I «os Mo nu me rils. Samedi 5 Février 1898. 10 centimes le N°. 33e Année. N° 3317. I MM GA IV A M I Grande Fanfare. BULLETIN POLITIQUE. Mouvement séparatiste en Sicile. L'enlente Austro-Russe. Le catholicisme en Angleterre. La question crétoise. Un Congrès anticlérical. Conservation des monuments. Or s'abonne rue au Beurre, 36, a Ypres, et tous les bureaux de poste du royaurae. La JOURNAL D'YPRiSS parait le Mereredi et le Samedi. Le prix de l'abonnement, payable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger. le port en sus. Les abonnement® sont d'un an et se régularisent tin Décembre. Les articles ct communications doivent être adrossés franc da port a I'adresse ei-dessus. Les annonces coütent 15 centimes la ligna. Les réclames dans lo corps du journal content 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligns Lesnumóros suppté- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaireg. Pour les annonces de France et de Belgique excapté les 2 Flandres) s'adresser VAgence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Rourse. Samedi soir, 12 Février, 8 heurcs et demie, Soiree Tabagie la Salie Iweins. Plusieurs artistes étrangers et de la ville prêteront leurs concours cette soiree. S'il faut en croire le Secoio, des exemplai- res d'un manifeste ayant une tendance sépa ratiste auraient élé distribués profusion pendant les réeentes têtes de Paler meun exemplaire aurait mêrm éléremis jusqu'entre les mains du prince de Naples. Le comte Badeni a fait it ses an is, lors do son passage Paris, des déclarations dont nous extrayoris. d'aptès le Times, ('intéres sant passage qui suit C'est une erreur de croire que l'empert ur d'Autriche ait discuté avec le tsar des points qui soient de nature toucher directement l'un de ses alliés.Ce que les deux souverains ont discuté, c'est la question des Balkanset plus spécialement ceile des Serbes et des Bulgares. lis out eu la satisfaction de recon- (suite) Les dépenses. M. le Bourgmestre s'occupe, a plusieurs reprises, de la question des dépenses qu'oc- casicnnera la restauration de nos monu ments. Un administrateur soucieux des in téréts de ses concitoyens, doit s'occuper, et même se préoccuper, de cette question. Un esthètedit M. Merghelynck, n'a pas d sen préoccuper. Si la mission, dont l'esthète se charge, ne se borne qu'a signaler l'état des monu ments, a critiquer certaines ckoses, a indi- quer des restaurations a faire, sans se pré occuper de la question des dépenses, je dois avouer que sa tache est facile, et que son oeuvre est incomplete, alors surtout que Testbete est lui-même un administrateur public, capable tout au moins d'apprécier la difficultó de la situation créée a la ville, d'uu coté par le grand nombre de restaura tions a faire et de l'autre par Texiguité des ressources de celle-ci. Comme M le Bourgmestre le dit fort bien, dans son rapport, tout ne se fait pas en une fois ni en même temps les ressources de naitre que rien ne les divisait. Mais je crois qu'ii y a eu seulement un échange de vues expritné par des notes, et il ne parait pas qu'il y ait eu une entente précise la première note seulement n'ayant pas été jugée suffi- sanie, d'autres ont élé envoyées. Lorsqu'après un échange de notes enter deux souverains les vues échangées se sont pas immédiatement définies, il ne peut y avoir uti accord distinct et cela constitue ce que les AlUmands appellent une conversation académique qui est généralement dépourvue de sanction. La Russie a pour principal objet son accord avec la Franceelle est spécialement désireuse de ne rien faire qui puisse compromettre ses intéréts et j'ai eu moimême l'occasion de remarquer le soin quelle y met. Les protestants anglais tendent k sa rap- procher de plus en plus du catholicisme. Darts leurs temples, la liturgie romaiue a leparu avec toutes ses pompes et comme ia liturgie est 1'expression du dogme. il faut espérer que l'uiiion se réalisera bientöt. La confession auriculaire qui, si longterops, fut Tobjet de leurs implications et de leuis moqueries, est aujourd'tiui uae pratique usuelle. Qualifiée autrefois de paraugon de 1'immorali.té, elle est aujourd'hui considérée comme un moyen parfait de moralisation. On nous annonce mê ne qu'ii vient do se fonder Battyeford (Minfield) sous le noon de la ville doivent servir également a satis- faire a d'autres services que la loi et les régies dune bonne administration nous im- posent. Mais, dit M. Merghelynck, la manne budgétaire est sans doute fa'ite pour Ypres, comme pour les autres villes du pays. Sans doute, Ypres doit être traité comme toutes les villes du pays. Je trouve même quiu égard au grand nombre de monuments et aux ressources relativement restreintes de la ville, Ypres doit obtenir davantage que les villes de son importance. C'est ce que M. Colaert a fait ressortir dans le discours qu'il a prononcé Tan der nier dans la discussion du budget des Beaux- arts, et antérieurement, lorsqu'il a fait observer que nos monuments devraient être considérés comme des