w m ill Si' Samedi 1 Avril 8<*9 10 centimes Ie IV0. 84s Annér. N° 8430 1' Avril REVUE POLITIQUE France Saint-Siège Le crime de Lille et c l'Etoile Beige Turquie L'impoï tation du bétail La Semaine-Sainte ~-éWéf ^gv^fJ Ëüia mtmSbit _m_ ■11 v «as wwm On s abonne rue au Beurre, 38, a Ypres, et k tous les bureaux de poste du royaume. 50 c. par as pour tout Lo JOURNAL 0YPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnement, payable par anticipation est de 6 £r. le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fln Décembre Les articles et communications doivent êtro adrossés fraac de port a i'adresse ci-dessus. Nous sommes au lr Avril, jour des poissons. Bien des personnes, qui s'atten- daient k en recevoir, ont pris leurs precautions. El les se mettaient avec raison sur leurs gardes. Mais le plus joli, c'est que, crovant en recevoir, rien ne leur est arrive. Poisson d'Avril quand tnerne. Les annonces coütent 15 centimes ia ligne. - Les róelames dans le carps du Journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligne. Las numéros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique (axceptó les 2 Flandres) s'adresser a 1A.gence Eavas Bruxalles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. Règlementation des debits de boissons MM. Jules Siegfried. Bét enger et piusn urs de leurs collègues vienneni de saisn le Sé nat d'une proposition relative k la règlemen tatiou des Dolssons, qui peut se résumer ainsi Toute personne qui voudra ouvrir un café, cabaret ou tout autre déoit de boissons k consommer sur place, même occastonnel, devra être autorisée k Paris, par le préfet de police et dans les départemems par le préiet, après avis de la' commission départementale du conseil généra'l et du procureur da la Ré publique. Aucun débit de boissons consommer sur place ne pourra être établi dans les locaux consacrés k un autre commerce, oucommu niquant avec ceux oü le débit est instalié. L'autorisation sera subordonnée jusqu'k ce que le nombre des établissemenis ait réduitau cbiffre de un débit par 300 babi tants, k la condition de racheter un ou plu sieurs débits existant k litre permanent Paris, dans ('arrondissement et ailleurs dans le canton. Toutefois, cette disposition ne s'appliquera pas aux débits temporaires dont la nécessité auraitété constatée par l'administration, en cas de circonstances exeptionnelles, telles que travaux publics, expositions, dans des lieux éloignés de toute aggloméralion. L'au tortsatioii ne sera valable que pour la durée des travaux. Les débitants aeluels ne som pas soumis k l'autorisation piéalable. L'ouyerture dun débit non autorisé sera puni d'une amende de 16 b 1,000 francs, et ia fermeture sera ordonnée. Ne pourront exploiter les débits de bois sons ni les mineurs, ni les interdils, ni les condamnés pour crime ou pour divers délits. L'exposé des motifs conlierit une statisti- que intéressante du nombre des débits et cabarets de 281 847 en 1830. ce nombre s'est él-vé k 364,873 en 1869, a dépassé 400,000 depu.s 1886 et est aujourdtiui de 424 500. Ce recensement ne comprend même pas les 30 000 débiis parisiens 11 montre qu'il y a en France uu debit prr 85 habitants, c'est-k-dire par 30 adultes. Dans le Nord on trouve un déuit pour 46 babi- tants. Le Pape a invité le cardinal Mazzella, pré- fel de la eongrégation des rites, k préparer le décret de promulgation des trois miracles, afin de pouvoir procédés k Ia canonisation du bienheureux Jean-'Baptiste La Salie. Ce décret sera promulgué solennellèment après Paques. Le Vatican a la conférence de La Haye On assure de source bien ibformée que le différend soulevé par le désir du Vatican de pat Helper kia conférence de Lr Haye et le refus du gouvernement italmn de corisen- tir k cette participation s'est réglé de la fa pon suiyante, qui