Etrennes Pontificates öflon?! Mercrfdi 11 Wars 1$99 10 centimes le N°. 84s Année. N° 8457 r M mwm$ O dans la ville et 1'arron dissement d' Ypres Turquie Le nouveau nonce a Paris Saint-Siège L'état de santé de Séverine Bruit d'un attentat Chambre des députés de France Le centre Allemand et les récents débais au Keischstag WB «zStfsk /i»;4 itm immmu!^ AR TH. DAT MOTE RÏÏE DEHAERNE 21 YPJft.ES On s'abonne rue au Beurre, 36, A Ypres, et k tous les bureaux ue poste du royauraë. Le JOURNAL D'YPRKS paraït le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnement, payable par anticipation est de 5 fr. 80 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent tin Décembre. Les articles et communications doivent être adrossós franc de port k 1'adresse ci-dessns. Les annonces coütent 15 centimes la ligne. Les réclames dans le corps du journal content 30 centimes la ligne. Las insertions judiciaires1 franc la ligno. 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Ou a expulsé le person nel dirigeant et, en ce moment, sur les graudes routes d'Arménie, des en fan is en bas age errent sans abri, sans nourriture, sans protection. De petits cadavresjonchent déja les routes de Yalu, de Diarbekir, de Zeitoum, et afin que la loi ottomanene puisse plus être enfreinte, le feu a été mis aux asiles d'oü 1'on avait cbassé les pau vres êtres. Paris, 20 mars. Le futur nonce du Saint-Siègea Paris sera décidément Mgr Benoit Lorenzelli, archevêque ti tulaire de Sardes. Mgr Lorenzelli, agé aujourd'hui de quarante-cinq ans, remplit actuelle- ment la charge de nonce apostolique en Bavière. G'est un prélat instruit, prudent, d'esprit élevé et droit, en mê- me temps qu'un homme habile et un diplomate avisé. II avait été question de l'envoyer aux Etats-Unis comme délégué apo- stolique quand la mission du cardinal Salolli fut expiree, mais ce fut Mgr Martinelli qui fut désigné k sa place. Les qualilés de Mgr. Lorenzelli le préparaient mieux pour le poste de nonce dans des pays d'ancienne civili sation, oü sa distinction et son habitu de des Cours devaient avoir plus d'oc- casion de s'exercer. Physiquement, le nouveau nonce a une graude dignité d'allures et im- pressionne favorablement au milieu des solennittés diplomatiques. en déchargeant son fusil sans toutefois atteindre personne. Oncrut tout d'abord, disait notre confrère, que le soldat avait étél'objet d'une halluci nation, mais il fallut bien renoncer k cette idéé quand on constata que la capote du faetionnaire avait été trouée par une balie. Le Petit Parisien ajoutait enfin, qu'étant donné les circonstances, l'émotion éiait trës grande k Toulon. Or, une dépêche arrivée aujourd'hui, dé ment cetle information elle est ainsi corr- gue Toulon, 20 Mars. L'autorité militaire dément la nouvelle, publiée par un journal de Paris, d'après iaquelle une sentinelle du fort Beaumont aurait été attaquée dans la nuit de Samedi k Dimanche. si intelligents et pour éviter le retour le pareils accidents. (Trés bien.) M. d'Aremberg dit qu'il espère que le ministrefera connaitre les résultats définitirs de l'enquête dès qu'elle sera terminée. L'incident est clos. Rome, 19 mars. On assure au Vatican que Léon XIII a pu célébrer ce matin la inesse en restant assis. La Propagande suit avec ime cer- taine anxiété les phases du différend italo-chinois, a cause des difficultés que pourraient rencontrer les mission- naires dans l'intérieur du pays. A la eóte, la repression est facile il n'en est pas de rnême a l'intérieur. La baie de San-Moun fait partie d'un vicariat dont la juridiction est confiée aux lazaristes et jésuites francais. Paris, 20 mars. Mme Séverine, dont l'état a été grave pendant qua- raute-huit heures, apcès l'opération quelle a subie jeudi, semble aujour d'hui hors de danger. Voici, d'ailleurs.le dernier bulletin: Journée calme, mais faiblesse en core grande. Dr Pozzt, Dr Bruyère. Le Président de la République a fait prendre hier des nouvelles de Mme Séverine. Gontre une sentinelle k Toulon démenti Paris, 20 Mars. Le Petit Parisien armongait, ce matin, qu'un nouvel attentat venait