Nos Monuments. m CHRQNIQQE LOCALE 10 centimes Ie N° 338 Année. N° 3816. BULLETIN POLITIQUE. France. Italië. Crète. Angleterre. Elections provinciales. lncendie de la rue du Verger. lUnrprpfli 9 Fpvrier 1898. On s'aborme rue au Beurre, 36, k Ypres, et Le JOURNAL D'YPRES parait le Mercredi et le Ramedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnement® sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et. communications doivent êtrp adrossés franc de port a l'adresse ci-dessus. a tons les bureaux de poste du royaurae. Les annonces content 15 centimes la ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligne Lesnuméros supplé- mentmres coütent 10 francs les cent exemplaires. 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La date choisie pour les prochaines elec tions législatives est celledu Dimanche 8 Mai. Le scrutin de ballottage aura lieu, par con séquent, le Dimanche 22 Mai. Dans ces conditions, on prévoit que la Chambre actuelle se mettra en vacances dé- finitives vers le 15 mars. Rome, 31 Janvier. Hier Lundi, la Chambre italienne, M. Bonin, ministre des affaires étrangères, ré {suite) i Demolition du restant de rempart I pres de la gare. M. Merghelynck aifirme, dans son rap port, que le démantèlement du bout de rem partse trouvant a droite de l'entrée de la ville, est non seulement en projetmals prêt a se faire. Ne parions pas de démantèlementil y a longtemps que la ville est démantelée. C'est de demolition qu'il s'agit. M. le Bourgmestre répond que rien n'est décidé. I L'un et l'autre ont raison La demolition n'est pas décidée mais le projet'de démoli- tion existe et sera, croyons nous, exécuté. Cela résulte d'une discussion récente qui a surgi, au conseil communal, au sujet du rempart, et oü M. le Bourgmestre s'est prononcé catégoriquement en faveur de ce projet. II a té seulement contredit par M. l'Echevin Colaert, qui semblait n'avoir pas une opinion bien arrêtée au sujet de i'oppor-'"" tunité de cette démolition. M. le Bourgmestre, dans son rapport, doune toutes les raisous qui, a ses yeux et pondant une question, a fait la déclaration suivante Notre représentation diplomatique Pa ris n'a été appelée èfexercer dans l'affaire Dreyfus aucune action quelconque, car il s'agit d'une affaire nationale trés délicate ayant un caractère exclusivement intérieur dans laquelle les représentations étrangéres, pour des raisons évidentes de correction in ternationale, doivent garder une réserve d'autant plus grande que sont plus vifs Fin - térêt et l'émotion suscitésen France. Les jouruanx ont relaté les bruits sui- vant lesquels des fonctionnaires de l'ambas- sade italiennö auraient été cités h déposer. Aucun acte de ce genre n'ajusqu'ici été no- tifié. S'ilétait notifié ultérieurement il y au rait lieu d'examiner alors quelles instruc tions il conviendrait de donner ces fonc tionnaires sous la réserve des formes de procédure spéciale acquises par l'exterri- torialité. D'ailleurs, je puis affirmer de la man/.ère la plus explicite que ni notre attaché militaire ni aucun autre agent ou représentant du gou vernement italien n'ont eu jamais aucun rap port direct ou indirect avec Dreyfus Cette déclaration a été saluée de vives approba tions. L'mterpellateur se déclare satisfait. La crète demande toujours un gouverneur. II est question du prince Georges de Grèce. Mais il parait que si le prince a l'appui de la Russie, de la France, de l'Angleterre et de aux yeux debieu d'autres, peuvent justifier la démolition. Je reproduis ici les termes mêmes dont il se sert Nous ne sommes pas d'accord, au con- seil, sur ce qu'il yaa faire. Les uns esti- ment que la partie restante n'offre aucun intérêt; que les mag.onneries des remparts tombeut en mine que l'entrée de la ville, convenable du cóté du jardin banal, est laide, sale et sans caractère de l'autre cóté qu'il vaudrait mieux avoir devant la gare une place d'une certaine étendue et plus régulière quele reste dufossédes fortifications est une véritable mare ils concluent a ce que le fossé soit comblé, ie «terrain nivelé, et converti en jardin jus- qu'au ruisseau. Les autres veuleut conser- ver ce qui existe par l'amour de 1'ancien.» Cette opinion, qui est celle de M. le Baron Surmont de Volsbergke, a rencontré, dans le numéro du 12 Décembre dernier du Pro- grès, radhésion de ce journal. Mais, depuis lors, le Progrès semble avoir changé d'avis. Dans sou numéro du 9 Janvier, il attribue l'idée, précédemmeut émise, a un correspon- dant,alors qu'il avaitparlé, le 12 Décembre, pour son compte, saus réserve aucune. On pourrait demander a ce journal quelle est, en détinitive, l'opimon exacte de sa ré- l'Italie, il n'en est pas de même de l'AUema- gne et de l'Autricbe. Dans ces conditions comment vainere les résistances du sultan il parait que les négociations engagées par l'Angleterre avec l'empire chinois ne sont pas, beaucoup prés, sur le point d'aboutir pour la conclusion de l'emprunt soüiciié par ce dernier. D'après le Times lui même, les navires anglais auraient reeu l'ordre de quitter Port- Arthur. De lü irritation et échec probable des nétociatioês. On nous demande de faire connaitre les conséquences du projet de loi électoral en ce qui concerne les cantons d'Ypres. C'est fort simple Ypres ayant deux can tons judiciaires, il y aura lieu de les faire représenter, l'un et l'autre, par des manda- taires öistincts. 