1 vn i 1 I 5 8 CHROR/QUE LOCALE it h I I M .li éi j]| m Mercredi 3 Novembre 1897. 10 centimes le N°. 32e Année. N° 3292. Leconseil municipal de Paris et l'instruction publique. Le procés de Ia princesse Elvire. Espagne. L'affaire Dreyfus. i ii'! Wif I: ;l i I ÉMÊÈÊÊm On s abonne rue au Beurre, 36, a Ypres, et k tons les bureaux de poste du royaurae. pai* an pour tout Le JOURNAL D'YPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. le pays; pour Pétranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Déeembre. Les articles et communications doivent étre adrosses franc de port A I'adresse ci-dessus. Les annonces eoütent 15 centimes la ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligna Les uuraéros supplé- mentaires coutent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 ^landres) s'adresser A l'Agence Eavas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 3, Place de la Bourse. Le Temps, pen suspect cependant eü pcareille matière, juge sévèrement l'attitude odieuse du Gonseil munici pal de Paris dans la question de la subvention aux écoles libres, soulevée par M. Alpy Le Conseil municipal a été mis sur la sellette, trés habilement, par M. Alpy. Le conseiller conservateur s'est emparé et e'était de bonne guerre d'un fait avéré, connu de tous, et véritablement scandaleux, contre lequel, pour notre part, nous avons déjk maintes fois protesté. De l'aveu des statistiques officielies, émanant de la direc tion de lenseignement primaire de la Seine, il existe actuellement k Paris 4800 enfants d'age seolaire qui ne peuvenl être adrnis, faute de place, dans les écoles, et qui ne re- Coivent destruction d'aucune sorte. Dans quatorze arrondissements des pères de familie obligës par la loi de 1882 de faire instruire leurs enfants, mais ne réussissant k les caser ni dans les écoles publiques ni dans les écoles libres, qui sont également au complet, se trouvent dans l'impossibilité matérielle de satisfaire k ['obligation légale. Onpiévoil le jour prochain oü le départe ment de la Seine sera celui qui fournira pro- porlionnellement le plus grand nombre de conscrits ïllettrés. Telle est la fa^on dontest exécutée aprèsquinze ans, dans la ville-lu- mière, la loi sur l'instruction primaire obli gatoire Comment remédier k cette intolérable si tuation qui maintient dans l'ignorance, mal- eux, malgré leurs families,plus de 4000 enfants? J'ai un remède, dit M. Alpy ioscrivez au budget municipal un crédit de 400,000 francs peur être attribué sous for- ro® de bourse, k raison de 100 francs par élève et par an, aux écoles privées qui se douderont dans les arrondissements oü il wiste des expectants. Cela suffiravous verrez surgir du jour eu lendemain autant d'écoles qu'il vous en faut- Mon moyen ne vous convient pas? Vous Craignez de tavoriser les congréganistes Soit. A voire aise. Mais que comptez-vous faire? Car vous n'avez sans doute pas la pré* tention de refuser perpétuellement k 4000 otfants l'instruction k laquelle ils ortt droit Éli>vant de discuter les mérites comparés ^es écoles privées et des écoles publiques, Cs lui importe avant tout c'est que,publiques ou privées,il y ait des écoles Que répond ie Gonseil municipal? C*est trés simple il ne réporid rien. Le Pr°jet de M. Alpy a soulevé une opposition N'°'etite iaais tout s'est bovné k des mots, Pou 'tuut, aucun esprit impartial ne conte- stera que le seul procédé décent et légal pour exécuter la solution de M. Alpy con- sistaitk en a adopter une meilleure. Le Gon seil municipal n'en a adopté aucune. II a émis un voeu platonique invitant l'admini- stration k présenter k brefdélai la combi- naison financière destinée k doter l'emprunt volé par le Conseil municipal pour construi- re les écoles nécessaires pour recevoir tous les enfants en age de fréquenter l'école pri maire. Qui done, k l'Hótel de Ville, k pu se faire la momdre illusion sur l'efficacitéde cevoeu? M. Georges Girou a calculé qu'il faudrait plus de cinquante millions or, M. Grébau- val, rapporteur général du budget, a déclaré, au cours même de la séance d'hier, qu'il ne failait ni compter sur un emprunt ni espérer une disponibilité quelconque avant 1900 II est vrai que celte assemblée, qui affiche un si beau dédain pour les plus chers inté réts du peuple, perd son temps et gaspille- rait si on le lui perrnettait l'argent des cantribuables en manifestations révolution- naires. Hier encore immédiateuaent avant de condamner 4,000 enfants k l'ignorance for- cée, le Conseil a blkmé le préfet de la Seine, qui avail refusé d'envoyer des délégués, aux frais du public, k un Gongrès socialiste Reste k savoir si les Parisians ne finiront pas par se lasser des iritermitlences étranges que subit ie zèle démocratique de leurs élus.» La princesse Elvire de Bourbon vient d'in- teuter un procés k son pèce don Carlos, k propos de la succession de sa mère, donna Marguerite de Bourbon,duchesse de Madrid. Don Carlos avsit épousé la duchesse de Madrid k Frohsdorf, en Février 1867. 