mmtrnMA ~\M0 ASS: Samedi 6 Mai 1899 10 centimes le !\c 34a Année. N° 3440 Rtr® WïïAKR REVUE POLITIQUE Saint-Siège Au Transvaal Le repos du Dimanche Le projet de réforme électorale CHR01N1QUE YPROISE Ligue nationale pour le S, U. et la R. P. MÊJM On s abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et tous les bureaux de poste du royaume. Le JOURNAL D'YPRBS parait le Mereredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation ast de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se regularised fln Dacembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port k l'adresse ci-dessus. Les annonces coütent 15 centimesla ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judicia ires1 franc la ligne. Les numéros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique (excepté les 2 Flandres) s'adresser k l'Aaence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et k Paris, 8, Place de la Bourse. Léon XÜI arbitre Un télégramme de Washiugton annonce que le département; d'Etat publie la communication suivante Les relations tendues existant entre Haïti et Saint-Domingne, au sujet de la question de frontières, sont en bonne voie d'arrangement. Gette ques tion ainsi que celles s'y rappor tan t seront soumises au Pape. Le Consistoire secret est fixé au 29 mai et le Consistoire public au 22 juin. L'intervalle d'un mois entre les deux Consistoires cause de letonne- ment. On a appelé a Home le Nonce de Madrid et l'archevêque de Reggio, ce qui indiquerait leur elevation au car- dinalat. 11 paraït qu'on n'enverra pas a Paris uu Nonce de carrière, tnais un évêque d'Italie. D'après les nou velles du Transvaal, il règnerait la-bas une agitation du même genre qui précéda l'expédition fameusede Jameson. Vingt et un mille Uitlanclers ont signé une petition pour demander au gouvernement de la reine Victoria d'intervenir contre le gouvernement du président Krüger. Les journaux de Londres ont fait grand état de eet te petition qui, selon le journal Bo'èr de Pretoria, serait un coup monté par les partisans de Cecil Rhode. Ce journal dit que des agents stipen- diés ont, procédé au racolage des signatures. Et il oppose a cette mani festation préparée la protestation d'autres sujets anglais, qui considè- rent l'agitation comme une manoeuvre facheuse a l'égard des intéréts qu'elle pretend servir. Ce qui donne a ce mouvement une certaine importance, c'est qu il est évidemment trés soutenu a la Chambre des communes, oü M. Chamberlain ne cesse de pratiquer des tentative» d'in- timidatiou a l'égard du Transvaal. C'est aussi que tout, d'après les infor mations publiées par les journaux, ne se bornerait point k des paroles. On a sensiblemeut renforcé ces temps der- niers les forces militaires du Cap. Et on sait que, d autre part, le Trans vaal a conclu avec la République voisine d'Orange une entente étroite qui, dans le cas d une agression an- glaise, unirait les forces de deux petits Etats contre l'envahisseur. Malgré ces symptömes peu paciii- ques, nous ne croyons pas a une nou velle tentative a main armee contre le Transvaal. La conquête n'irait point toute seule. Et d ailleurs, même dans la Cap, les Boërs ont des al lies qui out fait expier déja a M. Cecil Rhodes ie caractère agressif de sa politique et qui, en cas de rupture sérieuse, pour- raient combattre dangereusement la suprématie augiaise dans 1e Sud africain. Un aveu précieux L'fndépendance imprime que l'Etat peut faire encore beaucoup plus que l'individu pour l'hygiène du système nerveux,notamment pour «l'introduc- tion obligatoire du repos du Di manche Avec plaisir, dit le Palriote, nous pre- nons acte de cette déclaration d'un journal qui a toujours été un adversaire irréductible du repos du Dimanche réglementéet qui est responsable, eri grande partie de l'échec des efforts tentés k Bruxelles pour assurer le bienfait du repos du Dimanche au personnel des journaux de la capitale. Les sections de la chambre des représen- tants ont terminé leurs travaux. Les rapporteurs la section centrale sont MM Bilaut, Tack, Helleputte, Woeste, Van der velde et de Trooz. Le président ou l'un des vice-présidents présidera la section centrale qui est dejk en rnajorité composée de partisans du projet du gouvernement. Toutes les nuances du parii libéral sont hostiles au projet. Exceptons toutefois cer tains journaux comme la Gazette de Huy qui écrit II ne me semble pas juste de reprocher ses auteurs de limiter I'application de la R. P. aux grands arrondissements. En effet, l'application de la R. P. a tout le pays ne pourrait évidem ment se faire qu'en fusionnant les petits arron dissements, tels tousceux du Luxembourg, du Liinbourg, etc. Du moment oü l'on maintient les circonscriptions d'arrondissements, il n'est possible d'appliquer la R. P. que dans ceux oü le nombre des siéges permei une division. Et, d'autre part, comme il est, impossible d'appli quer la R. P. aux élections des représentants, sans l'accorder aux élections de sénateurs, puisque les deux