irf o c m v m f Samedi 11 Juin 1898. 10 centimes Ie N°. N° 3348. m A La guerre H ispan o- Amér icai ne. France Lecons... d'élections. Les ballottages de demain. Sub-oflices 33 Année. kre&pt -■« a.v HPS On s'abonne rue au Beurre, 36, Le JODRNAL D'YPRBS parait le Merci adi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anti :ipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour fétrangor, le port en sas. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Deeembre. Les articles et communications doivent être adressés fraac de port a 1'adresse ci-dessus. Ypres, et tons ies bureaux ue puste du royaurne. Les annonces content 15 centimes la ligri Les réclames dans ie irps .-lu journal coütent »80-centimes la ligne. Les insertions judicial res, 1 franc Is ligne. Les numéros supplé- mentaires content to francs les cent exemplaires. 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Onexplique l'iaaction de l'escadre Cervera par ce fait que l'un des croi- seurs cuirassés uous ne donnerons pas sou nom ne possède pas les gros canons de 28 cent, qui font sa plus grande force oifeusive. 11 u'aurait a sou bord que l'artiilerie a tir rapide, les pièces de 14 et celles de moindre calibre. Les Espagnois seraient done réduits a la defensive, etjusque maintenant ils out réussi a repousser tontes les attaques des Américains. Ces derniers croyaient triompher aussi f'acilement qu'a Manille ils s apercoivent qu ils se sont trompés. Tous leurs efforts pour i'mstaut sout dirigés sur Santiago. Maitres de cette place, ils s'empa- rent du même coup de la belle escadre de Cervera dont les marins sout appe- lés aujourd'hui a concourir a la défense des fortifications de la place du cóté des insurgés. Les Américains feront bien de brus- quer les évènements, car la saison des pluies va rendre toutes les operations diüiciles. lis sentent si bien que la lutte sera longue qu ils parient dëja de la paix. Leurs conditions sont tellement ex- horbitantes que les Espagnois ne vou- dront jamais traiter sur ces bases. Le président des Etats-Unis deman- de Cuba, Porlo-Rico, une partie du lerritoire des Philippines et un port des iies Carolines. A ce prix, nous le I répétons, les Espagnois ne traiteront que lorsque la partie sera irrémédia- blemant perdue, lis neut sont pas encore la. Le cabinet Méline. Le Cabinet a résolu de se présenter de van t la Chambre tel qu'il est com pose actuellement, pour prendre part aux débats qui doivent être eugagés a partir de Samedi ou de Lundi sur toute sa politique. Ainsi tombent certains bruits d'a près lesquels M. Méline, avant d in- tervenir dans ce débat, aurait annon cé la demission collective du mini stère, dans les conditions oü M. Jules Ferry avait annoncé, en i881, après les elections, la demission collective du cabinet qu'il présidait. Ou porsiste a prévoir cepeudant, que les membres du Cabinet actuei, dans le cas oü le débat serait clos par le vote d'un ordre du jour de eoa- fiance offriraieut a M. Méline leur de mission pour lui permettre, s'il le voulait, de remanier le Ministère. U parait, en effet, de plus en plus certain que si M. Méline obtenait la majorité, ii mettrait a profit la demis sion, de MM. André Lebon et Delpouck pour rema ier le Cabinet daas le sens des idéés que M. Ribota exprimées cointne président du groupe des répu- biicaius progessistes. C'est probablerneut M. Méline seul qui, dans le débat sur ia politique gé nérale, pariera au uom du gouverue- meut. II est vrai que ie président du Conseil fera des declarations qui out déja été arrêtées, dans leurs termes essentiels, par tous les membres du Cabinet, après un échauge de vues auquel out peis part tousles Ministres, et daus lequcl out été compris tous les points qui peuvent être visés par les interpellateurs. Le bureau de Ia Chambre Iran^aise. C'est aujourd'hui Jeudi que sera constitué ie bureau définitil' de la Chambre. Le président et les deux vice-prési- dents provisoires, MM. Paul Descba- nel, Sarrieu et Georges Leygues, restent, natureüernent, candidate pour ie bureau définitif. Pour les deux autres sièges de vice-présideut, l'aucien groupe de lTinion progressiste posera saus doute la candidature de M. Isambërt, viee-président sortant, et deux autres candidate, l'un des républicains pro- gressistes, 1 autre dn groupe radical- socialiste, seront également présentés. Ce dernier groupe