l ioifl s ^St-W£7y^ Samedi "11 Aoüt 1898. 10 centimes Ie IV0. 33' Annëe. N° 3369. ■m q^Gi A /V La guerre hispano-américaine Le Saint-Siège et les Ëtats-Unis Bruges Bruges-Port de guerre On s'abonne rue au Beurre, 36, Ypres, et L.e JOURNAL D YPRES parait le Mercredi et ie Samedi. i.e prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 tr. SO c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se rógularisent Ön Décembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port a l'adresse ci-dessus. tous les bureaux de posto du royaurne. Les annonces content 15 centimes ia ligne. Las réolames dans ie corps du journal coütent 30 centimes ia ligne.Les insertions judiciaire*1 franc la isïnLas nuraéros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique (excepté les 2 Flandrss) s'adresser 4 VAgenne Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et 4 Paris, 8, Place de la Bourse. Dimanche 38 Aoüt £i 8 1/2 heures du soir, sur le kiosque de la Grand'Place, L'HARMONIE COMMUNALE. PROGRAMME La pacification de Manille aurait fait un grand pas, s'il faut en croire une dépêche adressée a un journai de New-York Aguinaldo aurait dori- né l'ordre aux insurgés de déposer les armes et aurait fait lui même sa sou mission aux Américains. Par contre on signale des combats sanglants dans les Hes Philippines en- tre lesinsurgés et les troupesespagno- les du général Rios. Legénéral américainMerrit a assu- méles fonctionsde gouverneur géné ral des Dhilippines. La dislocation de la milice navale des États-Unis sepoursuit rapidement. Tous les volontaires, parmi lesquels 9 régiments d'infanterie, plusieurs batteries d'artilierie et des escadrons de cavalerie, ont re^u leur congé. La iur:te cubaineaux Etats-unis in vite les Cubains a désarmer etacoo pérer avec les américains a l'enlêve- ment de la Grande Antilie. Les instructions données par M Mac Kinley aux membres américains de la commission de la paixcausent une facheuse impression a Madrid. La ces sion de i'lle de Luzon surtout est considérée comme un coup mortel porté au prestige de l'Espagne. Des pourparlers trés vifs et trés importants se poursuivent en ce mo ment entre la secrétairerie d'Etat, la Maison Blanche, Mgr Martinelli et Mgr Ireland, lis visent la situation ju- ridique de l'Eglise a Cuba, k Porto- Rico et aux Philippines a la suite des changements que la dernière crise a arnenés. Mac-Kinley a cloriné a Mgr Ireland l'assurance que les Etats-Unis respecteront le catholicisme. Mals ce u'est pas tont. Le Saint Siège essaie d'étendre aux iles le régime de liberté qui fleurii; dans l'Amérique du Nord. Sous le royalisme espagnol, l'Eglise a souffert des dommages considéra- bles. Elle était chargée de chaines d'or. La franc-maconuerie a profité des richesses des couvents et des trou bles prur ameuter les métis et les nè- gres contre les catholiques. La crise est done double. En 1871. .Mgr Ket- teler voulait étendre au nouvel em pire la constitution liberal de la Prusse. Le Vatican tente une entreprise ana logue. L'influence de Mgr Ireland sur Mac Kinley et la Maison Blanche réus- 8ira peut être a raoderoiser dans le bon sens les institutions espagnoles uuxquelles de nombreux abus se sont attachés. Fidcxis. Les condamnés des tribunaux militaires italiens La Cour de cassation de Rome, saisie des pourvois de plusieurs condamnés des tribunaux militaires, notamment dom Albertario, a ajour- né toute déeisiou, malgré les instances du mi nistère public, qui eüt voulu le rejet immédiat des recours présentés. La décision sera prise dans quelques semaines, après que la Cour de cassation aura examiné tous les recours analo gues de ceux qui ont été condamnés par les au- ires tribunaus militaires des diverses provinces en état de siège. En attendant, il se produit contre les senten ces vraiment draconiennes de ces tribunaux une réaclion d'autant plus significative qu'eile est appuyée par les organes les moins suspects. Ainsi 1 'Italia dénonce en bloc toutes ces sen tences commeune violation flagrante et viol ente de Partiele 71 du statut. En effet eet article porte que personne ne pourra être distrait de ses juges naturels Aussi les avocats des condamnés de Milan se sont-ils réclamés tout d'abord, dans leur plaidoirie de l'autre jour, k la Cour de cassation de Rome, de «rinconstitutionnaiité des tribunaux mili taires Malheureusement, comme l'observe VItalia, il y a un précédent, celui de la dictature Crispi oü d'autres tribunaux militaires prononcèrent en bloc d'innombables condamnations. En ou tre, il y a cette fois, pour les condamnés, la cir- constance aggravante que beaucoup d'entre eux ont été choisis de parti pris parmi les