Horaire du tram vers Neuve-Eglise et Warnêton. La pêche. Pêche. FAITS DIVERS. ETATS DE 1/EGLISE La discussion a eu lieu en flamand et en francais. Quelquestermesnouveauxont provo- qué l'hilarité de messieurs les conseil- lers. Nous ne les en blamons pas. Gertaines expressions sont en effet baroques.Ainsi le mot boueurs est traduit par vuilnismannen et l'on voit figurer parmi les dépenses extra- ordinaires: vernieuwing der schuif deur aan de losbuis van den Dicke- buschvijver sans parler du mot begrooting pour budget alors que «begrooting» signifie bien plutöt De vis. Mais a cela prés, les droits de la langue flamande sonlfreconnus, et c'est la l'essentiel. On trouvera bien plus tard des termes rendant exacte- ment les denominations francaises. II en sera comme de la langue fla mande en matière judiciaire et legisla tive. Dans notre prochain numéro nous donnerons le compte-rendu de la séance du 27 Janvier, oil beaucoup de questions ont été traitées. Nous apprenons que dans sa séance a huis-clos le conseil communal a fait les nominations suivantes 'M. Golpaert, instituteur communal, a été nommé directeur de La Looie en remplacement de M. Verduyn, démis- sionnaire. Mme Lahousse, institutrice commu nale, a été nominee en remplacement de Mme D'Haeseleire et chargée provi so! rement de la direction de leerde payante pour li lies. Melle Loosberghe a été nommée en remplacement de Mme Lahousse. Le Progrès est en possession du dit horaire et naturellement il y trouve matière a critique. Ce nest pas notre confrère qui l'a dressé dès lors, la critique se comprend. D'abord les commercants yprois ne peuvent être rendus a Messines qu'a 10 beur es 47 On se léve done tót a Ypres. (Soit dit entre parenthèses, le son des cloches vest alors pen gênant.) Ensuite le tram partant de Neuve- Eglise a 7 h. 10 devrait trouver a h emmel une correspondance venant de Warnêton pour amener les enfants a l'école moyenne Combien y en aurait-il bien La plaiute, comme on voit, a son importance. II n'y a pas que les heures qui soient mal agencées il y a les arrêts. Pas d'arrêt a la KruisstraatNotre con frère a raison. Nous sommes convain- cu qu'il sera fait droit a semblable re clamation. Mais il faut l'arrêt a la Plaine d'exercice. Si la perche et le.ehateau voisin donnent du trafic, pourquoi ne pas en profiter 11 y a plus. Ne faut-il pas donner aux habitants de ce coin de Vlamer- tingbe desfacili'.éspourvenir a Ypres Un chemin de grande communication aboulit a la ligne du tram,au pavé de Bailleul, a eet endroit. Les trois arrêts de Voormezeele cbitfonnent notre confrère.Le Progrès a saus doute oublié un peu sa géogra- phie de l'arrondissemeut. Apprenons lui 1° Que l'arrêt du Grommen Eist est situé sur la ligne ou route de Bailleul et est appelé a desservir Dicke- busch, une partie de Reninghelst et de Ylamertingbe. Cet arrêt permettra aussi aux promeneurs fati gues de rentrer facilement a Ypres après s'être délectés a l'étang ou aTToir savouré lepoisson au «Vyverhuis.» 2°) Que i'arrêt, Pillage, dessert I aggloméré de Voormezeele et le ha- meau dit Voormezeelsche Kruisstraat. Le Progrès a oublié qu'il y a un cha teau tout prés de la, sinon il aurait certainement essayé de donner un coup de patte au bourgmestred'Ypres. 3°) Qu'enfin la gare qui est le principal arrêt est indispensable. II y a également un chateau et le Progrès ne dit rien. Décidément est ce que le confrère ramollirait? Si nous laissions la société exploi- tantefairel'expérience de son système, ne serait-ce pas mieux? Les directeurs de cette société ne negligent aucune occasion de réaliser les plus grandes recettes. Ils apporteront,nous en som mes convaincus, toutes les améliora- tions possibles a leur exploitation etle public ne se plaindra pas. N'oublions pas qu'il faut, avanttout, assurer les correspondances avec le chemin de fer, et que le tram est beau coup plus la ligne de Neuve-Eglise a Ypres que celle de Warnêton a Ypres. -- II est question d'instituer trois catégories de permis 1° Permis pour pêcber les Dimanches et jours de têie légale. Ce permis coüierait seulement un tranc, soit un peu plus de un centime et un quart par jour oil il serait utilisable. II permettrait aux ouvriers, qui pêchent surtout les Dimanches et jours de fête, de continued se livrer ce plaisir, sans entrainer pour eux un surerbit de dé perise sensible. 