CONCERT Samedi IS Juillet 1899 10 centimes Ie N0. 849 Année. N0 8460 REVUE POLITIQUE Russie Saint-Siège France CHRON1QUE YPROISE La R. P. et Tuninominal a Ypres L'abbé nous a posé un lapin Comédie électorale Décorations spéciales On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et k tous les bureaux de poste du royaume. Le JOURNAL D'TPRKS parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adrossós franc de port l'adresse ci-dessus. Les annonces coütent 15 centimesla ligne. Les réclames dans le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires1 franc la ligne. Les numéros suppló- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique (excepté les 2 Flandres) s'adresser k VAgence Eavas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place do la Bourse. Dl manche 16 Juillet A MIDI au kiosque de la Grand'Place par LA GRANDE FANFARE PROGRAMME i. Le Départ du Conscrit marche militaire, 5. Les Jours de Soleil, ouverture, 3. La Mariposa, boléro-caprice, 4. Euterpe fantaisie-divertissement, 5. Voix Roumaines, valse de concert, Bléger Kling Boscolli Heymans Kessels L'empereur Guillaume II et le Czar ne cessent de se prodigner des témoi- gnages damitié. La Novdie Vremia donne même a entendre que la Russie a prêté ses bons offices pour faciliter le premier rapprochement entre la France et l'Allemagne par levènement de Bergen. Mais cela n'empêche pas le même journal, a propos de 1 occupation de l'ile des Ours par l'Allemagne, de crier a l'accaparement, bien bien qu il s a- gisse d'un res nullius, et a pretend re qu'il comporte pour les intéréts politi que et économiques de la Russie et pour la sécurité de ses relations mari- times de graves inconvénients. II conclut a l'absolue nécessité d'y faire une ferme opposition. Un journal italieu nous apporte d'exellentes nouvelles de Léon XIII. Le Pape s'appuie habituellement sur une canne quand il fait sa promenade accoutumée mais dès qu il apercoit un ét.ranger, il se sert de son baton comme d'une badine, le fait passer d'une main dans l'autre, et prend grand soin de montrer qu'il n'a pas bé'soin dé cette jambe artificielle. Le Saint Père possède encore une excel lente vue et peut lire sans lunettes. II accomplit sans fatigue ses devoirs reli— gieux. A ceux qui l'entourentdans les grandes solennités, il fait régulière- ment remarquer que ses lourds vête- ments pontificaux ne lui pèsenl pas du tout. Depuis longtemps, le Pape souffre d'insomnies mais cette intir- mité ne l'inquiéte pas. II porte nuit et jour des vêtements de flanelle. La nuit, si l'insomnie se prolonge, il saute a bas de son lit et se met a sa table de travail. Sans écouter les representations de son fidéle valet de chambre Pio Cen tra qui occupe la pièce voisine, il reste a écrire jusqu'au matin. Ses meilleures oeuvres poétiques latines ont été composées dans ces conditions, entre deux et six heures, a la lumière d'une petite lampe d'étude. C'est également dans ces circonstances que Léon Xlll a pris bon nombre de ces rhumes qui, diverses reprises, ont inquiété la chrétienté. Pendant long temps, le Pape n'a souffert au Vatican d'autre moyen de chauffage que la cheminée. L'hiver dernier, toutefois cédant aux instances de son médecin, il a fait installer partout des poëles en fonte. Paris, 44 Juillet. Le Moniteur du Calvados publie la nouvelle suivsnte que nous ne repro- du i sons que sous les plus expresses réserves Notre correspondant parisien donne les renseignements suivants II est certain que l'empereur Guillaume viendra en France en aoüt prochairj, après avoir assisté en Angleterre aux régates de Cowes. Le kaiser viendrait passer quel- ques heures soit Grandville, soit a Saint-Malo. On ne sait encore si l'em pereur Guillaume viendra incognito ou officiellement, mais en tous cas, ii sera retju par le président de la Répu- blique. Le prince de Hohenlohe aurait arrêté les détails du voyage lors de son dernier séjour a Paris. On assure que l'escadre italienne se rendra a Marseille, au moment des fètes du 2oe centenaire de la fonda- tiou de cette ville. La scission dans le parti socia- liste a éclaté aujourd hui sous la forme d'un manifeste adressé a la France ouvrière et socialiste par 4° le parti ouvrier francais qui a a sa tête douze députés 2° le parti socialiste révolu- tionnaire avec huit députés et 3° l'al- iiance communiste