l t CHRONIQUE LOCAL Samedi 8 Janvier 1898. 10 centimes le N° 85* Année. N° 8309 Le presse anglaise et Guillaume II. Etats de l'Eglise. Un bail de cinquante ans. Un avertissement pour les horticulteurs beiges. Les radicaux jugés par la «Flandre Libérale». £a va mal avec M. Vermeulen. On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et k tous les bureaux de poste du royaume. Le JOURNAL D'YPRES parait le Mercredl et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 60 c. par an pour tont le pays; pour l'étranger, le port en sua. Les abonnements sont d'un an et se régnlarisent fin Décembre. Les articles et communications doivent étre adrossés franc de port k 1'adresse oi-dessus. Les annonces coütent 15 centimesla ligne. Lei réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires, 1 franc la ligne Les numéros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique exoepté les 2 Flandres) s'adresser 4 l'Agence Eavas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et k Paris, 8, Place de la Bourse. Le Daily Graphic dit que l'incursion de l'Allemagne en Chine n'a méme pas l'excuse de la nécessité commerciale.Ni ie commerce, ui la marine de l'Allemague ne retireront d'avantage «préciable en Extrême-Orient. Le fait essentiel de eet acte immoral de Guillaume II, e'est qu'il a rouvert avec une légèreté incroyable la question d'Extrême- Orient, jusqu'k mettre en péril les relations de son pays avec la Russie, tout cela pour obtenir du Reichstag les votes qull désire pour le développement de sa marine. On se demandece que gagnera l'Allemagne cette augmentation. Les autres puissances augmenteront aussi proportionnellement leur escadre et la force relative des marines restera la même. D'un autre cété, l'Allemagne so brouillera avec la Russie et s'exposera en Extrême- Orient it des dangers dont ne pourront la sauvertoutes les forces de la Triple-Alliance. Yoilit les conséquences du coup du Kaiser. Ellea n'augmenteront pas sa réputalion. Le Pape et le Canada. Le Times a consacré un long leadar ar ticle au document pontifical relatif la question scolaire de la province de Mani, au Canada, dès qu'il en a connu par dépêche la substance. Le Times voit dans ce document un message de paix il rend hommage aux vues élevées et aux sentiments du Pape. Pour mieux faire comprendre le sens et la valeur de 1'Encyclique, le journal de la Cité fait l'historique du différend canadien, expo sant que jusqu'en 1890 les catholiques du Mantitoba eurent leurs écoles distinctes, et qu'it cetie date le gouvernement libéral de la province entreprit de substituer le système confessionnel. Le gouvernement fédéral du Dominion gouvernement conservateur etauquel le droit d'intervention avait reconnu par le Con- seil privé de la Couronne anglaise, voulut donner droit aux réclamations des catholi ques manitobains mais il se trouva ainsi en conflit avec le gouvernement libéral de ia province. Le corps électoral donna raison it oelui-ci, •n mettant sir Wilfrid Laurier it la téte du gouvernement canadien, et M. Laurier tenta d'aplanir le différend au moyen d'une trans action, que l'onappela le Laurier G"eenway Settlement. Cel arrangement maintenait le système de l'école nationale tout en invitant les autorités scolaires k pourvoir it i'enseignement religieux chaque fois qu'un certain nombre de parents (nombre peu élevé) en feraient la demande. Le Times admire la fermeté du Pape dans la défense des principes, et en méme temps la sagacité de son jugement, son esprit con- ciliant et pratique dans les cas d'application, qualités qui lui font accepter les satisfactions offertes en même temps qu'il en réclame d'autres, lorsque les premières sont insuf- fisantes, avec la confiance qu'il finira par ob tenir pleine justice, grkce au bon vouloir manifesté par les gouvernants. Le Pape reconnatt dans tous et dans cha- cun ce qui peut s'y trouver de bon il ex- horte les catboliques k redoubler de xèle, de persévérance et d'abnégalion en vue de la bonne éducation de la jeunesse. Le Times qualifie d'excellents les eonseils du Pape. La nouvelle du Reichsanzeiger allemand, annoncant que la baie de Kiao-Tchéou avec le territoire adjacent a été cédée k l'Alle magne, ainsi que les lies qui se trouvent k l'entrée de cette baie, a produit une grande impression dans le monde politique. Bien que cette cession ait lieu sous Ia forme d'un bail, qui suivant une dépêche du Times, n'aurait qu'une durée de cinquan te années, il est clair qu'il s'agit d'une prise de possession effective qui assure k l'Allemagne, sur la cótée chinoise, un établis sement solide d'oü elle ne se retirera plus, k raoins quelle n'y trouve pas son avantage. En vue de cette éventualité, elle s'est réservé le droit de cboisir un autre point, et le gou vernement chinois s'est engagé k le lui cé der, bien mieux, k l'indemniser, le cas échéant, de tous les frais quelle aura faits k Kiao-Tchéou. Cannes, 7 Janvier. M. Méline, en ce moment k Cannes, a repu MM. Demote et Arimondi, délégués de l'Association de» hor ticulteurs, qui ont entretenu le ministre de la question des tarifs applicables au transport des plantes et ont demandé le retour au ré gimedes deux sériesappliquésjusqu'en 