il I fï AFFAMÉS DES INDES. ii m w 'i Ir 11: ilf2 0?££NC UWm Bi i'ti». mi'M -il |H im I IJ Mercredi 16 Juin 1897. 10 centimes le N°. Sr Année. N° 3b2S4. Pour les Le roi de Siam a Rome. Anarchistes repentants. La conférence de M. Colaert au Volkshuis. Discours de M. Iweins d'Eeckhoutte. ii 11 kj|i I I si::1 ii'! fell On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et a tous Ies bureaux cie poste du royaume. Le JOURNAL D'YPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnement, payable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adrosses franc de port d l'adresse ci-dossus. Les annonces coütent 15 centimes la ligne. Les réelames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne.Les insertions judiciaires1 franc la ligne Les numóros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplairos. Pour les annonces de France et de Belgique excapté les 2 Flandros) s'adresser k VAgence Savas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et k Paris, 8, Place do la Bourse. Liste précédente Une Lilloise Deux enfants de Marie Anonyme Repettes diverses Quelques enfants 1714 fr. 85 10 4 10 18 3 A propos du séjour que le roi du Siam vient de faire Rome, auprès duroi d'ltalie, le Temps raconte l'anecdote suivanle Les deux souverains faisaient ensemble une promenade en voiture par le Corso, la villa Borghèse et le Pinsio, c'est-k-dire les endroits les plus fiéquentés par la population romaine, dans laquelle, comme on sail, l'élément ecclésiastique est assez largement représenté. La voiture royale ayant croisé souvent des groupes de séminaristes, le roi de Siam re- marqua que ceux-ci ne saluaient jamais, au contraire de ce que s'empressaient de faire tous les autres promeneurs. Avez vous remarqué, dit il enfin, com me intrigué, au roi Humbert, avez-vous re- marqué tous ces gens aux grands ehapeaux qui nous regardent bien, mais qui ne saluent pas Ach oui, répondil le roi d'ltalie avec indifférence, eest qu'ils sont attachés au Vatican. Mais il parait que ce n'était pas lk une raison suffisante aux yeux du roi de Siam, qui répliqua avec naturel Est-ce que vous n'avez pas des... po- tences Le roi Humbert ne put s'empêcher de sou- rire de cette saillie inattendue du souverain de l'Extrême-Orientpuis il expliqua k son compagnon que c'étaient lk, en Europe, cho- ses d'un autre age et qu'en Italië, notammerit, la peine demortétait depuis assez longtemps abolie. La Croix emprunte ce toucbant récit k la Semana cattolica de Madrid Deux des cir,q anarchistes fusillés, le 4 Mai, k Montjuich.sont morts réconciliés avec Dieu et la sainte Église, en donnant tous les signes du plus véritable repentif. Ils ont pu- blié la rétractation de leurs erreurs anarchis tes dans une leLre k l'évêque du diocèse, en lui demandant pardon de [attentat commis le Dimar.che après la Fête-Dieu, dans cette ville. Nous reproduisons une lettre particulière écrite par l'un d'eux, Ascherie, k l'un de ses anciens amis de Vich, document qui, par son caractère intime même, révèle plus k fond la sincérité de son repentir. A. M. D. J. Claveria, fabricant a Vich. Cher monsieur, Peut-être vous avez oublié le malheu- reux qui vous écrit cette lettre, mais lui a conservé, avec le souvenir de vos bontés, celui d'une promesse qu'il vous avaitfaite dans une des discussions que, avec tant de talent, vous avez soutenues contre lui sur l'existence de Dieu, qu'il niait. Je ne vous rappellerai pas les multiples bétises prononcées par moi. Jevousprie de m'en dispenser; seulement je vous rappelle rai que vous m'avez fait promeitre que si, un jour, Dieu, dans sa miséricorde, me donnait la foi pour rnon salut étèrnel, je vous en in- formerais, en quelque lieu que je puisse me trouver. Cette lettre a pour objet de remplir ma promesse. Je crois en Dieu tout puissant, en son Église catholique, apostolique et romaine, notre sainte Mère. Les moyens dont s'ist servie la divine Providence pour me rttirer de Terreur sont terribles dans leurs clartés, mais je ne me plains pas et je dis du loud du coeur Que votre volmné soit faite sur la terre comme au ciel Ayant accompli ma promesse, je vous envoie repression de mon plus prolond respect, et je vous prie de vous souvenir quelquetois de moi dans vos prières. Thomas Ascheri. Chapelle des condamnés k mort dans le chkteau de Momjuich, le 3 Mai 1897. P.-S. Si j'avais le plaisir de savoir que vous vous inléressiez k moi jusqu'k savoir quelles ont élé airs dernières pensées, je vous prie de les demauder k mon confes- seur, le R. P. Jaime Maltorell, aumönier du bataillon Alphonse XII. J'ai trouvé en lui, en plus des consola tions spirituelles, celle d une amitié frater- nelle, qui adoucit surnaturellement l'amer- tume de mon agonie, et je garderai son souvenir même après ma mort. Adieu. Thomas Ascheri. Ces anarchistes farouches, on le voit, se précipitent avec joie, en s'apercevant oü les ont conduits les théories socialistes, dans le giron du catholicisme, et e'est k la religion qu'ils demandent la force de mounr, quand elle aurait si bien pu les aider k vivre, si l'infkme socialisme ne les en avait détournés pour les livrer au peloton dexé- cution. La conférence que l'honorable Eche- vin-Député a donnée, Dimanche soiiq aux membres du Volkshuis