<s Mercredi 29 Novembre 1899 10 centimes ie !YC 84° Aninee. N°. 88 00 Au Volkshuis La guerre anglo-boer L invasion de la Rhodesia France Protestation Épiscopale La Ste Cécile b On s'abonne rue au Beurre, 36, k Ypres, et La JOURNAL D YPRES parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est do 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fln Décembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port A 1'adrosse ci-dessus. tous les bureaux tie poste du royaume. Les annonces coütent 15 centimes la ligne. - Les réclames dans t& corps du journal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciaires, 1 franc la ligne. Las numéro's supplé- mentaires coütent to francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgiquo excepté les 2 Fiandres) s'adressor A l'Ageiihf \Eavas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et i Paris, 3, Placa de la Bourse. La section drnmatique dela Garde Calho lique jouera les 10 et 11 Décembre I.oclowïjk of de gevolgen van het spel drame et De na* gel van Sint Janaberg «comédié. Le fait le plus important, s'il est confir- mé, e'est la communication qui aurait été faite par l'ambassadeur d'Angleterre it la chancellerie russe. L'Angleterre aurait noti- fié que, revenant sur ses premières déclara- tions, elle reeonnaissait aux républiques sud-africaines la qualité de belligérants, et que l'état de guerreremontait au 11 octobre. Le Novoic Vrémia déduit de cette démar che les conséquences les plus importantes possibilité d'envoyer des attachés militaires auprès de rétat-major transvaalien et de faire des ofïres de médiation. On se demande s'il n'y a pas un lien entre l'entrevue de Potsdam, la visite it Windsor, l'audience accordée par Guillaume II it M. Chamberlain, et la communication faite d'abord k la chancellerie russe. Les nouvelles du théktre de la guerre deviennent plus abondantes et plus précises. Le général Melhuen a livré un nouveau com bat aux Boers, it la suiieduquel ses troupes se seraient arrêtées pour se reposer Graspan, slation siluée sur la ligne du Cap it Kimberley, it quarante cinq kilomètres environ de cette place. Cel engagement, comme le précédent, aurait abouti k refouler i'armée républicaine, sans lui infliger de dommages appréciables. La situation de lord Mcthuen, dans cette marebe en avant le long de la fiontière orangiste, pourrait devenir critique, si tout it coup ur« coi ps ennemi débouchait de l'Etat libre, attaquait en flanc le général anglais et lui coupait ses communications. C'estla tactique ordinaire des Boers, qui ne s'ob- stinerit pas k la déferrse de leurs positions, mais s'efforcent sans cesse d'attirer l'ennemi en avant pour l'envelopper. II est probable qu'une bataille aura lieu procbainement it Spyfontein, en avant de Kimberley. En Natalie, le général Joubert s'avance toujours vers le sud. li rencontrera le géné ral Bulier, qui vient de débatquer k Durban. Les lépublicairts forit des progrès inces sants dans la Colonie du Gap, et l'agitation des Afrikanders devient telle que la colonne du général Catacre n'a plus d'autre mission que de contenir les soulèvements imminents. Nous touchons sans doute, aux événements décisifs qui marquerontda clöture de la pre mière période de la guerre. S'ils sonl favo- rables aux Boers, c'est sur leur propre territoire que les Anglais devront comhatlre. Sinon, ceux ci prendront l'offensive et les Boers devront défendre leur frontière, abandonnant leurs conquêtes de Natalie et du Cap pour se retrancher derrière les passes de leurs montagnes. Les dernièies nouvelles de Tuli, premier poste anglais au Nord.du Transvaal, ..signa - lent la prise de Maclouzi et de Baudrits, k Test de Tuli, par un détacbement de 250 Boers. Le major larvis a failli être enlevé par les Boers au cours d'uae reconnaissance. Deux de ses hommes ont été tués un autre a disparu. Les patrouilles du colonel Plummer, qui commande k Tuli, sont journelleraent en contact avec les Boers qui oceupent les hauteurs voisines oü ils ont placé deux canons. Les Boers attendent des renforts de Selika. A Ia Haute-Conr II s'est produit hier, k la Haute-Cour, un incident assez remarquable. L'un des témoins, humble employé des pom pes funèbres, s'y est étonné, de ne pas trouver lit de crucifix, comme dans tous les tribunaux, et en a réclamé un avant de prêter serment. Ce croque mort, esprit sérieux et qui sem- ble un peu parent du fossoyeur d'Hamlet, avait pensé que, croyant en Dieu, c'était devantDieu qu'il devaitjurer de dire la vérité. Mais les. vieux, abhées du Sénat, dont plus d'un a probablement levé la main, dans sa loge, devarit l'équerre, le compas ou le fil k plotnb roapon; iques, avec un grand serment de sauver la délicieuse république du Panama et de l'affaire Dreyfus en condamnant Derou- lède et M. de Satoran,, n'ont. pas.. faiLdroit, cela va sans dire, k la trés juste demande du iémoin. On lui a lu je ne sais quel article du code pour lui prouver qu'il avait tort, et l'in- cident a été clos. Je ne serais pas étonné que eet épisode du scandaleux procés de la Haute Cour eüt son contre-coup au Parlement. Comment? s'écriera sans doute avec une surprise indignée un fibre penseur de l'extréme-gauche; est il possible qu'i la veille du XX® siècle on n'ait pas encore songé k faire disparaitre des prétoires le cru cifix, ce syn bole du fanatisme et de la super stition, alors