Mercredi 6 Décembre 1899 10 centimes le 34* Année. N°. 3 S02. L Au Volkshuis La guerre Anglo-Boer La question électorale et le Progrès On s'abonne rue au Beurre, 36, k Yp es, et tous les bureaux de poste du royauine. Le JOURNAL. D YPRBS parait le Mereredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fr. 50 c. par an pour tout le pays; pour l'étranger, le port en sus. Les abonnements sont d'un an et se régularisent fln Décembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port 4 1'adresse ci-dessus. Les annonces coütent t5 centimes la ligrje. Les réclames dans le corps du journal content 30 centime» la ligne. Le3 insertions judiciairesf franc la ligne. Les numéros supplé- mentaires coütent to francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique excepté les 2 Flaadres) s'adresser 4 1 'Agence \Havas Bruxelles, rue de la Madeleine n" 32 et a Paris, 8, Place da la Bourse. La section drumatique de la Garde Catbo- iique jouera les 10 et 11 Décembre Lodewijk of die gevolgen van bet spel drame et I>e na- gelvanSint Janstbergacomédie. Les membres honoraires qui désirent des places réservées peuvrnt s'adresser chez M. Callewaert-De Meulenaere.ruc au Beurre,36, b partir du Jeudi 7. Le plan de la Salle y est déposé. Prix des places SO centimes. Si les nouveaux détails publiés hier sur la bataille du 28 b Modder's River sonl exacts, le général Methuen devrait êlre ac- tuellement aux prises avec les Boers b Spyt fontein. Ces détails indiquent que les pertes an- glaisesdans la chaude jourriée du 28 durent dépasser de beaueoup le cbiffre avoué de 475 et conlirment la perie, aujourd'hui con fessée, d'un canon laissé aux mains des Boers. Mais il y aurait eu le lendemain une compensation sérieuse pour le général Methuen qui, trouvant les environs évacués, aurait pu traverser, avec toutes ses troupes, le fleuve Modder, dont le passage lui avail été si héi oïquement disputé la veille. Conrnie, d'autre part, la garnison de Kimberley faisait coïncider, avec cette bataille, une sortie b la faveur de laquelie elle s'emparail d'un.des avant postes boers, le colonel Kekevitch et M. Cecil Rhodes se seraient prépaté le moyen de faire urte trouée dans la ligne qui les investit et de coopérer avec le général Methuen, lorsque celui ci se rapproehera de la capitals des diamants par Spytfonteiu. Reste b voir si, récilement, la division anglaise a traversé la Modder's River, et pourquoi les Boers en ce cas. l'ont laissée faire, alorsque, d'apiès l'aveu contenu duts lts réciis d'; ujourd'bui, tls avaient si com plètement ter.u les Anglais en échec la veille. C'fcsl le cöté invraist roblable de ces versions nouvelles, b moins que le général Crortje n'atl jugé de bonne lactiquIe jeu hasardeux consistent b retraveiser le fleuve pour mar cher sur les talons de la division Methuen et la prendre, aux approches de la ville des diamants, entre le feu de ses troupes et celui des Boers asstègeant Kimberley. Nous n'aurons, du reste, pas longtemps batiendie des éclaircissements Si le général Methuen a léellemerit eu la chance de traverser sans opposition le fleuve Modder, et s'il a regu les renlorts que le général Wartshope devatt lui amenerde De Aar et d'Orange River, il aura réussi ou succombé avant la fin de la semaine, après une nouvelle et terrible lutte, dans sa tentative de débloquer Kimberley. Les choses semblerit moins avancées sur la route de Lvdysmith, et cela est d'auta t plus inquiétant pour les Anglais qu'on avoue aujourdtsui que la ville, sertée de plus en plus ptès, commengait, il y a déjb t.eufjours, b souffrir cruellemertl du bombardement Les optimistes artglais se consolent des len- teurs de la divisioo Clery, aujourd'hui forts de 21,000 hommes, en affirmant que pour éviter le difficile passage de la Tugela, elle est occupée sans doute b tourner la gauche du général Joubert, b Weenen. Qui vivra verra. Le congrès socialiste de Paris Paris, 5 Décembre. Le congrès discute ce soir.la participation du parti aux pouvoirs pu blics. M. Faberot se déclare oppose b l'entrée des socialistes dans un ministère quelconque. M. Vaillant parle