Nos Monuments. CIVILISATION DES CONGOLA IS. Samedi 12 Février 1898. 10 centimes Ie N°. 38e Année. N° 3319. q^.CxA REVUE POLITIQUE. VILLED'YPRES. CONSEIL COMMUNAL On s'abonne rue au Bet re, 36, tous les bureaux de po te du royaun e. Lo JOURNAL D'YPRIIS paraït !e Mercredi et le Samedi. Lss annonces content 15 centimes la ligrte. Les réclames dans le corps da journal coütent Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout 30 centimes la tigne. Les insertions judi< airest franc la ligne Les numéros supplé- le pays; pour l'étranger, le port en sus. mentaires coütent to francs les cent exemplaires. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flandres) s'adresser k VAgence Les articles et communications doivent être adrossés franc de port l'adresse ci-dessus. Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8. Place de la Bourse. Pour la Nous sommes heureux d'appren- dre qu'un Comité de Dames s'est constitué pour organiser une con férence avec projection de vues, au profit de l'oeuvre de la Civili sation du Congo, par le R. P. Liagre, missionnaire, Lundi 28 Février, en la Salle Iweins. Prix d'entrée2 fr. Cartes de familie 5 fr. Le placement des cartes se fera domicile par les soins des dames du Comité. Assassinat du Président dn Guatemala. Le Président de la République du Guate mala, le Général Barrios, a été assassiné mardi, it sept heures du soir, prés du palais, par un allemand, nommé Oscar Solinger. Le premier vice-président de la Républi que, M. Cabrera, a pris le pouvoir. Le pays est calme. Réélection du Président Krueger, au Transvaal. Pretoria, 9 février. Aujourd'hui ont été ouvertes les urnes électorales pour la ré- (suite) I/esthétique générale (suite), C'est a bon droit que M. Merghelynck critique le reglement de 1823, qui a institué le soi-disant fonds de la batisse, destiné a encourager la reconstruction ou plutót la disparition des maisons en bois. Je sais bien qu'en édictant cette mesure, le conseil de régence songeait au danger din- cendie auquel elles fournissaient un élément facile. (Rapport de M. le Bourgmestre) L'honorable magistrat estime qu'on ne peut oublier ce danger aujourd'hui. Je ne partage pas cette manière de voir. Le danger me parait imaginaire, puisque, dans ces maisons, la facade principale seule était en bois. Ce n'était du reste pas la la grande pre occupation de nos magistrate de 1823. lis voulaient imiter l'exemple des autres villes du Royaume, et laire disparaitre ces mai sons dont le plus grand nombre, par leur situation dans les rues principales, dépa- raient la ville et la rendaient triste... Est-ce croyable Je copie deux considé- rants de la délibération cente élection présidentielle de tout le pays, i Voici les chiflres exacts des résultats de l'é- lection présidentielle Président Krueger, 12,764 voix. M. Burger, 3.716. Le général Joubert, 1,943. La msjorité de M. Krueger est une sur prise pour ses adversaires politiques. La loi des successions au j Sénat Francais. Après une discussion assez confuse, le Sénat a voté k la majorité de 8 voix, un amendement de MM. Peytral et Paul Strauss k l'article le de la loi sur les successions. Cet amendement n'est autre que le projet primitif présenté k la Chambre des Députés par M. Poincarré, alors ministre dbs finan- ces. La Chambre avail, elle aussi, amendé le projet qui lui était présenté. Elle avait, k la suiie de l'opposition radicale, exagéré les tarifs du gouvernement. Le Sénat est revenu aux tarifs plus modérés, et a coup sur plus prudents, qui figuraient dans le projet initi- al mais nous ne pouvons lui en savoir qu'un trés faible gré, car il a sacrifié le principe tutélaire de la proportionnalité dans l'impót j pour adopter celui de la progression. Malgré toutes les atténuations ou circon- j locutions que M. Poincarré avait apportées autrefois k son oeuvre fiscale, tout le monde avait compris qu'il s'agissait, en effet, d'y introduire le germe de la progression, et on ne s'etait pas Irompé. Le gouvernement avait parlé de dégres- sion, en assnrant que dégression et progres- Overwegende dat het oud Magistraat reeds was overtuigd van de noodzakelijk- beid van het groot getal houten huizen, zich te Yperen bevindende, en waaraf geene hoegenaamde steden in het Koning - rijk nog voorbeelden komen opleverén, te doen verdwijnen. In aandagt nemende hoe zeer het groot- ste gedeelte dier huizen, door hunne ge- legenheid in de bijzonderst st ie gezigt der st; d ontcieren n maken, alsmeue, in geval va i b, e nabuurschap aan dringende gevaren zou- den kunnen blootstellen. Nos magistrats y allaient done d'une conviction profonde et sincère; et leur délibération fut votée sans observations et a l'unanimité Ahl oui, M. Merghelynck a raison de regretter cette décision que je qualifie d'anti-esthétique, pour ne pas employer une autre expression. Ses critiques ont d'autant plus de valeur qu'elles visent une admmistracion communale oü siégeaient son grand père et sou grand oncle. Elles prouvent que sa préoccupatien est d'être vrai. II peut se tromper, et