D i ;i 11 laf Am»*' mmm I \-;;4 11 REVUE BE Li SEMAtSE. j 1 Uil Samedi 13 Novembre 1897. 10 centimes le N°. 3295. «jS ^-W£7y^ qPJjlAjN^ 1 La réforme de la loi électorale en France. L'état de siège au Brésil. Allemagne. La rentrée des Jésuites. Autriche-Hongrie» Victoire des radieaux en Norvège. Un procés a Prétoria. Le quintuple suicide de Paris. Nouvelles Académiques. li' □LNNÉE. On s'abonne rue au Beurre, 36, a Yp e: k tous les bureaux de poste du royauire. Le JOURNAL D'YPRES parait le Mercredl et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 60 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port a l'adresso ei-dessus. Les annonces coütent 15 centimes la ligne. Les réclames dans le corps du journal content 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligne Lesnuméros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandres) s'adresser a 1 'Agence \Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. s Mi Li; La Commission chargée d'examiner la proposition de M. Goblet, tendant a substituer le scrutin de liste au scrutin d'arrondissement pour lelection des deputes, s'est réunie Mercredi pour constituer son bureau. Ont été nommés MM. de Mahy, président, etGuillemin, secrétaire. La Commission a decide d'examiner en outre de la proposition Goblet,, tou- tes les autres propositions relatives a la loi électorale dont la Chambre est également saisie. C est en vue de couper court aux manoeuvres boulangistes, et de sup- primer les occasions de plebiscite, que les Chambres frangaises avaient, il y a buit ans, substitué le scrutin d'ar rondissement au scrutin de liste. Les detenus a la prison se sont ré voltés. Les troupes sont sur les lieux pour réprimer la rébellion. Le Congrès a adopté en première et seconde discussion le projet de l'état de siège. Les autorités ont acquis la certitude quel'attentat contre le président est le résultat d'une vaste conspiration. Nous lisons dans le Lorrain, de Metz M. Lieber, le chef avéré du Cen- be, a rendu visite, il y a quelques jours, au prince de Hohenlohe. Les bruits les plus divers se sont rattachés cette entrevue.Les journaux hostiles au parti catholique ont cru devoir lettre le gouvernement en garde con- treles manoeuvres du Centre sur le- quel il n'y a pas :d compter. b autres ont pensé qu'il y a eu, en- lre le chancelier et M. Lieber, des Pourparlers en vue de gagner l'appui du Centre aux projets maritimes en rotour, le gouvernement aurait fait Cet>taines concessions aux catholiques, ü°tainment en ce qui concerne le rap- Pol des jésuites. Ce sont la de simples suppositions qui n ont rien defondé. En effet, quel- ques jours après, dans son discours qu'il a prononcé a Aix-la-Chapelle, M. Lieber a donné a entendre qu'il n'y avait encore aucun espoir de voir rap porter la loi concernant les jésuites. Le contraire eüt surpris. Depuis des mois, en effet, et notam- ment depuis la publication de l'ency- clique sur le centenaire de saint Caui- sius, les membres de la Ligue évangé- lique se sont livrés a une agitation efïrénée contre les jésuites et contre le catholicisme en général, de manière a faire croire en haut lieu que le peuple protestant de l'Allemague se soulève- rait si le vote du Reichstag demandant l'abolition de la loi contre les jésuites était confirmé par le conseil federal. Rien ne parait done changé dans les rapports entre le Centre et le gouver- ment. Dans le même discours, M. Lieber a fourni quelques explications relative- ment a la question du code de procé dure militaire. On apprend ainsi que le principe de la publicité des débats a été reconnu dans une certaine mesure et que l'Empereur, en sa qualité de chef suprème de l'armée, renonce a sanctionner les jugements rendus par les tribunaux militaires. Fêtes en l'honneur du B. Canisius. La présidence du comité créé a Vienne pour organiser les fêtes en l'honneur du 13. Canisius, a l'occasion de sou centenaire, communique le programme des fêtes qui auront lieu a Vienne et qui tiendront lieu du Con grès catholique autrichien, lequel ne se réunira pas cette année. Plusieurs membres de la familie impériale et delepiscopat prendront part a ces fêtes, dont voici le pro gramme Le Samedi 13 Novembre, il yaura, 7 heures du soir, une réception des hötes dans la Salie Thérésienne,k l'En- glischer Hof. Le lendemain Dimanche, messe so- lennelle pour la Congrégation de la Sainte Vierge dans l'église de l'Uni- versité. Après un banquet donné dans la susdite Salie Thérésienneune réunion aura lieu dans la salie des Gezellen catholiques. Lundi, messe solennelle et inscrip tion dans la Congrégation de la Sainte Vierge, en