CONCERT O^GAiy^ Samedi 29 Juillet 899 10 centimes Ie N°. 34' Arorte. N° 346* La situation A LA CHAMBRE La dévastation des récoltes VILLE D'YPRES CONSEIL COMMUNAL On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et k tous les bureaux de poste du royaume. Lo JOURNAL D YPRES parait Le Mercredi et le Samedi. I Les annonces coütent 15 centimes la ligne. Les réclames dans lo corps du journal coütent Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. SO c. par an pour tout|30 centimes la ligne.— Les insertions judiciairesi franc la ligne. Les numéros supplé- le pays; pour l'étranger, le port en sus. imentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Pour les annonces de France et de Belgique (excoptó les 2 Flandres) s'adresser a 1'Agence Les articles et communications doivent être adressés franc de port i'adresse ci-dessus. [Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. Dimanctie 30 Juillet 1899, k 8 1/2 h. du soir, au kiosque da la Grand'Place par L'HARMONIE COMMUNALE PROGRAMME 1. Allegro militaire, 2. Bouquet mélodique de la petite mariée, Lecocq 3. Parade militaire, morceau de genre, Massenet 4. Marcheguerrièreeibymne de combat de l'opéra Rienzi, R. Wagner 5. Un douxrêve, valse, B. Eilenberg Inutile de se le dissimuler encore, la situation est des plus grave. La R. P. que nous avons toujours combattue, ce système electoral, con- darnné naguère encore par des hom mes pratiques éminents de tous les partis, Frère Or ban, Bar a. Woeste, De Lantsheere, est sur le point d'aboutir. Non pas que ceux qui le voteront en soient partisans, en dehors,bien entendu, des promoteurs du système mais parceque, le statu quo ét,ant condamné et l'uninominal ne pou- vant aboutir, il ne reste plus que la R. P. plus ou moins intégrale! M. De Lantsheere pour ne parler que de lui se résigne. D'autres, tout en voyant dans la R. P. une prime a l'émiettement des partis et une cause de faiblesse, peut-être d'impuis- sance, pour un gouvernement stable, s'écrientrésolvons vite et bien le pro blems proportionnaliste Tel est le langage de la Patrie de Bruges, et, le Bien Public, naturelle- ment, trouve que ce langage fait hon- neur a la clairvoyance politiqueau désintéressement et au patriotisme de la consoeur de Bruges. Désintéressement et patriotisme, sans doute, mais clairvoyance politique, nous nous permettons d'en douter. Si la Patrie continue a voir dans la R. P. l'émiettement des partis et une cause de faiblesse, peut-être d'impuis- sancepour un gouvernement stable, comment peut ori, sans manque?* de clairvoyance politique, se résoueire, même par resignation, a adopter pa red système? L s convertis de la dernière heure, a la Chambre, ne parlent pas autre- ment que la Patrie.Cést la mort dans lame, disent-ils, qu'ils voteront la R. P. plus ou moins intégrale. Et, il ne s'agit pas d'une misérable question personnelle: l'affairedu mandat. S'ils étaient animés de pareils sentiments, ils ne voteraient pas Ie système et tout serait dit, pour le moment du moins. Qu'est,-ce done? Que l'on y regarde de prés et Ton verra renaitre certain épisode de la revision constitutionnelleC'est une sorte d'affolement qui s'empare des esprits, a un moment critique. Lt tous ceux qui, la mort dans I'ame, ont vote Part» 47 nouveau, voteront la R. P., toujours la mort dans I'ame. Que d'ames mortes ou mourantes! Nous croyons que la R. P. finira par l'emporter. Nous nous résigne- rons, mais après coup. Nous lutterons sous le régime nouveau, comme sous l'ancien, pour notre vieille cause catholique, certains de nos droits, conflantsdans le succès de nos efforts. L'avenir dira si nous avons eu raison ou tort, de ne pas nous rallier au système du jour. Nous croyons que, pas plus que dans les pays qui en ont essayé, la R. P. ne subsistera en Belgique. Nous pen sons aussi que les catholiqucs seront ies premiers a regret,ter le régime majoritaire et que, dans peu de temps, les résignés d'aujourd'hui d:ront a ceuxqoi voulaient applique,r le régime communal ancien aux élec- lions lépislatives: si nous vous avions suivis I On pour rait nous dire: concluez! Que vouiez vous? Oserions nous le dire? Notre con viction est qu'il vaut mieux enco re le statu quo que la R. P. intégrale. Si nous succombions avec le statu quo en 4900 ce qui n'est nullement établi nous aurions la conviction, la certitude, de revenir au pouvoir. Avec la R. P. intégrale, nous pour rons peut ét,re nous maintenir, mais nous no. résisterons pas: plus de gouvernement catholique stable; plus de majorité homogêne. II y aura des unit,és, il n'y aura plus d'unité dans le parti catholique. Déj i l'uni n'existait pas entre la Députation de Bruxelles et celles