catégories de parlementaires sont recrutés dans les mêmes circoncriptions, il suivait de lk qu'on ne pouvait songer a la R. P. que la oü il y avait un nombre suffisant de sénateurs pour permettre l'application du sys tème. Peut-être les colléges de deux sénateurs au- raient-ils pu être admis au bénéfice de la nou velle loi mais on comprend que, pour des raisons de mécanique électorale, le projet les ait éeartés. Veuillez vous souvenir, en effet, que les partisans de Ia R. P. intégrale et universelle considèrent comme au minimum le ehiffre de trois pour l'application rationnelle de la R. P. Quant au quorum d'un sixième, son institu tion me parait justifiée, par le fait même que les plus petits arrondissements dotés de la R. P. nomment six représentants. La quotité du quorum ne lèse done personne. L'Association libérale et constitutionnelle de l'arrondissement d'Ypres, sous la prési- dence de M. Aug. Brunfaut secrétaire M. Ern. Nolf se réunit demain 7 Mai, k sept heures du soir, au local du Saumon L'ordre du jour porteprotestation contre le projet de réforme électorale. Mais déjk une réunion a eu lieu Dimanche dernier, disent le Progrès et La Lutte, une réunion d'adhérents de la Ligue nationale. Les adhérents ont done devancé l'Associa- tiou libérale qui, k son tour, mais après eux, protestera contre le projet de la loi électorale. C'est ainsi que chez nos libéraux la queue cornmande toujours la tète Nous pourrions dire qu'il n'y a plus de tète et que la queue reste seule, depuis que MM. Bossaert et con sorts se sont retranchés et classés dans la miuorité. II y a done eu Dimanche dernier une réu nion d'adhérents de la ligue nationale. Ils ont formé un comité provisoire en dehors de l'Association sans doute et dé- cidé d'organiser un grand meetingDimanche '14 Mai. A 3 heures derelevée. Des orateurs des cinq partis politiques y sont invités catholiques, démocrates chrétiens, libéraux, progressistes el socialistes. Ainsi parle non seulement La Lutte radi cale, mais aussi le Progrèsoui le Progrès doctrinaire; et, il n'y a pas de doute, l'un comme l'autre adhèrent k la Ligue nationale pour le S. U. et le R. P. L'évolution est done compléte. Quand nos doctrinaires disaient naguère falliance de leau et du feu serail une alliance contre nature, nous avoris répondu cette alliance se fera, Bien plus, nous avons prédit que les libéraux la masse bien entendu so rangeraient sous le drapeau rouge, avec Anseele en tête. Cela y est, n'est-ce pas 11 ne s'agitplus de la R. P., mais du S U., comme condition sine qua non. Les libéraux Yprois s'inclinent, devanpant même la Fédé- tation libérale qui demande seulement aux Associations libérales de délibérer et de pren dre les mesures qu'elle er oir a utiles dans l'in- térêl du pays. II est vrai que parmi les membres de la Fédération, nous rencontrons le nom de Mj Vanderkindere qui s'allierait au besoin avec le diable, mais nous rencontrons aussi les noms de MM. Neujean et Bara qui sont éga- iement hostiles k la R. P. et au S. U. La Fédération protestera done, l'Associa tion libérkled'Ypres protestera aussi; mais en dehors d'elles, il y a la ligue nationale qui commandera, et les autres obéiront. Les journaux libéraux Yprois, de toute nuance, sont done partis pour Ie S. U. et la R. P Et l'on espère obtenir l'adhésion non seulement des libéraux, des progressistes, des socialistes et des démocrates chrétiens, mais encore des catholiques. Que les quatre premières catégories adhè rent, cela ne nous étonnera pas et nous pré disons une entente compléte de tous nos adversaires. Mais que les catholiques se ral- lient au S. U. et k la R. P.,c'est autre chose! Nous avons souvent dit que nous n'avons pas de Daensistes k Ypres. Nous le verrons le 14 Mai proctiain. II faudra faire venir des démocrates verts d'ailleurs et peut-ètre bien M. Daens lui-même, pour s'ailier k la ligue nationale pour le S. U. et la R. P. La Salie du théatre sera demandée pour ie meeting, disent le Progrès et La Lutte. Nous le croyons, mais nous doutons qu' elle soit accordée, 11 ne s'agit plus, comme il y a quelques années, d'une propagande en faveur de la R. P. qui trouve des partisans dans tous les partis, mais du S. U. puret simple. En a'autres termes, il s'agit d'obte- nir des adhésions k un système qui aurait pour eonséquence inévitable une nouvelle révision de la constitution, réclamée par les radicaux et les socialistes, la menace k la bouche. Nous considérons comme des révolution- naires tous ceux qui iéclament cette réforme en agitant le spectre révolutionnaire, et les pouvoirs publics n ont pas le droit d'appuyer pareille revendication, en mettant des salles communales k la disposition des agitateurs. C est ainsi que 1 ancienne administration libérale comprit ses devoirs en refusant k M. Vermeulen et ses amis une Salie des Halles pour des meetings politiques.C'est sahs doute de la même fapon que nos édiies compren- dront les leurs. w ft v ft V

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1