Nos Monuments. Samedi 15 Janvier 1898. 10 centimes le N°. 38e Année. N° 3311. SE.Wfti Un dégrèvement agricole en France. L'alliance de l'Orange et du Transvaal. Les syndicats d'élevage. On s'abonne rue au Beurre, 36, 4 Yp e el A tous les bureaux de paste du royaun?e. Le JOURNAL D'YPRES paraït le Mercredl et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation eat de 5 fr. 60 c. par an pour tout le pays; pour l'ótranger, le port en sua. Lea abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Lea articles et communications doivent être adrossés franc de port k l'adresse ei-dessus. Los annonces coütent 15 centimesla ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligne Lesnumóros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandres) s'adresser k l'Agence Eavas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et k Paris, 8, Place de la Bourse. Le Journal ofjiciel a pufclié Mercredi un décret qui réalise une réforme importante. Cette réforme a été effectuée par M. Georges Cochery Le mmistre des finances avait comraencé par substituer l'impót sur le revenu, tel que le voulait le précédent gouvernement, un projet d'impót sur les revenusqui a enterré la taxation. Le Parle ment a trouvé la réforme trop osée Ie mi- nistre ne s'y est pas entêté. II a persévéré seulement, k vouloir l'amélioration du sys- tème financier et il y est arrivé par une suite de mesures suppression facultative des octrois, abaissement du prix des alcools in- dustriels, etc. Pour que la nouvelle réforme dont le Journal officiel s'occupece matin soit plus compléte, le ministre des finances vient d'adresser aux agents des contributions diectes efiau service du recouvrement des instructions détaillées concernant l'applica- tion de la loi du 21 juillet 4897 portant dé grèvement des petites cotes foncières. Voici l'objet de cette loi Tout contribuable franpais qui paie moins de 25 francs (part de l'Etat) de contribution foncière pour des propriétés non bkties et moins de 20 francs (part do l'Etat) de contri bution personnelle mobilière, a droit, sur ses cotes foncières, ft une remise qui varie entre le quart et la totalité de la part de l'Etat ainsi limité, le dégrèvement ne doit bénéficier, en principe, qu'aux petits agri- culteurs. C'est un amateur qui écrit ces lignes. II n'a point ia prétention d'etre un archéo- logue, ouunesthète, ou même un connais- seur. II désire donner un simple avis sur les questions si vivement débattues entre M. le Bourgmestre et M. Arthur Merghe- lynck, en se basant sur les faits qu'il a examinés et controles. Je constate tout d'abord que, sur le fond même du débat, les deux ho norables polé- mistcs sont d'accord nos monuments pu blics sont dans un état deplorable ils ont été mal restaurés il y quarante a cinquante ans il faut refaire ces restaurations beu- reusement, comme le dit uussi le Progrès dans sou numéro du 9 Janvier dernier, I'existence de nos monuments ne court aucun danger. Sur ces points, tout le monde est d'ac cord. II y a divergence d'opinion sur des questions de détail. Nous en parierons plus loin. Quant a nos édifices particuliers, et spé- cialement nos belles et anciennes facades, la question de leur conservation a été mêlée au débat qui a surgi entre MM. Surmont de Cette disposition trés simple dans ses termes n'en soulevait pas moins des difficul- tés d'application considérables. L'admini- stration des finances est parvenue les sur- monter au mieux des intéréts des contribu- ables, en n'hésitant pas a adopter, pour l'examen des demandes en dégrèvements de cette nature, une procédure toute nouvelle et fort simplifiée. Tout d'abord, dans le but de faciliter la rédaction des demandes en remise, ellea fait préparer des formules tout imprimées qui seront délivrées gratuitement au public dans toutes les mairies ou perceptions et sur les- quelles les intéressés n'auront qu'k inscrire, d'après les avertissements qui leur sont distribués au début de l'année, les différente» cotes foncières ou personnelles mobilières dont ils sont débiteurs. Si le contribuable remplit les conditions exigées pour obtenir la remise d'impót, le percepteur calcule cette remise et fait par- venir k l'interessé une déclaration imprimée sur papier rose oil se trouvent relatés tous les dégrèvements auxquels il a droit, que ces dègrèvements concernent simplement des cótes imposées dans la perception ou en même temps des cótes inscrites sur des róles d'autres percepteurs. A partir de la délivrance de cette pièce, véritable bon de dégrèvement le contri buable peut se considérer comme dégrevé de toutes les sommes qui y sont relatées et le paiement ne lui en est plus réclamé, sauf le cas exceptioneel oil la proposition de dé- Volsberghe et A. Merghelynck. Nous dirons également notre avis au sujet des mesures a prendre pour assurer 1'existence et la res- tauration de ces nombreux spécimens de l'art ancien, qui donnent a notre ville un cachet et un aspect particuliers, si non re- marquables. Je n'ai pas besoin de dire que j'écarterai de ma monographie de mon écritsi le terme est trop prétentieux ou inexact— tout ce qui est hors d'oeuvre ou personnalité. Mon intention est de ne blesser personne. tout en expriment franchement mes idéés et en donnant raison a qui me semble avoir raisoa. Je disais done que nos monuments sont dans un état déplorable. Quand on parle de nos monumentsil s'agit