q^NC Samedi 25 Novembre 1899 10 centimes !e N° 34' Année. N°. 3499 <5 La guerre anglo-transvaalienne Le triomphe de la R. P. Au Volkshuis Le procés de M. Vergracht contre La Latte Cour d'Appel de Gand 1" Chambre civile Art Musical On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et tous les bureaus de poste du royaume. Le JOURNAL. D'YPRES paraït le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnement, payable par anticipation est de 5 fr. 60 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnement» sont d'un an et se régularisent tin Décembre. Les articles et communications doivent étre adrossés fraac de port k i'adrcsse oi-dessus. Les annonces coütent 15 centimes la ligrie. Les réclames danS le corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciairesfranc laiigno. Lesnuméros supplé- mentaires coütent 10 francs les cent oxomplaires. Pour les annonces de France et de Belgique exceptó les 2 Flandres) s'adresser i PA genet Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et k Paris, S, Place de la Bourse. La situation générale De même que Ladysmitb, Eastcourt est complement tuurné, cerné, assiégé et privé de toutes communications avec Pieiermat itz- burg et Durban. Et le général Juubert occupe de magnifiques positions sur la double cbaioe de montagues entre lesquelles court la rivière Mooi. 11 attend de pied ferme, assure t on sur la défensive, avec 45,000 hommes et une forte artillerie, les forces des généraux Clery et Hildyard formées k Durban avec les renforts récemment arrivés et qui, réunis aux troupes locales, constituent une division de 12,000 k 16,000 hommes environ. Si les Boers sont vaincus par le nombre et la supériorité de fartillerie anglaise de marine, leur situation deviendra périlleuse étant donné qu'ils ont derrière eux deux villes qu'ils assiègent, qu'ils n'auront peut- étre pas prises k l'heure de leur choc contre la division Hildyard Clery et dont les garni sons pourraient, en casdedéfaite de Joubert, se dégager et couper la retraite de celui ci. Mais si le général Joubert l'emporte, favorisé par sa position sur les montagnes, oü les Anglais ont tcujours eu peine k vaincre, ce sera pour l'armée de la reine Victoria un échec sinon irréparable tout se répare avec la puissance finaucière de l'Angleterre mais néanmoins désastreux pour son prestige. Dans tous les cas, la lenteur tout k fait inattendue qu'on a mise k conslituer la divi sion de renforts a été utilement mise k profit, on le voit, par lc général Joubert qui a con- quis jusqu'k nouvel ordre tout l'avantage de la position, plus celui d'avoir ravitaillé ses troupes et sa cavalerie de fouirage et de viande en quaniités. Sur le second point du théatre de la guerre, au nord et au nord est du Gap, la situation des Boers et Orangistes reste in- certaine. lts sembjent s'êtie reuforcés trés notablement k Kimberley et aux environs, sur la Modder River, en prévision de l'arri- vée de la division anglaise du général Me- thuen. Mais celle ci avangaut par De Aar et Hopetown sur Kimberley avec l'arrière- pensée de gagner Bloemfontein par un coup de main, est fortede 14,000 hommes, sans compter les 2,000 hummes de la garni- son de Kimberley, et Boers et Orangistes en avaient k peine la moitié aux dernières nou velles. 11 ne paralt pas impossible qu'une grande bataille se livre sur la Modder River en même temps que celle que va avoir k sou tenir le général Joubert en Natalie, peut-être même avant. Le troisième champ de bataille va être la partie nord-est du Cap, dans le triangle formé par Cotesberg et Herscbell, au nord, et Slormberg, au sud. De Queenstown, une troisième division anglaise de 5,000 k 6,000 hommes, commandés par le général Catacre, marche sur les Orangistes qui ont envabi la colonic du Gap de ce cöié. Les Orangistes. sont 3,000 tout au plus dans cette région. II est vrai qu'ils font partout et chaque jour des recrues parmi les Hoilandais qui avaient loyalement accepté la nationalité anglaise jusqu'ici, mais qui se révolleut contre la scandaleuse agression dont leuis frèrts de race sont victimes. Le début de ce mouvement de révolte est ce qui inquiète par-dessus tout les Auglais en ce moment. Qu'on ne s'illusionne