a désigné comtne candidat M. Mesureur, ancien mini- stre du Commerce. Le Bien Public et La Pairie font, au sujet des dernières élections legislati ves, des reflexions qu'il est bon de notcr. Voiei ce que dit L i Pairie, et ses idees concordent avec celles du Bien Public: Les dernières élections contiennent des le<?ons dont nous espérons qu'il sera tenu compte. Non que nous exagérions la portée de certaines vietoires isolées. Nous croyons qu'il en est, et des plus bruyantes, qui sur le terrain éleetoral. n'auront pas de lendemain, paree que les yeux des électeurs s'ouvriront en jugeant l'ouvrier k l'ceuyre. Mais ces ma nifestations auront été unies paree qu'elles auront rappelé, k tous, que nous sommes sous le régime du suffrage universel et non plus sousla ioi censitaire. Vouloir conduire le travail éleetoral, et désigner exclusive- m jit les candidats dans le cercle restreint des anciennes influences, comma sous fan cier! régime, n'est plus possible. Les socialistes donueronl demain partou1 leut' appui aux libéraux, et ceux-ci réclproquemeut, presque par- tout. Voici. pourquoi. Nous copious un article du Peuple: Ceux qui marcheront avec nous, com re la réaction au pouvoir, ne feront, consciem- ment ou nou, da besogne utile que pour nous. La 'msjonté ultra-conservatrice d'au- jburd'bui ne pourra plus être remplacée que par une ui; jorité démocratique qui aurait s'inspir.er d;s reveudications socialistes. Dès lorstout ce qui affaiblit le gouvernement, nous renforce, sans pouvoir raviver aucun autre parti cl'opposition. Car, en pré^onisan! ia politique du ral liement k gauche, au Dallottage, nous n'en- tendions ni flater le moins du monde les stériles co.nbiaaisons des taiseurs de tripli- ce, ni retomber la suraunée politicaille de l'auticlérical isrne Nous n'avons pas plus de sympathie pour le conservatisme sectaire du doctrinansme que pour 1'oeuvre fanati.que du cléricaiisme. A la vérité, ce sont lk deux têtes sous le mê me bonnet réactionnaire «li est,dans le corps éleetoral, un Contin gent d'indécis que nous ne sommes pas en core en état d'enröler, mais que nous ne manquerons pas de gagner, si nous savons faire face k nos responsabilités politiques. II ne faut dédaigner aucun appoint; nous ne croyons guère aux conversions instan- tanées, qui évoquent le coup de foudre des romans d'amour. Ce n'est pas ainsi que les consciences évoluent. II en est qui nous ap- prouverout aujourd'hui de voter avec eux, coritre les candidats ministériels, qui demain, k un ballottage, nous rendront la pareille, qui en arriveront ensuite k nous aecorder leur sutfi'age au premier tour et qui fluiront par s'affiiier k nos groupes et k se donner k notre cause; nous n'avons pis le droit deles repousser ni de les décourager, puisque la classe ouvrière a besoin de leur renfort pour instaurer un gouvernement démocratique qui inaugure enfin une effleace légisiation du travail. Nous ne pouvons pas faire atteudre la classe ouvrière. C'est dans ce sens Ik que, parti de classe et en même temps parti de l'opposilion, le parti ouvrier doit rester ouvert k toutes les bonnes voiontés. Et c'est aussi pourquoi, en conseillant de voter Dimaaoiie procnain pour les can didats d'oppi sition, quels qu'i-ls soient, nous ne cédons h ancune animosité amiclé; icale, pas plus qu k aucune sympathie libérale nous n'obéissons qu'a ce qui nous ap- parait être l'intérêt sodalis te. Le ministre des chemi'ns de fer a l'imen tion de créer en Belgique des Bureaux auxi- liaires des postes, semblables k ceux qui existent en Aogleterre. Ces bureaux, dénom- més Sub O/fiixs, sont établis chez des bouti- quiers (épiciers, papetiers, marebauds de tabac, etc.); ils sont chargés du débit des timbres-poste, dépot et expédition de cor- respondances, émission et payementj dè mandats, caisse d'épkrgne et, én général, des diverges opérations postales que peuvent accomplir 'saus difliculté des persorines qui ne sont, pas spécialement initiées au service de la poste. Ces bureaux 'rendent de trés grands ser vices au public aussi, la France, appréciant leur utilité, a décidé d'eu doter provisoire- ment la ville de Paris, quitte k étendre 1 in novation k d'auirès localités dans Ia suite. M. Van den Peereboom, qui avait déjk témoigné, k plusieurs reprises, l'intention !.v$W Mi ZJHC, \\\\vN x.

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1