4 i lil p II II I ts II m Samedi 20 Novembre 1897. N° 3297. 10 centimes le N0. n bftG-ANC L'armée anglaise et son recrutement. Les élections norwégiennes. L'équipement L'affaire Dreyfus. A la Chambre. Comme a Alost! I Mm I- Année. On s abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et k tous les bureaux de poste du rèyauiwe. Le JOURNAL D'YPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de 1 abonnement, payable par anticipation est de 5 fr. 60 c. par an pour tout le pays; pour l'ótranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fln Décembre. Les articles et communications doivent ëtre adrossés franc de port a l'adresse ci-dessus. Les annonces coütent 15 centimes la ligne. Les róclames dans corps du journal content 130 centimes la ligne.Les insertions judiciaires1 franc laügne Lesnumóros suppló- |mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandres) s'adresser a l'Agence I Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8. Place de ia Bourse. Dans un discoursqu'il a prononcé Mercredi soir b la United Service Institution, lord Wolseley.général en chef de l'armée anglaise, a déclaré qu'il était nécessaire d'augraenter l'effectif de l'armée anglaise.sinon celle ci ne pourrait plus répondre aux exigences de la situation actuelle. La nécessité de cel accroissement de l'ef fectif est d'ailleurs généralement reconnue, mais il ne peut êlre effectué au moyen du service obligatoire inapplicable b l'armée an glaise qui sert surtout dans les colonies et aux Indes. Le moyen d'obtenir le nombre supplémentaire de soldats, sans changer le système actuel de recrutement, est de voter les fonds nécessaires et de donner aux re- crues la perspective d'emplois avantageux dans les services du gouvernement b l'époque de leur libération. Nous avons fait connaitre le triomphe rem- porté par le gauche radicale aux élections norwégiennes. Ce résultat ne peut qu'accentuer la crise qui s'est produite dans la péninsule scandi- naveentre laSuède et laNorvège. Sans doute, la Gauche norwégienne n'est pas unanime b demander l'abrogation del'acte d'union. Elle renferme toutes les nuances, depuis la mo- dération jusqu'b l'intransigeance. Ses mem bres les plus modérés se contenteraient, peut-être, des réformes fort analogues b cel les que la Droite elle-même désire apporter dans les relations avec la Suèdepar exem- ple, la création d'un ministre des affaires élrangères comrnun aux deux pays scandi- naves. Mais la plus grande partie de la Gauche, sans avoir de programme défini, suit, en ce qui concerne les relations avec Ia Suède, une politique pour ainsi dire déclamatoire. Son coryphée est l'illustre écrivain, M. Bjcerri- stierne-Bjcernson, qui, dans des phrases vagues, mystiques et violentes, demande Presque la séparation compléte d'avec la Suède, et la suppression du Symbole d'union qui figure sur le dra peau norvégien et le rend, b ses yeux, impur Tout cela indique plutót un état d'esprit eabarrassant que des volontés définies. Limmense majorité du peuple norvégien, 'out en se plaisant aux declamations de la Gauche, ne désire nullement des mesures brutales; elle n a pu méconnaitre la parfaite correction constitulionnelle qua le roi Oscar «eu soin d'observer dans son royaume de 'Ouest aussi bien que dans 1 autre. Cepen- dant, l'écrasante majorité de Gauche qui sort des élections norvégiennes ne peut manquer d apporter dans les relations entre la Suède 'a Norvège un surcroit d'aigreur qui ne aaurait être sans dangers. l'armement de la garde civique réorganisée. Öésormais, l'infanterie aura le havre-sac. Ja capote, lesjambièresdumodèlede 1 armee, ^a coifture sera modifiée, On sail que 1 an- cienne loi fixait b fr. 50 le prix de l'uniforme, la nouvelle ne spécifiani plus de chiffre, les bleus seront soumis, du chef de l'habille- ment, b une contribution plus forte. L'armement restera le fusil Comblain, provisoirement du moins, car l'adoption pour elle du fusil Mauser dépendra des ré- sultats que donnera