e siW& AFFAMES DES INDES. CONCERT tS& Samedi 3 Juillet 1897. 10 centimes le N°. 329 Année. N° 3259. Pour les Jeudi 8 Juillet 1897, En Grèce. Le Prince de Naples et l'envoyé pontifical, a Londres. Grève au Borinage. Actes Officiels. BEAUX-ARTS. Propos variés. On s'abonne rue au Ber^re, 36, k Ypres, et k tous les bureaux de poste du royaume. La JOURNAL D'YPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnement, payable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en ens. Les abonnement» sont d'un an et se régnlarisent fin Déeembre. Les articles et communications doivent dtre adrosses franc de port k 1'adresse ei-dessus. Les annonces content 15 centimesla ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligne Lesnuméros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandres) s'adresser a l'Agence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. Listes précédentes Anonyme B L. M. Baert, curé k Becelare 2379 fr. 90 2 fr. 68 1 2 fr. 50 1 0 fr. 50 5 10 k8l/2 h< U'es du soir, sur la GRAND'PLACE par la GRANDE FANFARE. PROGRAMME 1. Boulogne Marche mili taire Steenebrugen. 2. Ouverture de l'opéra, le Domino Noiv Auber. 3. Le carillon de la maison du Roi: Gavotte caractéri- stique Strauwen. 4. Grande fantaisie sur l'o péra la Fille du Régiment Donizetti. 5. Jeunes OccursValse de concert Moeremans. 6. Souvenir de la cavalerie Polka, hommage k la cavalerie Beige par J. Painparé. Le gouvernement grec a été informé que dans toute l'ëtendue de l'Empire les autori tés turques, et notamment celles de l'Asie Mineure, oppriment les habitants grecs afin de les forcer de renoncer k leur nationalité et k devenir sujels musulmans. Le gouvernement grec va adresser k ce sujet une protestation aux puissances. Les négociations pour la délimitation de la zóne neutre entre les deux armées ne sont pas encore terminées. Le prince héritier a quitté le Pirée hier soir se rendant au camp des Thermopyles. On annonce que deux navires montés par des pirates musulmans ont étéapercus dans les environs d'Amorgos. Six cadavres décapités ont été trouvés, dit-on, sur la route, kdeux lieues de marche de Larissa. On ignore si ces cadavres sont ceux des six notables qui ont été arrêtés et dirigés sur Elassona. En tous cas, on croit lue trois de ceux-ci ont été massacrés. Le prince de Naples qui s'était abstenu, on le sait, d'assister avec les autres princes et envoyés catholiques des puissances, k la cérémonie religieuse accomplie, le lende- main de son arrivée, dans l'église de l'Ora- toire et présidée par l'envoyé pontifical Mgr. Sambucetti, a tenu k accentuer cette abstention en refusant aussi d'accepter l'in- vitation formelle qui lui a été faite, le 24 courant, d'assister k une autre cérémonie religieuse célébrée aussi par MgrSambucetti, dans l'église catholique italienne dédiée k Saint Pierre. Le motif de l'abstenlion est done évidentle prince héritier de Savoye, qui trabie après lui, même k l'éiranger, les suites du funesie coriflt avec le Saint-Siège, a évité, comme une ousession, la présence de l'envoyé pontifical, ce qui n'a pas empê- c'ué d'ailleu'S Ie petit p' incede Naples d'ac cepter d'autrps invitations, comme le déjeu ner chez le lord maire, oü se trouvait pourtant Mgr Sambucetti. Au reste, quoi qu'en dise une soi-disant déjêche de Londres au Popoio Romano, l'at- titude de Mgr Sambucetti a été on ne peut plus correcte et rien certes de plus naturel, que le représentant du Pape officie k une cérémonie religieuse, étroitement rattachée par sureroit k l'objet même de sa mission. Mais le Popoio Romanok propos de la mes- se célébrée par Mgr Sambucetti dans l'égli se catholique italienne de Saint-Pierre et k laquelle le prince de Naples avait été invité par le recteur de cette église, prélend que Mgr Sambucetti, envoyé k Londres com me ambassadeur du Saint-Siège, aurait dü remplir slrictemenl sa mission, en assistant, s'il le voulait, k la raesse, mais sans partici- per k la célébration. Cette prétention est tellement extravagante qu'il suffit sans doute de la signaler pour en faire justice. Quant k l'attitude injustifiable du prince de Naples, elle a suscité, même dans le monde italianissime, maintes criti ques,accompagnées de pronostics rien moins que rassurants sur la conduite du petit Victor Emmanuel si jamais il arrive au tröne. II se proraet, parait-il, de suivre une politique particulièrement raide et cassante vis-h-vis du St-Siége, et au rebours du roi Humbert, qui, k la mort r'e Victor Emmanuel II, aurait dit par rapport au St-Siége: Je serai meil- leur que mon père. Victor Emmanuel III dira plutótJe serai pire. Tout cela d'ailleurs, est relatif et ne saurait rien chan ger k la ligrie trés ferme et irréductible du Saint-Siége lorsqu'il y va de ses droits inalié- nables; et de même que Pie IX, loin