^TquS— fil Samedi 13 Aoüt 1898, 10 centimes ie N°. 33Année. N° 3365, HI® La guerre Bispano-Américaine. L'encyclique du Pape. La Tuindag. Distribui ion des Prix du Collége St-Vincent a Ypres v 1 a x/s&ss^vY{&$ #3 Hf'V On s'abonne rue au Beurre, 38, a Ypres, et tous les bureaux de poste du royaurae Le JOURNAL D YPRES paraït le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fir. SO c. par an pour tout la pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Déeembre. Les articles et communications doivent être adressés franc de port a l'adresse ei-dessus. ,es annonces coütent 15 centimes la ligne. Les réclames dans le ao"..-,s 4o journal coütent 3C centimes la ligne.Les insertions judieiaires1 franc la ligne. Las numéros supplé- mmtaires coütent 10 francs les cent exernplaires. Pour les annonces de France et de Belgique (excepté les 2 Flandres) s'adresser a l'Agence i.Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la-Bourse. Suspension des hostilitës, IJn télégramme de Madrid, daté d'bier soir, dit que le gouvernement a recu le protocole des préliminaires de paix avec les Etats-Unis. Les mi- nistres sont sortis du conseil a 9 h. 40 du soir et ont fait connaitre que le protocole a été entièrement approuvé. Le protocole ne contienf aucune modi fication, mais settlement de nouvelles indications. Le gouvernement répon- dra dans la soirée a Washington. La réponse confer era les pouvoirs néces saires a M. Cam bon pour signer les préliminaires de paix. Avant tout aura lieu la suspension des hostilités qui sera probablement signée demain. La commission n'est pas encore de signee, mais le ministre des atfaires étrangères assure que les négociations se feront a Paris. Le protocole ne sera publié qu'après sa signature. L'encyclique du Pape aux évêques d'ltalic produit a Rome et dans toute la péninsule, tine profande émotion. Les journaux se montrent vivement impressionnés par le langage si ferine, si noble de Léon XIII. On sent qu'un grand coup est porté, et qtte cet.te auguste voix de justice, de raison et d'amour vibrerajusqu'au fonddelaine catholique italienne Or, cette voix, le gouvernement usurpateur ne peut l'étouffer. II ne saurait en agir avec elle comme avec les journaux et les associations qui le gènent. Le gouvernement usurpateur est incapable d'affronter la discussion; e est pourquoi, brutalement et illégale- ment, il comprimé et supprime. La ressource est précieuse, au moins pour gagner du temps et reculer un peu la crise fatale. Mais eontre le Saint-Père, le procédé n'est plus de mise, ou le monde catholique, le monde civilisé se soulèverait. Et déja,d ailleurs,le monde s'émeut. L impression ne se localise point en Italie. Elle gagne l'Europe. Un grand nombre de journaux citeut ou rés i- ment l'Encyclique. Sans plus attendre, quelques-un. la commentent; iIs en tirent des enseignements et des pré- visions. lous, est-il besoin de le dire? ne sont pas favorables aux justes revendications du Souveraiu Pontife. Mais tel organe, chaud partisan de l'unité italienne sous le sceptre de Savoie, comme la Liberiepar exotn - pie, ne peut s'empecher de tenir ce langage Les violences mêmes de la franc- maconnerie, dans ce pays, nous four- nissent une preuve de la puissance du sentiment catholique. On ne combat pas avec de tels argumentsl'indifféren- tisme et on n oppose pas ie culte du diable a celui de Dieu qttand eeux auxquels on s'adresse ne croient *a rien. L'ltalie est croyante, en effet. La foi, le respect et l'amour de la Papauté y sont toujours profonds, toujours vi- vaces. Ilsne le sont pas seulementen Italie. La puissance usurpatrice prétend ne voir dans la question romaine qu'une question intérieure. Et eest, en vérité, une grave question intérieure, une question aiguc, brülante. Mais c'est aussi une grande question extérieure et universelle. Soutenir le contraire n'y change rien. Pourqueronces.se de s'en occuper an dehors, il faudra que la question soit réglée au dedans. Ei les événements la règleront, que le gouvernement italien s'y prète ou s'y refusé. Les premiers jours de notre fête commu naleontété, encore une fois, marqués par... la pluie. Les pronostics des jours précédents ne se sont pas réalisés. La procession de N. Dame de Touine n'a pu faire que le tiers du parcours habituel. Elle a du rentrer, au grand regret des habi tants et des étrangers qui Pont vue et admirée dans les rues quelle a parcourues. L'Ypres-FIeuri n'a pas été mieux traité. Mais le cortège a pu, b travers une pluie line et persistante, parcourir son itinéraire. II était long et vraiment réussi. Très-jolis groupes de cavaliers et de vélos, chars fort réussis, équipages artistiquement ornés et fleuris, foule de petites charrettes, musiques etc. etc. La fête avait attiré une foule d'étrangers, malgré la pluie. Tous ont admiré le cortège qu'un rayon de soleiI aurait rendu superbe. Qu'eut-ce été si le temps avait été beau com me tl l'est redevenu en ce moment. II n'était pas facile pour