fes Nos Monuments. Mercredi '19 Janvier 1898. 10 centimes le N°. 38" Année. N° 3312. ^,/QUEj FRANCE. Encore l'affaire Dreyfus a la Chambre. SAINT-SIEGE, On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et k tous les bureaus de poste du royaurae. Le. JOUBNAL D'TPRES paraït le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. SO c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnement? sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adressés franc de port a I'adresse ei-dessus. Les annonces coütent 15 centimes la ligne. Les réelamas dans le corps du journal coütent 30 centimes la Tigne. Les insertions judiciaires, t franc laligne Lasnuméros supplé- mi.ntaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandres) s'adresser A l'Apence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Rourse. Hier matin, i'Agence Havas publiait la note suivante «.Plusieurs journaux demandent a M. le ministre de la guerre de publier les declarations faites au capitaine Le- brun-Renault par l'ex-capitaine Drey fus, le jour de l'exécution du jugement du conseil de guerre. En faisant cette publication, le gouvernement mettrait en discussion et paraitrait mettre en doute l'autorité de la chose jugée. Nous croyons savoir d'ailleurs que le gouvernement ne se croit pas le droit de faire une pareille communi cation pour des raisons analogues a celles qui ont decide le conseil de guerre de 1894 a ordonner le huis- clos. A la Chambre l'opposition a pris texte de cette note pour interpeller le ministère. C'est M. Cavaignac qui a attaché le grelot en anuoncantson in tention ddnterpeller le ministère a ce sujet. M. Méline propose d'ajourner l'in— terpellation et demande a la Chambre de rassurer le pays en reprenant ses travaux. II faut voter le budget et [suite) II ne suffit pas d'avoir la preuve que les encadrements, meneaux ettympansdes fe- nêtres, lescreneaux, les consoles, les mou- lures et les ornements quelconques de nos monuments étaient tous travailiés en gres artésiens. II faut retrouver ces gres ou en avoir qui soient identiques ou tout au moins analogues. Si non, la restauration devrait se faire avec des pierres de Reffroy, qui, après lesgrès, sont les plus dures et qui prennent, après quelque temps, la teinte de ceux-ci. La pierre dite de Reffroy a été employee pour la restauratiou du grand portail de I'église St Martin, et l'on s'en Fert, en ce moment,pour les travaux effectués a l'église de Wervicq, sous la direction de l'éminent archéologue et architecte, M. Van Assche. Heureusement, il résulte du rapport de M. le Bourgmestre, que l'administration Communale a pu mettre la main sur un grès qui réunit toutes les qualités du grès ancien. C'est celui de mont St Eloy, pres d'Arras, grès artésien identique au nótre. i Cette pierre sera dure a tailler mais si l'on recourt a des spécialistes (grezenkap- iaisser de cóté laffaire Dreyfus, dont l'esprit de parti s'est emparé. M. Cavaignac reproche au gouver nement de confondre l'interpellation que se proposait de lui adresser M. de Pontbriant avec l'interpellatiou d'au- jourd'hui. L'orateur estime que les termes de la note Havas ne sont pas acceptabies. II termine en disantqu'il n'est pas admissible que le ministre de la guerre se taise au moment oü l'ar- mée est attaquée. M. Dupperrier de Larsan propose Ie renvoi de l'interpellation après celles inscrites a l'ordre du jour. M. Cavaignac combat cette propo sition. II declare que l'attitude du gouver- nementajeté desdoutesdans le public. 11 reproche a M. Méline de ne pas faire connaitre son avis. M. Méline, interrompant, dit Je ne peux pas le donner. (Exclamati ons a l'extrême gauche). M. Cavaignac insisle pour la discus sion immediate. M. Méline se rallie a la motion Duperner de Larsan et montre com- bien il serait impolitique d'entretenir vine agitation qui adéja trop longtemps duré. M. Cavaignac, au milieu des applau- dissements de la gauche, insiste pour la discussion immédiate. pers), l'on parviendra a avoir raison de cette difficulté. Ne pourrait-on apprendre a nos ouvriers a travailler ce grès, sous la direction de ces spécialistes Je l'espère mais j'estime qu'en toute hy pothese le travail devra s'effectuer en grès blanc ou jaunatre, si l'on veut rendre au batiment son carectère primitif et faire oeuvre durable. Quaut a l'exécution du travail, j'attends avec impatience le mémoire annoncé par M. le Bourgmestre. Je félicite M. le Baron Surmont de Volsberghe d'avoir pris note de tous les détails des fenêtres provenant du chateau de Nevele a Oostvleteren. Le res taurateur doit tenir compte de tout ce qu'il retrouve dans les débris meneaux, moulu- res, fleurons, culs-de-lampe, etc., afin d'évi- ter que la fiction prenne la place de la réa- lité. Mais, assez sur ce chapitre. J'arrive a un autre détail qui concerne, celui-la,la restau ration de notre collégiale. Je n'ai pas été peusurpris d'apprendre, par le rapport de M. Mergbelynck, qu'en 1850 on a procédé,au portail latéral, a la suppression d'une rosace triangulaire (si je puis m'exprimer de la sorte) fort cu- Le scrutin est ouvert sur le renvoi a la suite des