Nos Monuments. a o^S^Lc mmm Samedi 29 Janvier 1898 10 centimes le N°. 33 Année. N° 3315. .^^WÊÊÊ®%> Jfe REVUE POLITIQUE. Les troubles d'Alger. L'Agitation en Italie Rappel d'une classe en Italie. La fête de Guillaume II Les états-unis et l'Espagne. Les soumissions a Cuba. Situation militaire des Etats-Unis La proposition Toussaint. n®§ ïb&.4& On s'abonne rue <tu Beurre, 36, a Ypres, et tous les bureaux tie poste du royaurr e. Le JOURNAL D'TPRBS parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sns. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port 1'adresse ci-dessus. content supplé- Les annonces coutent 15 centimes la ligne.Les réclames dans le corps du journal 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligne - Lesuuméros mentaires content 10 francs les cent excmplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandros) s'adresser a VAgence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. Alger a re- Alger, 27 Janvier, pris sa pbysionomie habitnelle. Les demandes en remboursement, a raison des dégats et dommages oc casionnés par les derniers troubles, commencent a affluer a la mairie. II 11 est impossible de donner le chiffre approximatif qu'atteindront ces de mandes, mais on présume qu'il sera considérable et sans doute fort exa- géré. Rome, 27 Janvier. Les autorités ont décidé d'empêcher le meeting qui devait a^oir lieu Oimanche a Rome et toute réunion ou manifestation dans un endroit public. Rome, 27 Janvier. Le Journal mi litaire publie une circulaire rappelant sous les armes, pour le 29 Janvier, une par tie de la classe 1874. Vienne, 27 Janvier. Au diner de gala offert ce soir a la Cour a l'occas- (suite) L'Eglise St-Jacques. Dans son rapport, M. Merghelynck dit que eet édifice n'offre rien de remarquable, sauf la tour batie en style ogival. Qu'il me permette d'ajouter que les im- menses fenêtres ogivales du choeur, malheu- xeusement couvertes, a l'intérieur, d'une forte couche destuc, sont plus remarquables «t plus anciennes que la tour et peuvent rivaliser avec les plus belles du genre. II suffira de les regarder simplement de l'ex- térieur de l'église pour s'en convaincre. Je passe sur d'autres détails fort intéres sants et qui out été décrits dans 1 e bulletin de la 23me réunion de la glide de St-Tkomas et de St Luc. MM. Surmont de Volsberghe et Merghe lynck discuteut le point de savoir si la tour a été restaurée en 1634. M. Merghelynck, dans sa réponse, prétend même que le mil- lésime 1634 indique la date de la construc tion de la tour. Ce millésime, dit-il, ne peut avoir d'autre signification Quoiqu'il en soit, la tour et les trois tra- tées avoisinantes appartienuent au XV siè- ion de la fête de remperour d'Alle- mague, lempereur Frangois-Joseph a porté le toast a Guillaume II. Madrid, 27 Janvier. Les jour- naux font remarquer que, quand le représentant des Etats-Unis adressa, au ministre des affaires étrangères d'Espagne, la note annongant l'envoi du Maine la flavane, ce croiseur avait déjè. mouillé dans ce port. Madrid, 27 Janvier. Une dépê che officielle de la Havane annonce que, dans les deruières rencontres, 118 insurgés ont fait leur soumissiou. On mande de New-York Le major général Miles, comman dant en chef de l'armée des Etats-Unis, s'est présenté a la commission des voies etmoyens pour faire son rapport sur etat de défense des cótes. Les moyens de défense sont, d'après lui, ïnsiiffisants et ne résisteraientk uneflotte puissante que s'ils étaient cle, tandis que les colonnes basses de l'ab- side et du chceur permettent d'attribuer cette partie au XIV siècle. M. le Bourgmestre dit que le plan d'Ypres datant de 1564 n'indique pas la tour. Ó'est possible, mais cela ne prouve rien contre la période et le style de la construction. Au fait, il s'agit de la restauration du batiment. M. Surmont fait observer avec raison qu'une généreuse paroissienne a fait restaurer complètement les toitures, a ses frais. II faut bien que la ckarité privée iu- tervienne, la Fabrique deglise n'ayant aucune ressource et l'église n'étant pas classée parmi les monuments. II n en est pas moins facheux que l'édifice ne puisse être restauré. Mais la flèche, la petite tour, le grand portail intérieur, ont été complètement. restaurés récemment, et les toits sont en bon état. C'est beaucoup tout cela, quoiqu'en dise M. Merghelynck. Le reste pourra suivre. II y a d autres points. J'y viendrai tout-a l heure.Je désire m'occuper ici uninstant des prétend ues dévastations que nos monuments ont subies et de certaines démolitions dont se plaint M. Merghelynck. D'après lui, radministration communale ne se bornerait pas a négliger la restaura- appuyés par des navires de guerre formidables. L'armée n'a pas, ajoute-t-il, non plus assez de poudre ni de cartouches pour se servir longtemps des armes a tir rapide. Un député socialiste de Paris, riommé Toussaint, mais qu'il ne taut pas confoudre avec Toussaint-Louverture, a proposé, hier, k la chambre, une réduction de 1,000 fr. a titre d'indication, sur le budget de la guerre, les soldats morts au service devant être, d'après ce Toussaint, inhumés civile- ment, d'office, k moins de volonté expresse exprimée par eux ou par leur familie. 