Nos u MiT: 1) mjm M§m istits Hercredi 9 Févripr 1898. 10 centimes !e 3318. m'l \tm a Gc A GRANDE FANFARE. REVUE POLITIQUE. Un démenti nécessaire. Année HI L mtlyS fAm q.m ÉP1&& O L On s'abonne rue an Ileurre, 36, a Ypres, et Le JOURNAL D'YPRKS parait le Mercredi et le Samed). 3 prix de l'abonnomentpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an noar tout le pays- poür i'ét.ranger, la port en sus. Les abonnements sont d'un an et so régularisent fin Dacembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port a I'adressa ci-dessus. k tous les bureaux 'ie poste du royaume. Les annonces coütent 15 centimes la ligne. Los réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions iudiciaires1 franc la ligne Las numéros supplé- mentaires content 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandres) s'adresser l'Agence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 3, Place de la Bourse. S.a soirée-tabagie de ïa Grande Fanfare, qui aura lieu Samedi prochain 12 Février, promet d'etre une des plus brillantes de la sai- son d'hiver de cette année. Entre autres attractionson enten dra \1. Piens, baryton au theatre d'Anyers, qui eut tant de succes sa première audition chez nous, l'annéedernière, et M. Leire, flutiste, un veritable artiste égale- ment. Nous engageons nos lecteurs a ne pas manquer cette occasion d'entendre de la bonne musique. C'est aujourd'huiMardi qu'aura lieu 'ouverture de la session au Parlement anglais. Jusquït ce moment nous n'a- vöus que pen d'indieations sur le con- enu de ce message. La redaction des passages eonsa- crés a la politique extérieure a du être cette année particulièrement la- jorieuse. Le clou du discours roya! sur lequel on cpmpfait le plus, s'est détaché avani d'avoir pu être enfoncé. [suite) Esthétique générale, J'atorde un terrain qu'un profane,comrne moi. ne peut fouler que d'un pied léger, et :ra, hélas je ne ine suis déja que trop aven- fcuré, par moments. Si je m'engage, c'est que j'ose compter sur la bienveillance de nes lecteurs, que je laisse toujours libres 'adopter ou de rejeter mes idéés et mes rues. J'écarte d'abord, demon chemin, tout ce |ui est broussailles, et notamment eet en- lombrant reglement ancien portant défense ie réparer les constructions en bois. M. Merghelynck a cru, de tres bonne oi, que le reglement était encore debout. 1 a partagé l'erreur,"trés-compréhensible, .ans laquelle ont versé, avant lui, les au- eurs du Guide illustré, et que a ma tres rande bonte j'ai partagée aussi. Pour imployer une expression1 fin de siècle out le monde déambulai t dans les prés fleu- is de l'erreur. Si j'avais su Seul, Mle Bourgmeste semble avoir fait xception. En séance du 2 Juii. 1877, dit d ans son rapport, le conseil communal a écidé que toules les dispositions r eg lemen- Lord Salisbury aurait fort aimé a se présentera l'ouverture du parlement avcc un traité contresigné par lequel il aurait pris sur ia Chine une bonne et belle hypothèque de 400 millions. Mais hélas! ce succès ne lui sera pas départiIe correspondarit viennois du Daily Chronicle affirme, sur la foi d'informations de Saint-Pétersbourg, que l'on vient de signer a Berlin le contra! pour remission d'un emprunt chinois de 100 millions de roubles a 4 p. c. sous les auspices de la Russie et de l'Allemagne. Lord Salisbury serait done décidé- ment débouté. La Press Association de ce matin annonce que le discours de la Reine sera long et important il affirmera les relations pacifiques de fAugleterre avec les autres puissances, fera allu sion a la conclusion de la paix entre la Turquie et. Ia Grèce, pariera plus longue ment de la guerre a la frontière Nord Ouest de l'lnde, fera l'éloge de la bravoure des troupes, meutionnera la convocation d une conférence par la Belgique en exprimant l'espoir d'un résultat satisfaisant, expliquera la né- cessité de donner dans le budget une place plus importante a Ia question militaire,annoncera un projet du gou- taires autres que celles contenues dans /e code de police communalesont abrogées. C'est ainsi et c'est parfait. Mais que l'ho- norable magistral; me permette de lui dire qu'il a lui-même, fort longtemps, abondé dans l'erreur commune, et que même une décision a été prise en vertu ou a cause de cette erreur. De sorte qu'on a vu se réaliser ici le brocard romain peu recomman- dable, quoique vieux et toujours en vigueur, parait-il, chez les canonistes et les juristes error communis lex. Voici comment: II était question, il y a quelques années, de restaurer la maison dite de verkeerde wereld un nom bien en situation, n'est-ce pas se trouvant rue de Lille, au coin de la rue des Tuiles. Le propriétaire ne demandait pas mieux que de pouvoir renouveler quelques planches qui tombaient de vé- tusté. On lui objecta l'ancien règlement... II construis.it une nouvelle maison... Je ne critique personae; je constate un fait par amour de la vórité. Au