pas. II est lain d'être général encore. Les Hollandais du Gap ne se souièvent que lk oü Orangisteset Boers apparaissent et leur fournissent des lusils.et cela est fort compréhensible puisque les autorités du Gap se méfient d'eux, les laissent désarmés. Mais le soulèvement ne tarderait pas k être unanime, si les troupes de la Reine subissaient quelque nouvel et j grave échec. j Nous disons le triomqhe. On pourrait dire, et raieux même, la défaite de la R. P. La chambre l'a votée hier par 70 voix contre 63 et 8 abstentions. Deux membres de la gauche, MM. Fagnait et Journez, ont faitdire par MM. Destrée et Fléchet, ques'ils n'avaient été empèchés par une maladie d'assister a la séance,ils eussent voté contre. Parmi les abstenants, signalons M.Visart, qui a parlé énergiquement contre la R. P., mais qui, au dernier moment, a cru devoir ou pouvoir s'abstenir. La réforme électorale n'est done votée que par 70 voix sur 141 votants. Ge n'est pas même la moitié des membres présents Une loi, qui a l'importance d'une disposition constitutionnelie, aurait du recueillir les deux tiers des voix pour avoir toute l'autorité, tout le prestige nécessaires. 11 parait qu'au Sénat elle aura ce quorum, si non da vantage. L'on peut regretter que le projet de loi soit voté et redouter, dans son application, tous les mauvais résultats prédits par les anti proportionnalistes. Nos lecleurs con- naissent nos sentiments k eet égard. Mais ce n'est plus le moment de reerimi- ner, ni surtout de se laisser aller au déses poir. Nous ne pouvons.nous ne devons avoir en vue que la cause catholique, sa défense et s >n triomphe. Qu'elle soit victorieuss par la R. P. ou par le régime majoritaire, peu nous importe au fond. Dans notre opposition,nous ii'avons considéré que le bieu du pays et ce lui du parti catholique. D'autres ont jugéque le système proposé par le gouvernement garantissait mieux ce double intérêtnous formons le voeu le plus sincère qu'il en soit ainsi. Nos représentants se sont divisés au vote. M. Iweins d'Eeckhoutte a voté le projet M M. Colaerlet Van Merris onl voté contie la loi. lis ont agi avec une pleine et entière liberté, n'écoutant d'autre voix que celle d« leur conscience. Nous devons leuren tenir cornpte et oublier même ce dissentiment. Gonstatons qu'après ses efforts énergiques pour faire rejeter le projet, M. Golaert a défendu, avec la même énergie, la liberté de i electeur et ie quorum,et que dans la défense ■de ces deux idéés il a été soutenu par les votes de ses deux collègues d'Ypres. Nous croyons même pouvoir dire que si l'amende ment de notre honorable Dóputé avait été admis, la loi aurait passé k une plus grande raajorité. Le gouvernement doit regretter aujourd'hui son intransigeance. Mais, encore une fois, inclioons nous devanl la volonté du plus grand nombre. Autour du drapeau Telle doit être notre devise. Nous espérons qu'en présence de la dis position de la loi, qui aceorde aux associa tions une puissance qu'elles n'avaient pas jusqu'ici, nos chefs comprendront li néces- sité de réorganiser notre association catho lique. Si son intervention est puissante par la loi, il faut aiissi que son action soit plus étendue, qus ses éléments soient plus mom breux et qu'elle représente réellemerit les forces du parti catholique tout entier. Sous ce rapport, il y a beaucoup a faire. Nos chefs le cooiprendront et agiront, dès demain, dans le sens que nous inaiquons. La section dramatique de la Garde Catho lique jouera les 10 et 11 Décembre Lodevvijk of tie gevolgen van het spel drame et De na gelvan Sint Jansberg corné lie. Nous publions ici l'arrêt rendu par la Cour d'appel de Gand contre La Lulte. La consoeur radicale est condamnée aux dépens des deux instances, ses articles étant jugés injurieux. Oti peut s'étonner que la Cour n'ait cru devoir accorder que les frais k litre de dommages-inlérêis, puisqu'injure il y a. Mais elle aura Sans doute eu pitié de La Lutte, qui a juré que lorsqu'elle a parlé de farouche tombeur de religieuses elle n'a fntt aucune allusion au fait de 1895. S m nous en prenons acte et neus espérons que ia condamnation aux dépens des deux in sta ces qui s'élèveront k un chiffe trés convenable, sera une