le jury, chargé de décerner les réeompenses, de faire une dis tribution équitable. Aussi a-t-il décidé de partager les primes de fafon b donnet' satis faction b tout le monde. Le groupe de cavaliers, unanimemenl ad miré, a obtenu Les n€s 4, 11 tt 8 respecti- vement 40, 30 et 20 fr. Les groupes b pied n°'5 et 6; 80; 62; 61; et 63 respectivement 40, 30, 20 et 10 francs. Les attelages de luxe (hors concours) MM le Bon Surmont de Volsbergbe et Ern. Fraeys, le lr prix et M. Hipp. Vandenboo- gaerde le 2d prix pour les grands attelages. M. Burgho 50 fr. etc. Pour les petits attelages MM. les B0"' de Vinck et Surmont da Volsberghe (hors con cours) le 2° prix. Puis les n0J 73, 74, 89, 75, 66, et 68 ont obtenu 170 fr. Les chars out obtenu n05 87. 77, 83, 81 82, 78, 79 et 31 ensemble 220 fr. La seconde classe, composée d'attehges ordinaires, vélocipèdes eharettes laitières et autres etc. a obtenu les prix suivants M. Golaert (hors concours) Fe lr prix (pour les petits attelages). 4. Vélocipèdes n° 1, 30 fr. Kemmel, 20 fr. n° 2, 5 fr. n° 3, 5 fr., ensemble 60 fr. B. Les laitières n°s 21, 18 et 77 ensemble 20 fr. G. Les eharettes laitières n°! 12, 35, 36, 40, 19, 14, 34 ensemble 95 fr. D. Petits attelages n°' 33, 24, 32. 23, 28, 72, 20. 27, 29, 38, 17, 39, 13, 15, 16. 22, 2b 30 et 37 ensemble 226 fr. Le total des réeompenses s'est élevé b la somme de 1021 fr. dont 1000 ofterts par la ville et 21 donnés par un abonyme. Nous laissons au jugement de nos eonci- toyens de décerner les premiers prix aux co-i%,rents. Nous.ne ferons aucune mention spéciale, de crainte de nous tromper. Disons cependant que, parmi les groupes et les attelages, il y en avait de fort artistiques et espérons qu'une prochaitie fois le temps, plus favorable, permettra de donner uner description plus réussie du cortège fleuri. Les courses et l'exposition de chiens ont été moins favorisées encore par le temps. Mais elles ont attiré du monde et obtenu du succès, surtout l'exposition oil nous avons remarqué de fort beaux sujets. Le ballon a eu le plus de succès sous le rapport du temps. II a pu monter b 6 1/2 b. du soir par une éclaircie qui lui a permis d'entreprendre un long voyage. M. Glorieux et ses compagnons, après une excursion fort mouvementée, ont atterri non loin d'Anvers. Mardi ce fut le tour du marc'né au bétail oü des fêtes vélocipédiques earent lieu au milieu d'un grand concours de monde. Dès le matin les habitants de ces cótés, et b leur tête M le co-.seilier communal Vanderghote, travailiaient comme des negres. b pavoiser etorner leur quariier de fleurs et de verdures. Mercredi, b la. Place Vanden Peereboom eut lieu un tir b la cible chinoise et Jeudi au Zaalhof des jeux popuhires. Ges deux fêles, celledu Zaaihof surtout, attirèrenl une foule fort nombreuse aussi. Outre ces diverses festivités, des concours, des tirs, des jeux de boule, etc., furent donnés en divers endroits. Au kiosque de la Grand'Place eurent lieu tous les jours de la kermesse, le midi et le soir, des concerts donnés, b tour de róle par nos excellentes musiques l'Harmonie communale et la Grande Fanfare, dont la réputation artistique est tróp faite, malgré les calembredaines du Progrès et tutti quanti, pour que nous insis- tions sur la beauté de ces concerts. Les fêtes de domain promettent d'être fort belles aussi. Si le temps se maintient, la fête communale se clóturera par deux points du programme qui atlireront beaucoup de mon de la fête gymnastique par la société de Bruges et le feu d'artifice. Puisse le temps les favoriser La proclamation des réeompenses aux élèves du Collége épiscopal a eu lieu, Jeudi matin, b 10 heures, dans ia salie des fêtes de rétablissement, sous la présidence de M. le Chanoine De Schrevel, délégué de Mgr l'Ëvêque de Bruges. Un nombreux clergé, nos sénateurs et représentant, MM. les Bo'ufgraèstré et Échevins de la ville, la plupart des cor-seil- lers provinciaux et comtnutiaux, et une foule de notables ont tenu 4 témoigner, pat- leur présence, de l'inlérêt et de la sympathie qu'ils portent au Collége Saint Vincent. La partie musicale de la fête, symphonie et chceur, a été fort bien exécutée. Mais le clou de la fête était, de i'aveu unanimc, ce job petit drame en deux acte's, Murillo, qui a été rendu par les élèves d'une fa^on vrai ment remarquable. Nos lecteurs ne nous en voudront pas de nous voir xposer ici le sujet intéressant de ce drame qui se passe b Sévi'lle, dans i'atelier de Murillo, en 1658. Le grand peintre espagnol donnait des lepons b quelques jeunes artistes, qui for- maient son école, la plus giorieuse peut être de la giorieuse Espagne. Or, un jour, les élèves de Murillo s'aper- poivent le matin b leur entrée dans I'atelier, quune main incottnue mais habile a retou- ché leurs toiles. Ge prodige se manifeste pendant tout un mois. Gomez, l'eselave de Murillo, imbu des superstitions de son pays natal, attribue ce ksaSaOBaei^*^'. «Ills V

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1