m i 1 GHRQNIQUE LOCMLE Samedi 8 Octobre 1808. 10 centimes le 83s Année. N° 3881 BULLETIN POLITIQUE Transvaal Espagne A propos d'un incendie Chronique musicale On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et tons les bureaux de poste du royaume. Le JOURNAL D'TPRBS parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de S fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les aboniiements sont d'un an et se régularisent tin Décembre. Les articles et communications doivent être adrossés frame de port l'adresse ci-dessus. Les annonces coütent 15 centimes la ligria. Les róolames dabs Id corps du journal content 0 ceutimes la ligne.Les insertions judiciaire*1 frane la ligne. Les numéros supplé- üentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et deBelgique (excepté les 2 Flandros) s'adresser A l'Agence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place do la Bourse. L affaire Dreyfus et le cabinet f'ran9ais Paroai les cotiséquences poliliques qui dé coulent de l'aftaire Dreyfus, il en est uue qui mérite d'être signalée. Par suite de la position qu'il a prise dans la question de la révision du procés de 1894, la majorité qui a aocueillik la Cham- bre le cabinet de M. Henri Brisson, setrou- vera, k ls rentrée, sensiblemerit diminuée, les députés nationalistes et antisémites ayant décidé d'ores et déjk de voter en toute ocoa sion eontre le ministère. II en résulte que, si l'opposition irréducti- ble, le cabinet serait mis en minorité dès la première rencontre. Mais il est possible que les choses ne se passent pas ainsi. Car, s'il est vrai que les suffrages des députés antisémites et nationa listes manqueront k M. Henri Brisson, le président du coriseil peut retrouver sur les bancs des républicains modérés un nombre suffisant de bulletins pour constituer une majorité acceptable. C'est, du moins, l'espoir de M. Henri Brisson et de ses collaborateurs, qui regoi- vent lous les jours, prétendent Us, l'assu- rance qo'un assez grand nombre des députés républicains approuveront Tattitude du mini stère dans l'affaire Dreyfus. L'aveu du lieutenant colonel Henry a pro duit ce revirement. Et le gouvernement est si bieri convaincu que les évènements de ces deux derniers mois ont déplacé l'axe de la majorité qu'il a décidé, dans un des derniers conseils de cabinet, d'orienter sa politique intérieure de fagon k préparer, avaot la rentrée, ce qu'il appelie l'union du parti républicain. II a été alors convenu que, pour donner un premier gage k ceite union, le mouvement préfectoral qui est actuellement en prépara- tion au ministère de l'intérieur n'auraitaucua caractère politique. Ce mouvement sera purement hiérar- chique et ne comportera aucuoe des exé- cutions de fonctionnaires qui avaient été annoncées par les journaux radicaux. Ceite concentration était k prévoir. Les républicains libres-penseurs ne songent, pour le moment, qu'k s'unir pour üéjouer le péril elérical. On sail ce que parleir veut dire. Evénements de Crète L'ultimatum Dans les cercles ofiiciels de Saint-Péters- bourg, on ci oit pouvoii espérer que, suivant l'exemple du cabinet de Paris, déjk consen- tant, les cabinets de Londres et de Rome adhéreront aussi k la proposition de la Russie de laisser aux amiraux des quatre puissances le soin de decider entre eux les mesures k prendre pour faire exécuter l'éva- euation turque de la Crète si la Turquie ne l'accomplissait pas volontairement. La note collective sur la Crète a été re mise Mercredi k la Porie. L'ultimatum est trés court. II déclare que la Crète doit être évaouée en nn mois et que ['evacuation doit commencer dans la quin- zaine. Sur la frontière monténégrine On télégraphie de Cettigné au Times, que de nouveaux troubles ont éclaté k Berane, dans le Sandjak de Novibaar, sur la fron tière monténégrine. Des soldats tures, ayant outragé Samedi dernier une jeune fille, ont été attaqués par des paysans chrétiens. Trois soldats el deux chrétiens ont été tués. Le coup d'état en Chine. On télégraphie de Pekin au Daily Chronicle que l'Empereur a été empoisonné au palais. Les émeutes ont recommencé. Cinq chi- nois ont été tués. Lesarrestationscontinuent. On télégraphie de Shanghai au Daily Tele graph Une dépêche émanant d'un résident étranger k Schung-King et daté du 3 Sep- tembre, annonce que les rebelles ont été arrêtés k une journée de marche de la ville. Une autre dépêche datée du 4 dit que les rebelles se sont retirés. Le voyage de l'Ëmpereur G uillaume Mesures de precaution A l'occasion du voyage de l'empereur Guillaume k Venise, la ligne de chemin de ter sera occupée depuis la station d'Ala par des troupes italiennes En outre toutes les gares seront interdites au public pendant le passage du train impé- rial. Un cincinnatus moderne M. Prétorius, l'ancien président de la ré- publique du Transvaal, après avoir quitté le pouvoir, s'est fait charretier. Dermèrement il a demandé au bureau des Travaux publics l'autorisation