sa mise en usage dans les corps spéciaux. L'uniforme des artilleurs ne subira que de légères modifications. Ilsauront un nouveau sac, du modèle de l'armée, desjambières et une cartouchière. Les buffleteries, actuelle- ment blanches, seront désormais noires, et le ceinturon qui jusqu'ici se portait sous la capote, se bouclera au-dessus. La giberne ne sera plus d'ordonnance qu'en grande tenue. Les batteries de la garde civique, assimi- lées aux batteries de siège de l'armée, ne compteront plus que trois officiers au lieu de quatre. II semble inutile de dire que les gra- dés inférieurs ne porteront plus ni les éperons, ni le sabre de cavalerie. Les chasseurs beiges et les chasseurs- éclaireurs échappent b toute transformation ou modification. Ces corps, du reste, avaient déjb une organisation, un équiqement et un habillement identiques b ceux de l'armée. En résumé, ce sont les corps spéciaux qui bénéficieront le plus des avantages de la nouvelle loi. Leur uniforme ne coütera pas plus cher qui celui de l'infanterie et la durée de leur service est moindre de cinq années. On peut done prévoir que leurs effectifs croitront b l'avenir dans de sensibles pro portions. II n'est question dans la presse eu- ropéenne que de l'affaire Dreyfus. Dreyfus étail-iI coupable? Etait-il innocent Les paris sont ouverts. Nous ne jugeons pas comrne cer tains journaux La Réforme entre autres qui crientDreyfus est in nocent Voici ce que pense la République francaise, qui passe, non sans raison, pour le journal officieux de M. Méline. La culpabilité du commandant Esterhazy, dit le journal ministériel, suffira-t elle pour tirer telle ou telle conclusion en faveur de l'ex capitaine Dreyfus V Evidemment nonlPour que son innocence soit reconnue, il faudrait que la culpabilité du commandant Esterhazy soit constatée par un jugement duconseil de guerre et que, en comparant les deux sentences, on s'aper- poive qu'il s'agit d'un seul et unique crime, qu'une seule et unique personne a pu com- mettre; c'est alors seulement qu'un procés en revision pourrait utilement avoir lieu. Car si ie commandant Esterhazy était re- connu coupable, ilyaurait lieu d'examiner si l'ex-capitaine Dreyfus pouvait l'être égale- ment. Patience, nos amis La République francaise pourrait bien avoir raison. Voici ce que pense de l'affaire Drey fus un autre journal frangais, leJour, moins tendre celui lè pour l'exilé et sa familie. La besogne infame du syndicat Dreyfus aboutit b un fiasco complet. Ce misérable traitre continue b expier son crime et nous souhaitons que lb-bas,sur sonilot maudit,un gardien ait le courage de lui tirer dessus et de le tuer, pour qu'on n'entende plus ja mais parler de lui ou des siens, aujourd'hui ses complices. Tirons l'échelle après celle-la. Par 71 voix contre 34 et une abstention la Chambre a voté l'ordre du jour de M. Woeste clóturant l'interpellation sur le séjour d'Ah- met Raza. MM. Coifs, L. Visart de Bocarmé, Daens, Mousset, Renkin et Carton de Wiart, de la droite, sont renseignés comme ayant voté avec la gauche. Mais MM. Coifs et L. Visart ont déclaré que c'est par erreur qu'ils ont dit ouilis croyaient que le vote portait sur l'ordre du jour de M. Woeste. Elc'était sur la proposition de M. Denis qu'on votait. On avait annoncé que Célestin Demblon devaitsévir avant la cloture de 1'incident. Mais il était absent au moment oil l'on a appelé son nom. Lb dessusM. Colaert, qui était encore inscrit, a renoncé b la parole. La Chambre a examiné ensnite le projet de loi portant répressionde la fraude en matière d'importation, d'exportation et de transit de marchandises prohibées. Ce projet de loi s'imposait en présencë de l'audace réellement inconcevable des frau deurs, surtout b la Irontière hollandaise, ou des troupeaux entiers de bétail sont intro duits pour ainsi dire b la barbe des doua niers. Or, abstraction faite mêrne du tot t que la fraude fait au commerce honnêie, il y va ici de l'hygiène de noire cheptel national in- fecté