d'avoir lieu k Toulon. La dépêche de notre confrère donnait force détails sur eet attentat commis, disait elle, dans la nuit de Samedi k Dimanche, contre une sentinelle du !le régiment d'infanterie en faction k la poudrière de la Tour-Beaumont, sur la crête du Mont Farou qui domine la ville. Plusieurs individus auraient tiré des coups de revolver sur cette sentinelle qui risposta L'explosion de Bourges, M. le prince d'Aremberg a la parole pour poser une question k M. le ministre de la guerre au sujet des douloureux événements qui viennent de se produire k l'école de pyro- technie de Bourges. Deux explosions se sont produites en cinq joursla première, la moins grave, a été produite par la poudre ncire la seconde s'est produite pendant qu'on cbargeait les obus. Cuatre ouvriers sont reorls, deux ont été blessés giièvement, deux autres plus lé.ère- sü-nt. Les ateliers sont dirigés par des offi ciers expériraentés. Comment expliquer l'ex plosion. Jusqu'ici on n'a trouvé aucune trace de malveillance. On ne doit accueillir, d'ail- leurs, qu'avec d'extrêmes réserves, les bruits de ce genre. L'émotion est profonde k Bourges. Je demande au ministre de nous faire connaitre les résultats de son enquête pour rassurer une population vaillante et dévouée. II ne s'agit pas seulernent de la sécurité des ouvriers, il s'agit aussi de la sécurité de la défense nationale. M. de Freycinet répond qu'il n'a encore que des rapports sommaires d'oü il résulte qu'on n'a pas encore pu déterminer la véri- table cause de l'accident. Le ministre fait ressortir les précautions prises k Bourges pour la manipulation et le chargement des obus. 1! déclare que tout ce qu'il peut dire est que ia malveillance est absolument étran- gère. M. de Freycinet conclut que la Chambre peul être rassurée, rien ne sera négligé pour assurer la sécurité des ouvriers si dévoués et Bien que le résultat en soit counu, les é- cerus débats au Reichstag allemand val- qu'on y revienne et qu'on les examine do p:ès et k fond. D'abord. il s'agit d'une incontestable vic- toire retuporiée par le Centre catboiique. Co parti, numériquement le premier, a vu s; importance et son influence grandir de tag; étonnante. Naguère, k propos du projet d'augmei. tion de la flotte, tous les yeux étaisnt déjk tournés vers lui et tout la monde attendait sa décision. Elle fut favorable et le projet devint loi. Cette fois encore, le vote du Centre allait déterminer le sort du projet d'augmentation des effectifs. Gouvernement, conservateu; s et nationaux-libéraux durent s'incliner da- vant le verdict prononcé par le député Lie- ber, sous peine de voir éclater une crise et de courir les aventures. Le Centre a done tout lieu detre satisfait du röle qu'il est appelé k jouer dans la vie politique allemande. Mais il faut remarquer que e'est lk uu succès partiel. Si le Centre a obtenu u? réduction de 7,000 hommes, ce n'a été qua condition de se déclarer prêt, le cas éché t, k reprendre en sous oeuvre le projet gouve nementai rnomentanément abandonné et k l'accepter si la preuve ds son utilité lui éi/ u fournie. En outre, le Centre a eonsenti I ut le reste du projet et le ministre de la guer; a n'a trsnsigé sur les 7,000 hommes que pour ne pas perdre le bénéfice des concessions faites. Or, ces concessions sont trés vastes, M. de Gossler, le ministre de la guerre, dit qu'elles constituent un gain énorme pour l'armée réorganisation de l'artillerie de campagne, création des Verkehrstruppen qui facilil at la mise en mouvement des grandes masses, nouvelles formations dans la cavalerie, ren- forcement de l'artillerie k pied, des pion - uiers el du train. Tout cela a été accordé. Seule, l'infanterie s'est vue moins bien L i- lée. Tout en déplorant ce dernier point, M. de Gossler sefélicite des améliorations con- sidérables qui vont pouvoir être introduites dans l'armée allemande grace k la complai sance de ia majonté, y compris le Centre. Doric, k tout prendre, le parti catboiique ne le cède point en «patriotisme» aux partis

HISTORISCHE KRANTEN

Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1