de se laisser toucher par les meilleures intentions d'Humbert ier, déclara ce meilleur-lh n'est pas encore bon de même aussi les pires desseins qui grandissent avec l'héritier de Savoie trouveront inébranlable le successeur de saint Pierre. Nous apprenons que notre bataillon d'infanterie estparti pour Ie Borinage, oü la grève parait s'accentuer. La situation tendue dans tout le Borinage, s'est aggravée pendant la journée de Jeudi. Le nombre de grévistes s'est augmenté d'environ 4000, il estaujourd'hui de 46,200. On a cessé le travail dans les charbonnages oü les chómeurs étaient peu nombreux, no tamment an Levant du Flénu, k l'Ouest de Mons, k Pkturages et-Wasmes. La grève a envahi, dans la région de Dour, les puits de l'Ouest de Mons sur Dour et Elouges, et ceux de la Grande Machine k feu. Par centre,on continueletravail auxcharbon- j nagesdu Buis de Saint Ghislain et des Che- j i vahères de Dour. 1 I Les mineurs, qui sont calmes, restent j chez eux ou se promènent isolément ou par petits groupes dans les bois et les champs. La gendarmerie a néanmoins été renforcée sur certains points, dans le canton deBoussu notamment, oil l'on craint des violences et des désordres. Des meetings ont eu lieu k Frameries, k Boussu, k Paturages et k Dour. Les orateurs ont recommandé lecalme, mais ont conseillé aux ouvriers de tenir bon dans leurs récla- mations concernant le retrait du règlement el l'augmentation des salaires. On prévoit que demain l'arrêt du travail sera complet dans tout le Couchant de Mons. Voici sur quels articles du règlement nou- vellement affiché portent les réclamations des grévistes 1° Les ouvriers (du fonds) des deux postes préposés au chargement et au trans port ne peuvent remonter qu'après l'enlève- ment complet des produits abattus. 2° Indépendamment des amendes encou- rues en vertu du présent règlement, l'ouvrier est responsable envers la Société des dom- mages qu'elle éprouve par toute absence non justifiée par la non exécution ou la malfapon du travail qui lui a été confié ou qu'il s'est engagé k exécuter. La question de responsabilité dans le tra vail et dans la détérioration des outils, qui est inscrite dans les règlements affichés nou- vellement, estjusqu'k présent le grief princi pal des mineurs. L'ancienne règlementation des travaux était k peu prés la même sur ces points et les ouvriers ne s'en plaignaient pas. On estime que certains ouvriers de la région d'Hornu et de Wasmes cesseront leur chómage. Un arrêté royal du 21 Juin 1897 a ap- prouvé la délibération par laquelle le conseil communal de Poperinghe adopte des plans d'alignement pour les rues de Dunkerque et de Furnes, en cette ville, appartenant res- pectivement aux routes de Rousbrugge k Ypres et de Poperinghe k Oostvleteren. War nè ton M. Emile Cauche de Warnêton, agé de 22 ans, ancien élève de l'académie d'Ypres, élève du cours supérieur k l'académie royale d'Anvers, vient d'obtenir au concours de fin d année la médaille royale pour les deux peintures qui ont fait l'objet du concours de 1897. Le tableau La mise au Tombeau d'après Van dyeke exposé dans la salie des séances du conseil communal de Warnêton el favorablement apprécié par les connais- seurs, faisait déjk iiien augurer du jeune artisie Warnetonnais mais la décision du corps savant le classantk 1'unanimité premier de 30 concurrents assure au jeune académi- cien un brillant avenir et k sa ville natale un nouveau et légitime titre de gloire. Au lauréat de l'académie royale d'Anvers les chaleureuses félicitations de ses conci- toyens. M. Emile Verhack d'Ypres, également ancien élève de l'Académie des Beaux-Arts d'Ypres, vient de remporter le premier prix k la classe de Modelage (le torse,) cours de Monsieur Jacquet, Professeur de l'Académie royale de Bruxelles. Nous sommes trés heureux du brillant succès de notre jeune concitoyen, et nous félicitonsenmême tempsquelui les Directeur el professeurs de notre Académie. Une variété de M. Prudhomme, Du Figaro, sous la signature d'Alfred Gapus M. Prudhomme, a sa familie qui l'écoute religieusement, Mes chers enfants, le spectacle grandiose grandiose, je répète le mot que les Anglais offrent, k la minute ou je parle, k tout le monde civilisé est une lepon qu'il faut que nous ayons le courage d'accepter. Plus de vain amour-propre na tional On sait oü cela nous a conduits. L'histoire de France est k refaire de fond en combleAvouons-nous hautement que ce sont nos voisins qui ont raison, toujours raison, et que nous ne sommes k cöté d'eux que des gamins aimables, sans doute, mais trés légers et bien superficiels, dénudés de sens pratique et d'énergie Toto, douze ans, froissé dans sa vanité. Oh! M. Prudhomme. Tu est bien francais, toiA douze ans tu descends bien de ce

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1