Situation antéuieure Situation actuelle Provinces. Cath. Lib. Soc. Cath.Lib.Soc. GNROHME LOGAL a Mercredi 15 Juin 1898 10 centimes Ie N O^lCx A isi^ La guerre Hispano-Américaine Italië La situation politique en France Les ballottages du \1 Juin Les orgues et les bals Année. On s'abonne rue au Beurre, 36, a Ypres, et A tous les bureaux de poste du royaura Les annonces coütent 15 centimes la ligno. Les réclames dans le orps dn journal content 30 centimes la iigne. Les insertions judieiaires, i franc lalignc. Lasnuméros supplé- montaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et do Belgiquo (ezcepté les 2 Flandra s'adrasser VAgenc Mavas Bruxetles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Piace da ia Bourse. Le JOURNAL. D'YPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays: pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Déeembre. Les articles et communications doivent étre adressés fraac de port a l'adresse ci-de3sus. Rien de bien sail Jan t en fait de combats. En dehors des bombardements qui se succèdent devant Santiago de Cuba, et que les forts semblent mieux sou- tenir en y ripostant par un feu bien nourri et eüicace, les denx belligé- rants discutent plutöt qu'ils n'agissent aux Etats-Unis on s echauffe a pro pos de la seule indication que le pré- sident Mac-Kinley pourrait se conten- terde garder Cuba et Porto-Rico, et admet.tre une restauration aux Phi lippines. La Tribune de New-York dit a propos de cette polémique que l'Espagne, setrouvant encore en fait maitresse do ces trois colonies,, le plus sage serail de conquérir d'abord les trois iles et de decider ensuite de leur sort. A Madrid on en arrive presque a reprocher a la presse étrangère sa campagne en faveur de la paix J on conteste énergiquement que M. Saga- sta ait, pu adresser au gouvernement britannique un télégramme relatif a la paix, comme les journaux de Londres Pont prétendu et l'on va bien plus loin encore. L'Espagne, dit-on, en alléguant l'opinion de plu- sieurs généraux, peut soutenir la guerre a Cuba pendant deux ans, mêmc dans les circonstanees les plus défavorables. II est done inutile de parler de la paix, si elle n'implique pas ie statu quo ante bellitm. Le gouvernement n'a recti aucune proposition de paix des puissances et, ajoute-t-on dans les milieux politi- ques, s'il en recevait une, il la décli- nerait poliment, en répondant que l'Espagne est décidée a poursuivre la guerre A outrance. Les Espagnols ne sont pas éloignés de voir line albée dans la fièvre jaune qui aurait éclaté, dit-on, parmi l'es- cadre de Pamiral Sampson. La preuve qu'a Washington on ne dédaigne pas ce péril c est que l'on organise dans le sud de l'Union un corps qui ne sera compose que d hom mes de couleur a l'abri de la fièvre jaune. 50U0 nègres sont iucorporés déja, qui seront dirigés a href délai sur Santiago. La fièvre jaune préoc- cupe d'autant plus le cabinet de Was hington qu'on dit quelle a fait son apparition dans laLouisiane. Santiago passe pour la ville la plus malsaine de Cuba, celle oü le fléau fait toujours le plus de victimes. Comment les Ëtats- tJnis pourront-ils se préserver des atteintesde ce terrible mal? C'est ia un problème qui tienl en haleine les hygiénistes. On ne peut songer a éta- blir des quarantaines, car 11 sera impossible de mettre en interdit le corps expéditionnaire et la flotte. Et, cependant, il faudra prendre des pre cautions rigoureuses pour empêcher tine invasion du vomito negro, lequel fera certainement plus de victimes dans les deux camps que les batailles les plus meurtrières. Aussi le premier soin des Améri- cains, lorsque, revenus pour la se conde fois a la charge devant le port de Guautanamo ils avaient réussi a y débarquer des soldats de marine, a-t-il été d'incendier les maisons com me mesure de precaution contre la fièvre jaune. Le port de Guantanamo est a 63 kilomètres a Lest de Santiago. Modifications A ia loi sur ia presse. II est question de substituer au gérant, dans les responsabilités pé- nales, le directeur et 1 imprimeur et, dans certains cas, Lauleur des articles incriminés. La recidive pourrait eu- traiuer la suppression du journal. Un autre projet sur les services publics en règlementerait le fonction- nement de manière a empêcher les employés des chemin de for, ceux des postes, du télégraphe, de l'éclairage, des usines de l'Etat, d organiser des ligues de résistance propresa en tra ver la marche régulière des services. La mesure principale consislerait dans ia faculté, pour l'autorité poli— tique, de dissoudre les associations hostiles aux institutions et d'interdire la reconstitution de celles dont les sta- tuts maintiendraient la ligne de con duite qui avait amené leur dissoluti in. En prévision du débat sur la politique gé nérale, les Ministres ont