I Mercredi 18 Janvier 1899. 10 centimes ie Y°. 84" ANNfiE. N° 8410 Saint-Siège Italië Allemagne Le meeting du parti Daens VILLE D'VPRES CONSEIL COMMUNAL Le carnaval a Bruges et la presse libérale a Ypres On s'abonne rue au Beurre, 36, Ypres, et tous les bureaux de poste du royautne. Le JOURNAL. D YPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adrossós franc de oort a 1'adresse ci-dessus. Les annonces content 15 centimes ia iigne. Les réclames daas la corps du journal content 30 centimes la Iigne.— Les insertions judiciaires1 franc la iigne. Les numéros 'supplé-: mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique (excepté les 2 Flandres) s'adresser 4 I'ij.w. Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. Rome, 16 janvier. II est decide que le Pape fera de nombreuses nominations cardinalices dans le Consistoire qui précédera le 2 mars, jour de sa fete. Un cardinal francais de'Curie serait nomine. Une dépêche de Rome dit que la propagande a re$u avis de la conver sion de 50,000 schismatiques, 35,000 arméniens-grégoriens et 15,000 nesto- riens. lis composent 45 villages armé niens et 19 villages nestoriens dans le vilayet de Van, en Anatolie. Mais !e ministre de 1'in.térieur a Constantinople, que M. Paul Cambbn a attaqué avec tant de violence dans ses dépêches du Quai d'Orsay, veut se venger aujourd'hui, en refusant renregistrement. Cependant, leSaint- Père a envoyé des indications a Con stantinople et Ton espère que cet incident, dont le gouvernement fran cais devrait se préoccuper, sera bien-* tót terminé. Un attentat a été commis coutre le célèbre criminaliste Lombroso. Pen dant la nuit, un coup de feu a été tiré sur une fenêtre de sa ville a Turin. La balie a élé trouvée dans lachambre oü, heureusement, il n y avait per- sonne. Berlin, 16 janvier. Le discours du Tróne a été lu par l'empereur au Landtag. 11 annonce que ia situation financière est favo- rable et il déclare envisager l'avenir avec coufiance. Dans sob compte rendu de la manifesta tion üéo-démocraiique de dimanche, le Journal de Bruges écrit La réception faite l'abbë Daens en soutane et ses compagnons, a leur descente du train, 10 heures du matin, a été cordiale. II est inutile de dire que ce tie sunt pas les catholiques qui lui avaient ménagé cet accueil. Alors, qui était-ce Les néo démocrates, de concert avec leurs alliés les libéraux et les sccislistfs. G'est naturel. Pour les daen- sistes, seuls chrétiens véritables, comae leur chef, M. l'abbé Daens, est le seul prêtre conscieni de ses devoirs envers le peupie et envers l'autorité, il n'y a qu'un adversaire, qu'un ennemi les catholiques. Qua l'on parcoure n'importe quelle relation des ébats oratoires daensistes d'avant-hier, on n'yrelè- vera pas un seul mot contre les libéraux ou les socialistes Mais, en revanche, quel dé- cbalrtement contre les catholiques, les con- servateurs Les ricbards en ont-ils écopé 11 n'y a, évidemment, que des ii- chards catholiques et si par hasard on en rencontrait un chez les libéraux ou les comprendre que ce prêtre propose et signe Alost, en exéeution du projet d'alliance défendu Bruges, un contrat en bonne et due forme attribuant six sièges aux antica- tholiques, libéraux et socialistes, contre trois son propre parti Une majorité liberalo-socialiste n'est pas redouter ni éviter. Ceux qui invoquent les précédents, ceux de 1878 1884 notam- ment, sont d' infames menteurs ils trompent le peupie. Voilé tout ce qui découle trés clairernent socialistes cela peut arriver les daen- j et trés logiquement des actes et des paroles sistes et leur chef suprème sont assez im- partiaux pour ne pas les comprendre dans l'anatbème qui justement atteint la généralité des ricbards conservateurs Car enfin il ne faudrait aas avoir d'yeux, ou bien il faudrait les tenir obstinément fsrmés l'évidence, pour méconnaitre que ce sont, en grandre partie, les richards libéraux et socialistes qui entretiennent cette infinité d'ceuvrrs religieuses, socialeset charitables qui font une splendide auréole l'Egliss calbolique. Sus done aux richards catho liques, hónneur aux richards anticatho- liques Même observation en ce qui concerne la législation sociale. On avait toujours préten- du que les libéraux, manchestériens impé- nitents, avaient comhattu toutes les lois sociaies portées par les catholiques. On ajouiait même qu'un jour au Sénat, M. Nys sens, ministre du travail et de l'industrie, avait relevé les votes émis en cette raaliere par M. Bara, le seul chef survivaht du vieux libéralisme. Et tous éiaient systématique- ment hostiles. Toutes ces affirmations sont radicalement fausses. Dés lors, il ne faut pas s'étouner que M. Daens, prêtre catholique, et ses amis flétrissem les catholiques cause de leur mauvaise volonté incurable et les dési- gnent la haine de la foule. Ce sont aussi, sans nul doute, les catholi ques qui m spa cent les droits