6 mum Mm»* ioiüif ghmmêque logmle Mercredi 18 Mai 1898, 10 centimes Ie Nf N° 8341 Chroniijue électorale La guerre. En Italie. Tombola du Collége Moderne. Variétés. Année. VjS On. s'abonne rue u Beurre, 36, a Ypres, et Le JOÜRNAL D'YPHES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation ast de 5 50 c par an pour tout le pays: pour- i'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se rógularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent, être adrossés franc de port a 1'adresse ci-dessus. a to us ïes bureaux de postc dm royaume. Les annonces content 15 centimesla ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 entimea la ligne. Les Insertions judiciaires i franc la ligne. Les mitnéros supplé- mentaires content 10 francs ies cent exempiaires. Pour les annonces de France et de Belgique (excepté les 2 Flandras) s'adresser A 1 'Agence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place da la Hoarse. Jeudi 19 Mai A MIDI, sur le kiosque de la Grand'Place, LA GRANDE FANFARE Programme: 1. Clairotis, en avanl pas redouble, A. Michiels 2. Les Noces d'Argent, gromde marche triomphale, Van Perck 3. Bellona, polka de concert pour piston solo, exécuté pat M. Ernest Wenes, G. Faust 4. Faniaisie sur l'opéra La Femme a Papa, Hervé 5. Les Flots du Danube, grande valse de concert, Ivanovici suivre heure par heure les mo uve al euts delescadre de l'amiral Samp son et de lescadre volante dès lors il s'est arrange de facou a en prévenir l'amiral Cervera y Tompete a son entree dans la mer des Antilies, et ainsi eet officier general a pu arrêter son plan en toute eonnaissance de la position de l'ennemi. Les Américains ne penvent en dire autant ils ont été surpris complètement, et si, au lieu des quatre croiseurs cuirasses qui torment le fond de lescadre espagnole, lis avaient affaire a une force navale tin pen plus nombreuse, ilspourraient payer trés cher léurs erreurs. Elections provinciales cl'Ypres. Cooime rios lecieurs le savent, par suile des nouvelles dispositions legates, il doit y avoir élection, le o Juin, pour chacun des cantons d'Ypres. Le comité catbolique, composé de délé gués des communesde chacun de ces cantons, s'est réuni Samedi dernier au Oercle catbo lique et a désigné comme candidats Pour le premier canton MM Berghman etlweins d'Eeckhoutte üls.memb-'es sortsnls; supplé'a'ntsMM. D Hu vettere, notaire b Ypres et Van Ryckeghem, Bourgmestra b Becelaere. Pour Ie second canton MM. do Gheus, Fraeijs et Ernest de Thibault de Boesinghe, membres sortants; suppléants MM. Ernest Seys, Vanneste, Bourgniestre de Woesten et Vandaele, Bourgmestre de Vlamertinghe. Nousapprenonsque les libéraux ne lutte- ront point. Nous sommes a la vei lie d'événe- ments qui décideront de la durée de la guerre que les Espagnols rem- portent uu succès stratégique ou tacti- que dans la mer des Antilles, la cam pagne sera probablemeut assez longue; dans le cas contraire, on verrabientot la fin des hostililés. A Iheure présente les escadres américaines out du. faire leur jonction dans le canal de la Flo- ride quant aux Espagnols, on ne sait exactement ni le jour ni I heure de leur passage dans le canal qui sé- pare la Martinique de Sainte-Lucie, ni la direction qu ils ont prise. Grace aux divulgations de la presse américaine, le cabinet de Madrid a pu Les amis de l'ltalie-Une, de i'ltalie de Cavour et de Garibaldi, s'en pren- nent aujourd'bui a M. Grispi de letat de misère et, de désordre oü est torn- bée la Péninsule. C'est lui, ce n'est pas M. di Rudini, le ministre actuel, qu'ils reudent responsable de la crise dans laquelle se débat l'ftalie. Tous l'accablent. II saute aux yeux, dit l'un, que c'est la politique allemande de la monarchie de Savoie, donf Grispi fut l'exécrablc serviteur, qui fait la détresse de 1 Italie. Un autre ajoute C'est .ce dernier qui, par la mauvaisegestion administrative et par les dépenses eoloniales, a aiguille son pays vers l'abime. II est facheux que d'autres semblent porter ta responsa- bilité d'un état de choses qui u'a que lui pour auteur. Pauvre Grispi11 fut un temps ou ses accusateurs d'aujourd'hui étaient ses plus chauds partisans, oü son oeuvre, que 1'on trouve detestable, était approuvée et louée. II nest pas juste de dire que la crise qui sévil actuellemeut en Italie a ses origines dans la politique megalomane inaugurée par M. Grispi. Elle remonte plus loin. Elle est une consequence de l'unité elle-même. Si I'ltalie est en proie aujourd'bui a la fairn, a la misère, au désordre, c'est quelle est née d'une révolution qui a été un attentat non settlement contre le droit, mais aussi contre sa propre