m i A LA CHAM Samedi 18 Décembre 1897. Irt centimes Ip N°. 32® Année. N° 3305. Le Ministère hollandais. Le nouveau ministère italien. ALLEMAGNE FRANCE On s'abonne rue <iu Beurre, 36, k Yp.es, et Le JOURNAL D'TPRKS parait le Meroredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est da 5 fr. 60 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en ana. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fln Décembre. Les articles et communications doivent être adressés franc de port l'adresse ci-dessus. h tous les bureaux de poste du royaume. i Les annonces coütent 15 centimesla ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les- insertions judiciaires1 franc la ligne Les numóros suppié- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandres) s'adresser 1'A.pence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et k Paris, 8, Place de la Bourse. Le ministère liberal néerlandais Pierson-Goeman-Borgesius, en fonc- tions seulement depuis le 24 Juillet dernier, est menace d'une voie d'eau. Tout comme sou collègue allemand, le vice-amiral Hollmann, qui a payé en Allemagne un éhec analogue par la pertedu poslequ'occupe aujourd'hui le contre-amiral Tirpitz, M. J.-G. Jan sen, le ministrede la marine des Pays- Bas, s'est vu refuser, Mercredi, au courant de la discussion de son budget la seconde Chambre des Etats-Gé- néraux, le crédit demandé pour la construction d'un nouveau vaisseau de guerre. Pour l'emporter, il lui manquait trois ou quatre voix. M. J.-C. Jansen a aussitöt demandé la suspension de la séance, ce qui fait supposer qu'il renoncera plutót a son portefeuille qu a son crédit. Reste a voir quelle sera l'attitude de ses col- lègues du cabinet, s'ils entendent le débarquer purement et «implement •ou se solidariser avec lui. Une crise au seuil de la nouvelle année est chose plus facheuse qu'a toute autre époque. On pensera peut-être qu'au point de vue religieux et cathoiique, il est assez malaisé, en général, pour des étrangers, de reconnaitre avec préci sion les nuances et les sous-nuances qui distinguent les divers partis poli— tiques de l'ltalie officielle ou gouver nementele, puisque tous approuvent et entendent perpétuer la spoliation du Saint-Siége mais il n'est pas dou- teux cependant que ces nuances exis tent, et que, dans le cas présent, l'a- vènement du nouveau ministère n'in- dique une accentuation prochaine de la politique hostile a l'Eglise toutes fes informations s'accordent sur ce point. Les catholïques italiens qui, a 1 in- star de ce qui se fait dans les autres pays, se réunissent en congrès pour s eucourager mutuellement a multi plier, h développer les oeuvres de foi et d action sociale, et qui de plus ont 1 au dace de faire entendre k l'oreille Eaême des nsurpateurs de vigoureuses protestations en faveur des droits sa- erés de la papauté, ces catholiques, disons-nous, excitent, naturellement l'animad version des sectaires de tout rang, et par exemple, l'on estime au Quirinal qu'il faut sévir sans retard contre ces gens-la, car outre qu'ils tendent aranimer, parmi les popula tions le zèle religieux avec l'amour de la liberté, ils réveillent sans cesse, ou pour mieux dire, ils éternisent cette importante et irritante question ro- maine. Le remaniement ministeriel qui vient de s'accomplir en Italië n'inté- resse done point que les Italiens seuls; non pas que nous pensions que cette évolution vers une politique anti-re- ligieuse plus active nous rende té- moins d'une persécution violente pro prement dite, il faut plutót prévoir une aggravation, une extension de cette persécution savante, insidieuse, hypocrite, et soi-disant légale, qui se défend hautement de vouloir égorger leglise, mais qui se flatte, avec le temps, de parvenir a l'étouffer lentement et sürement comme on a dit chez nous. Quoi qu'il en soit, les catholiques de tous pays ne sauraient prêter trop d'attention aux évènements d'ordre religieux qui se préparent en Italië. (VniversJ. Un discours de l'Empereur. KIEL, 17 Décembre. l'Empereur et le prince Adalbert sont arrivés Mercredi Kiel, accompagnés de M. de Bulow, de l'amiral Knorr, de l'amiral de Tirpitz et du comie d'Eulenbourg. Ils ont été regusk leur arrivée par le prince Henri. L'Empereur, le prince Henri et le prince Adalbert se sont ensuite fait conduire k bord du Gejfion. L'amiral Knorr et l'amiral de Tirpitz les accompagnaient. A leur arrivée, le Ge/Jion a hissé le pavilion impérial. Les bktiments de guerre ont fait les saluts d'usage. Au banquet qui a eu lieu au chkteau, l'Empereur a prouoncé un toast au prince Henri Ta mission, a-t-il dit, est une consé- queuce logique de ce que noire grand-père ti notre grand cbancelier ont créé en poli- t que et de ce que notre père a conquiaisur 1 ;s champs de bataille k l'Empire allemand. Le déreloppeiaent extraordinaire de nos intéréts commerciaux a pris une telle exten sion que mon devoir est de couvrir