monuments nationaux, dont la restauration devrait incomber, pour- la plus grande part, a l'État. M. le Ministre apromis que le gouverne ment s'engagerait dans la niesure oh il est intervenu en faveur des villes de Louvain et d'Audenaerde que M. Colaert avait citées c'est-a-dire pour ia moitié de la dépense totale. En supposant que la Province accorde, de son cöté, des subsides s'éievant a un Community of the Resurrection, un couvent d'nommes dom les membres sont recrutés dans Paristocratie religieuse. Le chanoine Gore, prieur du couvent, inlerrogé sur la question du voeu de chasteté, a même ré- pondu Aucun de nous n'est marié, nous som mes tous célibataires. Berlin, 3 Février. La Gazette de Franc fort publie le télégramme suivant de Con stantinople M. Maximoff, premier drogman de i'ambassade de Russie, a communiqué une seconde réponse de Saint-Pétersbourg, rela tive ii la candidature du prince Georges, conpue dans une forme si brutale que l'am- b, ssadeur a hésité tout d'abord la trans- mettre h la Porte et a télégrapbié pour des instructions supplémentaires. Le comte Mouravie»v a répondu C'est le disir irrevocable du Tsar que le prince Georges soit élu L'association libérale de Deyuze a convo- qué, pour le 13 Février procbain, un con grès qui a pour but d'élaborer une alliance de tousles anticléricaux, en vue des procbai- nes élections législatives. Nous ignorons ce que l'association libérale de Gand, invitée prendre pari cetie déli- bération décidera. Quant au Vooruit, dans son assemblée de buitième pour certains monuments, et a un cinquième pour d'autres, encore la dépense pour la Ville serait-elle considerable. J'ai demandé a des hommes compétents de vouloir faire Tévaluation du coüt des restaurations dont M. Merghelynck a parlé dans son rapport. Voici ses calculs Halles400,000 St-Martin500,000 Tauvres Claires 100,090 Boucberie10,000 St-Jacques50,000 MontdePiété100,000 Tour St-Jean du Mont 6,000 1,166,000 Me voila au-dela d'un million, cbitfre qui sera certainement dépassé, comme toujours. En supposant que les pouvoirs publics État et Province interviennent dans la mesure que j'ai indiquée plus baut, la part de la Ville serait encore de 500.000 francs, soit, en répartissant la dépense sur dix exercices, 50.000 Panes par an. Mais je dois faire remarquer, comme je l'ai dit plus baut, que l'égüse Saint- Jacques n'est pas classée parmi les mo numents et que sa fabrique est pauvre que le couvent des Pauvres Claires n'ap- Lundi, il a résolu de se rendre h Deynze et d'y défendre le principe du cartel, préconisé naguère par la Flandre libérale. Seulement, les conditions de l'ailiance, d'après les socialistes, doivent être suffrage universel pur et simple et représentation proportioo- nelle. Le Cercleprogressiste, lui, dans la réunion qu'il a tenue Mardi, a naturellement dit amen h la decision prise la veille par le Vooruit. Les expériences de concentration libérale- révolulionnaire continuent par conséquent. C'est h ce litre que nous signalons aux libé- raux, qui ont conserve quelques patriotisme et quelque souci de la sécurité sociale, cette nouvelle tentative du libéralisme. A la demande de M. le ministre de l'agri- culture et des travaux publics, les gouver- I neurs de province viennent d'adresser aux I fabriques d'églises de pressantes recomman- dations en vue de prévenir la destruction ou la détérioration d'oeuvres monumentales. En cas de nécessité ou d'urgence de tra vaux supplémentaires ou d'ouvragrs dont l'exécution immediate n'a pas été prévue, il importe que i'autorilé supérieure soit con- sultée au préalable et que Ton nattende pas, pour soliciter son intervention, le moment oü elle se trouvera en présence de fails ac- complis. Les autorités fabriciennes s'exposent no- tamment se voir refuser tout subside par l'Etat, pour les travaux cxécutés k I'insu du gouvernement. partient pas a la ville, et que par con séquent celle-ci devrait l'acquérir avant de le restaurer. Bour ces deux edifices, il est certain que le gouvernement n'in- terviendrait pas ou interviendrait moins 1 largement que pour nos monuments. Dans mes calculs, je ne comprends pas j non plus les subsides pour la restaura tion des facades des maisons particuiières et je fais abstraction de la Maison des j Templiers qui, par une ke.ureuse inspira tion de M. le xMinistre Vanden I'eereboom, deviendra THötel des Postes et dont la restauration ne coütera plus un centime a la ville. Cinquante mille francs par an, c'est beaucoup pour une ville de l'importance d'Ypres. Sans doute, nos finances sont actuellement dans un état satisfaisant mais oü trouvera-t-on les ressources pour iaire lace a la dépeDse en question, a moins de contractei- un emprunt ou de frapper des impóts L administration ne songe. parait-il, a recourir ni a Tun ni a l'autre de ces moyens. Je ne puis lui donner tort. Force sera done de répartir les crédits pour les restaurations sur un plus grand nombre d'années d'exercice. I

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1