}!ercredi 12 Octobre -^N'i Troubles a Paris Le due d'Orléans Italië Espagne Suisse Hollande L'octave et la procession du St-Bosaire Ha któêm Q^Gt A A/£" WWmmW On s'abonne rue au Bevrre, 36, èi Ypres, et to us les bureaux tie poste dn Le JOURNAL D'TPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le pcix de Fabonnementpayable par anticipation est da 5 fir. 50 e. par an pour tout le pays; pour l'ótranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un au et se régularisent tin Décembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port A I'adresse ci-dessus. royalisme. Les annonces cobtent 15 centimes la Itgne. - Les réclames d;i is sorp- - i c>u,1 ooütent SO ceoiimes la ligne. Les insertions jndieiaire*. t fraföc la li,.rn->. - i.-séros rupmó- mentaires cor/tent to francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique (excepté las 2 FlaudiMS) s'adressar a I 'Age .Haws Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de Bourse. Samedi dernier, sur la demande expresse du general Zurlinden, 20 bataillons d'infanterie a 500 hommes, et, line vingtaine d'escadrons de cava lerie ont été appelés d'urgence a Paris. Sont partis d'Arras un bataillon du 33e le ligne de Tours, un des 32e et 66e de Honen, un du 24e de Gha- teauroux, un du 90e d'Auxerre, nil du 46e d'Amiens, un du 72e de Beauvaies, un du 51e du Mans, uu du 104® de Mamers, un du 101e de Mamers, un du i04e; de Cosne, un du 85ede Montargis, un du 89ede Chateauroux, un du 90e d'Issoudun, un du 68e etc., etc. 11 est également arrive des cuiras siers de Chartres, des chasseurs a cheval de Saint-Germaio, Abbeville, Rambouillet, Vendóme, des dragons de Compiègne, Melun, etc. La semaine dernière le service d'ordre était organise par la prefec ture de police. Celle-ci avait éparpillé les soldats, sans officiers, par groupes de cinq ou six, incapables d'opposer une resistance sérieuse en cas d atta que. En prenaut ces dispositions con- traires au bon sens, le préfetde police obéissait, nous assure-t-on de source autorisée, a l'ordre donné par M. Brisson. Ce dernier n'eut pas agi autrement s'il eut voulu laisser dé- sarmer les soldats et les livrer a 1 e- meute qui aurait alors crié A bas les chefs Le gouverneur de Paris n'a pas voulu s'associer plus long-temps a une tactique qui favorisait 1 indiscipline. II a énergiquement réclamé des ren- forts. Aujourd'hui les troupes ayant leurs officiers a leur tête, son massées en groupes compacts qui surveillent les rues au moyen de senlinelles éche- lonnées. Celles-ci ont l'ordre de tirer en Pair a l approche d'une bande de grévistes et de se replier sur le poste principal. D'aiileurs, de fréquentes patrouilles metteut en communication les fac- tionuaires avec les différents postes. M. Andre Buffet, représentant du due d'Orléans a Paris, a fait les decla rations suivantes a un rédacteur de la Liberie, a l'occasion de la note gou- vermentale concernaut le retour pos sible du due d'Orléans La note envoyée par le mini- stre de l'intérieur aux commandants de gendarmerie prouve une seule chose, e'est que le gouvernement ré- publicain a peur du prince et redoute de sa part une entreprise bardie. Quant a vous dire quelles sont les intentions du prince, s'il a formé le projet de rentrer en France et a quel moment ce projet ponrrait être mis a execution, vous comprendrez que je ne puisse le faire connaitre. Le prince publie, quaud il le juge opportun, des déclarations destinées a manifester sa peusée témoin sa réceute adresse. Je ne puis rien vous dire de plus. Evidemment le prince reviendra en France un jour ou I'autre ceia ne peilt finir autrement. L'Italie une La statistique officielle fait connaitre que, dans le Piémont, sur 100 cons ents, 23 ne savent ni lire ni écrire. Dans l'ltalie centrale, le nombre de consents illettrés est de 40 p. c. dans 1 'Italië méridionnale de 53 p. c. dans les iles italienues, de 56 p. c. Les journaux font observer doulou- reusernent qu'aucun autre pays ne présente une telle quantité d'illettrés. Madrid, 10 Octobre. M. Castelar parlant de la situation du pays, la résumé ainsi Nous de- vons être affligés, mais non désespérés. D'autres nations européennes out été dans le siècle plus éprouvées que l'Es- pagne. Cependant elles se sont recon- stituées et agrandies considérablement. Ce qu'il importe, c'est de se decider pour une politique sage et pour uue reconstitution économique d'uu carae- tère admioistratif habile. Madrid, 10 Octobre Levacualion de Porto-Bico sera prochainement terminée. Geile de Cuba sera terminée au mois de