de servir avec son tombereau au transport du sable pour les construction. II a besoin, dit-il, de gagner sa vie. A vérifier Une vente lugubre De sa flotte des Antilles. l'Espagne ne conservera pas même les cauonnières qui sont encore mouillées dans les eaux de Cuba et de Porto Rico. II faudrait les mettre en état de réparalion et l'argent manque. Le ministre de la marine a done été autorisé a les vendre k diverses républiques américai- nes qui offrent de les acheter, et ootamment k la République de Saint-Domingue. C'est le dernier émiettement de la puissance navale de l'empire de Charles Quint. Les journaux libéraux, k la recherche de griefs contre l'administration catholique et spécialement contre Monsieur le Bourg- mestre, fontflêche de tout bois. Récemment un incendie a détruit une ferme située k St-Eloi, sous Voormezeele. II était dix heures du soir quand M. le Baron Surmont de Volsberghe, do son chateau, si- tuék deux kilomètres de Ik, vit Ie feu. Guidé par un sentiment d'humanité et ne pouvant pas d'ailleurs, k cette distance, distinguer si la ferme en feu se trouvait ou non sur le terri- toire d'Ypres, l'honorable magistral a requis, par téléphone, le corps des pompiers. Dès que celui-ci est arrivé sur les lieux, a constaté qu'il n'y avait pas d'eau C'est simple tout cela, n'est-ce pas, lec- teurs Et vous ne voyez pas lk de quoi blamer l'attitude du Bourgmestre, qui a fait ce que ses prédécesseurs ont fait en main les circonstances Les journaux n'en blamentpas moins M. le Baron Surmont de Volsberghe. II est pro bable que s'il n'avait rien fait, ils l'eussent blaoié quand même. II faut cfiliquer, blk- mer, débineren reste toujours quelque chose. Qui va assumer la dépense dit le Progrès. That is the question Si c'est lk la question, et puisque vous dites, confrère, que vous ne blamez pas le déplacement, vous bornant a poser une ques tion de principe: qui cummande paie nous avons le moyen de vous donner satisfaction en principe et en fait. M. le Bourgmestre a jugé que le proprié- taire de la ferme paierait la dépense, et... le propriétaire a payé. Etes-voussatisfail? Les travaux au canal d'Ypres l'Yser Dans la dernière séance du conseil com munal, M. Vandenboogaerde s'est plaint de l'état dans lequel se trouve le canal d'Ypres k Boesinghe. La navigation nest plus pos sible par ce temps de sécheresse. M. Colaert lui a répondu que des démar ches ont été faites par les députés de l'arron- dissemeut pour obtenir l'élargissement, l'ap- profondissement et le redressement du ca nal, et que la question était décidée en prin cipe. Nous constatons en effet que le budget des travaux publics pour 1898 porte une dépense exceptionnelle de 50,000 francs pour eet objet. Voilk qui donöera satisfaction au com merce. La musique et les musiciens beiges depuis les temps les plus reculés jusqu'è nos jours, (suite) On voit par les vies de Gretry et de Gossec, qui ont fait le fond des derniers cbapitres, que ces musiciens beiges, tout pleins de talent qu'ils fussent, n'apparte- naient pourtant plus k une école spéciale, k l'école beige. Depuis leurs pérégrinations k l'étranger, les beiges s'assimilaient ia ma- nière et les principes musïcaux du pays qu'ils avaient adopté et devenaient aussi, l'une fois des compositeurs de musique italienne plus tard allemande et enfin frangaise. lis y excellaient sans doute, mais ne formaient plus une école k part, eomme dans le temps oü la musique beige donnait le ton k l'Europe civilisée tout entière. Cette situation provenait du défaut de ressource, qu'ils trouvaient dans leur pays, chose qui avait forcé les artistes beiges k s'expatrier. Cette situation regrettable explique com ment il se fait que la Belgique ne soit pas aussi célèbre pour ses musiciens, que pour ses peintres, sculpteurs, poètes, etc., dans les siècles passés. Chose étonnante cepen- darit, alors que pour la peinture et autres arts plastiques, les Rubens, les Vandyck, chefs de l'école flamande, trou/aient des ri- vauxdans les Raphael, Michel Auge, Mu- rillo, Fra Angelico et autres des écoles éiran- gères, nos musiciens, eux, étaieot sans rivaux De nos jours avec les Benoit, Blockx, Tinei, etc., l'école beige, flamande surtout, s'affirme et forme un art distinct de ceux des autres pays mais citons, pour finir l'histoire des musiciens beiges des temps passés, deux artistes d'un ordre moins élevé que ceux qui nous occupèrent, dans les derniers articles. II s'agit de deux artistes trés méritants encore, dont un Yprois. Ces deux artistes furent Vanderhaeghen, né k Anvers, qui fut professeur de Clarinette k 1 école de musique de Paris origine du conservatoire et finalement sous-chef de la musique de la garde Impériale et Othon Vandenbroeck, né k Ypres en d759, qui composa plusieurs opérettes qui obtinrent assez de succès k la fin du siècle dei nier. Vandenbroeck fut nommé professeur de D S^T[\111 W

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1