dunne satisfaction aux deux par ties La conférence de La Haye devants'occu per fi la fois du désarmement et de ('arbitra ge le nonce du P^pe rep>ésentera le Vatican dans la discussion sur l'arbitrage, question absolument morale ressortissant tout k fait d'une puissance spirituelle comme est le Vatican. Par contre lé nonce s'absiiendra dans la discussion sur les questions urnquement mstérielles du désartm ment sur lesquelles le Si Siège n'a aucune compétence, n'étart pas puissance temporélle. s fut pris d'uu soudain malaise. II cornprit j tout alors, mais Irop tard, car il expira 1 avant d'avoir pu prendre un antidote. M. Gladstone avait bien raison, imprime un de nos confrères londonniens, lorsqu'ii apprlait le Sultan le grand assassin O/; a vaiüement riié que les massacres d'Armé nie avaient eu lieu par ordre exprès du Sul tan, mais voici ft ce propos quelques infor mations dont nous pouvons garantir l'au thenticité Sir Philip Currie, ambassadeur d'Angle terre k Constantinople, spprit un jour quo Surajah pacha avait formellement refuse d'ordonner les massacres, k moins d'e- recevoir l'ordre par écrit et scellé par 1 Sultan, Sir Philip Currie voulut k tout prix acbeter ce document Lorsqu'ii l'eu! en mains il s'empressa de demander une entrevue au Suit n. Abdul Hamid opposa un démenti aux accusations de notre>ambassadeur qui, alors lui montra le fameux document signé tl scellé. P, u de temps après cette enlrevue Sura jah pacna tornba subitement maiade et fit appeler immédiatóment sou médecin parti culler, Nadar pacha, le docteur arménien. Malgré tous les soins qui lui furent prodi- gués. Surajah pacha rie tarda pas expirer. Lorsque le Sultan apprit cette nouvelle, il en fut publiquément trés attristé et fit man der le Dr Nadar pacba pour connaitre so opinion sur la rnon subite d'un de ses plus fidèles amis et sujets. Nadar pacba dit en toute confidence k S Majesié qu-1 son Excellence avait vie time d'un empoisonuement. Qu-lle ne fut pas ia douleur ou Sultar. eu apprenant 1 crus He vérité On servit au docteur un calé impériai Après cette entrevue et k peine remonté dans sa voiture, le docteur Les journaux dreyfusards, k l'exception de quelques uns, persistent dans leurs ac cusations contre le frère Flamidien. Dreyfus condamné est innocentmais le fiére, qui nest pas condamné et qui ne sau- rait l'être dans l'état actuel de l'instruction, est coupable. Le premier est innocent, paree qu'il est juifle second est coupable, paree qu'il est trère de la Doctrine chrétienne. II n'y a pas autre chose dans les deux affaires et autour d'elles. Quelle justice Et. chose plus grove dans l'affaire de Lille, la Justice n'a pas même confiance dans sa justice I Dreyfus a été jusé par ses pairs qui, ne fut ce que par espiit de corps, n'avaient aucun intérêt ft condamner un des leurs. Flamidien sera jugé par un jury qui ne sera pas composé de ses pairs, et qui ne sera probablement pas celui de son département. Car, s'il fa ut cmire l'Etoile Beige le Procureur de la Rèpublique a Lille est allé ci Paris demander au ministre de la Justice garde des sceaux, de vouloir bien faire ren- voyer l'affaire du frère Flamidien devant la cour d'assises d'un autre département, pour cause de suspicion légitime Suspicion lérjitime Ainsi les jurés du Nord sont soupponnés dêtre partiaux, sans doute paree que chez eux, comme chez tous les gens sensés, la croyance en l'innocence du frère Flamidien se généralise de plus en plus, en dépit des procédés barbares d'une instruction scandaleusement partiale. Si l Etoile dit vrai, et qu'un autre juny que celui du Nord doit êire saisi de l'affaire, nous dirons carrément qu'en France la jus ticé n'existe plus. Nous doutions déjk de son i in par tin li téAlors nous saurons ce que l'on peut attendre de la justice radicale qu'est la