ifcm i|4iBmSaiJÏÏ Merc red i 423 Kovembre 18!-8, e centimes v '3' T 3394 .\>L I Une manifestation suggestive Au Volkshuis Chronique musicale i cib n i Zilmk '&fo 'I? l&icM- aj®; - i;J On s'abonne rue au Beurre, 3f>. a Yures, et a tous ies bureaux ie poste du royaurae. A propos de la manifestation Gode- froid Kurth, professeur a I'Universite de Liège, le Bien Public écrit l'artieie suivant,que nos lecteurs liront avec le plus vif inlérêt Nous nous associons cordialement k la manifestation magibifique dom M. Godefroid Kurth a été 1'objet, Qimanebe, k Liége, a l'occasion de son jubilé professoral. La fête, com me celui qui en était le héros l'a lui même constaté, comptait, parmi ses organisateurp et parmi ses adbérents, des hommes des opinions les plus öiverses et souvent les plus contraires. Et cepend nl M. Kurth n'a jamais rougi de sa foi, il s'en montre. au contraire, trés fier, et s'il aim'é l'histoire on se doutebien un peu que c'est paree qu'il voit incorrup tible témoin de la vénté el l'indirecte maïs fidéle apologiste de l'Eglise C'est ce vaillant cathobque, c'est eet Oza- nam beige, c'est ce maitie historiën des Origihes de ta civilisation chrétienne qui a été fêté et ovaliormé, Dimancbe, k i'Uruver- sitë de Liége, dans des conditions qui don- nent, k cede soie&pilé presque Sa poi lée d'un événement. L'homroage, enthousiaste ët général, dont M. Kurth a été 1'objet, implique, en eftet, notamment dans lts hant' s régions universi. taires, la reconnaissai ce offioielle de la li- berté de conscience des savanis catholiques. C'est un conquête considérable, précieuse, et dom il eonvienl de faire honneur au régime substitué par le gouvernement catho- lique k l'étro.tesse de l'intolérance libérale. Ou se souvierit encore du temps oil, pour enlrer dai s l'enseignement olficiel,on devait, comme jadis les commerpants hollandais pour pouvoir pénétrer au Japon, marcher sur la Croix On se souvient du temps oü feu notre con frère de HauUeville, mal^ré sa valeur intcl- lectuelle et ses litres scieutifiques ïneontesta- bles il avait déjk publié 1 'Uistoire des communes lombardes était exclu par le gouvernement doctrinaire du corps profes- soral de l'Université de Gand, uniquement k cause de ses croyances catholiques. Et M. Godefroid Kurth lui même, si la générosité de son coeur n'imposait, en ce moment, silence k la fidélité de sa mémoire, que de diatribes il pourrait rappeler qui dénoitprient en sa personae, le fanatisme ultramontain s'abattant comme un vaiupire sur l'enseigtiemeni historique dans une grande université del'Etat Mais les temps ont changé. Prés de qu nze ans de gouvernement c&- tholique ont passé sur les faits et sur les souvenirs que nous venous d'évoquer. Et que constatens nous C'est que les pr. fesseurs cathodques, voués jadis au-x invectives de la presse libérale, topt auj.-ur- d'huife principal ornement de l'enseignement officio! el lui servent, trop faetlernent hél is de recommandaiiou et de réclame Un grand pas a done été fait. Les catholiques, comme nous le disions tantót, ont recoi quis, en fait, la iiberté do conscience qui, dans le domaine de l'ensei gnement supérieur, leur était incontestable- ment deniée par l'intolérance libérale. On leur reconnait m-untenant en même temps que des aptitudes scientifiques qu'on n'a jamais pu séiieusemerst iévoquer en doute, l'égaliié civile et. les droits civiques riéees saires pour ensèigner en Belgique, sous les auspices de 1'Elat, non seulement les mathé roatiques, la pharmacopée, la statistique et autres sciences neutres, mais même la méde- cine, le droit, l'histoire, la littérature et la phiiosophie Quelle abomination et quelle désolatiou, mts frères, si les défunts pontiles du