dansle mème sens et dit que les socialistes entrant au pouvoir se séparent du parti. L'orateur soutient que le socialisme doit rester un parti de i'opposition et de la révolu- tion. 11 combat les théories de M. Jaurés que les socialistes proflteraient des réformes accomplies par un ministre socialiste. M. Vaillant propose une motion tendant b rejeter tout acte qui ferait pactiser le parti socia liste avec la bourgeoisie. La séance est lumul- tueuse. M. Lafargue se félicite qu'on ait été obligé d'appeler un socialiste au pouvoir, mais il re- grette qu'on ait détourné ainsi le socialisme de sa veritable voie. On a voté sur laproposition de composer une j commission du congrès par tous les élémenls proportionnellemental'importance des groupes corporatifs représentés. Le scrutin n'a pas donné de résultat. II sera recommencé aujonr- d'hui. Séance levée. Le discours de i\l. Chamberlain en Amérique Le correspondantdu Times, a New-York, lui adresse cette nuit ia dépêche suivante dont l'intérêt et l'importance n'échapperont b per- sonne. Transsrivons-la in extenso et sans y changer un mot Rarement un discours prononcé par un ministre anglais a provoqué en Amérique une tempête de dissentiments pareille b celle que vient de soulever le discours de M. Chamber lain a Leicester. Ce dissentiment s'exprime sur tous les tons il est parfois hostile a M. Cham berlain personne'ilement: il est toujours hostile b sa proposition d'alliance. 11 a fourni aux ennemis de son pays, aux Américains d'origine irlandaise surtout, une occasion depuis longtemps souhaitée de pousser le cri de guerre contre l'Angleterre. Personne n'accepte son projet d'alliance personne rie défend le manque de descrétion dont il a fait preuve en foffrantpersonne ne regarde une alliance comme rentrant dans les possibiiités de la politique américaine. L'élection legislative da mois de Mai k Ypres Nous avons fait connaltre, dans notre der- nier numéro, les espéranees de La Lutte De Strijdsi jeune tneore et déjb moiranle. S'il faut croire la consceur, le libéralisme va revivre sous peu dans notre arrondisse ment ets'emparer d'urt siège, en mème temps que I'opposition, dans nos rangs, eonquetra un second siège pour la Cbambre. Nous avons dit que ce sont des illusions de malade, de mortbonde. La Lutte a sou vent prophétisé, mats malheureusement p .ur sa prévoyance, ses prédtctions ne se sont jamais réalisées. En sera-t il autrement cette fois? Nous ne le croyons pas. Ou nous i;0us trouverotis devant toutes les torces antica- tholiques, et alors l'anti clérioaltsme pourra peut être nous enlever un siège, un ul. Ou nos adversaires présenteront des listes sé- parées, mais alors, ee sera pour L> Lutte l'adteu de Perretts. Or, leslibéraux doctrinaires de B uxelles et d'ailleurs, ausSi bien que les radio ux et les socialistes, scmblent déctdés b i.e faire aucune alliance. C ux d Yptes suivrout sans doute la consigne. II parait rnême certain que les Dat nsisles entreront en lutte, ici comme darts un grand rtombre d'arrondissements flaraands. Trou- veront tls des candidats b Ypres? N us ne lc croyons pas, mais tls peuvent en trouver ailleurs, comme les socialistes en cherchè rent et en trouvèrent en 1896, b Gand, b Bruxelles et b Grammont. Nous leur prédi sons une veste de belle dimension. Notre devoir, b nous calhuliques.est tracé. Que nos adversaires, de quelque couleur et dequelque nuance qu'ils soiertl, se cotüseni ou non, nous avons b rester unis auteur de notre drapeau, qui tst asse/, large pou réu- nir tous lesconcouts, toutes les boni.es vo- lontés. Sans doute, la lutte sera chaude mais nous ne la craignoos pas. La R P. présente eet avantage qu'elie ne permet plus les ballo tages, et que partant les eoahtions ne serout plus possibles apiès un premier scruttn. Mais pour combattre, et surtout pour vaincre tous nos adversaires et tous leurs candidats, il faut que l'union tègne narmi nos amis. Séparés sur la question de laIV P., qui est, après tout, une question libie, tl faut qu'ils envisagenl l'avemr du parti, catho- lique et, qu'oubliai.t ce qui les a divisës sur la rétorme