i e iOIQIB CHRONIQUE LOCALE SSE»% Samedi 23 Juillet 1898. 10 centimes le N°. 33e Année. N° 3360. La guerre Bispano-Américaine Les traitements du clergé en allemagne Pays-Bas France Les sénateurs provinciaux Conseil provincial Le Progrès et sa Chronique locale A Nj. Q On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et k tous les bureaux de poste du royaurne. Les annonces content 15 centimes la ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligna. Los numéros suppló- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces do France et de Belgique (axcepté les 2 Flandras) s'adresser A l'Agence \Savas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place da la Bourse. Le JOURNAL D'YPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 60 c. par an pour tout ie pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adrossés fraac de port A i'adresse ci-dessus. Dimanche 34 Juillet h 8 1/2 heures du soir, sur le kiosque de la Grand'Place, LA GRANDE FANFARE PROGRAMME pas-redoublé, Painpabé ture, Stbauwen 3. SUR LA PLAGE, Stbauwen 4. Grande fantaisie sur l'opé- ra Al DA, Vebdi 5. GAVOTTE caractéristique, Bender 6. ESTUDIANTINA, Walteueels Contre Porto-Rico Tout l'intérêt de la guerre se con centre inomentanément sur les pré- paratifs faits en vue de l'expédition de Porto-Rico. Le gouvernement est Irès désireux de se trouver maitre de l'ile avant que l'Espague fasse des propo sitions de paix, de facon a pouvoir en réclamer la possession definitive. Le général Miles est parti de San tiago a bord du Vale et, accompagné des croiseurs Minneapolis et New Or leansil ira faire une reconnaissance aux environs de San-Juan de Porto- Rico. Quant a rexpéditionproprement dite, malgré les affirmations contrai- res d'une presse trop optimiste, elle ne sera pas en état de débarquer avant une quinzaine de jours au plus tot. Les transports qui sont arrivés Dimanche deruier a Juragua avcc les batteries de campagne, les gros canons et les mortiers que le général Shatter demandait pour le siège de Santiago, attendront le départ de l'escadre qui ira bombarder San-Juan de Porto- Rico. et c'est sur ce point qu'ils dépo- seront leur cargaison. Le Landtag de Prusse est saisi en ce moment d un projet présenté par le Gouvernement et destine, dans une large mesure, a donner satisfaction aux vceux de la population catholique. D'après ce projet dont l'adoption n'est pas mise en doute l'Etat met a la disposition des évêques une allo cation annuelle de R,438,400 marks (4,298,000 fr.) en vue d'améliorer Ia situation des curés. Chaque curé rejoit, au minimum, '1500 marks (1875 fr.) de traitement fixe avec le logement ou une indem- uité équivalente. Dans des circonstances exception- nelles, et pour des causes légitiracs, l'évêque est autorisé a élever le traite- ment jusqu'ó, 2100 mks, (2625 fr.) Après 5 ans de ministère paroissial, le titulaire d'un poste ecclésiastique a droit a un traitement de 1900 mks (fr. 2975)après 10 ans, ilrecoit 2300 mks (fr. 2815); après 15 ans, 2600 mks (fr. 3250)après 20 ans, 2900 mks (fr. 3625); après 25 ans, 3200 mks(fr. 4000). Lesecciésiastiqnes catholiques, char gés d'enseigner dans un établissement public sont assimilésaux pre tres du ministère paroissial. Enfin, l'Etat alloue une subvention annuelle de 200,000 mks. (fr. 250,000) en laveur des titulaires des paroisses nouveliement créées. Et ie projet de loi abandonne aux évêques le soiu d'opérer les réparti- tions et de décider souverainement du bien londé des réclamatious éveutuel- ies, saul a s entendre au préalabie avec les présidents supérieurs ou pré- fets. II y a comme on le voit, de la mar ge entre ce que l'Etat fait en Prusse, pays aux deux tiers protestant, en fa veur du cuite catholique, et, ce que lait lemême Etat en... certains pays, exciusiveinent catholiques, pour ce même culte. Les fetes d'Aoüt On sait que le 21 Aoüt, jour oü Ie reine accomplira sa dix-huitième année, des services religieux seront céiébrés dans les églises de tous les cultes; c'est ce jour-la qui sera le com mencement des fêtes dans tout le royaurne. lis nest pas de grande ou de petite ville, même de village, qui n'organise des réjouissances, des cor teges historiques, des fêtes d'enfants, des illuminations, et, ce