CONCERT mm o Mercredi 26 Juillet 1899 10 centimes le IV0. 34° Année. IV0 3463 Pêche a la ligne CHRONIQUE YPROISE L'Harmonie communale et les Anciens Une nouvelle calomnie On s abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et k fcous les bureaux de poste du royaume. Le JOURNAL D'YPRKS narait le Mercredi el lo Samodi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. SO c. pur an ponr tout le pays; pour l'ótranger, le port en sus Les abonnements sont d'un an et se régulacisent fin Décembre. Les articles et communications doivent être adressés franc de pert a l'adresse oi-dessus. L i annonces coutent 15 centimes la iigne. Les réclames dans le corps du journal coutent 30 centimes la ligne.— Les insertions judiciaires1 franc la ligne. Les nuraóros supplé- meutaires coutent. 10 francs les cent exemplaires. Loar les annoEcos de France et deBelgique (excepté les 2 Flandres) ?'adresser a l'Agence Exms Bruxolles, rue de la Madeleine n" 32 et k Paris, 8, Place de la Bourse. Jeudi, »T .Juillet «899, k 8 1/2 h. du soir, au kiosque de la Grand'Place par LA GRANDE FANFARE PROGRAMME 4. Marche Jubilaire, Siroux 2. Sous la Feuillée, ouverture, St/uuwen 3. Rossignol et Fauvettcpolka de concert, Launay 4. Fantaisie sur l'opéra Guil- laume Teil, Rossini 5. Clementine, gavotte, 6. Valse de concert, Walteufels Comme nos lecteurs lont vu, la nouvelle loi sur la pêche fluviale est votée etpromui- guée. L'ariêté royal, qui indiquera dans quelles conditions la pêche se fera doréna- vant, et quelles seront les cantonnements oü la pêche au filet sera encore pcrinise, pa- raitra bientót au Moniteur. Grkce aux démarches et aux instances prés du Ministre, de noire représentant M Golaeit, lout fait espérer que le canal de l'Yperlée k l'Yzer, ne sera plus compris dans ces cantonnements et que les seules pêcbes a la ligne, au peuret au filet carré, y seront encore pratiquées. Si eet espoir se réalise, notre eanal sera dansun court laps de temps, uce des eaux les plus poissonneuses du pays, car les en- gins destructeurs jusqu'ici employés, seront proscrits et l'eau du canal est une eau qui nourrit tien le poisson. Les engins qui faisaient le plus grand mal étaient la senne et le upulstak deux engins d'ailleursdéfenduspar la loi de 1883, mais que chose étonnante les fermiers de l'eau et ceux auxquels ils donnaient l'au- torisation de pêcher fort souvent encore une fois en dépit des conditions de leur bail employaibiit sans vergogne, le jour et aussi la nuit. La quanlité de poisson ainsi détruite, dans ces dernièics aniées, dépasse toute idée. De plus, l'emploi de ces er gins avail en core pour iffit, de chasser le poisson des bords, ce qui fait que la pêche k la ligne au canal était devenu illusoire. Les pécheurs se rappelaient souvent avec chagrin les années de jadis, quand le canal était aftermé k un amateur de la ville: M. Tack, qui n'y péchait que dans les conditions permise par son bail. Alors le poisson abondait et il ne fallait attendre, que fort rarement quelques minutes, après avoir jeté sa ligne, pour avoir mor- dage Maintenant déjk, depuis que l'eau est laissée tranqu'ille, la pêche s'améliore. Depuis longtemps, la pêche k la tanche entre'autr.:s n'y a été aussi fruciueuse que cette année. Que sera ce done dans deux, trois ans quand le fretin actuel aura grandi? Mais la surveillance devra être active pour barrer la route aux fraudeurs,aux braconniers d'eau, qui actuellement encore, dit on, s'en donnent k cceur joie. Et cette surveillance sera active, car des gar des pêche seront nommés k eet eftet. G'est aussi le cas pour les eaux de la ville: le Majoorgracht et surtout le Kasteel gracht la meilleure de toutes. Depuis qu'on n'y pêche plus au filet et que le poisson n'est plus pourchassé nuit et jour, cela devient un vrai plaisir que d'y pêcher. Au Kasteelgracht, qui fourmille d'anguil- les, on en prend journellement et fort sou vent une bonne quantiié. C'est le plus beau cadeau que l'administra- tion communale ait fait aux pêcheurs que de leuroctroyer le Kasteelgracht, oil le poisson est le meilleur et le plus abondant de tous les fossés des remparts. Mais, eile devrait faire magnifiquement les choses. Cette eau est tellemenl couverte d'algues, de végétations aquatiques de toute espèce et de feuilles de nénupbar, que tout cela forme uri immense et fort épais tapis de verdure, que la ligne ne parvient presque nul part k percer. Si pendant trois ou quatre jours, sur les indications d'un pêcheur compétent, deux ou trois euvriers de la ville, munis d'un radeau et de grands rateaux, enlevaiem cette ver- dure, qui offre d'ailleurs fort peu de consis- tanoe, ce serait la plus belle pièce qu'on puisse rêver. Ge n'est pas le travail qu'on a fait au Majoorgracht il y a deux ans, qui a duré trop longtemps, a coüté trop cher et était d'ailleurs plutót nuisible k la pêche celui d'enlever les roseaux qui encadrent les bords et font bel et bon effet, qui devrait être ré- pété, il ne s'agit, je le répète, de rien d'au- tre que d'enlever l'épaisse coucne verte qui couvre tout eet étang, ce qui serait