révolutionnaire qui compte deux députés. L'Univers, commentant la Voce del- la ferita et YOsservatore cattolica,, pu blie un article consacré au projet im- prévu dont Rucotti Garibaldi avait lancé l'idée l'ailiance des Républi- cains italiens et de la Papauté pour fonder en Italië une république fédé rale. La Lutte suppute les résultats de la R. P. et de runinominal dans l'arrondissement et les cantons d'Ypres. Le système de la R. P. de M. Dhondt, dit- elle, appliqué aux élections législatives de 1894, eut donné un député aux libéraux dans l'arrondissement d'Ypres. Or, voioi les chiffres du scrutin nos can- didats obtenaient respectivement M. Berten, 24.474 M. Golaert, 24.367 M. Iweins d'Eeck. 24.421 C'est-k-dire le même nombre de voix k une centaine prés. M. Brunfaut obtenait 9,839 voix c'est-k- dire sur 33,086 suffrages, beaucoup moins que le tiers. Les libéraux eussent done eu, avec le système Dhondt, un siège. A qui fera-t-on cotnprendre qu'un candidal qui n'obtient que 9,839 voix, devrait être élu en remplacement d'un autre qui en a recueilli 24.367? 11 suffit de citer ces chiffres pour faire raison du système Dhondt. Aussi, ce système n'a-t-il aucune chance de succès. II n'est pas seulement combattu par la grande majorité des membres de la droite mais 1 par la majorité même de la gauche, j Tablant sur les chiffres du scrutin de 1896 pour les cantons d'Ypres, qui, aux dires de ia Lutte, pourraient bien constituer, avec l'uninominal, une circonscription électorale, elle arrive h ce résultat que, grdce a, l'appui des sorialistes, M. Lefevre eut été élu. La Lutte n'oublie qu'un point, c'est que si l'uninominal passait, les ballottages seraient probablement supprimés et que, k moins que tous le3 anticatholiques se coalisent, avant le scrutin, en faveur d'un candidat catholique dissident, la majorité resterait toujours aux catholiques. Ni les libéraux, ni les radicaux, ni les socialistes, ni les dissidents, iuttant seuls, ne sauraient. l'emporter, même dans les cantons d'Ypres. La Lutte reconnait done la faiblesse de son parti. Nous en prenons acte, tout en prédisant k la conaceur radico-socialisle que runinominal n'a pas plus de chances de suc cès que le R, P. intégrale. Et dans l'hypothèse de La Lutte, il ne faut pas oublier que les ballottages ména- gent de singulières surprises. On l'a vu k Termonde et ailleurs. C'est sous ce titre que La Lutte annonce que M. Daens n'est pas arrivé k Ypres le Dimanche 2 Juillet. La Lutte conpoit, dit-elle, que M. Daens, qui en ces derniers jours s'est forte- ment déménè a Bruxelles, on il a puis- samment conlribuè a la resistance contre Unique projet de loi électorale déposè par le gouvernement, se soit trouvé empèché a, la derniere heure. Eneffet, M. Daens jouait révolutionk Bru xelles, en compagnie de la plus ignoble crapule de la capitale, de ces voyous qui naguère souillaient le palais de justice et salissaient le cadavre de M. Rogier. L'abbé prétend toutefois qu'il n'a pas posé un lapin. Ce sont done les amis de La Lutte qui out posé un lapin k M. Daens. Le Progrès n'a pas vu, dit-il, qu'un cré dit de 250,000 francs est proposé pour tra- vaux et expropriations au canal Lys-Yperlée. Est-ce notre faute si le Progrès ne lit pas les documents parlementaires Qu'il lise le budget des dépenses sur ressources extra- ordinaires et il verra que le crédit de 230,000 francs est proposé pour l'achève- ment du canal. Comédie électorale, dit le Progrès. Ainsi, quand il n'y a pas de crédit pour eet objet, le Progrès en veut k nos Députés et Sénateurs, les taxant d'incapaoité,de manque d'influence, etc. etc. Mais quand nos mandataires obtiennen ce qu'ils demandent, c'est une comédie élec torale Difficile k satisfaire, ce Progrès. Nous le comprenons, il voit disparaitre le principal griefde la sotte platform qui, depuis deux ans, figure en tête de ses colonnes avec son stupide 4* Fabriques industrielies et non d'églises. Un arrêté royal du 28 Juin dernier étend la décoration spéciale instituée par l'arrêté royal du 2 Aoüt 4889. Voici le nouvel arrêté Revu Notre arrêté du 2 Aoüt 1889 instituant une décoration spéciale pour récompenser les services rendus 1° Par les promoteurs et administrateurs de sociétés mutualistes et d'associations quipeu- vent y être assimilées

HISTORISCHE KRANTEN

Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1