j'ai signalé quelques unes de ses erreurs. Maisici, sion n'étaient pas la même chose mais cette subtilité n'avait trompé personne. En réalité, les deux termes sont synonymes. On comptait sur le Sénat pour corriger, sur ce point important, un projet de loi évidemment dangereux cette espérance a été trompée. Le Sénat a cédé sur le principe, et s'est contenté d'en modérer l'application, en quoi il a fait une oeuvre éptrémère. II y a une règle dans la proportionnalité, il n'y en a pas dans la progression. Pour augmenter, dans ce dernier système, le coefficient des tarifs que Pon croit avoir fixés, il suffit de besoins croissants de la part du Trésor et de la fai- blesse d'un ministre ce sont deux choses qui se rencontrent. Le vote du Sénat est, disent les Débals, trés regrettable. Les noms de MM. Peytral et Strauss, qui ont baptisé l'amendement, mon- trent qu'il y a eu lk une victoire pour les ra- dicaux et cette victoire n'a pas été diminuée tant s'en fautpar le fait que le gou vernement s'y est d'avance soumis. La question crétoise. En ce qui concerne les affaires de Crète, M. de Bülowafait iesdéclarationssuivantes: «Ensoi.il nous peut étre absolumenl indifférent que tel ou tel ait la satisfaction de présider en qualité de gouverneur aux desti- nées de cette intéressante tie. Nous sommes d'avis et nous l'avons fait connaitre en termes académiques qu'il serait désirable de tenir égalemenl compte des sentiments de la minorité de la population. Jusqu'ici, nous avons donné notre assen- timent k toutes les décisions prises par encore une fois, je lui donne raison, et je dois lui rendre d'autant plus hommage qu'il ne cherche pas même a excuser les 6iens. 11 y a cependant une excuse et je la signaleOn était alors a une époque oü le mauvais goüt règnait partout en maitre. Gelui qui aurait osé prendre la défense des facades en bois, aurait passé lui- même on le voit par la délibération pour un komme de mauvais go t, et sans doute, a une élection communal il aurait passé... un mauvais quart d'heure. Quoi done Conserver des facades en planches de chêne, noires et mal unies des vitres en plomb et tessons; des volets, a charnières mesurant une toise; des poutres, sortant a un pied de distance, ornées d'horribles figures grimagantes des toits batis a rebours, aussi élevés que la fagade mêmedes enseignes qu'on ne peut lire sans lunettes et des vierges a visages de harengs-saur ou joufflues comme des paysannesdes lanternes en l'er rouillé éclairant a peine toutes ces vieilleries.... Envoyez-moi ga au marché du Mardi 1 Ne vaut-il pas mieux des fagades plates, unies, teintes en vert pale, en rose tendre, toutes les autres puissances nous conti- nuerons k observer cette ligne de conduite 1 tant que nous ne serons pas l'objet de pro- positions qui engageraient notre responsa- 1 bilité et qui seraient en désaccord avec notre politique en Orient, toute de prudence j. et de réserve. Dans le concert européen, il j n'est pas nécessaire que tout le monde joue du même instrument. Nous ne nous associerons pas k une pression positive exercée sur la Porte. Quant k ce qu'il adviendra de la 'Crète les dieux seuls en ont le secret, mais nous ne nous laisserons pas impliquer dans des complica tions k cause de la Crète. Si la Porte s'était mise d'accord k l'amia- ble avec toutes les puissances sur la candi dature du prince Georges de Grèce, nous n'y aurions vu aucun inconvéuient si un désaccord se produit, nous nous retirons, nous déposons tranquillement notre instru ment et nous quittons la salie du concert. Séance du 5 Février 1898. La séance s'ouvre kö heures 10 minutes, sous la présidence de M. le Baron Surmont de Volsberghe, Bourgmestre Secrétaire M. Gorissen. Tous les conseillers sont présents. Le procés verbal de la séance du 27 De- cembre 1897, est approuvé sans observations et celui du 45 Janvier 4898 soumis k l'ins- pection des membres. en gris perledes fenêtres a grands car- reaux trois au plus; des volets ajourés, a gonds soigneusement cachés; une vitrine a glace unique, comme a Paris et a Bru xelles une corniche monumentale dissi mulant cette horreur qu'on appelle une gouttière et le toit même qui n'est jamais beau; une enseigne a grandes lettres d'or un balcon bien saillant... Vive le balcon 1 Vivent les belles fagades Plus de festons, plus d'astragales La mode des perruques et es queues est passée, nova sint omnia On raisonnait ainsi, non seulement a Ypres, mais partout. II fallait du neuf et je l'avoue on fit du neuf II y avait cependant, a Ypres même, un homme qui avait le sentiment du beau et dont, peut-être bien, l'ame d'artiste souf- frait... en silence, non pas au moment oü ie reglement de 1823 fut pris, mais plus tard, dans les années quarante, lors- que, to uj ours en vertu de ce reglement et grace a lui, on démolissait les fagades en bois. C'était M. A. Böhm. A la de- mande de l'administration communale, dit M. Surmont de Volsberghe, spontanément, dit M. Merghelynck, M. Böhm exécuta M W i -"SB!

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1