qu'il y a de remarquable, c'est que les caissescom- m unales font l'appoint, mais que les dépenses de ces fêtes sont en général cou vertes par les souscriptions des habitans. Du reste, ce qui montrera a quel point l'enthousiasme est monté, ce sont les prix qu'on demande pour la loca tion des fenêtres sur la place du Dam, en face du palais et de leglise oü aura lieu la cérémonie a Amsterdam. Dans une maison, ou demande 1000,500 et 200 florins par place. Le bureau de ia Société l'Espoir des marins se réserve des places sur letoit. L'affaire Zola Le couseil des ministres teuu Jeudi matin s'est occupé des divers incidents qui se rattachcnt aux affaires Dreyfus- Zola-Picquart-Esterhazy. Cette séance a mis eu évidence contrairement a des notes qut avaient paru dans divers journaux, 1' accord absolu des mem bres du cabinet Brisson au sujet des suites a donner a ces différentes affaires. M. Cavaignac, ministre de la gueri^, aura d'ailleurs prochaiuement l'occa- sion, dans uu discours public, de pro- clamer eet accord absolu des membres du cabinet. Le xuiuistre de ia guerre a accepté, en effet, une invitation a se rendre prochainement dans la Cóte-d'Or, saisissant ainsi l'occasion qui lui étaïY offerte de prendre publique la parole pour faire eounaitre une fois de plus que le cabinet Rrisson tout entier a la conviction absolue de la culpabilité de Dreyfus et qu'il est entièrement d'accord sur les moyeus a employer pour tenter de inettre fin a l'agitation actuelle. Lessénateurs libéraux pour la province du Hainaut sont lts éius des cléricaux gémit le Peuple. Gelan'esi h coup sur pas vrai pour M.Bara. Sur 86 votants, il recueille 74 voix. Done, comme douze catholiques n'ont pas volé pour M. Bara (les douze qui ont votépourM. Jaste lors de l'éleclion des députès perma nents), il est clair que M. Bara a obtenu h peu prés toutes les voix socialistes. A sup- poser même que tous les catholiques auraient voté pour M. Bara, hypothèse invraisembla- ble, un grand nombre de socialistes lui auraient encore donné leurs suffrages. Done, h raisonner comme le Peuple, M. Bara est l'élu des socialistes. II remplacera sans doute M. Lafontaine, mettant les bouchées doubles. Lavoilh, socialistes naïfs, l'alliance de Marianne avec le doctrinarisme leplusen- croüté... Le Conseil, dans sa dernière séance, se déclare favorable h une extension du tsrrï- toire de la ville de Bruges dans les limiles nécessaires^ la création et au développement des nouvelles installations maritimes. Le conseil adopte ensuite une proposition exemptantde la taxe provinciale sur les vélocipèdes les ouvriers en faisant usage pour se resdre h leur travail et qui justifient n'avoir d'autres ressources que le produit de leur salaire et n'être pas imposés au délk de 5franes en principal, comme contribution patente comprise. Une demande de subside pour la construc tion d'un réseau d'égoüts k Heys-sur-Mer est, après une longue discussion, renvoyée k la Gommission des finances. Le Conseil s'ajourne k Mardi. Notre confrère le Progrès devient de plus en plus intéressant depuis quelque temps. Ses abonnés doivent se dire qu'ils en ont bien pour leur argent. Ses numéros se suivent et se ressemblent toujours. II y a d'abord quelques découpures dansles autres journaux libéraux, quelques t'ois un article virulent contre le gouverne ment, émanant du cru oelui-cimalgré lequel le ministère catholique garde une sereine tranquillité d'autant plus qu'il igno re totalement la chose. Parfois aussi, sur- tout vers l'époque des élections, des predic tions sur l'arrivée prochaine des libéraux au pouvoir, ce qui ne peut manquer dans un bref délai, il est vrai, quand on songe qu'ils sont sixou sept représentants du parti libe ral siégeant a la chambre. Mais ce qui rend notre ineffable confrère plus qu'intéressant a lire, c'est sa Ckronique locale Oui, chers lecteurs, le Progrès publie a chaque numéro, deux fois par semaine, s'il vous plait.... une chronique locale! G est beau cela, dans une ville comme la nótre, oü il n'arrive, quand <ja va bien, un événement un peu saillant, que tous les six mois PAR 1. LA GUERRE ET LA PAIX, 2. SOUS LA FEUILLÉE, ouver - •«rs-nsM.w» Wj> -ctïj

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1