catho liques, voire dans les rangs du clergé, comme Mgr Scotton et dom Albertario, et qu'ii est bien difficile, dès lors, de compter sur de justes reparations 4 leur égard. Du moins, ils ont la consolation d'etre récon- fortés par l'autorité ecclésiastique, comme il est arrivé dom Albertario, qui, dans sa prison de Finalboi'ga, a pu recevoir, ie 16 courant, la visite de l'évêque de Savone, Mgr Scatti, et les affectueuses sollicitudes que Sa Grandeur lui a prodiguées, ainsi qu'aux autres détenus. La Patrie n'hésite pas a publier {'article suivaut qui fait connailre 1'état dame des Brugeois. Heyst port de mer ou de guerre. C'est par la volonté de S. M. le Roi que cette situation se produit dit la Patrie, 2i propos des difficultés que sans cesse on suscite pour entraver l'exéeution de Bruges port de roereten rendre la charge écrasaute pour cette ciié Après avoir noté que les Brugeois sont «exaspérés» d'étre traités en «ennemis», la Patrie ajoute On ne peut accuser Léopold II d'agir ainsi par haine de Bruges, ville d'un ardent loyalisme, qui a toujours réservé au Roi le plus enthousi aste accueil. Alors quel est le mobile qui fait agir Sa Majesté et son conseiller ou collabora teur «II y a une volonté supérieure au droit dit encore la Patrie. Mais les Brugeois ne se laisseront pas exproprier de leur droit sans protester continue notre confrère. En présence de ces déclarations catégori- ques, le Bien Public dit Au surplus, qne les Brugeois se rassurent, le jour oü ce rève (Heyst port de guerre) prendrait corps, ils ne seraient pas seals a le combattre. Tout le pays serait leurs cótés. Notre marine de guerre ne sera jamais redou- table que pour ceux qui prendraient la respon- sabilité...d'en proposer la creation. La Patrie veut bien reproduire no tre article au sujet de Bruges-Port de mer. Nous avous tenu a exprimer notre humble avis et, dans la mesure de uos inoyeus, a attirer l'attention publique sur les graues questions qui s'agitent en ce moment autour de Bruges-Port de mer. Nous avons toujours approuvé le projet de port d'escale de Heyst et ap- plaudi aux efforts de notre soeur, ia ville de Bruges, pour renaitre a son ancienne splendeur. A notre avis, Bruges-Port de mer est une conception grande et généreu- se qui doit être encouragée, paree qu'eile doit avoir des conséquences favorables non seulement pour Bruges, mais pour la Belgique entière et spé- cialement pour notre Flandre si pros- père a l'époque de la grandeur de la Venise du Nvrd. Aussi avons-nous constamment ap- puyénos députés et conseillers provin- ciaux qui votaient les credits nécessai res a la realisation de Heyst et Bruges Ports de mer. Mais, nousle déclaronssans ambages, si jamais il avait été question de la création d'un port militaire, nous n'aurionspu approuver la conduite de nos mandataires aux Chambres et a la Proviuce; nous les eussions même blamés de contribuer, par leurs votes, a lancer le pays dans des aventures périlleuses. II ne s'agissait pas, jusque dans ces derniers temps, de port et de marine militaires, et nous constatons avec bonheur que les organes de la presse catholique le Bien Public entre autres ne sont pas plus partisans que nous de projets militaires nou- veaux dont la Belgique n'a nul besoin. Sera-t-il question a l'avenir de pa- reils projets II est certain que plusieurs journaux lébéraux préconisent la création d'une marine militaire. La Flandrè libérale estime que, saus flotte de guerre, la Belgique ue pourra jamais posséder de flotte de commerce. Une flotte de guerre, sans don le pour proteger notre flotte de commerce? Et nos traités de commerce avec tous les pays du monde ne vaudront done pas plus que celui qui garantit notre neutrality Nous ne sommes pas de ceux qui n'ont pas confiance dans les traités. Nous ne croyons pas que la Belgique, pour garantir sa neutralité, doive de- venir une puissance militaire de pre mier ordre. Nous ne pensons pas davantage que pour protéger son industrie et son commerce, qui nesont pas menacés, le pays doive devenir une puissance maritime. Le devoir de la presse catholique est de crier casse-cou Nous le fai- sons avec la Patrie qui a le courage très-grand de dévoiler les projets qui raijotent en haut lieu. Nous engageons tous nos confrères de la West-Flandre a se joindre k nous pour protester d'abord coutre les mo difications que Ton cherche a apporter au projet Goiseau-Gousin en voie PAR ALLEGRO MILITAIRE, Eilenberg 2. MARCHE TRIOMPHALE, Strobel 3. DANS LES BOIS, fantaisie. VlOLOT 4- RÉVEIL, Hubner 5. LA REINE DE SABA, mosaïque, Gounod 6. EN TRAIN EAU, galop, Eilenberg -r «mu»-

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1