138 mil lions 767 mille francs. M. Hemeleers. Nous voilé loin de 100 millions par an M. de Smet de Naeyer, ministre des finances. Seulement, la dette flottante, qut était de 20 millions mon arrivée au pouvoir, est aujourd'hui liquidée. M. Lorand. Et les chiffres de 1896 M. de Smet de Naeyer, ministre des finances. Pour 1896, le chifïre est de 81 millionset M. Lorand a oublié que 20 millions, sur ces 81, ont été employés au remboursement des bons du trésor de la dette flottante. Quant au 61 millions restanls, l'honorable mernbre aurait dit se demander s'ils étaient disponibles ou non Je lui aurais fait remar- quer que nous disposioris, au 31 décembre 1896, de Ressources disponibles s'élevant plus de 80 millions, chiffre qu'elles n'avaient jamais atteint auparavant. Les reproches de l'honorable membre ne sont done nuilement fondés. Notre situation fiuancière ne pouvait être autre, du reste, depuis que nous avons fait passer au service ordinaire, une partie des dépenses payées jadis par l'emprunt. On n'a done pas établi que nos dépenses ne fussent pas justifiées et que nous emprun- tions davantage que notre prédécesseur. Lans la discussion du budget de l'In- térieur, plusieurs membres se sont occupés de la question du droit d'au- teur dont l application donne lieu a des abus. Nos honorables députés,MM. Iweins d Eeckboutte et Colaert, sout interve- nus dans le débat, dénongant a leur tour des abus et réclamant la modifi cation de l'article 16 de la loi de 1886, sur la propriété littéraire et artistique qui défend d'exécuter publiquement des ceuvres saus le eontentement de l'auteur.

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1