fait en trois jours, lout au plus. Cette végétation est d'ailleurs un excellent tumier, que les laboureurs pourraient eule- ver. Une autre objection pour la pêche au Kasteelgracht faile par les pêcheurs, est celle-cique les deux tiers en sont in- accessibles, par suite des deux patures qui )a bordent, entre ia porte de Lille et celle de Menin. Si la ville faisait placer eet hiver une haie de ronces artificielles, k un mètre et demi de l'eau oü l'herbe est d'ailleurs fort rare, et laissait ainsi uo passage pour les pêcheurs entre le fossé et ces prairies, elle comblerait leurs désa's. Les pêcheurs sant d'accord en grande raa- jorité pour déclarer qu'afin «ie eompenser les dépenses nécessitées par ces divers£,s mesures ou eompenser les lécères dimi'm lions de bail éventuelles et fort douieus s d'ailleurs, des prairies en question, la ville pourrait leur imposer une légère taxe, un franc par an par exemple aucun d'eux ne réclamerait et il n'y a pas de doute que la somme réunie des permis ainsi pergus, ap- procherait de fort prés, d'un revenu annuel de 500 frs. Ce permis aurait de plus l'avantage d'é- loigner les gamins qui pullulent fort souven1 le long de l'eau avec un baton ou un autre soi-disant engin de pêche, et qui, sous pré- texte de pêcher, font du bruit dans l'eau et chassent le poisson, ao grand dam des pê cheurs sérieux. Une dernière observation est eelle-ci 11 est formellement défendu de pêcher du cölé intérieur et surtout du haut des murs des remparts. Or depuis quelque temps, par les chaudes journéesque nous avons eet été, on peut voir plusieurs individus qui font descen- dre de longues lignes munies de trois grands crochets dans l'eau, du haul de ces murs, prmcipalement prés des portes de Menin et de Lille, k cóté des brochets, brêmes ou autres grands poissons qui donnent k fleur d'eau, vers le milieu du jour. Ils retirent vivement ces lignes, qui s'accrochent au ventre des poissons susdits et les blessent mortellement. Sur dix, ils en manquent neuf, mais ces neuf escappés crèvent infaillible- ment k la suite de leurs blessures. La police devrait veiller, il semh-ie, k em- pêcher ces manoeuvres deux fois öéfendus par le règletuent sur la pêche et par celui sur les promenades publiques. Mas Anniello. La Lutte-De Strijd a vu quelque part que l'affiche du Festival de Bruges portaitHar monie communale d' Ypres (anciens Pompiers). L'éiourdie consoeur part de Ik pour tornber notre excellente musique, exalter celle des anciens pompiers et son chef, et prétendre que la première a voulu exploiter la seconde en s'accaparant de son nom. Si le fait était exict, il y aurait eu erreur, non k Ypres, ma-s k Bruges, ('Harmonie communale ne désirant nullement, ne voulant, même sous aucun rapport, être coufondue avec celle des ancioos. Cela soit dit une fois pour toutes el en passant. Mais le fait est faux, archi fauxNous venons d'examine" l'affiche du Festival de Bruges et cette nffiohe poite en toutes lettres: S'ads-Harmonie van Yper,.. sans plus ni moios Qua d nos journaux li'néreux avancent un f <u vét «fi- i-baque bus, lecteur. et neuf f-es su d x vous ver«ez, que c'esi un menson- ge. II oous est impossinle de donnar ctmque fois un démenti nos colonnes ne suffiraient pas. Encore si La Lutte-De Strijd était fiére de voir ainsi la musique des anciens pompiers coufondue avec l'Harmonie communale! Mais elle saisit la prétendue occasion pour exalter samusique et son chef et pour dire qu'elle a partout du succès tandis que les autres pas sent inaperQus Laissons au public le soin de juger entre les deux musiques et surtout entre les deux directeurs. L'Harmonie communale a fait ses preuves. Ses progrès sont fort remarqués et c'est avec le plus grand succès qu'elle se fait entendre par le public connaisseur. Tout le monde fait son éloge et rend hommage k son excel lent chef, M. Wittebroodt, placé k cent dégrés au dessus de celui que d'aucuns croient être son rival. II ne suffit pas, pour être une éminence, de se mettre sur un piëdestal ou de s'y laisser mettre par quelques flagorneurs intéressés. Le vrai mérite, en musique comme en toutes choses, est modeste. Ge n'est pas paree que M. Wittebroodt a cette qualité qu'il est moins apprécié que ceux qui, pleins d'infatuations, se croient les premiers artistes du pays. Pour en finir, nous prions nos lecteurs de ne jamais confondi e i'Harmonie communale, qui est effectiveraent l ancienne musique des Pompiers, avec la musique des anciens pom piers. G'est pour éviter tout erreur que nous nommons la première l'Harmonie communale tout court. Quant aux chefs des deux socié- tés, la confusion est imposible. Le Progrès a de nouveau attaqué le Direc teur d un de nos hospices en lui attribuant un fait odieux que nous défions notre confrère de prcuver. II est vrai que le Progrès se retranche derrière des rései ves, se disant l'écho de ce qui se dit eri ville. Si ie journal doctrinaire croit ainsi échap- per k la responsaoilité des diffamateurs et calomniateurs, il se trompe. Suffirait-il, par W

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1