Qliqui Samedi 9 Décembre 1899 10 centimes Ie S4 Année. N°. 8503 Wm c. Mill*' iüfJstei we Au Volkshuis Angleterre Saint-Siège Hollande France Au Sénat CHRON1QÜE YPROISE On s'abonne rue au Beurre, 38, a Ypres, et torn les bureaux de paste du royaume Le JOURNAL D'YPRBS parait le Mercredi et le Samedi. Le prix de l'abonnementpayable par anticipation est de 5 fi le pays; pour l'étranger, le port en sus. 60 c. par an pour tout Les abonnements sont d'un an et se régularisent fln Décembre. Les articles et communications doivent être adrossés franc de port a l'adresso ci-dessus. Las annonces content 15 centimes la ligne. Los reclames dans la corps du jouraal coütent 30 centimes la ligne. Les insertions judiciairesf franc la ligne. Les numéros suppló- mentaires content 10 francs les cent exemplaires. Pour les annonces de France et de Belgique except.é les-2 FUndres) s'adresser i 1 'Agenr.e Maoas Bruxelles, rue de la Madeleine n° 32 et a Paris, 8, Place de la Bourse. La section drumatique de la Garde Catho- lique jouera les 10 et 11 Décembre Lodewijk of d© gevolgen van het spel drame et De na gel van Sint Jaiisberg eotnédie. Les membres honoraires qui désirent des places réservées peuvent s'adresser chez M. Callewaert-De Meulenaere,rue au Beurre,36, partir du Jeudi 7. Le plan de la Salle y est déposé. Prix des places 250 centimes. La defense de l'Angleterre L'Angleterre a fait, pour l'expédition du Transvaal un effort sans précédent dans l'histoire des guerres colociales. Elle a dé- placé 70,000 hommes. Elle a dépensé 400 millions de francs pour l'affrètement de transports engagés pour une période de six mois. Mais une mobilisation d'une impor tance aussi considérable ne va pas il fal- lait leprévoirsans quelques inconvénients. Dans un récent banquet, k Bradford, le co lonel Hoffman a indiqué ceux ci sans dissi mulation, et même avec pessimisme. On n'a pas laissé en Ecosse, a-t il dit, un seul bataillon complet d'infanterie régu- lière. II n'y reste plus que des recrues et un certain nombre de réservistes. G'est absolu ment nne home pour l'Angleterre qu'un pays aussi riche n'ait pas pourvu d'avantage au sort de ceux que la guerre réduit b un sort misérable.ll faut espérer qu'un des résultats de celle que nous soutenons actueilcment sera que l'homme qui va se baltre pour sa patrie n'aura pas b craindre pour le sort de sa femme qui peut rester veuve et de ses enfants qui peuvent devenir orphelins. De plus, non seulement l'armée en campagne manque d'artillerie, mais si l'Angleterre en- vahie aujourd'hui par une armée cominen- tale, lesgroupes de l'intérieur, composées principalement de miliciens et de volontai res n'auraient pas en leur possession un seul canon capable de faire face aux canons de l'adversaire. II est parfaitement impossible de considérer cette armée de l'intérieur comme capable de faire quoi que ce soit de sérieusement utile en cas d'une telle invasion; son artillerie ne serait pas suffisante. Dans ces conditions,a conclu le colonel Hoffmann, on peut se demander si l'Angleterre ne vit pas dans une sécurité trompeuse. Une dépêche de Lloyd de Cambridge (He de Wight) annonce que le navire de guerre anglais Tyne s'est échoué sur les ré- cifs. Un canot de sauvetage est parti b son secours. Le navire de guerre est un navire chargé d'approvisionnements en route pour Malte. Le Daily Telegraph publie une nouvelle et virulente protestation contre la lenteur avec laquelie sont remises les dépêches de3 War Correspondents11 semble, dit ce journal, que la censure ait regu pour mission de scinder les dépêches en plusieurs tron- qons, d'expédier la fin avant Is commence ment, de maniêre b rendre ies nouveiles ab- solument inintelligibles. C'est ainsi que nous recevons aujourd'hui seulement une dépêche datéede Ladysmith, 8 Novembre—II y a un mois -el qui est le commencement d'un récit dont nous avons regu une partie il y a quinze jours déjb. Les dépêches coütant 4 francs par mot, ce mor- ceau de télégratnme représente une dépense de 1,000 francs faite en pure perte La santé de Léon XIII On mande de Rome au Temps Léon XIII garde encore aujourd'hui le lit. Son état n'inspire aucune inquiétude d'après le docteur Laponi qui l'a visité ce matin b 10 heures. Le cardinal Rampolla vient de décla- reraux membres du corps diplomatique que le Pape est atteint d'un léger rhume. Léon XIII ne garde la chambre que par mesure de précaution. Rome, 7 Décembre. Les personnes qui ont approché aujour d'hui le Pape donnent les nouvelles les plus rassurantes sur la santéde Léon XIII et dé- clarerit qu'il n'y a rien d'alarmant dans son état. Le repos ordonné par le docteur Lapo ni a pour but de faire disparaitre la légère toux dont Léon XIII est affecté depuis plu sieurs jours b la suite d'une imprudence commise malgré les conseils reitérés de son médecin. Le repos est d'autant plus néces saire, ajoutent lesintimes du Vatican, que le Pape, b la suite d'un travail excessif de ces temps derniers, s'est un peu fatigué. Il a besoin de récupérer ses forces pour les prochaines cérémonies de Noël, de la nou velle année et des cousistoires. On mande de Rome au Figaro Vers midi et demi, Léon XIII s'est levé et a pris son déjeuner b une petite table dressée dans sa chambre. A3 1/2 heures, le Pontife s'est remis