l'église de Saint-Augustin. Réunion générale. Séance constitutive de la Société pour la construction d'églises d Vienne. Christiania, dl Novembre. A l'élection complémentaire qui a eu lieu aujourd'hui dans le cercle de Nedenaes, un membre de la gauche a été élu au Sthorthing avec 4 voix de majorité. Cela porte le nombre de députés de la gauche k la Chambre a 77. Ce parti possède par la une voix de plus que la majorité absolue nécessaire a tout changement de constitution. La gauche compte encore sur du renfort aux prochaines elections. Prétoria, 11 Novembre. Aujoum d'hui a commencé prr devant la Haute Cour le proéès du gouvernement du Transvaal contre la société franco- beige des chemins de fer du nord de la République Sud-Africaine. Le gouvernement demande l'annu- lation de la concession actuelle pour plusieurs raisons de non exécution. La compagnie fait opposition a l'an- nulation, prétendant que tout litige doit être port I devant arbitres, mais la Haute Cour a rejeté cette exception en raison du précédent. Un cabotin lugubre. M. J. Cornély, dans le Gaulois, ap- précie en termes d'une juste sévérité 1'égoïsme de Dreyfus II faut nous liabituer a voir le goütdu suicide se répandre parmi nous et gagner tout ce que perdront dans les ames les idees religieuses. Car il est bien évident que si l'on se croit dépourvu d'ame immortelle si l'on considère Dieu comme une invention des prêtres, et les sanctions futures comme une légende destinée a renforcer le gendar merie, la vie, pourbeaucoup de gens, ne vaut guère plus la peine d'etre vécue. Mais il ne faudrait pas laisser s'acclima- ter parmi nous, pourtant, cette idéé stupide émise par le Dreyfus qui ne pouvait vivre avec douze mille francs de rente et une villa de cent mille francs, que le meilleur moyen de. témoigner sa tendresse a ses enfants, c'est de les aphyxier pour leur assurer une exi stence tranquille. Cette precaution témoigne non pas d'une tendresse paternelle éclairée, mais du plus monstrueux et du plus sauvage égoïsme. Elle nous ramène aux temps prékistoriques ou sur le tombeau du guerrier mort on im- molait son coursier, pour qu'il püt le monter dans l'autre existence, et- ses femmes, pour qu'il ne s'ennuyat point trop seul.Seulement on n'avait pas encore trovué la trucidation des enfants. C'est même un peu pour cela que nous pouvons encore philosopher ici- bas. La lettre que le suicidé a réservée au Temps est done, sous sa forme prétentieuse, une pure imbécillité. J'avoue que ce qui me crispe surtout dans ce drame, c'est cette lettre, c'est eet acte lugubre et niais de cabotinage. Ce monsieur qui, qui au fond, n'est qu'un vulgaire assassin, et un lache assassin, car il tue des enfants après les avoir grisés probahlement, ce monsieur éprouve le be- soin de prendre une pose devant les bour geois quit a vus, le soir, en sortant du ma- gasin, acheter le même journal que lui. Et il a bien som d'écrire a Hebrard pour dé- clarer qu'il n'a de compte a rendre a qui que ce soit, qu'il n'admet pas d'observation. Est-il assez réussi le bipède, dans sa fa- tui té béte et prétencieuse? Est-il assez de son temps Est-il assez moderne Ah 1 le vilain cabotin Du Figaro: Nous avons annoncé dernièrement que les élecnons académiques pour le remplace ment de Mgr le due d'Aumale et de Henri Meilhac n'auraient pas lieu cette année; nous pouvons même ajouter qu'il est peu probable qu'on y procédé avant la fin du mois de Mars. Pour donner un successeur au due d'Au male, l'Académie frarigaise, en tffet, Lfi se trouver au grand complet. Or, le a actuellement quatre élus h recevoir; MM. André Theuriet, Albert Vandal, comte Albert de Mun et Hanotaux. Les deux premiers seront regus le mois prochain M. de Mun pourra l'être vers la fin du mois de Janvier. Quant M.Hanotaux, dont ,e discours est prêt, sa réception n'aura vraisemblablement lieu qu'il la fin du mois de Février, M.levicomte E.-M. de Vogué, qui doit répondre au récipiendaire, n'ayant pas actuellement le loisir de se consacrer sa réponse et ne pouvant entreprendre ce travail que dans le courant de Janvier. On congoit done que, dans ces conditions, 1 Académie frangaise ne puisse pourvoir avant le mois de Mars au remplacement de M. Henri Meilhac et de Mgr le due d'Aumale. Une seule candidature sérieuse était posée jusquh présent au fauteuil de i'illustre dona teur de Chantillycelle de M. Guillaume. Tout d'abord bien accueillie,cette candidature ne parait pas répondre aussi bien aujourd'hui I i il v i 'i 'i m i ii'i ;li:!|jjti 11: hi i W, ill li' i! Ii ;ft jij i! i i rll I f 1? i'ii.

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1