a cu succès complet. L'orafeur a traité divers sujets la question miiiiaire, la question sociale, la question flamande. Pendant une heuro et demie, M. Colaert a tenu le nombreux auditoire littéralement suspendu a ses lèvres. Dans un langage éievé, quoique souvent bumoristique, mais toujours a la portée de son auditoire, il a traité ses sujclsde main de maitre, soulevant a cbaque instant les applaudissements de son auditoire. Quel dommage que nous ne puis- sions pas reproduire en entier la belle conférence de nofre sympathique Re présentant el Echevin! Nousessaierons d/en donner un résumé dans notre prochain numéro. Disons, rlès maintenant que, lout en reconnaissant que le projet de loi Devriendt-Coremans est susceptible de quelques modications, l'orateur a dé- claré qu'il défendraitet voterait le pro jet, le jour, qu'il espèrc prochain, oü ce projet reviendradevant laCbambre. Selon notre promesse, nous repro duisons aujourd'hui, d après les Anna tes de la Cbambre, le discours pro- noncé par M. Iweins d'Eeckhoutte, düns la discussion du budget des travaux publics. M. Iweins d'Eeckhoutte. Messieurs, a l'oc- casion de la discussion du budget des travaux publics, je me permettrai d'adresser quelques questions a l'honorable ministre. Tout d'abord, je lui demanderai oü en est la reconstruction du Pont-Rouge, reliant Ypres a Lille par la route de l'Etat et dont la communi cation est interceptée depuis deux ans parsuile de l'effondrement du pont Les nombreux habi tants riverains se plaignent avec raison de cette situation. Je sais que des difficullés ont été soulevées a propos de la reconstruction dece pon! et qu'une commission internationale s'est reünie k Biu- xelles. De plus, it est a ma connaissance que M. le ministre des travaux publics a fait tout son possible pour arriver a une solution ayant pour but la reconstruction immédiate du dit pont. Mais, d'autre part, eette situation lamen table crée un préjudice considerable a une grande partie de notre arrondissement et tout particulièrement aux intéréts agricoles et in- dustriels. Je demanderai a l'honorable ministre si cette facheuse situation devait perdurer et alors que de nombreux intéréts sont sacrifiés par la non- exécution de ce travail, d'examiner s'il n'y aurait pas moyen d'établir it bref délai un passage sur quelques bateaux, afin de mettre les deux rives de la Lys en communication. La vitte de Warnêlon souffre particulièrement de eet état de chosesles établissements industriels et nolaminent la grande sucrerie de deW'arnêton subissent des pertes considérables par suite de l'absencede toute communication avec ie nord de la France. Je recommanderai également a l'honorable ministre le repavage de la rue du Rivage, k Warnêlon, reliant la place de Warnêton au pont de la Lys. L'adjudication de ce travail depend absolu- ment du département des travaux publics. La ville de Warnêton a des travaux importants k exécuter, comme corollaire de ceux de l'Etat. La bonne saison élanl arrivée, il serait fort desirable que le gouvernement mit it bref délai le repavage en question en adjudication. La ville de Warnêton possède un réseau de 24 a 28 kilomètres dechemins appelés «graviers» qui ont été construits sous ia haute surveillance et la direction des ingénieurs de l'Etat. On a placé dans le lit de ces graviers de la marne qu'on a recouverte de gravier de Saint-Omer ce gravier est un silex eomposé a concurrence de 45 p. c. de sable et de terre. Or, par suite du roulage, ce silex s'est affaissé, il s'est réduit en poussière et ilen est résulté pour lout ie monde un préjudice considérablc. L'administration communale de Warnêton consacre annueliement a la reparation de ces graviers plas de 14,000 francs. Elle s'est adressée tout réccmmcntau dépar tement des travaux publics pour lui demauder si elle ne pourrait pas profiler du transport gra tuit des dcchets de carrières pour l'amélioiation de ces graviers. II lui a élé répondu qu'il élait impossible de lui accorder le transport gratuit des matériaux pour ce genre de travail Puisqu'il en est ainsi, je demanderai a l'hono rable ministre s'il n'y aurait pas moyen d'accor- der un subside a la ville de Warnêton sur le crédit figurant au budget de ('agriculture, pour l'amélioralion et l'entretien de la voirievicinale, ces graviers ayant été construits dans des conditions déplorables, sous la haute surveil lance et la direction des ingénieurs de l'Etat. 11 est excessivement pénible etonéreux pour cette administration communale de devoir con- sacrer annueliement, comme je l'ai-dit il y a un instant, un crédit de 14,000 francs k l'améliora- tion de ces graviers. Passant a un autre ordre d'idées, je deman derai a l'honorable ministre oü en est la classi fication de la reprise de certaines routes com- munales pavées. Je recommanderai tout particulièrement la reprise de Ia route de Cruys-Eecke au pont de WerviSq. Cette route relie deux routes de l'Etat. Je sais que les ingénieurs des ponts et chaus- sées, pressentis au sujet de la reprise de cette route, out émis un avis favorable. 'i II u'; li 1 i:1 if - - M ;!:M' ffeljl b ti lig I il i||||l li Pil igjii |j: i pi!; ]|i|l M ik if ii t l: k I ffi l

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1