autres interpellations, après une declaration de M. Méline, disant que si la Chambre vote la dis cussion immédiate, le cabinet se re- tirera. Lamotion Duperrier de Larsan est adoptée|>ar 310 voix contre 252. Après le vote de la Chambre tous les interpellateurs ontdécidé de retirer tontes leurs interpellations, deï sorte que l'interpellation Cavaignac vien- dra la première en discussion. On ne salt encore quelle mesure le gouver nement compte prendre a ce sujet. C'est k litre de renseignement que nous mentionnons ici le télégramme sensationnel que le Daily Chronicle bt reeu de son corres- pondant de Rome. Ce télégramme est relatif un article qui va paraitre dans la Civilta Caltolica et dont les épreuves lui ont éié communiquées. Cet article, véritable mani feste au peuple italien, ne serait qu'une para phrase de l'allocution prononcée par le Pape le jour de Noël. L'auteur insiste d'abord sur ce point que l'allocution papale a été occasionnée en grande partie par les réóentes circulaires du marquis di Rudini ordonnantaux préfets de surveiller et de supprimer toute propagande cléricale dirigée contre les libres institu tions et l'unité nationale de l'italie. Voici maintenant les priracipaux passages de cet article A-t il jamais étédéfendu rieuse et dont on ne connaissait pas de second exemplaire dans notre pays et a son remplacement par une nouvelle, dont j ona emprunté le dessin a un autre moiiu- ment. (Rapport de M. Mergbelynck). II s'agit bien, n'est-ce-pas, d'une rosace triangulaire remplacée par une rosace ronde M. le Bourgmestre note, au sujet de cette rosace ou rose - que le plan d'Ypres de 1564 indique une rosace ronden II a raison. La rose a toujours existé et il n'y eut jamais une rosace triangulaire autre qu'une petite baie enformedetriaDgle une espèce d'oeil-de-bceuf destinóe sans doute a éclairer les combles de l'appentis adossé,a gauche, au transept. 11 existait aussi une rose au-dessus de la porte figurée a gauche sur le plan. Je croyais que la question était ainsi ré- solue,lorsqüe, a mon grand étonnement, j'ai iu dans la réponse deM. Mergbelynck.page 40, le passage suivant: Vous mettez en doute l'existence d'une fenêtre triangulaire dans l'arc-boutant gaucbedu même portail,lequel ornement a été supprimé lors de la restauration par M. l'arcbitecte Dumont, 1851 Quant a un Etat d'entrer dans la voie desjustes répa- rations le Pape désire la paix, mais cette paix est impossible sans ces réparations, paree qu'une souveraineté indépendante est essentielle la liberté du St-Siège. pour le gouvernement international de l'Eglise. Ce n'est certes pas l'unité italienne qui peut mettre obstacle bt l'indépendance du chef spirituel de l'Eglise catholique, mais la forme spéciale dans lsquelle cette unité est actuel- lement maintenue. Cet état de choses est beaucoup plus désastreux pour l'Etat que pour le St Siège. Le Vatican demande l'indé pendance effective de sa souveraineté, non pas une in-lépendance nominale, mais réelle: Le non possumus que lui oppose le gouver nement n'est qu'une nécessité relative, une question d'opinion, une préconception poli tique mise en avant dans le but de faire échec au pouvoir spirituel. En vérité Léon XIII est un meilleur Italien et un meilleur patriole que tous les membres de cette petite oligarchie dont le but est de lutter pour maintenir ce désastreux état de choses. De nombreux exemples prou- vent que l'unité nationale peut exister sous d'autres formes, telles que l'unité nationale helvétique et celle de la puissante confédé- ration américaine. Ce sont lk des constitu tions admirables et glorieuses véritables unités de nations et d'Etat. Aussi le peuple italien est-il précipité dans un quadruple abime fiscal, financier, économique et moral. La constitution ita lienne actuelle qui devait être, disait-on, le nee plus ultra de la prospérité et de la gloire rationales, u'a produit que la faiblesse, la /'or/zemenftriangulaire, dont vous contes- tez l'existence d'autrefois, si vous vous étiez donné la peine d'ouvrir le tome 3e, a la page 158, de l'excellent ouvrage de Schayes,sur l'histoire de l'architecture en a Belgique, vous n'eussiez pas cberché a me contredire. Jeviens de copier textuellement ce que MM. Mergbelynck et Surmont disent de la rose ou rosace. II résulte du rapprochement des deux textes de M. Merghelynck que la rosace tri angulaire de son rapport a la société d'ar- cbéologie,devient dans sa réponse au Bourg mestre, une fenêtre triangulaireou un or nement triangulaire dans l'arc-boutant gauche du portail D©bonne foi, ne s'agissait-il pas, dans le rapport deM. Mergbelynck, de la grande rostfce?N'e3t-ce-pas au sujet de cette rosace, dont M. Mergbelynck dit, après Schayes, qu'elle n'a pas sa pareille dans le pays, que M. Surmont de Volsberghe a note que le plan d'Ypres de 1564 indique une rosace ronde Tout homme.qui alule rapport de M. j Mergbelynck, a dü être convaincu, comme moi, qu'il s'agissait bieü de la grande rosace tl fc'jyaSEBgiEayjBJtMMIi.BSIlflMBBMMBMBMMMH—IIBil IIH 11111111111 IIIIHII lllllll I» II llllllll

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1