électorale, ils unissent Ups ef forts en vue du triomphe complet du ros candidats. C'éiait le devoir de la presse catholiquo d u donner l'exemplc de l'untuit, de la coneorde, de ia discipline, de la soumisston b la vulon- té dn la majoi ité La msjot ité a patlé et nous avons dépusé nos armes. Avant la bataille, nous avons fait Ce que nous considérions êlre notie devoir; mus avons réclamé ce quo nous eslimions éne noire droit. D'autres, dont la bonne to; né- tail pas moindre que la nólre, ont persé que nous éuons dans l'erreur en combattant la R P. Ils ont jugé rnême qu'il ne fallur au cuu quot um, et qu'il valail mieux laisser aux associations poiniques une grande puissan ce, un pouvoir presque absolu dans le chotx et la presentation des candidats. Ils se sont peut être trompés eux mêmes, soitle fait est lb et il ne servirait b rien de vouloir le modifier, ie tenverser, ou de maugtét r, de récriminer et de désespéter. Nous nous inclttions done devant Ie fait qui sera bientöi un fait accompli car le Sénat votera Ia K P. intégiale a uue f i to majorlté. Nqus venorts d'engager nos amis b «nvt- sagei l'avenir. C est que nous ctjoyons qu'il dépendra de nous de coftserver lesuois siè- ges que nous avons b la Chambre. Quel té- sultat si nous pouvons réaliser eet espoir A l'avenir un siège pèsera double dans !a balance parlementaire el gouvernementale. Jusqu'ici nous ne comptions que pour uit quart vis K-vis des grands arrondissement d'Anvers et de Gand, et pour un sixième vis- b vis de celui de Bruxelles, tous repiésentés pat' des catholiqufs. A l'avenir, nas trois dépulés cathoiiques d'Ypres équivsudraient b la moitié de ceux de Gand, d'Anvers et, peut être même de Bruxelles Cette considération doit nous engager b 'utter avec énergie pour maintenir notre po sition. Nous le répélons, si nous restons unis, si notre courage est b la hauteur de notre devoir, nons triompherons, et notre victoire rious donnera des forces nouvelles t plus grartdes. CVst b nos chefs b nous aaener vers ce but. St nous avons des devoirs b rempür, ils en ont de plus erands que nous I s tie peuvent pas ignorer que le succès don dé- pendre en grande parue de 1 initiative, de faction, du travail de notre Association A eux d'organiser ou de réurgamsèr c. corps qui n'est plus seulemem un club politique, mais un corps invggti d'une puissance énor me. Les élections set ont ce que sera ('Associa tionStelle est accessible b un grand nom- bre d'électeurs, b ct ux-lb surtout qui om le désir d'y entrer, son action sera grande, utile, efficace. Si elle rrprésente la géi éra- hté des électeui s caiboliques et surtout leurs idéés, elle aura du prestige, de l'autorité, du pouvoir sur Its masses. Au travail done, sans irêve ni repos! Com- mencons, dès demain, b nous organiser b Ypres et dans toutes les communes de ('ar rondissement. La victoire compléte est b ce prix Ib. Dans s it dernier numérole Progrès fait cotniaiiie b ses heteurs le mécanisme de la nouvelle loi. N us ti'avons rien b redire b cela. Nous pubhtu, ns in us même la loi,dès t ue le sénat lama vmés. Au besoiu neus expltquerons le mécanisme nouveau. Mais nous voulons oonstater que l'horlogc du Progrès rot ar de de quinze jours. En trttl le savant coi.ftère écrit bravemenl La chambre ayant terminé - e flu Son premier txamen de la loi (les parties ameïidées dtvrent être soumises Vendredi b un second vote), nous croyons etc. Que signifie ce recul du Ptogrès 1 Les Daensistes lutteront a Ypres S us ce litre le Progrès ct it Au cours de la réunion qu'ils ont tenue Dintanche dernier b Bruxelles, les membres du comité central du parti daensisle ont décidé la publication proehaine d'un manifeste au pays, dans lequei ils exposeront leur programme. La proposition de M. Du Catillon, tendant a ['organisation d'un Congrès mixte des différents pari is démocratiques en vue d'un accord sur la question des pensions ouvrières, a été repous- sée. Le Comité central duensiste a decidé d'enta- mer sans retard une propagaude intensive dans les divers arrondissements oü il engagera la

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1