S; Me 1 .-..■jj A 7b Mercredi 29 Mars 1899 10 centimes le N°. 34e Annee. N° 3429 ikk m m L: REVUE POLITIQUE Turquie Chirie Aux Philippines Le crime de Lil ie ï&'WiXéièêSMMi M héN WM hH as On s'abonne rue au Beurrc, 38, a Ypres, ei Lo JODMAIi D YPRES parait 1© Mercredi et la Samedi. Le prix de l'abonnoment, payable par anticipation est de 5 fr. so c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Déeembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port t> l'adressa ci-dossus. tons les bureaux de poste tiu royaume. Les annonces coütent 15 centimes la iigne. Los róelamos dans lo corps du journal content 30 ceniimes la ligne. Les insertions judiciairos1 franc la ligne. Les miraéros sapplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique (oxceptó les 2 Fiamjras) s'adresser a VAgence iBavas Bruxolles, rue de la Madeleine a0 32 et a Paris, 8, Plaeo de la Bourse. Une circulaire de Tsar Saint-Pétersbourg, 27 Mars.— Voi provinces maritiroes do s'opposer par la force a tontes teutatives de débar- quement de troupes élraiigères. On signalé uu souièvement roalio- i le texte de la circulaire adressee !e nétan dans la provi nce de Kan-So. ci 4 1/22 Mars par lo ministre des affaires étrangères aux représeolants de la Russie a letranger Depuis la publication de la circulai re dn 4 2 el 24 Aoütde l'année dernière, d'innombrables témoignagcs do recon- cjerg naissance sont parvenus de differents pays a Notre Auguste maltre pour 1 initiative magnanime qu'ii a prise en vue d'alléger les charges créées par les arroements actuels et de consolidèr la paix générale. Trés sensible a ces manifestations qui prouvent combien les idéés de paix fondées sur le développement du bien- être moral et materiel des peoples trouvent d echo chaleureux dans tous les pays Notre Auguste maitre a daigué me charger de transmettre ses remerci- ments sincères a tous ceux qui par des adresses, lettres, télégrammes ou par tout autre moyen out fait par ven ir du pays oil vous èles accrédite, a S. M., lexpressiou de leurs sentiments a legard de son oeuvre si hautement humanitaire. S. M. se plait a voir dans i'unanimi- té des sentiments qui entourent 1 ac quiescement. empressé de tons les Gouvcrnements a prendre part a la Conférence de la Haye, un gage de plus pour le succes de ses efforts, cn vue de faire germer dans la conscience et dans la vie publique do tons les Ltats le principe fécond do la paix univer- selle. Un complot contre le sultan Francfort, 27 Mars. On mande de Constant! noble a la Gazette de Francfort Le doateur Emin Pacha, premier chirurgien du Palais, a été condamné a l'exil perpétuel pour attentat coulre la vie du Sultan. 11 a été dénoncé par sa femme qui a demandé le divorce. On telegraphic de Sanghai au Ti mes L'impératrice douairière a doniié l'ordre aux gouverneurs des On mailde de Copenhague au Morning Leader que le gouvernement danois va envoyer un cuirassé au Cai- re pour y établir la station commerci- ale qu'il a réclamée plusienrs fiiian- dauois a bord d'un paquehot accompagneront le cuirassé. Nouveaux combats Washington, 27 Mars. Le general Otis télégraphie ce qui suit Manilie, 26 Mars. Le general Mac Arthur s'est avancé au dela de Nove- Canayan a 2 mi lies au dela de Boio et a 9 milles de Manilie. La voie ferrée sera réparée au point atteintet les troupes seront ravitaillées par les wagons. Le general Mac Arthur poussera en a van!, demain en pleine campagne. Les insurgés résistent vigpureusement derrière les lignes successives des retranchemenls d'oü les troupes les délogent successivemeut. La viHo est parfaitement calme. Les habitants indigenes paraissent débarrassés de la craitc des insurgés. Ln léjégratnme du general Otis annonce que la luite a continué a Manilie toute iajournée d'aujourd'hui. Les américains oat perdu environ 40 hommes. Le télégrammeajoute que les troupes continueront demain malin leur niarche eu avant. Aguinaldo, en personne, commande les insurgés. Le general Mac Arthur occupe Malilea. Les insurgés ont détruit iesponls, ce qui empêchc la marche en avant des trains et de l'arlillerie. Les forces insurgées comniandées par Aguinaldo au nord de la ligne de bataille ontlaissé prés de 4 00 morls sur le terrain. Bon noaibre des leurs ont été fait prisonniers. Manille, 27 Mars. Les Amcri- cains accusent 26 morts et SöO blessés clans le combat du 25. La tactique des Philippius, qui est de se replier par échelons a travers la brousse au lieu d'engager une balaille rangée, rend la situation difficile pour les Améri- cains. Ceux ci combattent contre un ennemi caché. Toute evaluation des pertes subies par les Philippius est fanlaisiste, leurs cadavres sont en elfet disperses dans la brousse. Le nombre des blessés qui ont succombé est plus grand de leur cófé que du co Ié des Américains, car les Américains don- neht leurs soins a leurs oompatriotes avant de s'occuper de l'ennemi blessé. Les brigades du general Otis et du general Bale ont en a manceuvrer dans un terrain si acciderité et si bien défendu que touies les provisions des Américains ont été fausses, C'est ce qui a retardé la prise de Novolaches et de Bolo. De memo, la brigade du general