demeurant, la question devient oisease. II n'existe plus a Ypres qu'une seule lagade en bois donnant sur la voie publique, et alle a certés moins de va- leur artistiqua que la q lupart da ceiles qui,, malheureusement, ont disparu. Puis. vernement local pour l'lrlande et un autre sur les municipalités. L'expédition du Soudan sera reprise aussitot que les conditions seront fa- vorables. Une allusion sera faite a la famine et a la peste aux Indes le message pariera de la question de Chine, mais en termes trés réservés, les negotiations n'étant pas suffisam- men! avancées. La nouvelle d'une entente iriterve- nue entre la France et l'Angleterre au sujet de leurs possessions sur le Niger que le Temps avait donnée il y a quelques semaines sur la foi d'un de ses correspondants a Manchester, ne s'est point confirmée jusqu'ici il sem ble qu'au contraire de nouvelles diffl- cultés' aient surgi dans les négocia-, tions qui se poursuivent entre les deux nays. On ne sait pas bien de quelle nature sont ces difïicultés et sur quel point elles portent le fait est que les cboses trainent en longueur. A Paris, on n'hésite pas a accuser l'Angleterre de soulever, au jour le jour, mille incidents dont le but est d'ajourner le plus possible une solu tion définitive et, en particulier, de créer en sa faveur une situation de fait sur tel ou tel point des territoires con testes ou en lifige dont elle pour- qu'on peut la restaurer, qu'on se bate de le faire. Je fais appel a qui de droit. Voici d'autres broussailles M. X. a construit une maison en style fabrique M. Y. a rempiacé une facade en bois par une construction insignifiante; M. Z. a enroché un joli petit pignon du XVII8 siècle; la ville a acquis la petite maison, formant le coin de la rue des Trèfles pour élargir cette rue. Je pourrais ajou- ter que M... a récemment badigeounéun beau pignon en briques blanches qui figure dans le Guide Illustré, au lieu de faire subir a la fagade une légere restau- ration qui n'eut guère couté davantage, le badigeon devant se renouveler tous les deux ou trois ans. Je joins mes plaintes et mes regrets a ceux de M. Merghelynck mais qne pou- vons-nous y faire Pour les constructions nouvelles, c'est trop tard Pour les crépis- sages, c'est a refaire.Tactions de faire enten- tendre raison a ceux qui veulent construire et a ceux, qui ont des velléités d'abimer. Inspirons aux uns et aux autres l'amour du beau, le sentiment de Part. Il n'est pas donné a tout le monde d'avoir du goüt. Prêchons Prêchons Je dirai plus loin que l'autorité communale peut et doit donner l'exemple. M.Merghelynck prêche. rait ensuite tirer prétexte pour obte- nir des compensations lucratives. Aussi plusieurs journaux invitent-ils le gouvernement a prendre des mesu- res trés énergiques pour mettre fin a cette manoeuvre et contraindre le ca binet de Londres a se prononcer enfin catégoriquement. Le correspondant du Daily Mail, a Constantinople, se dit informé de source autorisée que les puissances ont décidé de laisser de cóté pour le moment, la question crétoise et la candidature du prince Georges, pour s'occuper exclusivement des difficul- tés en Thessalie. Cette nouvelle est indirectement confirmée par un télégramme adressé d'Athènes au Times, et portant La candidature du prince Georges n'a plus fait de progrès. II parait acquis que la Russie, bien que fer- mement décidée a maintenir sa propo sition, a reconnu que le moment était pen favorable pour obteuir le consen- tement du Sultan. Le Bien Public d'hier publie une iettro de MM. Carton de Wiart et Renkin, deputes, au sujet d'uu article, Une réserve cependant au sujet de l'élar- gissement de la rue des Trèfles. Jai été exa miner de plus prés le pignon de ia maison enseignée 11 t' Paradys J'ai constaté que tout l'immeuble, y compris le pignon, est en fort mauvais état. Sans doute, ce pignon est pittoresque, mais il menace ruine. Faut-il le conserver et renoncer, par la même, au projet, d'utilité publique réelle, d'ólargir la petite rue des Trèfles Je ne le crois pas. II ne viendra a l'idée de personne de démo- lir la maison de l'autre coin, qui a beau- coup plus de valeur esthétique etarchéolo- gique que le Paradys et dont le pignon a été restauré récemment avec les subsides de la ville. C'est done du cóté du «Paradys qu'il faut élargir. On me dit que le collége échevinal fera exécuter le dessin de la petite fagade; c'est très-bien on pourra utuliser ce dessin pour des constructions futures. Mais, pour l'a mour du beau,qu'on ne démolisse pas quand il n'y a pas une véritable nécessitó. Voila ma route un peu débarrassée. II reste un obstacle que je vais franchir le plus lestement possible, convaincu du dan ger que je cours. M. Merghelynck reprocbe a M. ieiiourg- mestre de passer sous silence i'existence jj.-ztt'*. 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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1