1894. Ce régime avantageait les producteurs du littoral franpais, t tndis que les tarifs actuels profitent k la Belgique. Pauvre parti liberalS'il ne méri- tait pas l'estime des socialistes, il mé- ritait au moins la pitié de la Flandre. Or, voici comment la Flandre libé rale, qui avait cependant prêehé I'al liance et le cartel, arrange ces pauvres progressistes. Nous en. demandons pardon 4 ceux d'Ypres e'est la Flan dre qui parle Les avanies que les radicaux ont subies de la part des chefs socialistes ne se comp- tent plus. Aussi la grande majorité des pro gressistes qui, pendant quelque temps, avai- ent fait bande k part dans l'espoir de hkter la réalisation des réformes démocratiques, ont-ils perdu leurs illusions dernières. lis sont las d'être humiliés, conspués par le parti auquel ils avaient offert leur concours avec le plus complet désintéressement, mais aussi avec le désir jaloux de conserver leur autonomie. On peut dire que M. Féron donné le signal de la désaffection. II ne re nonce pas aux idéés qu'il a défendues au sujet d'une alliance entre toutes les forces anticléricales, mais il repousse toute absorp tion par le socialisme. Ce róle ne lui con- vient pas. U l'abandonne aux Grimard, aux Furnémont et aux Cambier. C'est lui qui a relevé le gant avec le plus d'éloquence lors du fameuxbanq uet oü le citoyen Anseele a dit aux progressistes Vous suivrez le dra- peau rouge, ou vous ne serez pas Beau- coup d'esprits clairvoyants et dépus parta gent l'avis de M. Féron. Aussi, en fait, existe-t-il une scission au sein même* du parti radical. Néanmoins, il ne semble pas qa'efficielle- ment les progressistes se soient étoignés du parti ouvrier, malgré le dédain auquel ils ont été en butte. A Gand el k Liége, l'union avec les socialistes parait toujours bien assise. Qui prendra un jour l'initiative de la rupture? II est k prévoir que dans cette ville elle ne viendra pas des progressistes. Jusqu'k pré sent, ce sont leurs alliés qui semblent sup porter avec le plus d'impatience le pacte qu'ils ont conclu. Aux élections communales de Liége, les négociations en vue d'une en tente ont été rompues par la volonté des socialistes et cela avec une arrogance inqua- lifiable. C'est ce qui a amené M. Heuse k dire dans une assemblée générale de son groupe: En pré»ence des termes de la dernière lettre que nous a adressée le parti ouvrier, il nest plus, je le répète, de notre dignité d'aller a lui pour recommencer les négociations. (Appl.) il parait, néanmoins, qu'il n'est pas con traire k la dignité des progressistes liégeoia de marcher d'accord avec le socialisme aux prochaines élections législatives, s'il faut en jugerpar un manifeste qu'ils viennent de puDlier. La situation est la même k Gand. L'union des radicaux et des socialistes n'y constitue guère qu'une alliance apparente. Ce n'est pas une alliance, c'est une fusion. On l'a bien vu k la dernière séance du conseil commu nal. M. Hardyns y a présenté les excuses de son groupe au nom des socialistes et des radicaux, et il s'est montré tellement cruel k l'égard de ces derniers qu'il a rendu un hommage éclatant k l'impartialité de M. ie bourgmestre Braun, alors que M. Cambier avail dénoncé sa partialité avec une inju- rieuse véhémence. D'ailleurs, qu'on ne croie pas que cetté servilité soit seulement particulière aux ra dicaux beiges. En France, ils subissent le méme sort. Dans une réunion qui avait lieu k Troyez, M. Bourgeois, ancien chef du ca binet radical, fut pris k partie par des so cialistes qui lui reprocbèrent d'avoir capi- tulé devant le tróne et l'autel II fut bué par l'assemblée. La Petite RépubPque écrivu: II ne reste plus k M. Léon Bourgeois que les banquettes du centre. C'est lk qu'il doit aller c'est lk qu'il doit finir politician vide, incapable, impuissant, sans concep tions politiques solides ni force de volonté. II est mür pour jouer le Méline dans le ministère Ribot. Voilk k quel résultat aboutit une politique de compromission. Les socialistes iïe se ser- vent des radicaux que pour autant qu'ils croient avoir besoin de leur appui électoral. Au fond, ils les méprisent. Et quant k cer tains progressistes. ils ne semblent avoir d'autre objectif que le partage des sièges k la Chambre et au conseil communal. C'est ainsi qu'on voit des freluquets, poursuivre de leur assiduité une jeune filie laide, mais riche, dans l'espoir de la dot. Nous comprenons facilement que cetta conduite révolte l'esprit noble et désintéivs de M. Féron. S'il reste fidéle k l'idée d'u alliance anticléricale, ce n'est pas au prix humiliations les plus ecoeurantes et d'une a sorption compléte qu'il souhaite de l'obteni Si ce n'était M. Vermeulen qui 1c dit dans La Lutte, nous ne pourrions croire a la nouvelle suivante.donnée d'abord par le Progrès M. Surmont doit s'attendre a de- voir prouver en public,que M. Poly- dore Vermeulen ne connait rien de la question des eauxen effet, ce monsieur, dit-on, a l'intention de provoquer notre maïeur, l'homme aux connaissances universelles, a une discussion courtoise et contra- dictoiretout ce monde y sera ad- mis. a part les individus du Folks- huis, m

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1