que, depuis longtemps déjk, il a été suppritijé comme immoral et dangereux du matériel scolaire? L'homme vraiment libre, saus Dieu ui maft re, ne dort jurefque sut san honneur. Que signifie cette sanction religjeuse du serment? Sommes-nous encore* au moyen kge, ou va t-on rélablir requisi tion? D'ailleurs, si les catholiques ne veulent jurer que sur le crucifix, les protestants vont réclame?, pour le mème usage, une bible en franpais.et les israëlites une thora en hébreu. Abolissons au plus tót ces souvenirs des kges d'obscurantisme. Un membre de la droite essayera bien de répondre que beaucoup de témoins, quand ils donneront simplement leur paroled'honneur, ne donneront pas grand'chose, et souvent même ne donneront rien du tout. II tkchera de dire qu'un chrétien, meme un trés médio cre chrétien, hésitera toujours k coropro- mettre, par un mensonge fait en présence de Dieu, ses espiérancfts éternefl®s.: Matis on de mandera la clèture, et le crucifix sera banni des cours et tribunaux par une imposafite majorité. Cependant ce croque-mort, qui a repu une pièce decent sous pour jeler le cri abomina blede: Vive Carmée! mais qui l'aurail-, je suppose, crié gratis car je soupponne en lui un partisan du sabre et du goupillon aurait pu opposer une assez bonne raison au mauvais vouloir des sénateurs envers le nommé Dieu. II aurait pui leur faire observer que 1'image de Jésus Christ, en dehors même de toule idéé religieuse, est bien k sa place dans tous les lieux oü se rend la justice, et quelle y évoque un trés utile souvenircelui de l'in nocent par excellence, et d'un innocent con- damné sur de faux témoignages el par des juges chez qui les plus haineuses passions étouffaient la voix de la conscience. II aurait même pu ajouter, k ce point de vue, que, quand même 1 image du Christ S; rait exilée depuis longtemps de tous les piétoires, sa préserice s'imposait tout pani culiërement devarit les soi disnnt juges de la Haute Cour. Francois Coppée. Le Correspondent publie une ieltre sur le projet de loi contre la liberté de l'enseigne inent, adressée par Mgr Turinaz aux minis tres, aux sénateurs el aux députés En voiei le début Nancy, le 15 Novembre 1899. Messieurs les ministres, Messieurs les sénateurs, Messieuis les députés, Des journauxqui ont aveele gouvernement des relations bienconuues et dont les affir mations, loin detre contredites, ont été confirmées par M. le ministre de ('instruction publique, dans son dernier discours k Toulouse, annoncent qu'un projel de loi sur la liberté de l'enseignement va être prochai nement proposé aux Chambres, et ils en exposent le» paints essentiels, Ce projet de-loi porte l'atteinte la- plus funeste k la liberté de l'enseignement, k la loi de 1850, aux droits des catholiques de France. Je vousadiesse contre unepareille tenta tive, une protestation qui est en même temps une démonstration que je crois irréfutable. Cette protestation je la dols k l'Eglise, dont je suis le représentantk la France chrétien- ne, dont je suis le fils k ma dignité et k mk mission d'évêque k la vérité, k la justi ce et k la liberté. J'ose dire que je me 1» dols k moi-même, que je la dois k mon passé. Tont ce qui s'est accompli depuis tant d'années cóntre les droits des catholiques, contre l'enseignement libre, le clergé et les congrégalions religieuses. je l'ai corfibaftu k visage découveft et daïts l'ardetrr de mèti ame. Pouffais je me taire k cette heufef, tandis que se réalise tout ce qué j'avais annoncé, quand les périls grandissetit étqué l'oppression devient plus eottplëfe, la lütté plus acharné» et plus décisive Aujourd'hui, sous des formules de respect, un coup mortel sera porté k la liberté de l'enseignement. Demain, un autre projet de loi,dont le premier article déclare que toutes les associations sont fibres, déiruira toutes les congrégations religieuses et toutes les sociétés civiles soasponnées de leur être favorables. En accomplissant un grand devoir de ma charge épiscopale, je u'obéis kaucune- preoc cupation politique,k aucun intérêt secondaire; je reste en dehors et au-dessus tous les par tis, Franpais et évéque, apótre et pasteur de tous, je reste dans les régions supérieures des droits qui appartiennent k tous les fils de la France, de la liberté, qui ne peut é.re impunément violée par persor.ne, et de la justice imprescriptible et éternelle. Mgr Turinaz entreprend ensuite la dérnon- snatiori, avec preuves irréfutables i l'appui, du caractè e liberticide de la législatiün projetée. Nos sociétés musicales ont fêté dignement la Sie Cécile, comme chaque année 1* par des exécutions musicales,2#par des banquets et des fêtes charmantes. Jusqu'ici la Grande Fanfare a fait séiilê1 son exécutiorimusicale k St Martin;Dfmancb^ passé. Celle de 1 'Harmonie Communale aura lieü k l'occasiori de la Sle Baibe.fétedfs Pompiers, et ÏOrphéon, si nos renseig-nenients sont exacts, en auta également une plus tard-,dans des ciicons'.arces dont nous parierons sous peu. Nous n avons done k patlar que celle d« la Grande Fanfare. Les deux morcesux qu'elle intepréta fürent deux ouvei lures composées par des compe- siteuis beiges, chefs de musique del'arniée. La première, une vraie dentelle, quia été exécu'ée avec une finesse, qui n'en f ai sa it nullement soupponner la difficuité, est t'ou- V V A V

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1