CONCERT 11 ■H oP-GA Nf~ Samedi 12 Juin 1897. 10 centimes le N° 32e Année. N° 3253. Au Volkshuis. La guerre Turco-Grecque. Le Congrès des libres-penseurs a Liège. L'enquête sur Ia petite bourgeoisie a Gand. A la Chambre. .'ill i i On s'abonne rue au Beurre, 36, 4 Ypres, et k tous les bureaux de poste du royaume. La JOURNAL D'YPRKS parait la Mercredi et le Samedi. Le prii de l'abonnement, payable par anticipation ast de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fln Décembre. Les articles et communications doivont être adrosses franc de port 4 l'adresse ci-dessus. Les annonces coütent 15 centimes la ligne. Les réclames dans la corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires, t franoia ligne Les numéros supplé- mentaires coütent to francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandres) s'adresser k VAgence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et k Paris, 8, Place de la Bourse. DemainDimanche 13 Juin de midi a 1 benre, sur la GRAND'PLACE par la GRANDE FANFARE. PROGRAMME 1. Les Hirondelles de Vienne, marche militaire, Schlöqel. 2. La Confiance ouverture, Van Remoortel. 3. Douce Fleurpolka pour bugle et piston, Wenes. 4. Fantaisie Rustique, Mestdag. 5. Pas des Fianfailles, mor- ceau caractéristique, Grillet. 6. Le train éclairgalop, V. Gallin. Dimanche 13 Juin, 8 heures du soir, RÉUNION MENSUELLE. CONFÉRENCE par M. Golaert, Echevin et Représentant. Les négociations. Une troisième conférence entre les am bassadeurs et Tewfik pacha a eu lieu. Sur ces conférences, on continue de ne rien savoir de source autorisée. Le bruit court seulement qu'elles res- semblent plus k un conclave qu'k des con férences islamo-chrétiennes. Malheureusement, une parfaite entente ne semble pas exister entre les puissances. Plusieurs, sans doute, se montrent ré- solument contraires k la Turquie. Nicolas II, notamment, répondant k une lettre du roi de Grèce, aurait déclaré qu'il était prêt k conseiller la prompte évacuation de la Thessalie. Dans le même ordre d'idées, l'amtassa- deur britannique k Constantinople aurait dit, d'un ton tranchant, au ministre turc des affaires étrangères, que l'Angleterre ne permettra jamais k un Etat mahométan de s'agrandir aux dépens d'un Etat chrétien. Mais cette proposition n'aurait pas ren contré l'assentiment de certains autres am bassadeurs, qui l'auraient même accueillie avec surprise. Si les gouvernements européens ne se montrent pas unanimes, le Sultan ne cédera certainement pas. II est poussé k résister, et par sa nature, par le fanatisme d'une partie de ses sujets. On raconte, k ce sujet, un incident ca ractéristique Visitant incognito les ambulances d'Yil- diz-Kiosk, il s'arrêta au chevet d'un sous officier et lui demanda s'il désirait quelque chose. On me soigne bien, ma blessure se guérit, mais je ne veux plus vivre, répondit le malade. Du moment que le padischah rend le pays que nous avons conquis au prix de notre sang, je n'ai plus qu'un désir ne plus vivre. Abdul-Hamid quitta la salle sans mot dire. Suivaot certaines versions, il consenti- rait k discuter avec les puissances les pré- liminaires de paix, mais il persisterait k ne vouloir conclure la paix que directement avec la Grèce. Plusieurs ambassadeurs seraient d'avis de laisser la Turquie négocier directement avec la Grèce, mais seulement sur la base des conditions de paix acceptées par les puissances. Gette nouvelle inspire de l'in- quiétude k Aihènes, oil 1'on craint une pro longation de la situation actuelle. Getle situation est, en effet, intenable, notamment pour les malheureux Tbessa- liens réfugiés en Grèce. Aussi ont-ils résolu d'adresser au gouver nement bellénique un manifeste dans lequel ils demanded que leur pays soit prompte- ment évacué par les troupes turques, parce que, dans lecas contraire, il seront complè- tement ruinés. Nous sommes loin encore de cette éva cuation, si juste, si logique, si nécessaire soitelle. Les Turcs continuent de s'installer en Thessalie, comme s'ils ne devaient jamais la quitter. L'inspecteur de la Dette publique k Salo- nique et trente employés viennent encore d'y être envoyés pour organiser le ser vice. Paralièlement, les préparatifs militaires continuent d'etre poussés sans relache 600 réservistes et un régiment de cava lerie ont quitté Constantinople Mardi soir; un autre régiment de cavalerie a été mis en route le lendemain. G'est potirquoi, suivant une dépêche de Constantinople, on est réduit k espérer que le Divan finira par se coiatenter d'une rectification de frontière, donnant Trikkala k la Turquie. Or, la cession de Trikkala implique la cession d'une bande de territoires mesurant au moins de 35 kilomètres de largeur. Cette espérance donne la mesure de la faiblesse