BW WALLONIË II. GHYSEL-GALLES Encore les veillards du Nazareth L'Étoile des Bergers Francois Coppée, de l'Académie franpaise. Chronique judiciaire Nécrologie St. Nicolas-Noël-Etrennes Le Progrès a an correspondant qui stmble purtois bien intentionné et de meilleure foi, dans tous les cas, que le Progrès lui même, qui répond ce correspondant 5 cóté de la question. Le correspondant de notre confrère, après avoir dit qu'il ne trouve rien redireè ce que les administrateurs des hospices ont fait construire une chapelle h l'asile du Nazareth, trouve mauvais que l'on force les vieillards a se lever de bonne heurepour assister, tous les matins, d la messe de 6 1/2 heures. Ne serait il pas humain, sjoute le cor respondant du Progrès de laisser ces vieux braves dans leur lit et de faire reciter (sii la messe, a 8 heurespar exemple Ce correspondant, quel qu'il soit, est uu homme avee lequel on peut raisonner h la différence du Progrès dont on se borne, de reproduire les arguments pour les réfuter Nous allons done répondre au correspon dant. Nous partagerions son avis et nous de- manderioris que la messe filt dite 8 heu res au lieu de 6 1/2 heures. Cela convien- drait fort bien au prêtre chargé de ce ser vice. Mais nous devons faire remarquer D'abord qu'aucun vieillard n'est forcé d'assister k la messe ils sont absolument libres. Ensuite, que tous assistent la messe, tous les jours, sauf une fois ou l'autre quand le vieillard est indisposé ou fatigué. Enfin, que plusieurs vieillards aimenl k pouvoir sortir avant 7 4/2 heures ou buit heures, pour faire des commissions, con- duire des enfants en classe etc., ce qui leur rapporte un bécéfice que ces braves vieux ont raison de ne pas négliger. Voilé nous espérons que le correspon dant du Progrès sera satisfait et qu'il l'ira dire son journal. Nous n'altendons rien de pareil de notre confrère doctrinaire, qui a l'oreille plus dure que tous les vieillards du Nazareth ensemble. Quand, dans la froide nuit, au ciel Dont les champs infinis s'azurent, Passa i'étoile de Noël, De pauvres bergers l'a perjuror) t. Laissant lè chèvres et moutons, Prenant crosses et sacs de toile, Ils dirent aussitótPartons Et suivirent l'errante étoile. Les autres; acnis du repos, Les prudents et les économes, Rirent, en gardant leurs troupeaux, De la démence de ces hommes. Quand ils revinrent, étonnés, Contant, comme un fait véritable, Que l'astre les avait menés Voir un enfant dans une étable, Des voleurs avaient, k ces fous, Pendant leur absence funeste, Pris bien des brebis, ei les loups Dévoraiem déjé tout le reste Et l'on se moqua beaucoup d'eux. Garder son bien, voilé l'utile. Pourquoi done courir, hasardeux, Après une étoile qui file Mais souffrir et n'avoir plus rien Contentuit ces humbles apótres Le peu qui leur resta de bien, Ce fut pour le donner aux autres. Fidéle au divin signal, Qu'ils avaient suivi sans rien dire, Ils rëndaient Ie bien pour le mal, Et pour un outrage, un sourire. Et les autres bergers, pleins d'or, Dont l'avarice méprisable Creusait,pour y mettre un trésor, Des trous dans 11 chaleur du sable, Avaient des haines d'envieux Pour ces pauvres de haute mine Qui gardaient au fond de leurs yeux Un peu de I'étoile divine. II Comme dans le mythe chrétien, Dont ce temps mauvais n'est plus digne, L'astre du beau, l'astre du bien Passé parfois et nous fait signe. Qui le suit est déshérité De tout ce que le monde envie, Idéal d'art ou de bonté, 11 faut en souffrir pour la vie, Jeter ses perlesaux pourceaux, Etre toujours, sans qu'on s'irrite, Traité d'insensé par les sots, Traité d'impur par l'hypocrite Voir triompher autour de soi Le laid, l'imbécileet l'injuste, Et sentir plus ferme sa foi Et sa volonté plus robuste... Artiste d'un rève obsédé, Ou pauvre homme la chair fragile Va, par une étoile guidé, Comme un berger de l'Evangile, Va, sourd l'intérêt vénal, Va, loin des faux dieux qu'on encense, Vers le Belhléem idéal, Vers la beauté, vers l'innocenet Et, si quelque gouffre effrayant, Que ton imprudence te voile, Tengloutit, meurs en souriant, Les yeux fixéssur ton étoile. Le drapeau tricolore brülé sur une place publique. A l'audience de lundi, la cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par le sieur Louis Degrève, condamné récem- ment par la cour d'assises du Hainsut, 3 mois d'emprisonnement pour avoir fait flamber, dans les circonstances qui ne sont pas encore oubliées, un drapeau