des autres arrondissements. Ceux qui observent, ceux qui pensent diront avec nous que c'est 1& la cause pre mière de la situation. Mais tantque ies catholiques des autres arrondisse ments étaient unis, ils étaient forts. Ils ne seront plus unis a l'avenir; dans tous les cas ils seront faibles. II parait que le projet Thoodpr sera considérablement amendé. Dieu le veuille! Le moins d'émiettement et le plus de stabilité gouvernementale possibleLe Journal d'Ypres L'orage du 8 Juillet a dévasté en partïe les récoltes dans les communes de Wytschae- te (hameau le Touquet) et k Ploegsteert (ha- meau le Bizet). Nos députés se sont émus de cette situation et l'ont signalée au gouvernement. M. Iweins d'Eeekhoutte a demandékM. le Ministre des Finances de venir au secours des malheureux cultivateurs en leur restilu- ant une partie au moins de leurs contribu tions. M. Liebaert apromisd'examiner la question avec soin. M. Colaert a posé, k ce sujet, une question au gouvernement. Nous la reproduisons d'après le compte-rendu analytique. Le 8 Juillet dernier un orage accompagné d'une forte grêle a détruit en partie, et en partie considérablement endommagé, plusieurs récol tes dans les communes de Warneton (Hameau de Touquet) et Ploegsteert (hameau du Bizet). Les cultivateurs intéressés se sont adressés au gouvernement, par pétition du 17 Juillet, aux fins d'obtenir la remise intégrale des contribu tions foncières a leur charge pour autant qu'elles frappent les superficies dóvastées et indiquées dans le tableau joint a leur enquête. M. le ministre a bien voulu promettre d'exa- miner la demande avec soin. Mais le gouverne ment persiste-t-il a ne rembourser 1'impöt fon- cier que pour autant qu'il y ait perte totale de la récoltesur une partie au moins de l'étendue de cette récolte Nous apprenons que si le gouvernement persiste dans sa jurisprudence, M. Golaert est décidé, avec d'autre Collègues de la Chambre, k déposer un projet de loi dans le sens de la restitution de l'impót, même en cas de dégats partiels sur l'ensemble de la récolte. Ge serait une heureuse modification k la loi de 4807. MM. lesEchevins et Conseillers communaux, i k l'exception de MM. O'Huvettere et Vanden- ooogaei'de, empêcbés. Les procès-verbaux des séances des 47 et 24 Juin sont soumis inspection des membres. M. le Bourgraestre remet k M. Verduyn la croix civique de 4^ classe, qui lui est accor- dée par arrêté royal, pour35années de ser vices dans l'enseignement. M. Verduyn est félicité par M. le Prési dent et M. l'Echevin Colaert. Séance du 22 Juillet 1899 La séance est ouverte kb h. 5 min. sous la présidence de M. le B°° Surmont de Volsberghe, Bourgmestre et en présence de Interpellation M. Fiers demande que le Collége fasse une enquête, pour savoir ce qu'il y a de fondé, dans les assertions calomnieuses d'un petit journal de la ville, au sujet de l'bospice des vieillards, dirigé par M. Eug. Debruyne. M. le Président. J'avais examiné déjk cette affaire et je répondrai par conséquent de suite k interpellation de M. Fiers, en com- mengant par lire d'abord l'article du Pro- grès J'avais pris connaissance de l'article en question et demaridé des explications k l'Administration des Hospices. Voici la ré- ponse que je regus de M. Léon Vanaerde, secrétaire de cette administration. M. le Président donne lecture de la sus- dite lettre Monsieur le Bourgmestre de la vilied'Ypres, J'ai pris communication de l'article du Journal le Progrès que vous m'avez signalé et qui critique l'admission de cer- lairies personnes k la salie de restauration de 1 hospice de Vieillards de la rue de Dixmude. A mon avis cat article peut être inter- prêté de deux manières. II peut signifierque l'administration admet k la salie de restauration des jauues gens qui ne sont ni indigents ni maladifs. 11 peut signifier aussi que M. Debruyne, directeur de l'bospice de vieillards admet de pareils jeunes gens k l'insu de l'administration des hospices. Je dois protester contre la première in- terprétation. Aucune personne n'est envoyée k la salie de restauration si elle n'a pas été visitée préalablement par le médecin chargé de ce service et si elle n'a pas été trouvée dans un état de faiblesse ou de maladie qui nécessite son admission k la dite salie. Le directeur de l'bospice de Vieillards ne peut admettre aux repas aucuue personne qui ne soit munie d'une carte délivrée par le secré taire des hospices. La liste des participants est tenue au secrétariat. Tous sont dans un état d'indigence parfaitement constaté, une enquête l'étabiirait d'une manière péremp- loire. Dans l'hypothèse de la seconde interpré-

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1