Justice frangaise. L Etoile Beige ajoute que si un acquire ment intervena.itune importante partie de la population pourrait se soulever. C est cela on soulèvera la population contre les décisions de la Justice! Encore une fois quelle Justice Ce ne sont plus les jurés qui sont appelés k la rendre, c'est la soi disant opinion publique, stimulée, exci- tée par la presse. Et 1 on choisira sans doute pour juger le Frère Flamidien le jury le plus radical, cesl-k dire le moins impartial, de France Avec une Justice pareille, il n'y a plus aucune garantie pour les accusés. Dipu veuille que la Belgique n'en arrive jamais lk On dit que le ministre de l'agriculture a adopté uri régime pour l'introduction du bé tail étrauger en Belgique, que son départe ment considère comme défimtif et devoir mettre fin, une bonne fois, aux reproches de bascule et de tfttonnements qu on a adres- sés k sa politique agricole. La circulaire est prête et la décision pa rait irrévocable. La règle serait dorénavant; entrée de tout bétail maigre après quarantaine, abatage de tout bétail gras k la frontière, selon le sys- tème anglais; elle s'appliquerait k toute introduction étrangère, quelle que soit son origine. Quant aux mesures d'application, M. De Bruyn serait disposé k admettre tous les tem- péraments oonseillés par les différents inté réts. La fraude serait sérieusement pour- chassée. Pour répondre k l'objection qui critique l'agglomération de tout le bétail importé dans des étables uniques, établies par l'Etat, k un ou deux bureaux d'entrée, latitude se rait donnée aux communes froutièrès d'en créer elles-mêmes, pourvu qn'une inspection vétérinaire agréée y soit adjointe. Comme nous l'avons prévu, les offices religieux du Jeudi Saint et du Vendredi- Saint, ont été suivis par un grand nombre de fidèles On peut dire avec assurance, que tous ceux qui n'en étaient pas empêchés par leur labeur quoiidien, ont tenu k assister k ces belles céiémonies religieuses. 11 faisait un vériuble temps d'été, Jeudi passé, et nos rues, l'après dinée, avaitvut une animation tout-k fait inusitée. C'était une procession ininterrompuc.de grandes person nes et d'enfants endimanchés, qui faisaient la traditionnelle visite aux églises. Le Jeudi Saint commémore l'institution de la Sainte Encharistie. Au commencement de la messe, les cloches font vibrer les airs de leurs j jyeuses envolées, l'urgue d: ns l'église a ses pius beaux accents et, un gloria in excelcis de joie fait résonner les s du temple. Puis tout se tail, la dernière cène va se terminer et Jésus annonce k ses disci ples qu'un des jeurs le trahira, que son dou- leureux martyr commencera et qu sa mort est proche La tristesse s'empari des coeurs et les prémisses du Vendredi Saint sont Ik, dans le deuil et la tristesse. Vendredi, le b*mps était mausssde et brume ux comme le jour. Ccpendant dès le matin, des foules de fidèles se rendirem, dans les églises, pour y faire le chemiu de la croix, qui fut solennellement fait l'après- dinée k 3 beures, k l'heure oü Jésus rendit le dernier soupir. Aujourd'hui les cloches reviennent de llome, selon le naïf langage du peuple et domain c'est alleluia, le grand jour de Pk~ ques, la fête des fêtes, qui rappelle la régé- nération défioitive du genre humain, la ré- surrection a la vie de ces nombreux peuples, les gentils, piongés depuis tant de siècles dans les ténèbres de l'idolktrice. A partie de ce jour seulement, on peut dire que l'année de vie et de joicommence. L fêtes religieuses et les fêtes publiques se suivront rapidement. La joie se montre sous tous les dehors de la vie Après les tristes mois de l'hiver, brumeux, rieigeux et gla cial, viennent les beaux jours ensoleillés. La nature, comme les hommes, se revête de m - --«afr

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1