b^M /\V§> Mercredi 11 Octobre 1899 10 centimes ie PT 34 Année. N°. 3487. DE L Transvaal «lil u MM On s'abonne rue au Beurre, 36 a Ypres, et tons ies bureaux de poste du royaume. Le JOURNAL D YPRK8 parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 a. par an pour tout le pays; pour Fetranger, le port en sns. Les abonnements sont d'un an et se rég.ilarisont fin Oécembre. Los articles et communications doivent être adressés franc de port i'adressa ci-dessus. Les annonces coütent 15 centimesla ligne. Les réclames dans ie corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiniaires, i frane ia ligne. Les numéros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et deBelgique excepté les 2 Flandros) s'adresser k l'Apence Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. STAD YPER VERKIEZING VOOR ZEVEN GEMEENTERAADSLEDEN DEN 15 OCTOBER 1899 Brunfaut Begerem Dedeystere B er gliman Deweerdt Bouquet IVolf Fiers Onraet Fraeijs Sp eybrouck v- i-;l Iweins d'Eeckboutte Vermeulen 1 V andeupeereboom Criminelle folie Je vous ai écrit, la semaine passée, que la guerre entre les Anglais et les Boers serait longue et pénible J'aurais du me servir de tout autres termes dire, par exemple, quelle était au-dessus des forces de l'Angle- terre ou bien uue eriminelle folie mais, sachant que beaucoup de gens, a Bruxelles, sont persuades qu'en fin de compte les Anglais doivent finir par triompher, je n'ai pas voulu choquer trop vivement, d'un coup, les honnêtes convictions. Eh bien, non 1 II faut dire toute la que se servir de trois chemins de fer 1° celui de Durban a Volksrust2° celui de Port Elisabeth a Johannes burg, el 3" celui du Cap a Mafekiug. La ligne de Cape Town a Mafeking a ime longueur de plus de mille kilo- mètrescelui de Port-Elisabeth a Johannesburg au moins 1,200 kilo mèlres. Quanta la troisième, la plus courte, darts peu de jours elle n'exis- tera plus. Les Boers du Transvaal ont tout le temps de détruire la ligne de Port- Elisabeth a Johannesburg sur une distance de 5 a 600 kiiomètres. ils connaisseut la dynamite et en ont heffel serait yérité. Jamais les Anglais n'arriveront j éuormément avec, eux. Ils peuvent de a Pretoria. Ca leur est absolument même, s'ils le jugent nécessaire, inèt- impossibie aussi impossible que d'ar- tre hors d'usage, sur une étendue de 4 a 500 kiiomètres, la ligne du Cap a Mafeking. Alors le Transvaal est hors de la portee des Anglais, comme lalune, avons-nous dit. lis u'y sauraient plus arriver, a moins de faire des pro diges, voire même des miracles, et ils u'eu feront pas. Cette partie de l'Afri jue est une sorte de Suisse. Rien que des rochers river a ia lune Aussi Chamberlain fait-il d'un dément avec sa guerre, ii bon de ie coiloquer dans le Chareuton de Londrés, de le bien doucher et de lui donner des purgatils. 11 a besoin de ceia, le pauvre fou. S'emparer du Transvaal! L'iusensé Pour y arriver, les Anglais 11e peu vent, dans l'état actuel des choses, a gravir des ravins, des abimes a passer des cours d'eau profondément encaissés, a franchir. En un mot, pour une armee angiaise, la rnarche dans ces contrées est impossible. Aussi avons-nous bien ri a Berlin quand le télégraphe nous a appr-is qu'on allait expédier de la grosse artil lerie d'Angleterre arPrétoria. Un canon de L oil d res au Transvaal main te nant que ia passé de Majouba-Hill est fermée, prendrait peut-être nu an. Le railway supprimé et il le sera s'il le faut, avant peil, on ne pent plus, en ces pays, voyager et transpor ter que par chariots, attelés de 20, 22 même 26 bceufs. Le Boer avec ses chariots passe partout II gravit les rochers, franchit les ravins, même lean, qui le plus souvent nest pas profonde. Les tours de force que fout les bouviers du Cap sont inimagiiiahles. Et voulez-vous savoir ce qu'un pa- rei I chariot peut charger Deux milie, tout au plus trois mille kilos, et avan- cer a raison de 10 kiiomètres en moyenne par jour. Celaétant, figurez- vous combien de temps il faudrait aux Anglais, non pas pour transporter leurs gros canons ce qui est un rêve mais leurs petites munitions, leur noufrilure et leurs propres per- sonnes. Leur nourriture, car il n'y a rien a manger duns ceite vaste nature dé- serte. Aller avec un chariot du Cap au Transvaal est déja une énorme affai re los voyageurs, de mes amis, qui ont fait eet exploit sen vanlent pen dant des années en Europe. Et Joe Chamberlain....I! est fou, vous dis-je. On doit lui mettre la tê!e dans l'eau. II a dit a quelqu'un le pauvre! qu'il fallait faii'é la guerre en élé, c'est-a-dire d'octobre h avril, paree qu'alors il y a de l'eau. Ainsi il se fi gure qu'il sera avec sou armee avant avril, a Johannesburg ou a Pretoria II n'y sera jamais D'ailleurs, Pretoria est fortifié a 1'européenne. Les Boers y ont des ca- uons du Creusot de 28 centirnètres de diamètre. Les Anglais devant Préto- ria mais e'est encore un rêve. 11 n'y a pas a manger autourde la capitale du Transvaalpas même pour les chevaux 011 les mules. Pas de roslbeef, pas de vin alors vous comprenez que cn'irait pas du tout pour les Bre tons, habitués a couvrir leurs campe- ments de houteilles vides. Les Boers, sur leurs chevaux rapi- des, tourneraient autour de la place et chaque Anglais qu'ils apercevraient serait mort. Un tireur du Transvaal 11e manque pas sou homme. i Ces tireurs ont sur leur chevaux trois ou quatre kilos de droog vleesch (viande séchée) et de la farine pour faire de la pappe. Cela leur suffit pour plusieurs jours. Ils boivent au ruis- seau et n'ont pas peur de 130 a 140 degrés Fahrenheit de chaleur. II faudrait aux Anglais, d'après les calculs que nous avons faits ici, au moins 60,000 hommes pour protéger leurs transports. II leur faudrait des milliters de chariots, des milliers de conducteurs et combien de milliers de mules ou de boeufs Puis il y a les passes toutes prises et fermées par les Boers Alors qnoi Je vous répète que Chamberlain est fou ou il tire les Ang lais en houteilles. sa i

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1