m W. Samedi 12 Aotit 181)9 10 centimes le 34° Année. N° 3467 Le nouveau ministère Le projet de loi électorale A la Chambre On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et tous les bureaux de poste du royaurae. Les annonces coütent 15 centimesla ligno. Les réciam is dans le corps du journal content 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires i franc la ligne. Los aumóros supplé- montaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique (excopté les i Flaadros) s'adresser a YXgenae Le JOURNAL DTPRKS paraït le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnement, payable par anticipation est de 5 fr. 60 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fin Décembre. Les articles et communications doiyent être adrossés franc de port h 1'adresse ci-dessus. Bavas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place da la Bourse. Finances et Travaux publics: M. de Smet de Naeyer, Justice M. Vanden Heuvel. Affairesétrangères: M.deFavereau. Intérieur et Instruction publique: M. de Trooz. Agriculture, Ponts et Chaussées: M. Vanderbi uggen. Chemins deFer, PostesetTélégra- phes: M. Liebaert, ad intérim. Industrie et Travail: M. Liebaert. Guerre Le Général Cousebant d'alkemade. Le gouvernement a déposé.Mardi dernier, le projet de loi relative it rappiication de la R. P. aux élections législatives. L'exposé des motifs se base sur des raisotis de justice et d'opportuuité Ir op souvent expo- sées, dit il, pour quit seit nécessaire u'y re- venir. Le projet va aussi loin que ceux de MM. Lorand et Théodor, c'est k-dire qu'il consa- cre la R. P. intégrale. II réalise cependant, dit il, des amélioralions inaportanies sur diveis points essentiels. Nous dirons plus loin quelles sont ces points. Voici le système dépouillé des ambages qui pourraient peut éire embarasser nos lecteurs Pour la chambre, les circonscriptions électorales sont formées de fagon qu'elles auroct au moins trois députés.Pour le sénal, elles auroiit k élire au moins deux membres. Ypres, par exetuple, aura trois représen- tants mais, pour le sénat, Ypres est réuni k Courtrui et les deux arrondisseraents sont représerités par trois sénateurs Furnes- Dixmude Ostende aura 4 représentants et 2 sénateurs. Nous saurons plus tard que Courtrai sera représenté k la Chambre, dans ce système, par deux dépuiés catiioliques et deux anti- cléricaux et Furnes-Dixmude-Ostende aura un sénateur calholique et un anliclérical. Mais n'apprécions pas;conlinuons kexposer. L'article-principe du projet de ioi se trouve dans l'article 5 du projel: Le bureau prin- cipal détermine le quotient électoral en divisatrt suceessivement par 1, 2, 3, 4, 5 etc. le ebiffte électoral de chacune des listes et en reugeant les quotients dans i'ordre ae leur importance jusqu k concur- rence d'un nombre toial des quotients égal k ceiui des membres k élire. Le dernier quotient est le quorum éltetoral. La répartition eutre les listes s'opère en attribuant k cbacune d'elles autant de siè- ges qui sou chiffre électoral comprend de tois ce quotient. C'est, le sysième Dhondt dans toute sa cru- dité. Appliqué k l'élection d'Ypres de 1896, il donnait un siège k M. Lefevre, qui, il est vrai, même avec un quorum d'un tiers, était élu. Appliqué k l'élection de 1894 il donnait un siège k M Brunfaut qui n'obtenait que 9839 voix, alors que nos eandidats avaient 24,474; 24,367 et 24,421 voix. Le sys'ème proposé par le gouvernement donne done un siège k M. Brunfaut. En effet, prenor.s les chiffres de 1894 Liste calholi que, chiffre électoral, 24,367; liste libérale, chiffre électoral, 9839. L'ste cathoiique; chiffre électoral: 24,367: 24,367 divisé par uri 24,367 divisé par deux 12,183 divisé par trois 8,122 Liste libérale chiffre électoral 9.839 9,839 divisé par un 9,839 divisé par deux 4,919 divisé par treis 3,279 Le quorum électoral de l'article 5 H est done pour la liste calholique 8,122 et pour la liste libérale 3,279. Faisant la répartition d'après le 2 de l'atticle 5 H ci dessus les quotients utiles sont 24,367, 12,183 el 9,839. Sonté!us2 catholiques et un libéral. C'est done le sysième Dhondt, comme nous le disions plus haut. Voyons maintenant les amélioralions 4° Les suppléants. La présentation de eandidats suppléants est facultative. On peut en présenter jusqu'k concurrence des titulai- res. Pas plus de trois cependant, k moins qu'il n'y ait 7, 8 ou 9 eandidats; alorson peut en présenter quatre même cinq, si la liste comporte plus de 9 eandidats. 2* Présentation des eandidats. La présen tation doit être signée par 100 électeurs au moins. L'acte de présentation indique I'ordre dans lequel les eandidats sont présentés. C'est done I'ordre indiqué par les associa tions qui l'emporte. II y a toutefois une ex ception qui corrige ce que ce principe peut avoir de trop absolu et qui garantit la liberté de l'électeur, k savoir: 3° Ordre de préférence Art. 8 lettre I Les sièges revenant k une liste sont confé- rés k ses eandidats titulaires dans I'ordre de leur inscription au bulletin de vote. Toutefois ceux d'entre eux qui ont obtenu un nombre de voix au moins égal au quotient électoral sont élus les premiers. Nous avons expliqué plus haut ce qu'il faul entendre par quotient électoral. 