Wheaton, qui était maitresse du chemie de fer jusqu'au bout de la rivière Talighan, se trouvait dans I impossibi 1 ité de réparer le point et de marcher eu avant, par suite de l'oppo sltion énergique des Philippins. L'interpellation Le Provost de Launay (D'un correspondent particulier) Paris, 27 Mars. M. Le Provost de Launay ayant déposé aujourd'hui sa demande d'inler- pellalion sur l'inslruction du crime de Lille qu'il avait consenti aajouruer sur la promesse que le garde de sceaux allait ouvrir une en quête, nous luiavons demandé quels étaient les motifs qui avaient diclé sa détermination. Le garde de sceaux, nous a-t-il déclaré, ne m'a pas encore fait connaitre les résultals de l'enquête c'est vous dire que ce ne sont pas les résultals de celte enquête qui m'ont fait dé- poser aujourd'hui mademanded'int-erpellation. En le faisant, j'ai voulu. k la vei 11e des va- cancts, prendre date. Je puis ajouter, en ce qui concerne ie fond de l'interpellation, que je si- gnalerai a Ia tribune une violation flagrante de la loi de 1897 sur l'inslruction criminelle on a procédé a l'odieuse confrontation que vous connaissez, sans que l'inculpélüt assislé de son avocat, condition formellement exigée par la loi sur ia publicité de l'instruclion. L'inslruction M. Delalé a interrogé encore quelques jeunes gens iundi matin etlundi après-midi rien n'a transpiré de ces depositions. Les experts Le rapport des experts a fait dire auPro- grès que la Dépêche, après avoir admiré les declarations des experts du ministre de la Guerre dans I'affaire Dreyfus, critique aujour d'hui ceux de I'affaire de Ia Monnaie. La Dépêche dit a ce sujet II y a effecfivement une pelite différence, c'est que les esperts, qui ont reconnu l'écriture de Dreyfus, ne connaissaient pas les noms des auteurs des specimens qu'on leur avait soumis, tandis que ie juge d'instruction avait fait signer les Frères au commencement et k la fin de leur dictée. Les numéros places et dont on a parlé n avaient d autre but que de tromper Je public et de lui faire croire que les experts avaient dé- couvert tous seuls le Frère Flamidien, tandis qu ils savaient a merveille quel etail celui que i'insfrutiou visait. Tout cela est-il correct et loyal? Pour en reven ir aux experts du procés Dreyfus, nous ajouterons que personne n'a jamais basé une accusational-leur témoignage. Dans ie rapport de lacomraision consultative, dont le róle avait motivé la démarche de récusalionde trois con- seillers, nous lisons cette phrase caractéristique; n Que le fait nouveau ne peut se trouver non plüs, ni dans les divergences d'appréciation d'é- critures, soit qu'elles émahent d'experts, soit qu'elles émanent de personnalités quelconques, ces divergences en matière conjecturalene pouvant être sérieusement invoquées. Les expertises en écriture constituent une matiöre conjecturale et rien de plus. )i Ce qui n'est pas conjectural du (out, c'est la surcharge que ces messieurs se sont permise en ajoutant apr'ès coup une phrase qui modi- fiait les conclusions de leur rapport. Mais celte phrase y était avant que le rap port fut remis au juge d'instruction, répond l'Echo, toujours ardent cn faveur de I'accusa- tion. t> 11 ne manquerait plus que cela i> Mais ce que la défense a dit el main tien t c'est que les experts n'avaientpoint tiré d'abord celte conclusion; car on ne fera croire k per- i sönne que des calligraphes aussi habiles aient oublié de copier précisément la phrase la plus importante du rapport. Ce qui est vrai, c'est que celte phrase a été ajoutce après coup par les experts. A quelle pensée out ils obéi en faisant cette adjonction qui no découle pas de leurs constatations, qui n'est qu'une accusation sans preuve i Voi ia ce qu'il faudra savoir et ce que l'on arrivera bien a savoir. Le neveu de Tonele La Dépêche ajoute Le plus beau litre de gloire que le Progrès du Nord ait trouvé pour l'expertFlame.nl, de Douai, c'cst de l'appeler le nevou de sou onole. C'est effeclivement M. Flament oncle qui est désigné habituellement comme exporten écriture's dans les affaires oü la Cour de Douai croit avoir besoin de sou concours. «Cette foi-, sans que l'on sache pourquoi, M. Flament oncle a été écarté ct rempkeé par M. Flament neveu. On croit a Douai qu'il v a eu erreur de de signation causéè par la similitude de nom. Pourquoi cette'substitution que rien n'in- diquait et quelle est la haute personnalité judi- ciaire qui a fait choisir le neveu alors que c'était presque toujours l'oncle qui était désigné a cause de sa longue pratique Un point de détail L'Echo du Nord, a publié ce qui suit Auprès de la pelite victime, étendue sur le tapis du parloir, on retrouva un bonton de culotte. Si le cadavre avait été apporté du dehors, comment expliquor la provenance de ce bou- ton i) Si l'enfant avait été assassinó dans une maison ou au coin d'un rempart, le bonton serail resté la, h l'endroit du crime. Ce qui parait plus plausible, c'est que le boulon a été arraché dans l'effort que fit l'assa- sin pour enlever la culotte de l'enfant, puis aura été retenu par les vêtements. V :-o. - to to to

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1