aux cou- leurs beiges, sur une place Charleroi. Le condamné, au surplus, n'avait pré senté aucun moyen l'appui de son pour voi et aucun avocat, ne le représentait la barre. L'arrêt décide que dans le pro cés plaidé devant le jury du Hainaut tou- tes les formalilés substantielies ont été observées et que la peine appliquée est celle que commine la loi. Comme a Paris. (A. la justice de paix de Saint Gilles.) Audience du 24 dé- cembre. Comparait une jeune dame prévenue d avoir versé sur le pavé un sceau de cendres. Quavez vous dire? demande le juge. Je ne connais pas les lois beiges. D'Oü venez vous De Paris. A Paris, on peut done jeter les cendres dans la rue Ah non mais nous ne sommes pas Paris... Vous allez voir qu'é Saint Gilles eest comme Paris. Madame, vous êtes condamnée, conditionnellement, 3 francs d'amende. Mort de Georges Rodenbach. Une triste nouvelle nous arrivé de Paris, qui causera une douloureuse sensation dans le monde des lettres M. Georges Rodenbach est mort dimanche, en cette ville, sucoom- bant a nne typhlite, inflammation intesti nale qui s'était subitement aggravée ven- dredi, alörs qu'on ignorait que notre com- patriote fut menace d'une maladie quelcon- que. Une operation, jugée nécessaire, a été reconnue impossible a raison de l'état de faiblesse extréme du patient. Dimanche soir. a 9 heures, il s'éteignait dans les bras de sa femme. Georges Rodenbach n'était agé que de 43 ans Né a Tournai en 1855, il lit son droit a l'université de Gand et il était encore étu- diantque déjail publiait dans les journaux et les revues des articles de genre et des pièces de vers. II avait'22 ans quand parut a Bruxelles son premier volume Les foyers et les champs bientótjsuivi des Tristessos Puis parurent la Mer élé gante1'Hirer mondainet a Gand, en 1880, un poème historique sur la Belgique. A Bruxelles, 011 il exer^a la profession d'avocat, il défendit, dans un procés qui ent quelque retentissement littéraire, la Jeune Belgique, dont il fut l'un des collabo rateurs, et plus tard, la notoriété venue, une des cibles favorites. Le Journal de Bruxelles, au temps de Prosper de Haulleville, l'avait accrédité a Paris comme correspondant littéraire et mondain, en remplacement de Victor Four- nel. II ne tarda pas a s'y faire une situation en vedette, attestée par l'accueil que la presse quotidienne et les grandes revues firent a ses productions, chroniques et poèmes. Le Théatre-Fran^ais s'ouvrit a sa pièce, le Voileun acte en vers. Edmond de Goncourt l'avait inscrit sur la liste des membres de son Académie posthume Le gouvernement de la République fran^aise le décorait de la Légion d'honneur. Et longue est la liste des ceuvres, tanten prose qu'en vers, qu'il publiapour célébrer Bruges la morte et son béguinage, qu'il portait en lui. ainsi qu'il le dit un soir au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles, en une conféren- ce-lecture, trés goütée. Si longue, cette liste, qu'il nous serait malaisé de la recon- stituer de mémoire. Georges Rodenbach était chevalier de l'ordre de Leopold depuis le mois de Mai 1896. Le grand-père paternel de M. Rodenbach était membre du Congres national et son grand-père maternel était colonel sous Na poleon. M. Rodenbach laisse une femme char mante et un petit gar^on qui a 6 ans envi ron. M. le baron d'Anethan, ministre de Belgi que, s'est rendu, Lundi matin, boulevard Berthier, au domicile de M. Georges Ro denbach, pour saluer sa dépouille mortelle et présenter ses condoléances a sa veuve. Les funérailles de M. Georges Rodenbach seront célébrées Mercredi, en l'église Saint Francois de Paul. Le corps sera trausporté a Bruges pour y être inhumé. Voulez vous des sucres de toute première qualité Prenez les paquels de la Raffinerie Tirlemontoise. ÏCn nllant A Bruxelles ne manquez nas de visiter YHóteldes Ventes, 71, Boulevard Anspach. On y trouve urj choix considérable de mevbles, tapis, objets d'art etc., neufs et d'occa- avec prix marqué sur cbaqueobjet. Entrée Vient de paraitre CROQUIS RUSTIQUES Poésies par E. DESPREGHINS Une charmante plaquette de 36 pages *ïx: O.T25 En vente au bureau du Journal d'Ypres. Plumes black pens Commercial en vente c iez Callewaert De Mbulenaerk rue au B- une, 36. Seul dépositairo pour la ville. Prix 2 75 fr. la bolte. Magmfique cadeau k offrir. 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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1898 | | pagina 2