11 faut que l'Etat soit iaïque jusqu'au bout Comme un menteur qu'il est, le socialiste Toussaint prétend que le corps d'un soldat aurait été porté k la chapelle, malgré les protestations de sa familie. Le général Billot dément énergiquement l'allégation mensongère de l'impudent Tous saint. Ceiui-ci avale le démenti, puis il ajoute On a dit que le soldat défunt avait refu, je ne sais pas comment cela s'appelie. Voix k l'extrême-gaucbe. L'extrême onction. M. Toussaint. C'est cela, l'extrême onction. On le voit, Toussaint a oublié ou fait sem- blarit d'avoir oublie son caiéchistne. li s'en tion de nos monuments. A l'occasion elle les mutile. Et ce nest pas seulemeut radmini stration actuelle qui est en défaut, mais aussi celles qui l'ont précédée. II frappe a droite et a gauche. Voici comment, il y a une quinzaine d'années, l'on procédapour le grand portail de l'église St Martin Après un fort dégel, quelques pierres étant venues a tomber de la facade du dit portail, on se mit a élever des éckafau- dages et, sous prétexte de faire disparai- tre le danger pour l'avenir, des ouvriers, arrhés de lourds matériaux, brisèrent a coups répétés toutes les parties saillantes des ornements. Ils s'attaquèrent surtout aux fleurons, crochets des tourelies, aussi pas un ne tut respecté pas mème pour en conserver le modèle. L'état de cette partie du monument, ainsi mutilée plus que de raison, fait peine a voir. Voila pour l'ancienne administration. Voici ce que M. Merghelynck ecrit sur le compte de radministration actuelle. C'est a propos des Halles. En 1893, quelques pierres de dimensions trés modestes s'étant détacbóes de la f'a- $ade du dit monument et étant venues a tomber sur la voie publique, M. Quide- souviendra sans doute quand il se sentira prés de crever et que, semblable au pieux Sauturnier, socialiste comrne lui, il enverra bien viie chercher un curé pour se con- fesser etrecevoir les saerements avec onction et même avec extrême-onction. Nous connaissons ces farceurs, et nous les voyons assez souvent k l'ceuvre Le gouvernement a repoussé la proposi tion abominable du sieur Toussaint, qui voudrait qua les petits soldats morts loin de leur familie et sans avoir eu le temps d'énon- cer leurs dernières volontés, fussent enterrés comme des cbiens enragés ou comme des socialistes, ce qui est la même chose. Voilk bien le'iibéralisme de tous ces gre- dinsOti nest pas plus monstrueusernent sectaire et intolérant. Pat' 332 voix, la Chambre a rejeté la pro position Toussaint. Notons qu'il s'est trouvé, néanmoins, 104 députés pour l'approuver. Juste Ie nombre des cbèquards et des vo- leurs du Panama. Ce chifïre de 104 est dé- cidément fatidique. 11 y a toujours 104 dépu tés prêts k commettre une mauvaise action, et ces 104 sont toujours k gauche Vous êtes un gouvernement de cu- rés s'est écrié Toussaint. C'est k se rouler parterre. Et nous con- seilloris vivement. k Toussaint de bien vite changer son nom, s'il ne veut risquer, lui- rnême, de passer pour clerical eux yeux dé- fiants de son parti. II y a dans F ealendriev gré^orien uu fête chréiienne qui s'appelie la Toussaint. droit s'alarma du danger présent et futur, qui aurait pu résultër de cette situation, pour les passants. C'est alors que tout le monde vit des ouvriers, requis dans le but de conjurer le péril, au lieu d'enlever i) soigneusement de la main, ou avec un outil approprié, les pierres vermoulues et branlantes des parties mauvalsescomme il aurait été desirable de le faire; casser a coups de marteaux toutes les pierres en saiiliée, bonnes ou mavaises, formant les ornements du couronuement des murs. Des reclamations eurentpourrésultat que, le second jour, les ouvriers mirent un peu O moius d'acbarnement a accomplir leur intelligente besogne,» M. Merghelynck exprime aussi des plain- tes au sujet de la démolition desf pinacles qui surmonteut les contre-forts de la tour St-Jacques,démolition qui, dit-il,date d'une quarantaine d'années. D'après tout cela, il y aurait eu un parti- pris de muliler nos monuments. M. Merghelynck n'eut sans doute rien enlevé du tout; mais alors il pouvait y avoir des accidents, mort d'homrae même. Ou bien il n'aurait pas enlevé plus que de raison mais il ne dit pas ou il fa.lla.it s'arrêter. Ce serail difficile du reste. £0»»»

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1