4» JWs fr émettre. L'article 5 E dit que l'élecieur ne peul émettre qu'un seul vote pour l'attribution des maridats effectifs, soit en dormant sa voix k une liste, (en tête), sans distinction entre les eandidats de cette liste, soit en la donnant k un can- didat aux fonetions effectives (k cöté du nom). C'est la suppression du panaChage. Le nombre des voix obtenues par une liste et parses eandidats titulaires constitue le chiffre électoral. Les candidatures isolées sont considérées comme constiluant chacune une liste distincte. (Art. 5. c. II en résulte que l'électeur ne peut voter que pour une liste compléte ou pour un seul candidal. Voilk le projet du gouvernement. Nous laissons de cóté les petits détails, nous réser- vant d'apprécier la rét'orme dans notre pro chain numéro. Nos députés, MM. Colaert et Iweins d'Eeckhoutte, out défendu a la Cham bre les intéréts de notre arrondisse ment, et nolamment l'achèvement du canal de la Lys k l'Yperle'e. Voici le discours de M. Colaert M. Colaert. Messieurs, dans le cours de cette discussion il a été beaucoup parlé du Mont des Arts. Je ne puis pas opposé, quant k moi, aux travaux exiraordinaires, somptueux qui se font pour Bruxelles et k Bruxelles. Cependant,je dois dire, messieurs, quel'anciert vers de Mulière a été tiès mal rapporté tout k l'heure par les honorables MM. Carton de Wiart et Renkin. Molière avait dit «Je vis'de bonne soupe et non de beau lan- gage. M. Carton de Wiart. Pardon, c'est le bonhomme Chrysale qui a dit cela. M. Colaert. Oui, mais par la plume de Molière. A mon avis, il faut vivre de bonne scupe et de beau langage;mais d'abord et avant tout de bonne soupe. La bonne soupe, ici, ce sont les travaux nécessairesle beau langage, ce sont les travaux de luxe. Et le Mont des Arts est avant tout un travail de luxe. Je ne m'oppose pas aux travaux de cette nature, pourvu que l'on ne négligé pas les travaux indispensables, dans la cspitale comme dans les autres villes et communes du pays. D'abord done les dépenses nécessaires, emsuite les dépenses de luxe. Or, messieurs, l'bonorable M. de Broque- ville, qui a prononcé tantót un discours trés étudié en faveur des travaux de la capitale, a dü reconnaitre que les travaux étaient en général négligés dans les autres communes et surtout dans les campagnes. L'honorable membre a raisori il est incontestable que, lorsqu'on demands pour les communes, pour les villes ou pour les provinces certains tra vaux d'utilité publique, ces travaux sont trés souvent ajournés k une date telle que l'on peut dire qu'ils ne se réaliseront pas; tandis que, quand il s'agit de travaux pour la capi tale, ces travaux, même quand ils ne sont pas strictement nécessaires, quand ce sont des travaux de luxe, ces travaux s'exécutent et le plus vile possible Jo ne puis done me rallier d'une fagon absolue k la manière de voir de M. de Bro- queville, ni k celle des honorables députés ds Bruxelles dont je comprends cependant le langage, étant donné l'intérêt de la vjlle de Bruxelles qu'ilsreprésentent spécialement. Si je fa is ces observations, c'est pour en arriver k réclamer un travail qu'on demaride depuis trente-cinq ans. Je veux parler du C3nal de la Lys kl'Yperlée. L'bonorable M. De Bruyn, que j'ai l'honneur d'avoir k mes cótés, me dit qu'un crédit de 280,000 francs est prévu. M. Tack. On étudie. M. De Bruyn. Non, les études sont finies. M. Colaert. Je remercie l'honorable M. De Bruyn d'avoir Lien voulu porter k son budget extraordinaire ce crédit de 250,000 francs pour l'acbèvement du canal de la Lys k l'Y[ erlée, dorit je demande la réalisation depuis 1884. Je ne veux pas refaire l'histoire du canal elle est certainement connue du successeur de l'honorable M. De Bruyn et de l'honorable M. Liebaert, qui veut bien m'écouter avec tant d'attention et qui, comme députéde Courtrai, est intéressé lui-mêmek l'acbève ment du canal. L'honorable ministre n'ignore pas que, dans le temps, les honorables MM. Taek et de Haerne se sont toujours joints aux députés d'Ypres pour demander l'acbè- veuient du canal de la Lys k l'Yperlée, paree que, k leur point de vue, le canal de Bossuyt est pour ainsi dire une impasse tant que l'Yperlée n'est pas reliée k ia Lys. J' i fait longuement ressortir les a van tages que procurerait l'acbèvement de ce canal. J'ai faitquelques caleuls et j'ai exa- miné la topographie dt-s différents arrondis- sements de la Flandre occidentale. Je suis arrivé k cetie conclusion que l'arrondisse- meut d'Ypres, de même que ceux de Furnes, Dixmude et Ostende, se rapprocheront, pour les transports, d'un grand nombre de lieues des carrières et houillères du Hairiaul. Ce carial est done d'une utiliié incontestable, et c'est bien k tort que des esprits chagrins sont allés jusqu'k en demander le comble- ment. lis disaient A Ypies, il n'y a guère d'industrie, si ce n'est l'industrie de la den- telle, et peur le transport des dentelles, il ne faut pas de bateaux. Sourires Mais, messieurs, j'ai déjk fait observer k la Chambre, et ce que je disais était exact, que nousavionsk liansporter des matières pondéieuses. M. Taek. Des charbons. M. Colaert. Comme le dit trés bien l'bonorable M. Tack, nous avons entre autres k transporter des chai bons qui doivent nous venir des bassins houilleis. Nous avons ensuitek exporter nos bois, roliefutaie, flc.

HISTORISCHE KRANTEN

Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1