échangé uneder- nière fois hier, en Conseil, leurs impressions sur la situation politique et arrêté le sens définitif des déclarations qui seront faites par M.Méline en réponse aux interpellations de MM. Millerand e! Dujardin-Beaiimetz. Ou sail que M. Dujardiri-Bcaumetz, quia signé la nouvelle demande d'interpejUatiOM avec MM. Voilé et Tr oui'lot, inscritscomme lui au groupe de la Gauche démocratique, est 1'uü des amis personnels de M. Léon Bourgeois, également inscrit ce groupe. On peut done suppose que le dépot, de cette demande nouvelle d'interpellation a eu lieu d'accord avec M. Léon Bourgeois, qui, d'ailleurs, a déjb fail connaitre soa intention d'intervenir dans ie débat. Ge débat a été ouvert Lundi passé, après rinsiallatiori du président définitif, M. Deschanel, p>r M. Millerand, qui a déposé ia première demande d'interpellation. Bien qu'il ne fasse partie que du groupe so- cialisie, M. Millerand ne se bornerait pas intervenir au nom de ce «roupe il élai'girait ,.la discussion et viserait lous les points qui présenteiaent constituent le programme ès- seniiel de fopposition ministérieiie. D'autte part, ori prévoit que le président du groupe radical socialiste, M. Gamille Pellesan, complètera au point de vue politi que les déclarations de M. Millerand. Enfin, M Ribot. et sans doute uo autre membre du Comité directeur des républi- cains progressistes interviendraient aussi dans le débat. II parait certain, dans ca s conditions, que la discussion-ne pourra étre épuisée en une seule séance. Suivaot las impressions re- cueillies, on peut prévoir qu'un tong éehan- ge de vues se produira sur les différents or- dres du jour qui seront présentés comme sanction des interpellations. En dehors des déclarations générales qui doivent êire faites par M. Méline sur les points que viseroot les interpellateurs, le président du Conseil doit indiquer, on le sait, qua s'il obtient une majorité puu sa politique, il reroanierl le Cabinet actuel &ui - vant les indications qui résulterit des derniè res élections etsuivant celles qui résulteront du scrutin par lequel sera clos le débat sur Ia politique générale. C'est pour ne point gêner la liberté d'ac- tion deiVl, Méline que les membres du Cabi net, saus avoir effeclivemeut donné leur démission.se sontdéjü tous engagés l'offrir au Président du Conseil dans le cas oü ia Chambre lui accorderait sa confiance. A part les résultats défavorables des bal lottages de l'aggloffiération brux lloise, la journée d'bier a été bonne pour la causs eatholique. Dans trois provinces, de Flandre Oriëntale, la province de Liége et de Luxem bourg nous fortifions nos positions nous les maintenons, en somme, partout ailleurs, ce qui nest pas peu dire puisque dans le Limbourg, par exemple, Ie conseil provin cial élait et demeure unanimement catl >li- que. Le ballottage de Gand enlève cinq sié- I ges aux libéraux au profit des catholiques. 1 C'est la première fois, depuis 1830, i que ie canton de Gand et banlieue, jadis foyer de l'organisme, puis citadelle du libé ralisme, est représenté au conseil provincial par des conseillers catholiques. Uue situation analogue se présente Liége j oü depuis cinquante ans les catholiques n'avaient pas eu de mandataires aux Etats provinciaux, C'est le premier résultat et ia récompense de l'union si heureusement réta- biie dans leurs rangs. Tableau comparatif des Conseils provinciaux avant et après le 12 .Juin 1898 49 24 44' 42 73 3 78 15 Anvers Brabant Fl. occid. Fi. orient. Hainaut 26 44 19 Liége 20 27 36 Limbourg 44 0 0 Luxembourg 33 11 0 Namur 54 8 0 49 24 0 36 52 3 73 3 0 81 12 0 27 37 25 26 32 25 44 0 0 35 9 0 47 15 li résulte de ce tableau que, sauf dans ie Hainaut oü le collectivisme sernble pour suivre sa marche ascendame, grüce une i propaganda effrénée et l'inférioiiié inlel- iecturlle des ouvriers mineurs, düment eou- I statée, le socialisme perd du terrain part ut. Ii possédait 60 sièges dans les conseils pro vinciaux -avant ie '12 Juin. II est téuuit 53, aujourd'hui. La Lutte-De Strijd critique le règleuio i sur les jeux d'orgues et les bals publics. ce qu'il ne permet pas aux cabaretiers d< \t campagne d'organiser ces jeux ei o-'ls, même en payant la taxe, en dehors des jours de carnaval et de fête communale. Pourquoi les cabaretiers de 't Ho Vj- par exemple ne peuvent-ils pas gagner quel ques sous les jours de fête comme leurs -voisins habilaiit Biielen? Ainsi s'exprime La Lulte, et elle rappelle ce sujet qua MM. D Huveltere, Breyne-Devos et Decsts- tecker, lors de la discussion du règlement, avaient proposé de permettre les jeux d'or gues et les bals publics ees cabaretiers pendant les fêtes de villages voisins et nous ajoutons pendant les fêtes de leurs quartiers. .^SGSa»^iv.

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1