doct' i- rarisme étaient encore de ce m; nde et si le doctrinarisme lui même ét it encore quelque cbosé de vrvant Nous na 'prétendods pas, d'aifeurs, 'mé conualtre la portée générale de ce mouve ment, li no se limits pas auX sphères offi- ciellcs et lorsqu'il se d ssine dans ce milieu, il fl'tst que la cjuséquebce d'unè évol'utioa qui embrasse tou; !e monde contemporain. Dans ie domai m des sciences histoiiques surtout, ii s est produit, at. profit du cathob- cisme, un revirement doru les conséquencès sont incaiculables et peuvént produire uoe ample moisson de conversion et de sa'lut. G est notamment ce qui explique pour- quoi l'étude approfoudie, exacte, documen- tée de 1 bistoire esc, depuis quelque temps surtout, 1'objet des encouragements et das faveurs privilégiées de Léon XIII L'Eglise n'a rien cacher les Pa pes surtout n'orit pas h redouter le jugement de ('imparii de histoire. Comme le disai: Joseph de Maistre, lis ne detnandent que la vérité et ils n'ont besoin que de la vérité. travers les siècles, on retrouve ioujours la Pa pa u té fidéle k elle-même et, en dépit des défaillances insé parables de la faiblesse humaiue, toujours il la tête de la civilisation et du vrai proprès. C'est l'honneur de savants, comme M. Kurtb, deoontribuer k cette perpétuelle apo logie et den recueillir les documents et les preuves k travers les siècles passés. A ce titre seul des hummes de cette va I ur, de cette frempe et de cette foi, mérite- aient d être loués et tlorifiés, car ils ser vent et ils vengen.., chacuu k so póste une entrep- ise grand.ose et commune k tous ies chrétiens, l'oeuvre de l'Eglise et l'avance- ment progressif et pacifique du règne de Dieu. En Belzique, en particulier, ca travail ré parateur es^ déjk poussé bien loin; Cela est si vrai que beaucoup de profes seurs catholiques servent, nous le répétons, de cachemisère aux éiablissemeats .officiejs et qu'on en est arrivé k citer leurs nums en guise de réclame, pour mieux attirer les fa milies en défiance. Pour notre part, nous demeurons filèles k une conviction, depuis longtecnps, pro- fondément enracinée dans notre coeur et nous disons: «Si l'Etat possède des proj- fesseurs catholiques de la valeur surémi nenle de M G. Kurtb, nous rendons volon- tiers hommage k leur mérite personnel mais nous persistons k crobe qu'un eosei- gnement easeutiellement catholique, do.iné d'aiileurs aussi par des catholiques k qui les litres ne manquem point, atteinl plus pleine- ment son but et mérite davantage la con- fiauce des families. Ditnanche soir, la Garde Catholique clo- turait les fêtes de St Maurice, par le souper traditioneel. Un millier du convives, appartenant k tous les rangs de ia société, fraterhisaient fcordialemeht dans la vaste salie du Volks huis. A la table d'honneur, présidéé pra'r M. ErfjéStSeys, président, étaient assis'M'M. Ie cbanoine De Brouwer, curé-d'oyeu; L-veins d'Eeckhouite, président d'honneur le Baron Surmont de Volsbergbe, sénateur et bout'g- mestre, M. Eugèn.e Siruye, M. j'éohev-iu Co- laert. M. l'abbé Ryckeboer, aumöoter du Volksbuis et une toule d'auircs autorités ecclésiastiques et civiles. A l'heure des toasts, M. le doyen se leva et proposa en excellents termes, de boire k la santé de S. S. le Pape Léon XIII, ce vieil lard de 88 ansl'évêque des évêqües, pi moe oarmi les princes de la terre, si tiaut au des us de nous, si loin de nous, mais dont ie coeur cepeudaut bat avec le notre Léon XIII, vous lesavez, Messieurs, est surtout le j ape des ouvriers et il apprendrait avec join, que nous buvorts k sa santé. Qu'il vive encore longtemps Des applaudissements enthousiastcs ao- cueillirent les paroles du sympathique chef spirituel de notre vilie. Après lui M. Iweins d'Eeckhouite