de ma protection la nouvelle Hanse allemande. Nous devons protéger nos frères allemands qui se sont voués k la religion et qui sont partis pour des pays lointains pour s'y con- sacrer k des oeuvres paisibles. Sous la protection de la bannière mili taire allemande, notre commerce acquerra les droits auxquels il peut prétendre. Le commerce allemand ne peut se déve lopper avee fécondité et avec sécurité que lorsqu'il se sentira protégé par la puissance de l'Empire. Or, la puissance de l'Empire s'identifie avec sa puissance maritime l'une ne saurait exister sans'l'autre. L'escadre, renforcée par la division, agira contre tous ceux qui porteront atteinle aux droits des Allemands. Que nos compa- triotes, dans ces régions lointaines, qu'ils soient prêtres ou commergants, aient la fer me conviction qu'ils sont sous la protection de l'Empire allemand. Siquelqu'un se permettait de porter atteinte k nos droits légitimes, dans ce cas, i frappe de ta main gantée de fer, et, avec l'aide de Dieu, cueille des lauriers, dont per- sonne ne sera jaloux, pour en orner ton front juvénile. Dans la ferme conviction que tu agiras en suivant les bons exemples de notre fa milie et en conformité avec mes idéés et mes désirs, je bois k ta santé, je te souhaite bon voyage, la réalisation compléte de ta mission, ainsi qu'un joyeux retour. Le prince, en répondant au toast de l'Em pereur, l'a remercié de lui avoir confié le commandement de l'expéditiondans les mers de Chine. II a affirmé que ce n'est ni la gloire ni les lauriers qui l'attirent. Son seul but est de prêcherk l'étranger l'évangile de l'Empe reur, de le prêcher k ceux qui veulent l'en- tendre et aussi k ceux qui n'en veulent rien savoir. Voilk ce que je veux écrire sur mon drapeau. Le prince Henri a terminé par le cri de Hourra pour l'Empereur bien aimé L'arrêt de la cour de cassation dans Faffaire de Pierre Vaux et de Jean Petitinjmtement condamnés, et morts tous deux au bagne. Paris, 16 Décembre. La chambre cri- minelle de la cour de cassation a rendu au jourd'hui son arrêt dans l'aftaire en révision du procés de Pierre Vaux et de Jean Petit. On se rappelie que Pierre Vaux et Jean Petit avaient été condamnés en 1852 par la cour d'assises de Saöne-et Loire aux travaux forcés k perpétuité pour ineendie volontaire et que tous deux moururent au bagne. Pourtani, dés le iendemain de leur con- damnation, les incendies dont on leur avait attribué la responsabilité avaient recotnmen- cé, démontrant l'innocence des deux con damnés. Les véritables auteurs des incendies furent ensuite arrêtés et condamnés k leur tour. Néaumoins, on refusa de reviser le procés des deux innocents. Et il a fallu at- tendre jusqu'aujourd'bui pour obtenir cette réhabilitation, qui est compléte. La cour de cassation décharge la mémoire de Pierre Vaux et de Jean Petit de leur con- damnation. Elle ordonne l'affichage de l'arrêt k Chêlons sur-Saóne, k Paris, et au dernier domicile des héritiers de Pierre Vaux et Jean Petit. L'arrêt sera inséré au Journal O/ficiel et dans cinq journaux. Enfin l'État est con- damné k payer 100,000 fr. de dommages- intérêts k la familie Vaux et 50,000 fr. k la familie Petit. 4 1 L'eraballage des tabacs. II parait que ies accisiens exigent que h s tabacs,lors de la sortie de la ferme,soient placés dans des envelop- pes en toile.Nos cultivateurs se plaig- nent de cette mesure qui est vexatoi- re et qui entrave ie négoce. Profitant de la discussion du bud get des voies et moyens, M. le Repré sentant Colaert a saisi M. Ie Ministre des Finances des reclamations des intéressés. Celui-ci lui a donné satis faction. Voici, d'après Ie compte-rendu ana- lythique, les observations de notre honorable Député et la réponse du Ministre M. Colaert. —Je désirerais savoir ce qu'il faut entendre par le mot emballages en ce qui concerne l'exécution de la loi sur le régime des tabacs D'après le 253 des instructions sur la matière, les tabacs sont entermés dans des emballages permettant l'apposition des étiquetles dont parle l'article 30 de la loi.Celles-ci sont fixées aux colis au moyen d'un plomb et elles sont retirées, autant que possible, par les employés, au moment de la mise en fabrication des tabacs. Mais, en vertu du 232, les tabacs en feuilies sont réunis en ballots ou bottes d'un poids aussi égal que possible. Avant l'appo sition des étiquettes, ces ballots ou bottes sont entourés d'une corde. La corde est le syslème ancien, tandis qu'on semble exiger aujourd'hui davantage. En eftet, les accisiens interprètent la loi différemmentles uns se contentent de cor- des, ou de baguettes en osier, tandis que d'autres exigent des enveloppes, des toiles, des sacs. Ce n'est pas que ceux-ci coütent trés chermais l'inconvénietn provient de ce qu'on ne peut les ouvrir quand on met le tabac en vente et, comme disent les Fla il 1" - i. Mij

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 1