de maladies contagieuses dont la Hol- lande parait un foyer permanent. C'est ce que notre honorable représentant, M Van Merris, rapporteurafaitressortir.il a re- mercié et félicité le gouvernement au nom de l'agriculture de cette mesure de préser- vation. Le Progrès constate que les journaux clé- ricaux recommencent d faire grand bruit au sujet de >a ievocation, par la nouvelle admi nistration communale de Malines, de quelques employés nommcs par I'ancienne. Reconnaissons que le Progrès désavoue pareils agissements. Pour parler net, dil-il, si le susdit collége révoque et destitue rien que par ressentiment politique ou pour caser quel ques protégés, il a grandement tort: cest malhonnête et, plus encore, c'est malhabvle, D'accord, confrère. Et il n'y a que cela, vous le savez bienressentiment politique. Done, malhonnête et malhabile. Et il n'y a pas quelques employés révoqués. Us sont tellement iiombreux les révoqués qu'ils se sont constitués en société! Tous les fonctionnaires et employés, accusés ou soup- gonnés seulement de cléricalisme, sont impitoyablement destitués. Retournez vous, dit le Progrès, et voyez ce qui s'est passé b Alost en 1872, sous {'ad ministration de M. Van Wambeke12 em ployés furent brutalement congédiés... Le Progrès voit 1b une circonstance atté- nuante: Les Malinois, pris a partie, n'ont pas inventé le procédé; des cléricaux de la plus belle eau l'ont pratiqué avant eux. Nous n'avons pas une foi absolue dans les dires du Progrès. Mais supposons que l'administration communale d'Alost.en 1872, ait agi comme celle de Malines en 1896 97, nous ne cbercherions pas b l'excuser par l'exempls d'autres administrations libérales qui en ont fait autant avant elle. Nous désapprouvons ces destitutions d'une fagon absolue, sans restriction aucune. II y aurait une circonstance atténuante dans le fait qu'b son arrivée au pouvoir l'administration de M.Broers eüt agi comme celle de M. Denis.Mais le Progrès neprétend pas cela. L'exemple d'Alost est bien mal choisi, alors qu'en l'an de grace 1895, d'au tres administrations libérales nouvelles, celle d'Etighien par exemple ont donné le même exemple d'intoiérance que celle de Malines.' A Enghien, comme b Malines, même pro cédé: renvoi de la plupart des employés, parceque catholiques. En commengant la lecture de l'arlicle du Progrès,nous croyions naïvement que notre confrère saisirait l'occasion des destitutions de Malines pour rendre hommage b l'admi nistration catholique d'Ypres qui, ni après les élections de 1891,ui après celles de 1895, n'a renvoyé aucun employé Le Progrès ne dit rien mais ses lecteurs trouveront sans doule que l'édilité yproise a donné un exemple que celles de Malines et d'Engbien eussent bien fait d'imiter. Tous les fonctionnaires et employés communaux étaient libéraux b Ypres. Tous som restés, malgré que quelques uns fussent des couriers électoraux sous l'aocienne administration, et qu'en 1895 ils se soient jetés dans la mêiée des partis. On leur avait ditconservez vos opi nions, votez comme vous l'entendez; mais ne vous mêiez pas de politique, vous n'êtes pas faits pour cela lis n'ont pas nous par ions de quelques uns d'entre eux obéi, et malgré cela on les a mainteous, au grand scandale de plusieurs catholiques qui esti- maient, b juste titre, que les employés ne doivent pas faire de politique. Vous verrez que, datis son prochain nu méro, le Progrès signalera la conduite de nos amis b l'attention de ses amis de Malines. La longue note relative a l'état de nos monuments publics que M. le Bourgmestre a lue lors de la dernière séance du conseil communal, ainsi que certains passages du rapport de M. Merghelynck, entendus i ce mo ment, nous a engagé a revoir !a iettre ouverte de M. Merghelynck au Bourg mestre et les Annales parlementaires. La lettre ouverte est connue, inu tile de la reproduire. it ,h{ II lil I ui ï'ti *retuaaa SU/ -j I I Itjllijl tl i 'II ■tilt; Ai

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1