proposa un toast au Roi, protecteur du commerce et de i'industi ie, et k la familie royale. Ge toast fut égalemeöt fort applaudi. Puis, M. Seys, président de la Garde, but k i'adffiinistration c^immunale, qui a exéc'uté ,-ejk taut de ttavaux utiles, procurant misi ie pain quoiidien k une foute d'ouvriers Yprois, et qui a encore un grand jiombre d'autres travaux en projet. (Bravos répétés.) M. le 8 i.roti Surmont rem-;"ei vl. Seyo et les membres qui avaieqt a pol up- s- s p u'os. L'orateur'a eonfirmé les paroles du prési dent de la Garde Catholique eo disarit quo beaucoup de travaux avaient été exécutés d le seraier-t encore k l'ayenir. Parlant de l'Ecole iodustriell M. le Bourgmestre dit que Ia grande question pour l'óuvrnr, cotf'siste k savoir spn métier. C'est pourquoi l'l dmiaistration actuelle, a mis t'écoló industrielle sur un -ana pied afin d'apprendre aux jeunes ouvriers k manier l'outil et k combiner leur travail. M. le Baron Surmont a ajouié qu'un cer tain no'mbre d'ouvriers étaient ven us lui parler au sujet de l'exiguité de- leur saiaire. II a exatniné la chose et doit recon/iaitre en efFet qu'ils avaient raison, que leur demande d'augmentaiioü est juste et que des mesures seront prises dans ce sens. (Bravos frénétiques.) Qua'nd ia série des toasts fut épuisée, M. Henri Becelaere, leB'érehger Yprois, fut prié par l'assemblée entière de .chanter Carita, chanie encore Comme toujouis, il s'y prê- ta de fort bonne grace, et oblint un succès... fou surtout lorsque imitant la eaatatrice Dina Beuhmer, il répéta, pour le bis, un couplet en voix de fausset. Somme toule, uae belle fête dbut aucun image n'esf, venu troubler la séréoité. SOMMAIRË Fête de Ste Cécile. Exécutio.n de la chorale l'Orphéon de la Gratie Fan fare et de 1'Harmonie Comaiuuale pen dant-ia messe de 11 1/2 heur s k l'é use de St Martin. Le chant des Beiges de LitolfF. J iGterroraprai aujourd'Jiui le sujet ordi naire de ma chronique musicale, qui traite de la rnusique ancienne, pour m'occup- r d- s divurses exécutions qui seront fair s k .('oc casion de la fête de S" Cécile, par les excel- lentes phalanges uiusicales de. notre viiie La société choral «l'Orphéon»; la «Gra :ie Fanfare» et 1'Harmonie Communale Car nos musiciens yprois s'apprêlent k fêter, comme tous les ans, .digfienv.mt leur patronne S<« Cécile. D'abord par une messe d'actions de grkces au souveraiu Maitre, pendant laquelle ils font entendre d'ordi- naire les plus beaux morceaux de leut' réper toire puts par des banquets et des fétes de tout genre. La chorale l'Orphéon depuis quelques apnées s'attache - vee un beau dévouement k rebausser les solqnnités religieuses et a ouvert le feu en exécutarit Djmauche passé, pendant la messe de 11 1/2 hemes ihymne a Sie Cécile de Wouters el le. superflumina Babylonis de Gounod. L'hymne k Ste Cécile est trés belle, quoiqu'k mon avis on y répète SMBL.-.-.WaMK. «MM» ÏTOK.»,;,, Iran!» i*M m f\ iS,,^' rMi v«'ï?3ïl^,if 'i Le JOURNAL D'TVRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnemetitpayable par anticipat'on est de 5 fr. 50 c par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se résnlarisont fln Decembre. Les artic.es ct communications doivent être adrossés franc deuor Les annonces cofttont 15 centime»^ lig'i Les réclames dans ;e corps du journal, content 30 centimes la iigne. 'Les insertions;.iu'tHciaires1 franc laligne. Lesnnraéros supo.lé- n entaires cofttent to francs ies cent exempiaires. Pour les annonced de France et de flelgique (excepté lesS'Fla-; :pesi s'adr.Vsser'i igence 1'adrdsse ci-dessns. \ffavas Brucellas, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, .8. Place i 1 Bourse t

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 1