2° Permis pour pêcher tous les jours. II couterait cmq francs 3° Permis pour les «professionnels», qui pêchent au moyen de filets de d'engins auto- risés. II couterait quinze francs. Le permis serait obligatoire pour tous, exception faite pour la pêche dans les eaux privées et closes. Le permis serait refusé h ceux qui se se- raient rendus coupabies de certaines infrac tions graves h la loi, infractions if détermi- ner par arrêté royal. Les permis seraient délivrés par les bu reaux de poste. Enfin, l'autorisation de déposer la ligne, établie de fait déjb, serait confirtaée par la loi. (suite) Si cette continuation de Partiele inséré dans notre numéro de Mercredi passé, avait du paraitre Samedi dernier, nous aurions hésité h le publier, vu qu'il eüt été dröle de parler de pêche, quand ies eaux sont cnu- vertes d'une couche épaisse de glacé parler patinage est plus de saison en ce cas. Mais malheureusement pour les patineurs el fortheureusement pour les pêcheurs, le vent, qui depuis deux trois jours, faisait des ma- mours au sud, s'est déclaré franchement pour le sud-ouest avec le troisième jour de la nouvelle lune, Dimanche pissé;et le rtégel a commencé. S'il en faut croire d'ailleurs notre correspondant météorologiste, le vent gardera, h peu de jours prés cette direction, pendant touie la lune actuelle, ce qui fera que jusqu'h la fin de Janvier, le temps sera douxet bumide. Par conséquent les patineurs peuvent remiser leurs engins, et les pêcheurs les apprêter, Parlant dans notre premier article de l'em- ploi abusif fait du filet trainant, dit trai- neau nous avons cité l'art. 8 de i'arrêté P»oyal du 20 Janvier 1883, qui le défend. Voici encore les dernie"s arrêtés parus h ce sujet, ceux du 15 Mai 1889, qui sont plus clairs encore peut-être Art. 16 A. Sont interdits les modes, engins et appareils de pêche générale- ment quelconques a I'exception des sui- vants Les lignes, l'épuisette servant d re- cevoir le poisson pris a la ligne les échiquiers 'carréscarrelets ou avri- clesj sans ailes le petit épervier jeté a la main, non tratné et manoeuvre par un seul homme le verveux et la nasse, sans ailes ni annexe de quelque nature que ce soit la boite a anguilles, le poer ou peurles baguettes ou pinces a écrevisses, les balances (raquettes, sü- chettes ou plateauxj le faget d'épines; le fusil. B. Toutefois, la. Senne (arroy, hau- grand épervier (gille ou grand cotrai) et la nasse avec ailes sont autorisés pour la pêche dans la Meuse, l'Escaut, le Rupella Durme depuis son embou- chine jusqu'au pont de Hamme, le ca nal de Terneuzen et la basse Lys, en aval du barrage d'Astene. La Senne est egalernent autorPée pour la pêche de l'éperlan seulement, dans la ISèthe inférieuredepuis le barrage de Lierre, pendant les mois de Février et de Mars, en se conformant aux conditions du cahh.r des charges. L'emploi du tra- mail, de la grande trouble, du chalut pour la pêche des crevettes et autres salicoques, et du palet, frets transver- santsj est permis dans les eaux men- tionnées d l'art. 4. Comme on le voit de plus en plus, pas l'ombre d'un doute ne peut exister, sur la défense d'employer cet engin de pêche, que la commission de pisciculture doit avoir sup- primé pour les eaux stagnantes, viviers, étangs, canaux et les