surtout des Halles et de l'église St Martin. C'est de ces deux la que je m'occu- perai tout d'abord et surtout. Les Halles ont été restaurées il y a 40 a 50 ans. Les matértaux ont été mal cboisis et le travail a été exécuté, non sans goüt, mais sans tenir compte du caractère et de tous les détails de style de l'édifice. A ce point de vue, M. le Bourgmestre a fait des re cherches et des études dont le résultat sera grèvement du percepteur ne serait pas ap- prouvée par le préfet. Ce procédé constitue, semble-t-il, une excellente innovation. La première séance du conseil fédéral du Transvaal et de l'état libre d'Orange, créé par le traité de Bloemfontein conclu l'année der- nière, aura lieu k Prétoria le 25 Janvier. Chacun des deux Êtats sera représenté par 5 conseillers en majeure partie des membres préminents du Volksraad. On croit qu'une des principales questions sera la suivante A savoir, s'il est désirable que les deux états jouissent d'une législation administrative similaire. Sir Gordon Prisse, premier ministre du Cap, a insinué dans le récent discours, qu'il a prononcé k East London, que le gouverne ment du Transvaal prétait un concours ma- tériel au parti africaander, afin de favoriser ses intéréts aux élections procbaines qui vont avoir lieu dans la colonie du Cap. Le gouvernement du Transvaal dément positiveraent cette nouvelle. Les organes de la presse impérialiste exagèrent la querelle k Basutsland et réclament inslamment que les forces britanniques soient augmentées dans le sud de l'Afrique. La querelle de Ba sutsland ne met pas le moins du monde en danger les intéréts des blancs. Elle ne pren- dra pas des proportions anormales si les autorités savent la traiter judiciairement. précieux, quand il s'agira de choisir les matériaux et d'exécuter les travaux de restaurationcrête, creneaux, fenêtres, moulures etc. Je renvoie a son rapport pour tous les détails. J'en relèverai quelques unstout-a-l'heure. Mais avant de le faire, il me semble qu'il est de mon devoir de ne pas laisser dire,par M. Merghelynck ou par n'importe qui, quo depuis 25 ans on a interrompu la restaura tion de nos monuments. II faut rendre justi ce a la vérité. N'est-ce done pas une restauration que la mise dans son état primitif de tout le rez- de-cbaussée des Halles, exécutée,en grande partie,sousl'administration deM. Van Ileule et acbevée (a part le bureau de police) par l'administratioa actuelle Peut-on, sans injustice, passer sous si lence que les plans sont faits pour la res tauration prochaine du moortelkotqui deviendra la salie des Prud'bommes et des fenêtres du monument Voila pour les Halles. Je ne parle pas de l'entretien des toitures et des grosses repa rations récemment exécutées aux toits. On me répondrait Ce n'est pas une restauration Non, mais j'aurais le droit de dire que c'est par la qu'il faut commen- M. le ministre de l'agriculture a fait con- naitre sa manière de voir concernant l'allo» cation des subventions. Les différentes sociétés auront k faire par- venir au département de l'Agriculture, par l'intermédiaire de la commission provinciale, deux exemplaires de leur règlement, un rap port succinct sur les travaux de 4897 et un compte en double des recettes et dépenses, depuis leur fondation. Les comptes seront certifiés exacts et sin- cères par le comité des syndicats, qui, soit dit entre parenthèses, n'existe pas partout et appuyés autant que possible par factures et quittances. Le ministre se réserve de modifier les sta- tuts, dans le sens qn'il jugera nécessaire en vue d'obtenir une action uniforme de toüs les syndicats existants. Quoi qu'il en soit, les subsides de l'Etat ne seront octroyés qu'aux syndicats qui présen- teront un caracterc de durée permanenteen outre les sociétés qui possèdent un taureau auront k le conserver pendant deux ans au moins. II va de soi que pendant cette période, l'animal devra avoir éré approuvé par le jury d'expertise. En vue d'assurer l'exécution de cette pres cription, paraissant indispensable, tout au moins dans les circontances actuelles, lerain- istre est d'avis de n'accorder d'abord que la moitié du subside, sous réserve d'allouer l'autre moitié, dix mois plus tard, après que eer, comme le dit du reste le rapport du Bourgmestre, et c'est la ce qui permet de dire au Progrès existence de nos monu tnents publics ne court aucun danger. Cette observation s'applique spécialement aux toits de l'église St-Martin, qui vienuent d'être entièrement renouvelés et qui ont donné lieu a une dépense de 30,000 francs. Réparation, restauration, je n'ergote pas surle mot. Mais je sais qu'un bon j>roprié- taire songe avant tout au toit de sa maison. Mon toit est-il en bon état Le reste pourra suivre. EbSupposons que le Gouvernement nous accorde d'immenses subsides,qu'exige- rat-il avant tout N'est-ce pas précisement la restauration ou le renouvellement, s'il le faut, des toits, pour que la restauration proprement dite, souvent longue et lente, puisse suivre sans préjudice pour le monu ment. Je n'insiste pas. Quant a St-Martin, M. le Bourgmestre a fait, dans son rapport, la relation des négo- ciations qui sont intervenues entre les di- verses autorités en vue de la restauration du monument. Espérons qu'elles aboutiront sous peu. Mais constatons, avec M. Merghe lynck, que dé ja le grand portail est restauré

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1