11 avait été stipuié, dans le contrat de manage, qu'une part de la dot de la duchesse resterait placée k Vienne et que l'intérêt de cette somme, soit 32,500 florins, serait servi an- nuellement au jeune couple. L'union de don Carlos et de la duchesse de Madrid ne fut pas heureuse. Les conjoints ne tardèrent pas a se sépa- rer et ia duchesse s'établit définitivement k Viareggio, oü elle pos3édait une ravissante inaison de campagne. Le maréchalat de la cour de Vienne, chargé de la gérance de sa fortune, cessa alors de payer k don Carlos les 32,500 florins, intéréts de la dot de sa femme, el fit parvenir cette somme directe- ment k la duchesse de Madrid. Geile ci s'était chargée de l'éducatiou de ses cinq en fants el ne recevait aucun subside de son inari. Cependant, la duchesse de Madrid étant morte ie 29 Janvier 1892, Don Carlos ren- tra en jouissance des intéréts de la dol de sa femme, jusqu'k la majorité de ses enfants La duchesse de Madrid avait stipuié, dans son testament, que sa fortune devait être parta- gée en quatre parts égales dont une devait revenir k la princesse Béatrice, une autre k la princesse Alice, une autre k la princesse Elvire. La quatrième part devait être parta- gée entre la princesse Bianca et don Jaime, fils unique de la défunte, lesquels avaient été déjk favorisés par le due de Modène. A la princesse Elvire revenait done un quart de la fortune de sa mère. Cette fortune oonsistait en une propriété k Viareggio, estimée un million de francs en un million d'argent comptant, déposé k la banque Rothscbild, k Vienne dans la rente de la dot de la duchesse gérée par le maré chalat de la cour k Vienne, etc. Le partage s'effectua régulièrement en ce qui concerne la première partie de cette succession. Mais donna Elvire réclame aussi le quart des 32,500 florins, intéréts annuels de la dot de sa mère. Or, don Carlos déclare qu'il ne fera par venir cette somme k sa fille que si elle se sépare du peintre Folchi et se décide k ren- trer aucouvent. Naturellement, donna Elvire n'entend pas de cette oreille. Elle déclare, trés haut, que, si elle avait envie d'entrer au couvent, elle n'aurait pas emploi de cette sorame. C'est paree qu'elle veut vivre dans le siècle et jouir de la vie qu'elle a besoin d'argent. L'afïaire viendra devant le tribunal Lucques, le 17 Janvier prochain. de La scission du parti conservateur. L'union des conservateurs, sous les au spices du marécha! Campos, du général Azcarragui.de MM. Bidal et Silvera, est fortement compromise, par l'attitude in- transigeante de M. Elduagen, du due de Te- tuan, de MM. Linarez, Rivo et Romero Robledo, qui ont l'intention de former un parti avec le général Weyler. paris, 31 Oetobre. Les journaux croient qu'il n'y aura rien de nouveau dans l'aftaire Dreyfus d'ici trois oti quatre jours. Le Matinprécisant, dit que M. Sclieurer- Kestner établit l'innocence de Dreyfus sur des pièces postérieures k celles du procés et prouvant que la trahison a été continuée après la rélégalion de Dreyfus. Interviewé par 1 'Eclair, M. Bertillon, ex pert, déclare que la preuve éclatante et irréfutable guida son opinion et ne lui permet pas d'égarer les juges. D'autre part, le gouvernement ne peut publier les preuves de culpabilité, preuves qui doivent être ravies k l'étranger. Rochefort, dans 1 'lntransigeant, raconte qu'il fut lui-mé ne l'objet de démarches en faveur de Dreyfus, de la part du directeur de la prison du Cherche-Midi, commandant aujourd'hui révoqué. Académie et Ecole industrielle. Nous appreuons qu'il est question de sup- primernotre «Académie ou plutót notre école de dessin et de donner un plus grand développementk lecole industrielle. Déjk, si nos renseignements sont exacts, la Commission des deux établisse- ments, composée de M. M. Colaert, prési dent, Gravet, Struye, Tack, Iweins d'Eeck- boutte, Poupart et Fraeijs, a approuvé, k l'unanimité de ses membres, les propositions du collége échevinal.Il reste k les faire voter par le conseil communal, qui sera appelé sous peu k se prononcer sur le mérite des innovations proposées. Attendons nous k des cris d'orfraie de la part des adversaires de l'administralion communale. Déjk le«Weekblad» k servi kses lecteurs un factum, intitulé Yperen Kerkhof oü nous trouvons deux choses d'abord des observations très-justes et très-sensées au sujet des écoles de dessin, auxquelles nous pouvons nous rallier presque sans réserves. Puis des affirmations concernant ia suppres sion de l'école de dessin qui, présentées sous un faux jour, sont de nature k induire le pu blic en erreur. Les premières sont une copie d'un travail dont le Weekblad eut bien fait de faire connaitre l'auteur, au lieu d'encadrer l'élu- de sur le dessin de sa prose embrouiilée. Tout au moins aurait-il dü mettre entre guillemels ce qui ne vient pas de lui. Mais passons. Personne ne conteste le mérite des écoles de dessin, et notre ad ministration communale, sous l'impulsion de M. Temmerman, l'ancien Ingénieur de la ville, a été l'une des premières k entrer dans la voie nouvelle que le succès a couronnóe. De quoi s'agit-il au fond Les cours de dessin sont ils ou seront-ils supprimés Nullement. Ils sont donnés k l'école in dustrielle, conformément aux idéés expri- raées par l'auteur de l'article que le Week blad ne fait pas connaitre. Seulement ils ne seront plus donnés k l'académie afin d'é- viter un double emploi. C'est k juste litre, nous semble-t-il, que l'administration communale n'entend plus laisser subsister une académie dont les cours font ou peuvent faire double emploi avec ,1 I I i'üj j II i y il A il 1 l i 11 AM I' i' i w fj Mm la 'Il T tl m,t '1 ;il |RjT| I A 'i1 };ii G I? le; li I, iLiiiijj i tl I j J i i I j! I lip 111 llllB I' i. f el

HISTORISCHE KRANTEN

Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1