lepon pour la jeune consoeur. Nous signalons k nos lecteurs le premier cocsidérant de la Cour attendu que la de- mande est évaluée k deux mille cinq Cents francs Mais, s'il en est ainsi, Fe jugement d'Ypres n'était il pas en dernier ressort? MM.Coevoet.Vanderhaeghen.Heiderscheidt et concorts, n'en disent rien. Leconsidé- rant est peat-être resté dans leur plume. Voici l'arrêt COPIE NON S1GNÉE En cause de Lambin-Mathée, Eugène, iiiiprimeur-libraire k Ypres, appelant, ayant avoué M" Van Reu vers wyn, Contre Vergracht, Maurice, négociant a Ypres, intimé ayant avoué M' Poelman. Arrêt du 11 Novembre 1899. Présents MM,Coevotet, premier' président; Vanderhaeghen, HeidersCheidl, Van Biervliet, De Cock, conseillers de Pauw, premier avocat général; Mortelmans, greffier. Attendu que la demande est évaluée a deux mille cinq cents francs Attendu que, au cours d'une polémique en- fagée entre divers organes de la press# locale au sujet du grade de sous-lieutenant au corps des Pompiers d'Ypres accordé k l'intimé, l'ap- pelantlui reprocha d'avoir abandonné ses opi nions politiques antérieures et se seryit k cette fin de termes injurieux qui sont de nature h porter atteinte a son crédit et a sa considèration personnelle; que semblable polémique dépassé ia limite de ce qui, dans un intérèt public, doit être permis au jourrialisme Attendu qu'il en est résulté pour l'intimé an dommage, qui, dans les circonstances de la cause, sera suliisamment réparé par la condam nation prononcée ci-après Attendu en ceqni concerne l'épithètee tom beur de nonnettes traduite par nonnenuit- schelder»le premier juge a reconnukbon droit que dans sa géneralité, elle ne revèt point, dans Partiele incriminé, un caractère injurieux ou diffamafoire et ne constitue point l'imputatiou formelle d'un fait qui se serail passé en 1895. Que s'il y. fut attaché, dans la suite, une por- tée précise, ce fut par le fait du Journal d' Ypres 30 Novembre lorsque celai-Ci, de son propre chef, tout en sommant son con- tradicteur, d'avoir k préciser et k dire ce qu'il entend par le farouche tombeur de nonnettes attribue gratuitement k cette épithète la portée d'un aveu de certain fait qui se serail passé en 1895 et d'une accusation personnelle dirigée coiitre l'intimé d'avoir com mis ce méfait Attendu que l'appelant ne saurait être rendu responsable de semblable procédé, non plus que de la proposition d'enquète faite par lui, en réponse k la sommation ci-dessns Que.» d'ailleurs, cetle proposition était con^uo en des ternes si généraux qu'ils n'impliquaient nullement une imputation ni même une insi nuation malveillante dirigée contre l'intimé qu'elle lais^ajt qu contraire foute la respousabi- lité k celui qui i'avait provoiquée. Par ces motifs et c-ux du premier juge q>.ii n'v sont point conlraires, La Cour, Ecartant toutes aütres fins et conclusions, reQoit l'appel et y faisawt droit, émendant le jugemquta quo, condamne J'appeiant pour tous dornqiages et intéréts résultes des articles in- criminés, au payement des dépens des deux instances. (Signé) Ed. Coevoet, P. Mortelmans. La Ste-Cécile Les deux exéeuiions solennelles que deux exceiieiites niusnjues de la ville, la Grande Fanfare et l'Harmonie Communale, font en l'église St Martin k I'occision de la Sie- Gécile, pendant lamesse dite k leur intention, auiout lieu co nme d'habitude. L'H trmonie Communale fait cette exécu- tion le mois prochain, profitant de la Ste Barbe, fêté patronale des pempiera. La Grande Fanfare exécute Diminche proöhain. Les deux morceaux qu'elle interprécëra sont dus cette fois k la plume de deux chefs de musique de l'armée Beige VOuveilure Jubilaire de W. Van Perclt et La C' oix Rougeouverture de Turine. Cette dernièresurtout, écrite'dans un style plus ou moins tugué, avec ses nombreuses imitauons, ressemble extrêmement k un rao' eeau d'orgue, de la facture des maftres, Lien eniendu, et demande une perfection d'öxéculion parfaitè pour plaire. D'après les renseigneméijfs que nouS avons obtenus, l'exécution, que ferai ïéotre Grande Fanfare, de ces deux belles oeuvras nalional'es, sera excellente. Avis done k nos lecleurs, amateurs de belle musique

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1