No- vembre. Vingt et un vaisseaux ont été prepares a eet effet. Les troupes out recu leur solde de Juin. Avant le dé- barquement elles recevrout la paye de deux mois et un habillement civil, puis elles serout liceuciées. Berne, 10 Octobre. Le Conseil federal a de nouveau ex- pulsé du territoire suisse 6 anarchis tes, tous italiens. On a découvert que les auteurs des placards auarchistes apposés a Neuf- chatel et qui ont provoqué une cer- taine émotion sont l'oeuvre de quatre jeuues gens qui ont voulu faire une simple mystification. Ges jeuues geus serout néanmoins déférés aux tribu- naux. A'ccompagnée de sa mère, la jeune reine Wiffielmine fera, le mois pro- chain, sod premier voyage de souve- raine. Elle assistera au mariage de sa cousiiie, la princesse de Wurtemberg, avec le prince héréditaire de Wied. On rappelle a ce sujet qu'il a été plusieurs fois question du mariage de la jeune reine avec Ie frèredu prince de Wied. Nous constatons avec bonheur que les solennités et les sermons de l'oc tave du St-Rosaire sont, d'année en aunée, plus suivis a Ypres, non sett lement par la bourgeoisie, qui a le temps de prendre part aux cérémo nies religieuses, mais par les ouvriers et les campagnards qui arrivent nom- breux a.Téglise, a cinq et demi heu- res du matin, pour assister a la messe et entendre Ie premier sermon Dien et la Saiute Vierge en soient loués Nous constatons avec non moins de bonheur les progrès réalisés par la participation de la jeunesse catho- lique et des notables de la vilie a ces pieux exercices et spécialement a la procession du Rosaire. Jamais nous ne les avons vu plus nombreux que cette aunée. C'est la défaite du respect humain, qui fut si longtemps, dans notre ville, un obstacle a la realisa tion du bien Nous engageons toute la jeunesse catholique et géaéralement tous nos amis a prendre part a nos cérémonies religieuses, suivant ie bel exemple donné par nos autorités civiles. Qu'ils n'oublienf pas que 1'exemple, venant de haut, fin it toujour;; par entraiuer les masses. A ee propos nous rappellerons a nos lecteurs queiques ex trails du beau discours prononcé au Congrès eucha- ristique de Bruxelles par L Alexan dre Braun, l'éminent avocat de la ca- pitale, ancien batounier de l'ordre, qui ne rougit pas d'êtrë un porteur de cierge et qui estime saus daute, comme nous, que si uous honorons le S. Sacrement en 1'escórtan uii flambeau a la main, nous sommes plus honorés encore de pouyoi.* faire escorte au Dien de l'Eucbaristie, qui vent bien habiter parmi nous. Voici comment s'exprime Tiiono- rable avocat ....Nous voilfi loin du temps oü le dais n'était escorié que de queiques porte-cierges de fondation, suivi settlement du bureau des marguüliers et d'une poignée de dévotes, et oü plus d'un, d'ailleurs vaiilant, aurait rougi d'aecepter le flambeau qui s'offrait, quête d'amateur. Les fruits que nous nous vantons d'avoir recueillis jusqu'ici, ceite émaricipation gra- dueile du préjugé, cette jeuness i.ttrépide qui confesBe ses principes h la face des eieux, cot entrain, cette bravoure, eet élan, qui sommes-nous redevables do cos mceurs nou velles, de ce progrès de 1' sprit public A qui, Messieurs? Nous serious des in;rats de l'oublier et ce m'est une joie de la publier devant cette augusle assemblée.Si la Belgique est sortie de la terre de servitude póüf être rendue eile-même, car son air est fonciè- rement catholique, elle en est redcvable cette Université illustre, Fill chéri - de son Episcopal, qui est au coeui' de i; Pt vie pour faire circuler dans tous ses m mhres un sang toujours plus richt; et des ardours tou- jours plus courageuses elie eu est redeva- ble ces colléges que l'autorité iocésaine et les communautés religieuses out' scmés sur tous les points du territoire menacé p r l'en- seignement neutre, c'est- k dire ié et dont l'Université catholique forme i ccuronne- ment superbe. Oü ces hommes, qui sont aujourd'hui l'honneur des professions libérah s qui étorinent la magistrature par u sa voir et leur impartialité qui occupent dans un Barreau de sept cent cinqu i la membres, comme celui de la Capitals';, r.lus do deux tiers du Tableau qui, exclus s bópimux, ont multiplié dans les principi.ux quartiers de Bruxelles et des faubour- s oes Uniques déjü célèbres qui brillent dans les arts, l'ar- mée et l'administration, oü ces hommes ont- iis puisé cette force et catte iadépi d;ce qui les incitent fi se parer de leur titre de ca- swjbsJ» VV»™& ^r.-K - ..jirw «t&aaaM-

HISTORISCHE KRANTEN

Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1