au lit. Dans la soirée le docteur a fait une autre visite et s'est déclaré satisfait de l'état du Saint Père. La Haye, 6 Décembre. Seconde chambre. La motion do M. Kuyper constatant que le ministre de l'exté- rieur n'a pas fait, lors de la conférence de la paix, ce qui pouvait être fait en faveur des Républiques sud-africaines, et eorisidé- rée par le cabinet comme un vote de mé- fiance, a été rejetée par 71 voix contre 21. M. Pierson, premier ministre, a va it con- staté que le gouvernement en entier a ap- prouvé la conduite du ministre de Beaufort lors de la conférence comme étant Ia seule propice aux intéréts nationaux et la moins nuisible aux Elats sud-africains. du La Chambre a continué ia discussion budget des cultes. M. Tourgnolle, rapporteur, soutient les conclusions de la commission qui tendent b supprimer les traitemênts des vicaii es géné- raux et des évêques non concordataires. M. Tourgnolle dit que les évêques suppri més seront rattachés au dtocèse voisin, en ce qui concerne l'administration ecclésia- stique. Vous vous appuyez, dit il b l'aboé Gay- raud. sur la déclaralion des droits de l'homme pour revendiquer la iiberté pleine et entière, mais respectez-vous cette déclaration Vous vous plaignez de la persécution comme si l'Eglise n'était pas la pire des persécutrices. L'orateur dénonce les congrégations comme excitant k la haine contre la Répu- blique k laquelie elles voudraient tordre le cou Les congrégations oppriment le clergé régulier et suriout le jeune clergé libéral. Certains évêques pourraient en dire long 1b dessus s'ils ne craignaient pas pour eux- mêmes. Le rapporteur dit que l'on devrait supprirner toutes ces congrégations au nom de la Iiberté même et au mom de la Répu- blique, M. de Cassagnac, dans une éloquente dé- fense des droits des catholiques, soulève plusieurs incidents. M. Waldeck-Rousseau rappelle que M. Gobelet s'était prononcé pour la séparation de l'Eglise et de l'Etat, mais seulement après le vote de la loi sur les associations. C'est aussi mon opinion. J'avais sous le ministère Gambelta déposé un projet sur les associa tions, mais il est impossible de faire la séparation sans avoir voté des mesures pré- paratoires. Je suis convaincu qu'en ce mo ment la séparation ne profiterait ni k l'Etat ni k l'Eglise, mais seulement aux congréga tions. La motion Bernaud est repoussée par 328 voix contre 428. M. Chauvières propose de supprimer le budget des cultes. L'amendement est rejeté par 336 voix contre 189. Les 4 premiers chapitres sont. adoptés. Sur le chapitre 5. M. Waldeck-Roussesu demandera b la Chambre de rétablir le crédit réiluit par la commission, tl dt mande égale- ment le rétablissement des crédits des cha pitres 7 et 8. Si certains évêchés n'existaient pas au moment du concordat, ils ont été créés depuis eonforuaément au concordat. Le ministre montre que les traitements das vicaires généraux et des desservants et vicaires sont dus légalement, en vertu de la loi de 1802. II termine en déclarant qu'il faut inter- préter la loi dans le sens de la conciliation. Les chapitres 5, 6, 7, 8 et 9 sont succes- sivement adoplés avec les chiftres demandés par le gouvernement. Par 47 voix contre 16 et 7 abstentions, le Sénat a repoussé la prise en considération de la proposition de M. Paul Janson, déclarant qu'il y a lieu k revision de la Constitution, notammebt en ce qui concerne l'art. 47. L'évéuemennt de la séance a été le discours de M. Bara, annongant un vote favorable au projet de revision. Le sénateur du Hainaut sait que si Ie vote plural est aboli ce ne sera qu'au profit du suffrage universel pur et simple. Ainsi disparaitraït done la seule garantie conservatrice que le nouveau ré gime électoral oppose k la force aveugle du nombre. M. Bara le sait, le dit. Et néan- moins il seconde M. Jansou dans sa nouvelle tentative de démolition. Le but de cette attitude est facile b deyi- ner. Créer des diffieultés au gouvernement et se concilier, dans une certaine mesure, les bonnes graces des radicaux et des socia- listes. Voilb bien l'esprit de conservation qui anime lé chef du graad parti libéral bisto- rique Aussi a-t-il été désavoué par les membres les plus considérés de la gauche. Ceux-lb se sont abstenus au vote. Par l'organe de M. Dupont ils ont déclaré Nous pensons que l'mtérêt du pays exige qu'on n'ouvre pas une nouvelle ère revisionniste. Vérité évidente, que M. le chevalier Des- camps avait trés bien mise en relief, tout en rappelant les engagements si formels pris par M. Janson lors de l'admission du vote plural MM. Solvay, Picard et W. ds Sélys- Longchamps avaient appuyé la proposition. Le Directeur des Orphelins d'Ypres Nous avons annoncé,!n semaine dcrnièVe, la nomination de M. l'abbé Dilger, en qualité de Directeur de l'Orphelinat pour gargons. Nous avons dit du nouveau directeur tout le bien que nous en savions, sans exagérer ses mérites, et insistant sur ce point que M. Dilger serail un père pour les jeunes orphelins confiés b ses soins. Sans nous contredire sur Ie reste, Le Pro- grès prétend que M. Dilger ne saurait être lepère des orphelins,et ne saurait parlant pas faire un bon directeur, paree qu\l est prêtre.

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Journal d’Ypres (1874 - 1913) | 1899 | | pagina 1