m Samedi 8 Avril 1899 10 centimes le N°. S4e Année. N0 3432 REVUE POLITIQUE Russie Espagne Saint-Siège France VILLE D'YPRES CONSEIL COMMUNAL H y On s'abonne rue au Beurre, 36, a Ypres, et k tous les bureau* de poste du royaume. Les annonces coütent 15 centimesla ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligne. Les numéros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Ponr les annonces de France et de Belgique (excepté les 2 Flandres) s'adresser A YAgence Eavas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 3, Place de la Bourse. Le JOURNAJu D'YPRKS parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays: pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port a 1'adresse ci-dessus. Line explosion a St-Pétersbourg. Une explosion s'est produite hier dans un batiment servant de dépót pour les matières explosibles. Un ouvrier a été tué et le batiment détruit. Le carlisme Madrid, 6 avril. Le capitaine-général de TAragon est arrivé pour s'entretenir avec le mini- stre de la guerre. On croit qu'il s'agi- ra de 1'orgauisation des earlistes. L'Imparcial dit que la resolution du candidal, carliste de Pampelune aux prochaines élections de retirer sa can didature parce qu'il n'avait pas d'ad- versaire est trés commentée. On suppose que les earlistes son- gent a tenter un coup de main. Le gouvernement a pris des mesures. L'état actuel de Léon XIII Rome, 4 avril Après les declarations si nettes du docteur Mazzoni, declarations cer- tainement rassurantes touchant, l'état de santé actuel de Léon XIII ilsernble- rait que toute crainte au moius imme diate, devrait être écartée. Un courant pessimiste continue néaamoins a se mainlenir dans les hautes sphères du Vatican. Pour conlirmer les déclaratious du docteur Mazzoni, que vous connaissez, je puis vous dire que j'ai entendu tenir le même langage par les quel- ques personnes qui ont approché le Pape depuis l'opération et que j'ai inlerrogées. Certainement, m'ont- elles dit toutes, le Saint-Père n'a plus la même résistance qu'avant l'opéra tion, mais petit a petit les forces lui reviennent et l'on peut espérer qu'il se rétablira complètement. Léon XIII se nourrit, ce qui est de bon augure. U a toujours été un man geur trés modéré a l'heure présente, comme il dépense peu de forces, une légère nourriture lui suffit. Sou ali mentation se compose principalement de potages, de petits oiseaux, de le gumes a son repas, il boit un petit verre de bordeaux ou de champagne. Nombre de choses inexact es ont été répandues, même après la maladie du Pontife. Ainsi, par exemple, bien qu'oa ait préteudu le contraire, le Pape nest pas encore sorti de sa chambre, et personne ne peut se flatter d'avoir assisté a sa inesse, tou jours servie par son fidéle valet de chambre Pio Centra. C'est en voyant celui ci aller prendre les burettes que l'entourage apprend que le Pape va dire sa messe. Dimanche dernier, jour de Paques, dés 7 heures du matin, Léon XIII se sentant probablemenl un peu faible, exprima le désir d'avoir une tasse de bouillon. On put croire un moment quil ne dirait pas sa messe, mais, quand le bouillon lui fut apporté, il avait déja changé d'aviset Ie renvoya. Le Pape dit sa messe, et seulement, a 9 heures, il prit quelque chose, ce qui prouve que son préteudu état de prostration n'est pas aussi grand qu'on vent bien le dire. Du reste, plus d'un fait atteste le contraire. Ainsi on a prétendu que le Pape ne pouvait pas encore marcher. Les familiers, le personnel qui approchent de sa chambre, sans pouvoir toutefois v entrer, affirment, au contraire, en tendre distinctement le frólement de son pas sur le tapis et le coup sec de la cunne sur laquelle il s'appuie. Je puis citer un fait plus probant encore. Ces jours derniers un person- nage qui a été reQn par Léon XIII a raconté que ponr approcher de lui un gueridon obstruait le passage. Le visi tenr s'avancait pour le déplacer, mais il n'en eut pas la peine, le Saint Père lui-même changea le meuble de place Tel est la vérité sur l'état actuel de Léon XIII et son genre de vie qu'il a repris a peu prés régulièrement, sur- lout pour le travail. Le Président de la République franijaise 4 Montélimar On écrit de Montélimar, 6 avril A 10 heures précises, le train arrive, tout enguirlandé. M. Loubet descend le premier du wagon et s'avance gravement et visible- ment ému vers les généraux qu'il salue, puis i! va rejoindre M. Gautbier, maire de sa ville natale et son ami. C'est avec lui qu'il fait son entrée dans le salon de la gare, oü soutgroupés les conseillers municipaux. A tous il serre la main. II échange quelques paroles