petites rivières dont le courant est tröp faible, parceque non seu lement il opère de véritables razzias de pois- sons, mais surtout parcequ'il détruit en masse le menu fretin, le petit poisson qui comme le dit le bonhomme Lafoniaine dans une de ses immortelles fables devien dra grand plus tard. Ce filet qui embrasse plusieurs ares de supe* ficie est ramené lentement cela dure plus d'un quart d'heure vers un même point. Le poisson se sentant pris, s'efforce d'échapper et s'il y parvient, soit en passant par les mailles, soit par en dessous, i! est ii moitié massacré ou étoufïé dans la vase et crève quand même. Pour prouver la vérité de cette assertion, les pêcheurs au brochet qui prennent i» la ligne leurs petits pofssons devant servir d'amorce, parviennent h ies tenir en vie, tous sans exception, pendant des mois, et pourtant ils sont blessés par l'hamecon. S'ils en obtiennent au contraire qui ont été pris au traineau, neuf sur dix crèvent au bout de quelques heures. C'est done avec raison que la loi défend l'empioi de ce filet pour éviter le dépeuple- ment des eaux. Mais on dirait vraiment que pour les pê cheurs, les fermiers des eaux bien entendu les lois ne sont faites que pour être trans- gressées. Ainsi en ce qui regarde les eaux de Ia ville, le règlement communal, se basant en grande partie sur la loi, défend également l'empioi du traineau. De plus, il est défendu aussi de pêcher avant le leveret après le coucber du soleil. Nous citerons deux articles de ce règlement pour mémoire, dans leur texte flamand Art. 11. Het is verboden te vis- schen met sleepnetten of bij middel van alle andere vischtuigen die het slijk zouden kunnen doen opkomen en het water troebel maken. Art. 20 Alle overtreding op de wet, Ce bail a été accepté et signé par les fer miers des eaux de la ville ils ne peuvent done ignorer les articles du règlement qui y est cité en toutes lettres. Vous croyez qu'il est observé par conséquent Ah Oui Ils s'en moquent comme un hareng d'une pomme. Ainsi depuis le moins d'Octobre dernier, il b été trainé dans le Kasteelgracht—nous précisons—trois ou quatre fois déjè.non seu lement un jour ou deux, mais même la pre mière fois pendant une semaine enlière, et ceci est le comble même pendant la nuit, done double contravention. C'est la destruction du poisson éiigée en système Nous appelons pour finir cette petite dis sertation sur Is pêche, l'altention de qui de droit sur ces faits regrettables et fraudu- leux. Le devoir de la presse est de signaler les abus; nous croyons done avoir rempli le nótre et nous ne doutons nullement que ceux que ia chose regarde n'en fassent de même. Les journaux annoncent que c'est M. le Baron Durutte, suppléant de l'auditeur gé- néral militaire, qui sera nommé en rempla cement de M. Tempels, admis a faire valoir ses droits a la pension. MDurutte est né a Ypres et a fait ses études au Collége épiscopal de cette ville. Pour le jour de l'an, le Pape a accordé la dispense du maigre dans les diocèses oü l'on observe encore l'abstinence du Samedi. DISCOURS DU SOUVERAIN PONTIFE Dans I'audience solennelle du 23 De- cembre en réponse d l'Adresse du cardinal-dogen, Eme Oreglia. fTexle complet Graces soient rendues h la bonté divine qui Nous a conservé la vie pour revoir la cbère solsomiié de Noëlgrêces soient rendues aussi au Saeré Collége, qui en prend occasion pour nous offrir une fois de plus l'uommage de on dévouement, auquel répond toujours de Notre cóté le plus ample échaBge daffec tion. Nous recueillons volontiers de vos 1 roy, TRAINEAU, GRAND FtLET OU BATE), le REGLEMENT OP DE VJSCHVANGST, ALS OOK ALLE OVER TREDING VAN DEN PACHTBRIEF HEBBEN DE VERVAL LING MET VOLLE RECHT TEN GEVOLGE., - i iiii.iji »ii" 1 "ii AU SACRÉ COLLÉGE

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1897 | | pagina 4