loi et sa condition naturelle. Avec son passé, avec ses éléments disparates, 1 Italie n'était point faite pour cette unite lactice, bonne pour consommer ia conquête, mais non pour la con- server. L'unification politique et ad ministrative, réalisée chez elle a la faveur de la monarchie, était aussi contraire a ses besoins qu a sou tem pérament. Elle devait, a la longue, engendrer a ruine et l'anarchie. Tout cela avait été prédit. Autant la fédératon des divers Etats de la Péninsule ent pu assurer au peuple italien prospérité et grandeur, autant ia centralisation monarchique devait lui être funeste. Trop de violences, trop d'injustices ont présidé a cette (Buvre antihistorique et par dessus tout, l'attentat suprème, Tattentat contre la Papauté et l'Eglise, qui pèse et pèsera toujours sur I'ltalie de Vic tor-Emmanuel et de Garibaldi. La crise actuelie a ses causes dans L's faits L'Italie est punie par oü elle a péché. Elle meurt de son unité. Le salut serait pour elle dans le re tour au droit, a l'histoire,a la nature; mais la franc-maconnerie la tieot, et la malheureuse Italie est plutót desti- née a périr par la Révolution qua se ielever avec la fédération, sous la haute souveraineté du chef de l'Eglise. Le Progrès nous demands de le reoseigner sur lecoüt du nouveau mur, construit par la ville, rue „St Martin. fusque Ib la préoccupation du confrère est irès légitime. Mais il fait ce que l'on ap pelle en fRmand vragen naar den bekenden weg». Le eoüt du mur est en effet con'nu da lout le monde, même du Progrès qui as- sistait b la séance du conseii commuoal ou la construction de ce mur a été votée. Soit, le Progrès a ia mémoirecourte. Nous lui dirons done que le mur coüte b la ville 2400 francs. Mais ce u'est pas lb oü le confrère veut venir. Le compte, dit-il, devra être curieux et instruclif sur les heures au travail em ployés d eet embellissement. Quelque baroque que soit l'expression üu Progrès, nous comprenons ce qu'il veut dire. Appienez, rnalin confrère, que la ville u'a pas b s'inquiéter des heures du travail, 11 s'agu d'un travail exécuté b l'entreprise Et maintenant, critiques b l'aise Le Progrès annonce qu'on va procéder d la demolition partietle de toutes les maisons, construites au boulevard Malou, n'ayant pas la hauteur de neuf metres, comme c'est dit dans le reglement. Assez, n'est-ce pas? Le confrère n'a plus d'esprit b force d'en avoir eu trop dans le temps. On nous assure que le tirage au sort des primes a eu lieu Dimanche dernier, dans la salie des Anciens Pompiers. Vousvoyez bien, grincheux correspondant de l'autre jour, que vous n'aviez pas b vous plaindre, puisqu'tl est vrai, une fois de plus, que mieux vaut tard que jamais. Et les professeurs seront payés, dit on. Le mois de Mai. La temperature actuelle, La lune rousse. Le mois da Mai, on lesaitdepuis longtemps, trop longtemps, a la imputation fort imméri- tée malbeureusement, d'etre le plus beau mois de l'année. 11 se peut qu'autrefois il en fut ainsi, puis- que la tradition populaire est telle, et que les poètes du temps jadis, font chanté sur tous les tons ce beau mois de Maile mois durenouveau; des fleurs nouvelles, du ciel pur et doux, des nuits chaudes, des gazouil- lernents d'oiseaux, etc. etc. Et b moins que ces chantres du plus beau mois de l'année ne fusseot de trop facile composition ou ne prissent leurs rêves pour la réalité, il faut croire qu'autrefois ces bon nes choses, attribuéesb Mai, furent vraies. Aujourd'bui, il f'aut eri rabattre beau- coup. II n'a fait depuis le commencement de ce mois et avant, que ce que l'on appelle gé- néralement uu temps de chienfroid, tern- pêiueux, aux pluies incessantes alternant avec des vents d'ouragan, aux orages immé- diats.si par hasard le soleil a réussi,pendant quelques heures, b percer le voile opaque des nuages noirs et gris, amoncelés sur nos têtes. Jusqu'ici et dire que dans quelques se- raaines nous serons au plus long jour de l'année on n'a vu surgir que de rares costumes printanniersapergu b peine i'om- bre d'un ctiapeau de pailleles gens qu'on rencontre en plein midi même, sont emnai- toufflés dans leurs pardessus d'biver, Ie col relevé pour se garantir des bises du nord. Nos pronoslics se sont done, par malheur, trop réalisés, ceux que nous avons faits au commencement de la lune actuelle, que l'on appelle lune rousse C'est le vent Nord-Est qui prédornine et ce sont les bises qu'il amène des contrées gliciales du Nord, qui, rencontrant des couches d'air plus chaudes, grbce a faction du soleil, produisent les tempêtes dom nous m PAR A x

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1