avec la plupart d'entre eux. Tous crient Vive Loubet Le cortège se forme ensuite sur tout le parcours les cris de Vive le Prétident Vive Loubet accueillent le landau présidentiel tous les habitants font aux Président une ovation trés chaleureuse. On crie aussi Vive Dupuy Devant le jardinde la Préfecture, le maire apprend au Président qu'on lui a réservé une surprise, et il lui montre sa mère qui, pour le voir passer, se tient sur une estrade éle- vée k l'entrée. M. Loubet demande aux artilleurs qui con- duisent, d'arrêter. II descend, entre dans le jardin et va embrasser sa veille mère qui porte vertement ses 86 aris, et qui a a ses cétés M"" Picard, belle-soeur du président, et une de ses nièces. M. Loubet reste quel ques minutes a causer avec elle et les dames qui l'accompagnent. Pendant tout le temps que dure la conver sation, Mm' Loubet mère tient les mains de son fils et a peine k les quitter pour lui per- metlre de regagner le cortège Gette petite scène a été trés émouvante dans sa simpli- cité. Son tils parti, Loubet se retourne pour le regarder remonter dans son landau et le suit longtemps du regard. Les réceptions afficielles ons eu lieu k la mairie. Ensuite a eu lieu le banquet offert au président par la municipalité k la Halle aux Grains. Le président s'y est rendu k pied en route il a conversé familièrement avec plusieurs passants de sa connaissance. Répoiidant au toast du maire, le Président a dit que s'll avail accepté le naandat que lui conférait lAssemblée nationale, c'était poui' maintenir et fortifier l'union des répu- blicains. La réalisation de ce nut iiuporte k la pi ospéi ité inlérieure du pays et k sa grandeur au dehors. Des difficultés passagères et des agitations superticielles ne sauront enpêcher longtemps la concorde de régner parmi nous. Mgr. Cotton, évêque de Valence, a pré senté le clergé toujours prêt k seconder le président dans l'accoo-plissemeut de ses grands devoirs. D'aiileurs, poursuit l'évêque, vous connaissez ce clergé qui est dévoué k voire personne comme k tout ce qui inté resse la patrie, M. Loubet répondJe vous remercie, Monseigneur, des sentiments que vous venez de m'exprimer. Je sais que le clergé national est tr op franpais pour se désintéresser de ce qui touche k la grandeur et k la prospérité de la République. Lne interpellation sur l'expulsion de Charbonnel M. Périvier, député de Seine et Oise, vient d'adresser au président du conseil une lettre pour l'informer qu'il l'interpellerait dès la rentrée sur les motifs qui ont pu décider le gouvernement k laisser expulser de Belgique sans protestation un ciloyen francais, l'ex- abbé Charbonnel, coupable uniquement, d'a voir professé des doctrines pbilosophiques déplaisant k la majorité cléricale de ce pays, alors que les prétendants au tröne de France et tous leurs partisans jouissent en Belgique de la plus entière liberté d'action et de parole. Séance publique du 1 Avril 1899 La séance s'ouvre k 5 heures 20 m. Sont présents: MM. le Baron Surmont de Volsberghe, Bourgmestre-Président; Colaertet Berghman, Echevins; Struye, Begerem, Fraeijs, Fiers, Decaestecker, Vandenboogaerde, Vander- ghote et D'Huvettere,Conseillers; M. Gorrissen, Secrétaire. Absents: MM. Iweins et Boone qui se sont fait excuser. Le procés-verbal de la séance du 18 Février dernier est approuvé; celui de la seance du 11 Mars est déposé sur le bureau k l'inspection des membres. M. le Président. Le Collége a invité M. Baratto afin de lui remettre les insignes que S. M. lui a octroyés pour ses loyaux services. M. le Bourgmestre, eu attachant sur la poi- trine du professeur de musique de l'école des orphelins la croix civique décernée, le félicite de l'honneur qui lui a été fait. Vous vous en êtes rendu digne, dit l'orateur, par vos longues années de bons services; recevez mes biens sincères félicitations. (Les membres du Conseil et les personnes se trouvant dans l'enceinte publique applaudis- senl). M. Baratto, d'une voix émue, remercie les Conseillers, qui lui serrent la main. Communications M. le Président. Messieurs, nous avons re- cu de M. Pauwels une lettre relative a l'état des peintures murales qui sont son oeuvre. Je vous propose de remettre l'examen de cette affaire k une date ultérieure. Approuvé Procés-verbal d'adj udication des travaux de construction d'un mur de cloture des installations de la distribution d'eau. M. le Bourgmestre. Nous avons procédé k l'adj udication des travaux de construction de ce mur; plusieurs soumissions nous ont été présentées variant entre 8,900 fr., 8,775 fr., v

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1