11 y aura une particularité singulière une partie de la ville votera pour ceux qui repré- senteront le ier canton, et l'autre pour ceux qui représenteront le 2s canton. Ce sera au moins bizarre. Nos journaux libéraux, qui ne peuvent critiquer l'habïleté et ie dévoueinent denos daction. Mais peu m'importe que le Progrès I approuve ou non le projet de demolition. Examinons la question, et domions notre avis. M. le Bourgmestre eut mieux fait de re- produire les raisons de ceux qui partagent 1'opinion contraire a la sienne, que de se borne r a dire les autres veulent conser ve r ce qui existe par amour de 1'ancien. C'est très-bref, mais ce n'est ni exact, ni complet. Ceux qui veulent maintenir ce qui existe ne sont pas mus exclusivement par l'amour de 1'ancien..Si le bout de rempart avec son restant de bastion n'avait d'autre mérite que sou ancienneté, je passerais bien vite condamnation, quant a moi. Pourquoi maintenir une construction qui n'a en elle-même aucune valeur artistique, ni arckéologique, si d'ailleurs les circon- stances exigent sa démolition. Si j'ótais guidé par l'amour de f ancien, M. le Bourgmestre, je demanderais que le mur qui longe ie jardin de M. le docteur Lagrange, place du Palais de Justice, soit maititenu, paree qu'il est vieux et en bon état. Non, non j'avoue que la ville, qui vieut d'acquérir ce mur pour le démolir et le reruplacer, sans doute, par un autre qui aura plus de mérite, tout eu rectifiaut pompiers, propos de l'incendie de Mercre di dernier, s'en prennent au systême d'eau qui, s'il faut les en creire, n'a pas fonctionné immédiatement. Le Progrès prétend même que nos pompiers ont pu se croiser les bras devant leurs pompes vides en attendant l'arrivée de l'eau. La vérité est que les pompiers sont arri vés immédiatement sur les lieux du sinistre, et que l'eau y était aussi vite qu'eux. Cela ré sulte des rapports offlciels, et des témoigna- ges que nous avons recueillis. Le Progrès ajoute que le malheur s'étant produit au moment oü les ouvriers retour- naient de leur besogne, et grêce cette circonstance, les pompiers ont été asse promptement sur les lieux. Voyez vous cette manie de critiquer quand même et de chercher diminuer, en toutes circonstances, les mérites de notre excellent corps de Pompiers? Et les ouvriers qui re- viennent de leur besogne, 8 heures et de- mie du soir C'est un parti pris. Nous opposons l'avis du Progrès celui de toutes les personnes qui se sont trouvées sur les lieux. Les Pompiers sont arrivés très-promptement. Ajoutons que des militaires compétents leur ont rendu eet hommage on dirait un corps caserné. Allons, braves pompiers, passez vous des éloges de la presse libérale, et recevez nos sincères félicitations Le Progrès saisit l'occasion pour deman der l'organe de nos maitres, si, en cas d'un l'alignement qui est deplorable j'avoue, dis-je, que la ville agit très-bien, et tout le monde, sauf quelques esprits grincheux peut-être, rendra hommage a Padministra- tiou communaie, qui exécute enfin ce qui est décidé, sur le papier, depuis de longues années. Si je ne considórais que l'ancienneté d'une construction, je me joindrais a M. Merghe lynck et a vous-même pour réclamer,owgnz- bus et rostro, le maintien du couvent des Pauvres Claires, dont la fagade, a mes yeux, est une horreur, quoique ancienne. line s'agit pas de cela, M. le Bourg mestre, ne vous en déplaise. La question, pour moi, est de savoir si vous remplacerez le bout de rempart, avec sa belle couronne d'arbres dont le feuillage touffu forme un point de vue charmant et cache si bien le mastodonte qui s'appelle la caserne d'infan- terie il s'agit de savoir si vous aurez, pour remplacer tout cela, quelque chose de meil- leur ou simpiement d'équivalent. Je disais plus haut que je reviendrais sur la question de la démolition de l'ancienne Porte du Temple. M'y voieije ne regrette pas la dispantion de cette construction sans caractèremais je dois reconnaitre que tout le coin, qui allait du batardeau jusqua la Porte,avait du cachet,et beaucoup de cachet,

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1