et la liberté de l'Eglise que M. l'abbé Daens entend défendre sans répit. Car si du cöté libéral ou socialiste le moindre danger pouvait menacer l'Eglise, il est évident que ce prêtre, qui se prétend irréproebable, ne inauquerait pas den avertir son auditoire. Et surtout il ne lui conseiile- rait pas de s'ailier ces libéraux et ces socialistes, même sous prétexte d'obtenir l'abolition du suffrage plural et l'introduc- tion de la représentation proportionnelle, car, comme l'a dit M. Plancquaert lui même, dans un articledéjé rappelé, ce serait duperie et naïveté de croire que libéraux et socialis tes, arrivés au hut parlementaire, se conten- teraient de parler et de légiférer sur ces deux objets. Ceux qui attribuent aux libéraux et aux socialistes des tendances antireligieuses trompent sciemmerjt le public. C'esi j'avis de M. Daens el de ses parte- naires. S'il en était autrement, comment de M. l'abbé Daens, les discours de Bruges non exceplés. Un incident qui s'est produit vers la fin de la journée marqus bien l'état d'esprit que provoque et que cultive M. l'abbé Daens parmiceux qui le suivent. Dimanche scir une escorte a reconduit M. l'abbé Daens au train. La compagnie passé sympathique devant les locaux libéraux arrivé devant le local de l'Association catbolique, les daen sistes poussent des huées. C'est dans l'ordre, les catholiques, voilé les ennemis Et on s'étonnerait de ce que les libéraux faisant mentir leur proverbiale pingrerie, dans l'intention d'entretenir M. l'abbé Daens, s'inscrivent ostensiblement et publiquement parmi les donateurs du Denier de l'abbé Daens! 11 y a peu d'années, le Land van Aalst estimait que l'aumóne est déshono- rant' et déprimante. Maxime qui devait per- mettre au journal des frères Daens de flétrir les sans-cceurs catholiques qui de l'aumó'ie font un moyen de domination. Mais l'aumöne publique des libéraux sectaires, faite un prêtre catholique, pour l'encourager dans sa lutte contre le parti, soutien et défenseur de la religion, voilé qui honore et relève. (La Palrie séance publique du Vettdredi, 20 Janvier 1899 5 heures du soir. Ordre du jour 1. Communications 2. Messageries a) Service entre Passchendale et Ypres, par West Rozebeke b) Service entre Poperinghe et Ypres, par Reninghelst et Dickebusch c) Service entre Passchendale et Ypres, par Zonnebeke. 3. Hospices civilsDemande de diminution de fermage. 4. Idem. Demande d'établisse- ment d'un système de chauffage la maison de santé. 5. Idem. Compte 1897 6. Bureau de bienfaisance Compte 1897 et budjet 1899. 7. Fabrique d'église S. Martin Budjet 1899. Comme il fallait s'y attendre, notre presse libérale et radicale n'est guère contente par- ceque nous avons reproduit une partie de la discussion qui a précédé, au conseil commu nal de Bruges, la suppression d'un des trois jours du carnaval. Le Progrès et La Lutte-De Strijd publient la lettre de faire part envoyée, soi disant, par les négociants de Bruges-la-mqrte, Trés spirituelle cette annonce du décès d s. Mes sire Grand Cornaval, veuf de Dame Mi carême mais plus spiritueuse encore, car Messieurs les Cafetiers figurent en têtede l'élupubration furtèbre. Quand le conseil communal d'Ypres, sur la proposition de M. Colaert, et pour les motifs développés par l'honorablo ébhevin, arèglementé lesjeux d'orgues et les bals pu blics,nous avoos entendu les inêines doléan- ces. Malheureusement pour les amis'de ce que le Progrès appeile la franche gtntê, le règlement voté par nos édiles a appro-' paria généralité de nos concin-y -. p: r- bles et honnêtes tel p int que L utte Je Strijd a dü finir par déclarer qu'ellè'se ral- liait 'aux idéés de M, Colaert et de... M. Anseele. 11 en sera de même Bruges oü les sots ne sont pas aussi nombreux qu'on sum Ie le croire.Le bon sens finit toujouis par l'e m- porter. Quoiqu'en dise le Progrès, ce n'est pas avec unejoie mal dissimulée que nous avons annoncé la mesure prise par l'édihté b u- geoise. Nous l'avons signalée, avec un vrai bonheurl'attention du public et de l'admi- nistration communal d'Ypres. Ce n'est du reste pas la première fois que nous combattons le carnaval, et si cela ne dépendait que de nous, nous ie ferions dis- paraitre tout entier avec son cortège d'excès de toute nature. En cela nous sommes d'ac- cord avec les socialistes gantois dont i'orga- ne principal, le Vooruit, a applaudi la dé- cision prise Bruges. C'est dire qu'alors même que cette année nous avons des élections, nons n'h'ésiterioos pas a imiter l'exemple de Bruges, tnalgré le Progrès qui prie chariiablement I'administra tion cléricale de tie pas toucher au carnaval. A notre avis, il y va de la moraliié publique et de l'intérêt bien entendu de la classe ouvrière. Quel mal y aur&it-il supprimer, comme Bruges, un jour d'orgies sur trois? - - «wp «5RSJa?r.■***>-*

HISTORISCHE KRANTEN

Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1