des puissances dites chrétiennes. Le congrès annuel des libres-penseurs s'est tenu k Liège Dimanche et Luhdi. Le Peuple, qui en rend corapte, nous ap- prendque M. Furnémont, député socialiste, y a prononcé un discours, oti il a déclaré que les socialistes ont pour devoir de s'occu- PER d'AVANTAGE DES QUESTIONS RATIONALISTES. LA LIBRE PENSÉE ET LE SOCIALISME SONT INSE PARABLES. s'est écrié le citoyen Furnémont. Les conclusions suivantes, qui ont été adoptées par le Congrès, nous montrent une fois de plus que les libres-penseurs se préoc- cupent de ne pas laisser échapper leurproie. II résulte des décisions judiciaires et de l'avis de plusieurs jurisconsultes 1* que le moyen le plus sur de faire respecter ses der- nières volontés est de faire un testament par acte public, c'est-k-dire devant notaire. De celte fapoD le testateur empêche que Ton conteste l'authenticité de sa signature 2. que le testament olographe, sur papier libre ou sur papier timbré, est également valable 3. qu'il est préférable d'écrire les testa ments sur papier timbré. Les testaments sur papier libre donnent lieu a l'application d'une amende, en cas de procés. Aucune modification n'est k apporter aux formules rédigées par la Fédération des Li- bres Penseurs. Le Congrès s'est occupé ausside la créma- tion. Jadis, pour propager la crémation des cadavres; les libres-penseurs invoquaient l'bygiène. Soit que l'argument ne tut pas péremptoire, soit qu'il fut de nature k dormer le change sur le véritable but poursuivi par les libres-penseurs, M. Bruggeman, deGand, a demandé, dit le Peuple, qu'on ne se base plus désormais sur l'bygiène pour ré- clamer l'incinération. Les conclusions de M. Bruggeman ont été admisesk l'unanimité. Les voici Le Congrès, considérant que les enler- remenls en général et ceux des catholiques en particulier répugnent aux sentiments de la nature Considérant que la crémation est un mode de destruction des cadavres générale- ment admis etdésiré par les libres penseurs Considérant que l'état aciuel de la legis lation ne permet pas l'incinération Emet le voeu de voir les Chambres légis- latives reviser la loi sur les sépultures, en vue de permettre aux communes d'établir dans les cimetières des fours crématoires, destinés aux incinérations volontaires et charge les dépulés libres-penseurs de pren- dre l'initiative et la défense de cette propo sition. Le prochain Congrès, qui se réunira k Anvers s'occupera du néo-maltbusianisme. Nous croyons ne pas juger témérairement cette future réunion, en annoncant qu'elle proclamera son adhésion aux theories de Robin et d'Emilie Claeys. Nous avons signalé l'intérêt social que présentait l'enquête que l'on projetait d'ou- vrir k Gand sur la situation de la petite bourgeoisie. Ce projet vient d'entrer dans sa voie de réalisation. La commission nommée par le collége échevinal de Gand a arrêté d éfiniti vemen tie texte du questionnaire qui sera adressé k toutes les associations qui s'occupent spécia- lement de la situation de la petite bour geoisie, ainsi qu'aux parliculiers qui le réclameront. Ce questionnaire, trés étendu, est divisé én neuf chapitres dont voici les litres 1° La bourgeoisie gantoise et la concurrence,; 2? Le commerce et le crédit3° Le commerce et le système fiscal 4" Le commerce et les frais généraux5° Le commerce et les faillites6° Le commerce et les autres classes sociales7° Les consommateprs 8° Les frais de justice 9° Législation et réglementation. La commission a également décidé d'en- voyer k tous les intéressés un second ques tionnaire, plus restreint, s'informant des maux qui affectent le métier exercé par le destinataire et des remèdes qu'on pourrait y apporter. Nos monuments Yprois. M. Golaert a profité de la discussion du budget des beaux-arts, pour signa ler au Gouvernement l'état de dé la- brement de nos monuments. II a réclamé une intervention plus large de la part de l'Ëtat qui ne peut moins faire que pour les Hotels de Ville de Louvain et d'Audenarde, qui obtiennent des subsides s'élevarit a SO °/0 de la dépense totale. L'honorable Député a remercié iM. Yan den Peereboom d'avoir acquis pour compte de l'Etat lancienne mai- sorr des Templiers. II a fini par recommander a la bien- veillante attention du ministre des Beaux-Arts, la récente brochure de MM. Butaye et DeDeyne «Le Guide du Touriste a Ypres et aux environs». Nous reproduisons le discours de M. Colaert d'après les annales parle- mentaires. M. Colaert.Messieurs, l'honorable M. Tack vient de rendre un hommage indirect, mais trés mérité, a M. le ministre des chemins de fer, qui pourrait passer ministre des beaux-arts. Nous voyons de tous cótés se produire faction i. I

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1